En marge des préparatifs de la célébration de la journée internationale de la Femme édition 2023, ce mardi 7 mars il y a eu une distribution gratuite des pagnes à travers la ville de N’Djamena par les femmes de l'Office national pour la promotion de l’emploi (ONAPE) aux femmes de différents sites.
Mme Konguila Mackaye coordinatrice chargé de suivi des structures déconcentrées de l'ONAPE souligne que la fête pour cette année n'est pas consacrée seulement aux activités, mais aussi à venir en aide aux personnes vulnérables surtout les femmes concasseuses de briquaillons et d’autres femmes vulnérables également.
Sous le soleil accablant, accompagnées par des journalistes, la première étape, des femmes de l’ONAPE a été marquée par la distribution de quelques pagnes aux femmes.
Sur le premier site à côté du palais des arts et de la Culture. Surprise par ce geste, une vieille maman, Fatimé Harba, « nous sommes surpris par cette action parce que nous nous ne sentons pas concernées, mais Dieu merci, voilà nous sommes dedans. Je vous dis merci ».
Le deuxième site est derrière rond-point Sonasut, les femmes étaient assises en train de concasser des briquaillons, certaines avec des nourrissons au dos, d'autres sont des femmes plus âgées. Elles sont surprises de voir devant elles, des voitures et des motos faire irruption sans les avoir informés, chacune d'entre elles reçoit un pagne pour la fête. Très étonnées, l’une d’entre elles prend la parole, « nous sommes très reconnaissantes, nous nous croyons être oubliées, mais il y a d'autres, tchadiennes, qui pensent à nous, leurs sœurs. Au nom de toutes mes sœurs, nous vous remercions. Sinon nous ne croyons pas d'être impliqué par à ces festivités parce que c'est réservé aux femmes fonctionnaires et riches », dit-elle. Elle rajoute « c'est pour cela que nous nous s'intéressons pas à ces activités. Nous cherchons à nourrir nos enfants en exerçant ce métier de concasseuse ».
Pour la SENAFET 2023, les activités des femmes de l'ONAPE ont été marquées par la formation de 50 filles mères dotées chacune d’une machine et d’une enveloppe de 200 000 FCFA pour le démarrage de leur activité.
Ousmane Bello Daoudou
La Fédération de l'Opposition Crédible (FOC), qui regroupe 8 partis politiques dénonce la mise sur pied du cadre national de concertation des partis politiques (CNCP) et qualifie cette nouvelle structure de manipulation politique.
Mis sur pied le 2 mars dernier par acclamation le cadre national de concertation des partis politiques (CNCP) est contesté par la fédération de l'opposition crédible (FOC), dit le communiqué signé par son président M. Yaya Dillo. « Les démarches qui ont conduit à la mise en place du CNCP constituent une violation des textes et lois relatives à la création et au fonctionnement des partis politiques », dit le communiqué. Il poursuit, « les articles 45, 50 et 51 de la loi n°32 de la Charte des partis politiques sont allègrement violés par le gouvernement de la junte », précise le communiqué.
Toujours selon le communiqué, l'instance suprême de tout parti politique est le congrès. Les décisions sont souveraines tout acte contraire est une violation des textes et donc les signataires de l'accord du CNPC ont violé leur propre texte. Pour la FOC, le fait que le président de transition soit le garant de cette institution et de son fonctionnement témoigne qu'il est initié et coordonné à la solde des autorités en place, « le CNCP est une entité étatique fonctionnant sur les ordres de l'exécutif ce qui vide de sens la raison d'être des partis politiques », dit le communiqué.
Pour la FOC, cette structure n'existe nulle part au monde, les partis politiques sont dans cette structure des simples accompagnateurs de validation des lois et des pratiques non démocratiques. Les 8 partis exigent une nouvelle Commission Nationale de l'Organisation du Référendum Constitutionnel (CONOREC) paritaire, la libération immédiate des prisonniers politiques et d'opinion, l'instauration effective des libertés publiques et des droits fondamentaux et enfin l'arrêt immédiat des intimidations et harcèlements des militants de l'opposition faute de quoi, le FOC compte marcher pacifiquement le 21 mars prochain.
Signalons que le cadre national de concertation des partis politiques (CNCP) a été créé le 2 mars dernier par acclamation en absence de certains partis politiques. La coordination de cette organisation est prévue pour le 7 mars prochain au palais des arts et de la culture.
