Depuis quelques jours le carburant se fait rare dans la capitale tchadienne, N'Djamena. Ce matin 6 mars la situation s'est aggravée. La plupart des stations de service sont fermées et des centaines des motocyclistes et des voitures font la file. Une situation qui fâche les usagers rencontrés dans ces lieux. Reportage.
Dans les arrondissements de N'Djamena, la majorité des stations de services est fermée. Les motards, les vendeurs non formels ainsi que les conducteurs des voitures font la queue. Dans les rues, des motocyclistes traînent leurs engins faute de carburant. Cette situation agace les mototaxis appelés « clandomans », les taximans, les chefs de famille, etc.
C'est le cas de Moustapha Mahamat Rakhis, chef de famille et responsable des clandomans du 5e arrondissement. Il affirme que sa moto n'a pas d'essence. Il l'a traîné sur plus de 2km, « arrivé à la station, il n'y a pas d'essence », dit-il. M. Rakhis affirme que « les citoyens ont le droit d'avoir du carburant pour vaquer à leurs occupations et faire vivre leurs familles ». Il invite le gouvernement à régler vite ce.
Mahamat Abdoulaye, un motocycliste, se plaint lui aussi. Il dit n’avoir pas de carburant. Il est prêt à débourser 3000 F pour se procurer 1 litre du précieux liquide « mais je constate qu'il n’y a plus de carburant même chez les vendeurs à la sauvette », déplore-t-il.
Les transporteurs en commun sont dans la même situation. C'est le cas de Yaya, taximan. « Depuis 6h je suis ici à la station, mais pas de carburant pour mon véhicule. Cette pénurie va certainement affecter le prix du déplacement et aussi ma famille », s'est-il lamenté.
À la suite de cette pénurie, le ministre de l’Énergie Djerasssem Le Bemadjiel a réagi au micro de la Radiodiffusion Nationale Tchadienne (RNT) cet après-midi. Il dit reconnaître l'extrême situation du carburant. Il affirme que la pénurie sera réglée d'ici ce soir. Il a aussi soutenu que le gouvernement dispose de réserves stratégiques pour faire face à de telles situations.
Abderamane Moussa Amadaye
Dans le cadre de la Semaine Nationale de la Femme tchadienne (SENAFET), la secrétaire générale adjointe du gouvernement, Mme Fatimé Aldjineh Garfa a organisé hier lundi 6 mars un café-rencontre avec les femmes à l’Agora de son ministère. Reportage.
C’est une rencontre qui a réuni plusieurs femmes leaders issues de diverses catégories socio-professionnelles. C’était en majorité des membres du gouvernement, des conseillères à la présidence, à la primature, des conseillères nationales et celles des grandes institutions de la République. Elles ont disent-elles partagé un moment de convivialité, d’échange et de partage d’expériences pour un Tchad émergent et égalitaire.
La ministre secrétaire du gouvernement adjointe affirme que cette semaine exceptionnelle qui marquera des avancées pour la femme tchadienne. Elle demande aux femmes de continuer avec cet élan. Le SGG est l'interface entre le Conseil national de la transition (CNT) et le gouvernement de transition.
La ministre déléguée à l'indépendance énergétique Rahmatou Mahamat Hointoin, place le débat relatif à la Femme sous le thème « Femme paix et sécurité justice et réconciliation pour un Tchad égalitaire ». Elle affirme que les femmes sont présentes au CNT, au gouvernement, dans des différentes instances et qu'elles participent réellement aux prises de décisions. Elle appelle les femmes à s’autoévaluer pour qu’à la fin de la transition elles sentent avoir participé à la construction du Tchad. Elle a abordé la question du plafond de verre, « au départ nous sommes très nombreuses à l'école primaire, très nombreuses au collège et quand on arrive à certain niveau, le taux baisse. Nous sommes peut-être 30% au gouvernement, 30% au CNT, mais y a un verre invisible qui empêche la femme d'accéder réellement au plus haut niveau de prise de décision ». Il y a des décisions qui se prennent et c’est très difficile que la femme soit associée, dit-elle.
Pour Mme Hointoin, il faut que les femmes osent, qu'elles s'expriment et marchent avec assurance en regardant l'autre dans les yeux et en face, « mais en même temps il faut garder sa féminité et assurer sa singularité ». Elle appelle les femmes à être véridiques.
