Internet à fibre optique : la trachée crée des emplois aux jeunes

Fév 08, 2022

Les compagnies de téléphonies mobiles opérant au Tchad ont sous-traité avec l’entreprise Engineering pour la tracée des canaux à l’intérieur de la ville de N’Djamena. Ces tracées permettent d’implanter l’Internet à fibre optique. Cette opération a créé des emplois leur permettant de subvenir à leurs besoins élémentaires. Reportage. 

Ils sont visibles dans les grandes artères et rues de la capitale tchadienne, N’Djamena. Ils sont munis de pioches, pelles et mètre pour creuser. Ils s’organisent en groupe pour creuser un mètre de long avec 40 cm de large comme indiquer dans le contrat qui les lie à l’entreprise Engineering. Ces tranchées permettront aux deux compagnies de téléphonies mobiles d’implanter leurs fibres pour améliorer le service Internet. Cette opération crée de l’emploi aux jeunes. Ces jeunes expliquent leur quotidien de dur labeur, « notre travail consiste à creuser un trou d’un mètre, mettre la fibre optique et remettre la terre pour 750FCFA. On s’organise en petit groupe de 5 à 10 personnes pour creuser. Par jour on peut creuser 10 à 20m. Tout dépend du nombre de personnes qui constitue l’équipe de travail », racontent-ils. Chacun quitte le matin à 7h son lieu de résidence, se débrouille pour rejoindre son lieu de travail, ont-ils ajouté. Tous les samedis sont les jours de paie. Leurs supérieurs font les calculs des montants à payer et les jeunes ouvriers rentrent dans leurs droits à la fin de l’heure. « Nous trouvons nos comptes dans cette activité. Une personne peut se retrouver avec 25.000 à 30.000 à la fin de la semaine, c’est mieux que rien. Cette somme permet de résoudre nos petites difficultés », ont-ils indiqué.

Mis à part le fait que cette tracée génère de l’emploi, les ouvriers se plaignent d’être mal traités. Ils affirment que ce travail est physique. Cependant, l’employeur ne leur fournit ni à boire ni à manger. « Quand nous venons travailler, nous rentrons chez nous à 21h. Mais personne ne nous donne de cacahuète moins encore de l’eau. Nous ramassons les bouts de canne à sucre jetés par les vendeurs pour manger. Ce job, nous le faisons ventre creux », se lamentent-ils.

Kouladoum Mireille Modestine

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