Abderamane Moussa Amadaye
Un nouveau parti le Congrès National Socio-démocrate Tchadien (CNST) est créé. Ses activités officielles sont lancées ce samedi 4 mars à la Maison des Médias du Tchad.
Selon le président du Congrès National Socio-démocrate Tchadien, CNST, Dr Daoud Mustapha Boukar, la création de son parti est le résultat d'une longue analyse de la situation du pays menacée par des nombreux défis. Ils sont pourtant surmontables pourvu qu'on mette sur pied un système d'organisation qui réponde aux aspirations de tous les citoyens en exploitant de manière optimale les ressources humaines, matérielles et naturelles.
Pour faire face à ces défis, le CNST s'est fixé comme objectif, la lutte pour l'unité nationale, la cohésion sociale et le bien-être des citoyens ; le combat contre l'injustice sociale, l'exclusion, le népotisme, le tribalisme, le régionalisme, l'intolérance, le clientélisme politique.
Aussi, ce parti dit opter pour la lutte en faveur de l'épanouissement de l'Homme par la mise en place d'une politique conséquente sur le plan éducatif, social et culturel. Le parti dit s’engager pour lutter pour une réelle démocratie, pour le respect des droits des citoyens prescrits par la charte des Nations unies de 1945, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948, etc.
Selon le président, son parti est inscrit au registre des partis politiques le 24 mai 2022, Folio n° 513, puis reconnu officiellement le 17 novembre 2022 comme un parti politique à part entière. Il est dirigé par une équipe de 26 membres et son siège national est à N’Djamena.
Narhinguem Anastasie
Le comité d'organisation de l'élection des représentants des professionnels des médias à la HAMA a organisé un point de presse ce samedi 4 mars 2023 pour annoncer les candidats retenus pour l'élection du 18 mars 2023 à la maison de Médias du Tchad.
Selon Mme Khadidja Mahamat Hisseine la Haute Autorité des médias et de l'audiovisuel (HAMA) a constaté l'échéance du mandat des représentants des médias, un comité d'organisation a été mis en place le 22 février dernier pour lancer un appel à candidatures, réparti comme suit : un représentant des médias publics, un représentant des médias privés et un représentant des techniciens de l'audiovisuel. Le comité a enregistré sept (7) candidatures. Après avoir statué, 6 candidatures ont été retenues. Khadidja Mahamat Hisseine dit pour le compte des médias publics Yaya Mahamat Moundet, Adoum Aboubakar Idriss puis pour les médias privés Zara Mahamat Yacoub et Laoro Godjé ensuite pour les techniciens de l'audiovisuel Allazam El-hadj Issakha, Ahmat Adoum Bachar. Elle affirme que les candidatures non retenues ont soixante-douze (72) heures pour introduire une requête. Elle affirme que deux semaines sont accordées aux candidats pour battre campagne et l'élection aura lieu le 18 mars prochain à la Maison des Médias du Tchad. Khadidja Mahamat Hisseine conclut en disant les électeurs doivent être de la corporation et se munir de leur carte professionnelle valide établie par la HAMA.
Pour finir, le vote se fera à bulletin secret, 3 urnes seront disposées dans la salle et chaque corps votera dans l'urne dédiée à son corps. Les résultats seront connus le même jour par un huissier de justice mandaté.
Ousmane Bello Daoudou
Abdallah Chidi Djorkodeï a lancé les activités de son parti lors d’une conférence de presse dans la grande salle du musée national de la ville de N'Djamena.
C’est un parti nouvellement créé par un ancien mouvement politico-militaire le Front de la Nation pour la Démocratie et la Justice au Tchad Fondamental (FNDJT/Fondamental) signataire de l'accord de paix de Doha. Son président affirme qu'ils ont regagné le Tchad pour le Dialogue National Inclusif et Souverain et le désir de participer au développement socioéconomique du Tchad. « Je crois à la paix, elle adviendra que si l'on travaille sérieusement et concrètement à tous les niveaux. Les guerres prennent naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans l'esprit des Hommes que doivent être élevées les défenses de la paix et de la réconciliation », a-t-il dit.
Pour lui leur contribution aux travaux du DNIS a été entière afin de bâtir ensemble un pays de justice sociale, d'équité, avec des citoyens égaux en droit, animés de civisme, mobilisés pour un développement durable construit sur un aménagement du territoire équilibré et une sécurité pour tous.