Selon elle, il faut que les femmes soient en mesure de dire non pour éviter de se faire ridiculiser, sinon elles n'arriveront jamais à atteindre leurs objectifs. Elle ajoute que les femmes doivent tracer leur chemin à leur rythme. « Les femmes doivent faire bouger les lignes. Et s'imposer. Les hommes ne peuvent pas changer le Tchad à eux seuls, les femmes non plus ne peuvent pas changer ce pays à elles seules, ensemble nous pouvons gagner ce combat ».
Pour Fatimé Soukar Terap, les femmes ne doivent pas rester dans leurs coins en imaginant que les choses vont changer, il faut qu'elles soient influentes. Elle poursuit, « la femme ne veut pas dépenser l'argent, mais quand on lui dit d'envoûter une autre, elle est capable de débourser tout ce qu'elle a pour faire cela ». Elle ajoute ensuite, « A chaque SENAFET, vous coupez le gâteau pour célébrer la fête de la femme, vous célébrez quoi pendant que vous êtes en train de combattre votre sœur au bureau. Est-ce que vous êtes tranquille avec votre conscience ? ». Mme Terap appelle les femmes à changer de mentalité.
Noël Adoum
La Fédération de l'Opposition Crédible (FOC), qui regroupe 8 partis politiques dénonce la mise sur pied du cadre national de concertation des partis politiques (CNCP) et qualifie cette nouvelle structure de manipulation politique.
Mis sur pied le 2 mars dernier par acclamation le cadre national de concertation des partis politiques (CNCP) est contesté par la fédération de l'opposition crédible (FOC), dit le communiqué signé par son président M. Yaya Dillo. « Les démarches qui ont conduit à la mise en place du CNCP constituent une violation des textes et lois relatives à la création et au fonctionnement des partis politiques », dit le communiqué. Il poursuit, « les articles 45, 50 et 51 de la loi n°32 de la Charte des partis politiques sont allègrement violés par le gouvernement de la junte », précise le communiqué.
Toujours selon le communiqué, l'instance suprême de tout parti politique est le congrès. Les décisions sont souveraines tout acte contraire est une violation des textes et donc les signataires de l'accord du CNPC ont violé leur propre texte. Pour la FOC, le fait que le président de transition soit le garant de cette institution et de son fonctionnement témoigne qu'il est initié et coordonné à la solde des autorités en place, « le CNCP est une entité étatique fonctionnant sur les ordres de l'exécutif ce qui vide de sens la raison d'être des partis politiques », dit le communiqué.
Pour la FOC, cette structure n'existe nulle part au monde, les partis politiques sont dans cette structure des simples accompagnateurs de validation des lois et des pratiques non démocratiques. Les 8 partis exigent une nouvelle Commission Nationale de l'Organisation du Référendum Constitutionnel (CONOREC) paritaire, la libération immédiate des prisonniers politiques et d'opinion, l'instauration effective des libertés publiques et des droits fondamentaux et enfin l'arrêt immédiat des intimidations et harcèlements des militants de l'opposition faute de quoi, le FOC compte marcher pacifiquement le 21 mars prochain.
Signalons que le cadre national de concertation des partis politiques (CNCP) a été créé le 2 mars dernier par acclamation en absence de certains partis politiques. La coordination de cette organisation est prévue pour le 7 mars prochain au palais des arts et de la culture.
Abderamane Moussa Amadaye
Un nouveau parti le Congrès National Socio-démocrate Tchadien (CNST) est créé. Ses activités officielles sont lancées ce samedi 4 mars à la Maison des Médias du Tchad.
Selon le président du Congrès National Socio-démocrate Tchadien, CNST, Dr Daoud Mustapha Boukar, la création de son parti est le résultat d'une longue analyse de la situation du pays menacée par des nombreux défis. Ils sont pourtant surmontables pourvu qu'on mette sur pied un système d'organisation qui réponde aux aspirations de tous les citoyens en exploitant de manière optimale les ressources humaines, matérielles et naturelles.
Pour faire face à ces défis, le CNST s'est fixé comme objectif, la lutte pour l'unité nationale, la cohésion sociale et le bien-être des citoyens ; le combat contre l'injustice sociale, l'exclusion, le népotisme, le tribalisme, le régionalisme, l'intolérance, le clientélisme politique.
Aussi, ce parti dit opter pour la lutte en faveur de l'épanouissement de l'Homme par la mise en place d'une politique conséquente sur le plan éducatif, social et culturel. Le parti dit s’engager pour lutter pour une réelle démocratie, pour le respect des droits des citoyens prescrits par la charte des Nations unies de 1945, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948, etc.
Selon le président, son parti est inscrit au registre des partis politiques le 24 mai 2022, Folio n° 513, puis reconnu officiellement le 17 novembre 2022 comme un parti politique à part entière. Il est dirigé par une équipe de 26 membres et son siège national est à N’Djamena.
Narhinguem Anastasie
Le comité d'organisation de l'élection des représentants des professionnels des médias à la HAMA a organisé un point de presse ce samedi 4 mars 2023 pour annoncer les candidats retenus pour l'élection du 18 mars 2023 à la maison de Médias du Tchad.
Selon Mme Khadidja Mahamat Hisseine la Haute Autorité des médias et de l'audiovisuel (HAMA) a constaté l'échéance du mandat des représentants des médias, un comité d'organisation a été mis en place le 22 février dernier pour lancer un appel à candidatures, réparti comme suit : un représentant des médias publics, un représentant des médias privés et un représentant des techniciens de l'audiovisuel. Le comité a enregistré sept (7) candidatures. Après avoir statué, 6 candidatures ont été retenues. Khadidja Mahamat Hisseine dit pour le compte des médias publics Yaya Mahamat Moundet, Adoum Aboubakar Idriss puis pour les médias privés Zara Mahamat Yacoub et Laoro Godjé ensuite pour les techniciens de l'audiovisuel Allazam El-hadj Issakha, Ahmat Adoum Bachar. Elle affirme que les candidatures non retenues ont soixante-douze (72) heures pour introduire une requête. Elle affirme que deux semaines sont accordées aux candidats pour battre campagne et l'élection aura lieu le 18 mars prochain à la Maison des Médias du Tchad. Khadidja Mahamat Hisseine conclut en disant les électeurs doivent être de la corporation et se munir de leur carte professionnelle valide établie par la HAMA.
Pour finir, le vote se fera à bulletin secret, 3 urnes seront disposées dans la salle et chaque corps votera dans l'urne dédiée à son corps. Les résultats seront connus le même jour par un huissier de justice mandaté.
Ousmane Bello Daoudou
Abdallah Chidi Djorkodeï a lancé les activités de son parti lors d’une conférence de presse dans la grande salle du musée national de la ville de N'Djamena.
C’est un parti nouvellement créé par un ancien mouvement politico-militaire le Front de la Nation pour la Démocratie et la Justice au Tchad Fondamental (FNDJT/Fondamental) signataire de l'accord de paix de Doha. Son président affirme qu'ils ont regagné le Tchad pour le Dialogue National Inclusif et Souverain et le désir de participer au développement socioéconomique du Tchad. « Je crois à la paix, elle adviendra que si l'on travaille sérieusement et concrètement à tous les niveaux. Les guerres prennent naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans l'esprit des Hommes que doivent être élevées les défenses de la paix et de la réconciliation », a-t-il dit.
Pour lui leur contribution aux travaux du DNIS a été entière afin de bâtir ensemble un pays de justice sociale, d'équité, avec des citoyens égaux en droit, animés de civisme, mobilisés pour un développement durable construit sur un aménagement du territoire équilibré et une sécurité pour tous.
Abordant la question de la politique française au Tchad, M. Djorkodei affirme qu'il n'a pas changé de langage, « un pays qui se respecte ne doit pas permettre à un autre de s'ingérer dans ses affaires », affirme-t-il. Il souhaite une coopération gagnant-gagnant entre les deux États.
Pour la Commission d'Organisation Nationale, Abdallah Chidi Djorkodei relève qu'il faut un mélange de toutes les corporations comme ce fut le cas de Conseil National de Transition (CNT). Il appelle le président de transition de revoir la liste afin de donner l'espoir aux jeunes.
Le président du parti PRIE est revenu sur les événements du 2020 octobre en affirmant que le Tchad a connu des évènements plus meurtriers que ceux du 20 octobre. Notamment les massacres d'Abéché, de Sandana, de Faya, et bien d'autres qui ont endeuillé les Tchadiens. Il ajoute que, la manifestation du 20 octobre n'est pas une marche pacifique, « les jeunes avaient des machettes, des couteaux et d'autres objets. Ils ont vandalisé certains commissariats ». Peu importe ce qui s'est passé le 20 octobre, les responsabilités sont partagées. Il appelle le gouvernement à ne plus jamais réprimer les manifestations pacifiques.