Abordant la question de la politique française au Tchad, M. Djorkodei affirme qu'il n'a pas changé de langage, « un pays qui se respecte ne doit pas permettre à un autre de s'ingérer dans ses affaires », affirme-t-il. Il souhaite une coopération gagnant-gagnant entre les deux États.
Pour la Commission d'Organisation Nationale, Abdallah Chidi Djorkodei relève qu'il faut un mélange de toutes les corporations comme ce fut le cas de Conseil National de Transition (CNT). Il appelle le président de transition de revoir la liste afin de donner l'espoir aux jeunes.
Le président du parti PRIE est revenu sur les événements du 2020 octobre en affirmant que le Tchad a connu des évènements plus meurtriers que ceux du 20 octobre. Notamment les massacres d'Abéché, de Sandana, de Faya, et bien d'autres qui ont endeuillé les Tchadiens. Il ajoute que, la manifestation du 20 octobre n'est pas une marche pacifique, « les jeunes avaient des machettes, des couteaux et d'autres objets. Ils ont vandalisé certains commissariats ». Peu importe ce qui s'est passé le 20 octobre, les responsabilités sont partagées. Il appelle le gouvernement à ne plus jamais réprimer les manifestations pacifiques.
Noël Adoum
Le festival commence ce 3 février c’est ce qu’a annoncé le président de la plateforme Chad photography Yussuf Abdramane au cours d’un point de presse ce jeudi 2 mars dans la grande salle du musée national dans la commune de 5e arrondissement de la capitale tchadienne, N'Djamena.
« A la découverte du Tchad du 3 au 6 mars », ce festival est accompagné par le Conseil national de la jeunesse (CNJT), le musée national, Afrikans Park et d’autres partenaires par exemple des médias nationaux.
« Chad photography » est une plateforme des artistes, des photographes, des cinéastes. Selon M. Yussuf, à travers cette deuxième édition vise à célébrer l'art de la photographie en montrant son impact sur la société tchadienne. « Il y aura différentes galeries de photos montrant et valorisant notre patrimoine pour le développement de notre pays. Il consiste aussi à informer et à sensibiliser le public sur la manière de mettre la photographie au service du développement durable », dit-il.
Selon lui, ce festival s'adresse à la jeunesse fer-de-lance de nation, au gouvernement de transition et concerne le pouvoir public et les décideurs pour que la photographie puisse être un moyen pour véhiculer des messages et des visions politiques. Il ajoute que, pour les entreprises, la photographie est un moyen de communication et de publicité pour les entreprises la promotion de leurs produits. Pour les passionnés de la photographie, elle est un art qui permet d'immortaliser les moments les plus précieux de nos vies.
Enfin, il conclut que lors de cette rencontre, il y aura une formation de 2 à 3 jours en photographie qui sera axée sur le cadrage, une bonne vue, la résolution de photos, comment faire un magazine en un temps record dans le confort du multimédia, une conférence sous le thème « Industrie créative et culturelle », un concours de « shooting » et la projection d’un documentaire à la découverte du Tchad dans sa diversité culturelle et sa nature.
Noël Adoum
L'ambassadeur de la Chine au Tchad, a remis, au nom de la Chine, des kits scolaires, ce samedi 25 février aux élèves de l'établissement primaire de l’amitié Tchad-Chine.
Cette cérémonie de remise des kits composés des fournitures scolaires a été présidée par l'ambassadeur de la Chine au Tchad, Wang Xining accompagné de la Directrice Asie-Pacifique-Océanie, représentante du ministre des Affaires étrangères M. Mahamat Saleh Annadif et en présence des autorités administratives et des élèves.
Bouba Ousmane directeur de cette école, a fait un rappel historique de la création de cet établissement, « cette école a été créée par la Chine en 2009. Elle est le fruit de la coopération de Chine-Tchad pour la consolidation des liens qui existent entre les 2 pays », a-t-il déclaré. Puis, il a félicité les autorités diplomatiques chinoises pour leur effort inlassable dans le domaine de l'éducation. Il les invite à s'impliquer davantage. Selon lui, l'éducation est l'arme la plus efficace pour non seulement changer les mentalités, mais aussi l'humanité.
C’est au tour de la Directrice Asie-Pacifique-Océanie du ministère des Affaires étrangères du Tchad, représentante du ministre à cette occasion, Mme Khalia Mahamat Djaranabi d’intervenir. Elle affirme que depuis le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 2006, « la Chine n'a jamais cessé d'accompagner le Tchad dans plusieurs secteurs notamment l'éducation ». Elle a remercié la Fondation pour le Développement rural, pour son engagement. Par la suite, elle a invité les bénéficiaires de faire bon usage, « nos enfants et nos petits frères doivent veiller à ces cadeaux prestigieux venant du pays des Pandas, tout un symbole de l’amitié et de la paix que nous célébrons aujourd’hui », a-t-elle dit.
L’ambassadeur chinois Wang Xining, dit être heureux de célébrer la remise des kits aux élèves de cours préparatoire 1 (CP1). « Ces cadeaux dans vos mains sont venus de la terre des pandas. Dans la culture chinoise, cet animal adorable est l’émissaire de la paix et de l’amitié. Aujourd’hui, le panda a témoigné cette action de solidarité et de bonne relation entre la Chine et le Tchad. N’oubliez pas de bien gérer et garder ces Kits que vous recevez aujourd’hui ».
Abderamane Moussa Amadaye
Dans le cadre d’une tournée de visite de travail dans les différentes agences de la caisse nationale de la prévoyance sociale, le directeur national Rozi Mamaye a eu une séance de travail avec les retraités des deux Logone et de la Tandjilé au siège de l’agence de la CNPS de Moundou. Objectif : échanger sur les conditions de paiement de leur pension.
Béssané Denis secrétaire général du syndicat des retraités du privé et du parapublic des deux Logones et la Tandjilé dans son intervention a égrainé quelques doléances de ses collègues. C’est entre autres : le retard dans le paiement des pensions, la lenteur du traitement et l’envoi des dossiers des veuves après l’enquête de moralité, le manque de prise en charge sanitaire des retraités, etc. « Et pourquoi quand un retraité meurt les orphelins n’ont pas droit à la pension ? », s’interroge M. Béssané.
Il enchaîne en soutenant que les retraités gèrent une vie très malsaine dans leurs foyers. Comment peut-on vivre avec une pension de 22 000 francs pendant 91 jours ? Est-ce un péché de mettre les retraités tchadiens au SMIG de 60 000 francs CFA ? Les retraités réclament la valorisation de leur pension pour leur permettra de supporter les charges.
Rozi Mamaye a dit prendre acte des difficultés énumérées. Il a fait la promesse de les transmettre à qui de droit. M. Mamaye a instruit les chefs d’agence locale à travailler d’arrache-pied tous les dossiers avant leur transfert au siège central. Cette procédure permettra d’éviter le retard. « L’agence n’est pas faite pour faire des recettes, mais plutôt servir les personnes de troisième âge », a conclu le directeur. La remise des matériels didactiques au syndicat des retraités a mis fin à la rencontre.
Mbaiwanodji Adrien, Moundou, Ialtchad Presse
L'association des filles mères pour l'Entraide Social et le Développement lance une caravane de sensibilisation des filles mères qui s'est déroulée ce samedi 25 février à la Maison de Culture Baba Moustapha à N’Djamena.
C'est pour éveiller la conscience des jeunes filles mères, promouvoir l'éducation, l'encadrement des jeunes filles mères pour une intégration dans la vie active, partager les expériences et recevoir les conseils des filles mères que cette caravane est lancée.
C'est sous le thème « jeune fille mère, soit optimiste, ton avenir est dans ta main » que ces filles s'échangeront durant plus d'une semaine du 25 février au 07 mars. Plusieurs activités sont au programme pour sensibiliser les parents et les filles ignorantes de la situation d’une fille mère, souligne Mme Dewala Bantar Pauline, présidente de l’association des filles mères pour l'Entraide et le Développement, « ces filles n'ont pas choisi d'être filles mères, mais ce sont les circonstances de la vie. Dès lors, la discrimination, l'intimidation, la négligence à leur égard sont injustes ». C'est ainsi que son association tente de les accompagner, de les assister et de les orienter afin qu'elles soient optimistes pour intégrer la vie active
« Nous ne devons en aucun cas prendre ce problème à la légère. Cette situation peut freiner le développement socioéconomique de chaque communauté où vivent ces filles mères et engendrer de la violence, de la pauvreté et de la solitude en limitant leur participation au développement de leur localité », dit M. Hassan Ali Oumar, Secrétaire général adjoint de la mairie centrale, représentant madame la Maire.
Narhinguem Anastasie
Quatre mois après les évènements du jeudi 20 octobre 2022, appelés communément « jeudi noir » par certains partis politiques et les militants de la société civile, la Commission nationale des Droits de l'Homme (CNDH) a rendu public son rapport sur ces évènements. Un rapport qui n’épargne ni le gouvernement d’union nationale, ni la présidence de transition. Le président de la CNDH a été convoqué à la présidence.
La présidence tchadienne n’a pas apprécié ce rapport. Le président de la CNDH M. Mahamat Nour Ibédou a été convoqué pour explications. Il a défendu le contenu du rapport en maintenant tout ce qui a été écrit. Et a affirmé à la présidence de le de le démettre ou de trouver quelqu’un d’autre plus soumis. M. Ibédou nommé au début de la première phase de transition n’a pas cessé d’affirmer son indépendance vis-à-vis de la présidence et de la primature.
C’est un rapport qui accable la présidence de Mahamat Idriss Deby Itno et le gouvernement d’union nationale de M. Saleh Kebzabo. Le contenu de l’enquête qui a été menée auprès des victimes, dans les hôpitaux, chez les forces de l’ordre parle d’un total de 128 manifestants tués sur toute l'étendue du territoire national, 518 blessés recensés dans les différents hôpitaux et centres de santé, 943 personnes arrêtées et 12 personnes sont portées disparues. « La CNDH n’a pas pu obtenir les informations relatives aux personnes disparues ailleurs qu’à N’Djamena » dit le rapport. Pas plus tard qu’il y a deux jours dans une tournée en Europe pour expliquer le point de vue gouvernemental, le ministre de la Communication a affirmé sur le plateau de TV5 Afrique qu’il ne s’agit plus d’une cinquantaine de morts, mais 73. Le rapport de la CNDH va plus loin.
Il faut noter que le récapitulatif de ces manifestations après les audiences foraines du procès de Korotoro, donne un effectif de 943 arrestations, 435 détenus, 265 personnes condamnées, 158 autres inculpées et 487 sont libérées. Le rapport doigte les militaires de la présidence et des civils lourdement armés responsables des massacres.
Dans le même rapport, la CNDH recommande au Gouvernement de réparer les préjudices subis par les victimes innocentes de ce 20 octobre 2022, de libérer toutes les personnes arrêtées lors des manifestations de ce « jeudi noir », de prendre des mesures pour garantir la sécurité des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme dans l’exercice de leurs métiers.
La CNDH appelle aussi les partis politiques de respecter les lois et les textes de la République, de privilégier le dialogue et la négociation lors des revendications politiques, de promouvoir l’unité nationale et faire prévaloir l’intérêt général. De plus, le rapport demande aux partenaires du Tchad d'accompagner le gouvernement pour une transition politique apaisée, d’encourager et d’appuyer l’organisation des missions de monitoring.
Dans ce rapport, la CNDH rappelle que le 20 octobre 2022, plusieurs villes du Tchad, dont la capitale N’Djaména, ont été le théâtre de marches de protestation contre la prolongation de la durée de la transition et le maintien du Général Mahamat Idriss Deby Itno à la tête du pays pour 24 mois supplémentaires. C’est une des recommandations adoptées par le Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS). Des recommandations qui ont suscité un vif mécontentement au sein d’une partie de la population tchadienne, parce que contraires aux engagements pris par le Conseil Militaire de Transition (CMT) pour donner suite au décès du président Idriss Deby Itno en avril 2021. Le CMT promettait de rendre le pouvoir à un gouvernement civil à l’issue d’une transition de 18 mois.
À la suite de cela, des marches de protestation ont été organisées dans les villes de N’Djaména, Bongor, Doba, Sarh et Mongo en dépit de leur Interdiction par un arrêté du ministère de la Sécurité Publique et de l’Immigration. Ces manifestations ont été violemment réprimées par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), causant des graves violations des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.
Le rapport d’enquête de la CNDH a concerné essentiellement les villes les plus touchées par la répression notamment N’Djaména, Moundou, Doba, Koumra et Sarh, dit le document.
Narhinguem Anastasie