Noël Adoum
Une centaine des partis politiques se sont réuni ce matin 2 mars au palais des Arts et de la culture pour adopter par acclamation la création d’un nouveau cadre national de concertation des partis politiques (CNCP). Une institution qui succède à l’ancien Cadre National de Dialogue Politique (CNDP). Reportage.
C’est en présence du ministre de l'Administration du Territoire, Limane Mahamat, des 11 représentants de la Commission Adhoc chargée de rédiger les textes de cet organe de concertation politique et des chefs ou représentants de certains partis politiques que les activités ont démarrés. Après plus de 3 heures d’échanges, de tiraillements, de propositions et d'amendements que les participants sont parvenus à un accord par acclamation sur le projet de protocole d'accord et le règlement intérieur.
La CNPC aura pour mission de s'accorder sur le mécanisme de suivi du processus électoral, de la révision des textes régissant les partis politiques ou encore leur financement. Selon eux, le CNCP va contribuer à l'élaboration de l'avant-projet de la nouvelle constitution, de proposer au gouvernement des avant-projets des lois et les textes réglementaires relatifs au processus électoral, contribuer à la mise en place de démembrements de la Commission Nationale Chargée de l'Organisation du Référendum constitutionnel (CONOREC), etc. Cette nouvelle structure dispose de 3 organes, l'assemblée générale, la coordination des partis politiques et le bureau de coordination des partis politiques. Dans la foulée, le règlement intérieur a été adopté avec quelques modifications.
Pour Ngarmadji Nassarmadji, secrétaire général adjoint du Parti pour Libertés et le Développement (PLD), la mise en place de ce nouveau cadre de concertation politique fait partie de l'évolution de la situation politique du pays. Il soutient que les textes élaborés par la commission Adhoc ont été adoptés de façon consensuelle par les représentants des différents partis politiques. Il y a eu quelques incompréhensions politiques, dit-il, mais il est difficile d'avoir de l'unanimité dans le débat.
M. Gapili Bamé Gondebné, président du Parti National de l'Alliance des Forces du Progrès (AFP) estime qu'il faut du sérieux dans ce nouveau cadre de concertation des partis politiques, « c'est un nouveau cadre où il faut y être pour construire l'avenir du pays, mais attention il faut mesurer certains contours. Il faut mettre du sérieux pour que le CNCP n’accouche pas d’une souris », dit-il. Au sujet de l'absence de certains politiques tels que, le Parti Socialiste sans Frontières (PSF), le Rassemblement pour la Justice et l'Égalité au Tchad (RAJET), etc. M. Gapili affirme qu'il faut les inclure pour trouver des solutions politiques idoines pour le Tchad.
Signalons que les jalons de cette structure ont été mis sur pied le 15 février dernier à la suite de la rencontre du Premier ministre de transition et certains chefs de partis politiques. Une commission Adhoc composée de 11 personnes à leur tête Abderaman Djasnabaye ont élaboré en deux semaines les textes régissant le CNCP. Il faut aussi noter que malgré l'absence de certains grands partis de la scène tels que le PSF, le RAJET et les contestations internes, la commission est reconduite pour la désignation de la coordination du CNCP mardi 7 mars prochain.
Abderamane Moussa Amadaye
Le festival commence ce 3 février c’est ce qu’a annoncé le président de la plateforme Chad photography Yussuf Abdramane au cours d’un point de presse ce jeudi 2 mars dans la grande salle du musée national dans la commune de 5e arrondissement de la capitale tchadienne, N'Djamena.
« A la découverte du Tchad du 3 au 6 mars », ce festival est accompagné par le Conseil national de la jeunesse (CNJT), le musée national, Afrikans Park et d’autres partenaires par exemple des médias nationaux.
« Chad photography » est une plateforme des artistes, des photographes, des cinéastes. Selon M. Yussuf, à travers cette deuxième édition vise à célébrer l'art de la photographie en montrant son impact sur la société tchadienne. « Il y aura différentes galeries de photos montrant et valorisant notre patrimoine pour le développement de notre pays. Il consiste aussi à informer et à sensibiliser le public sur la manière de mettre la photographie au service du développement durable », dit-il.
Selon lui, ce festival s'adresse à la jeunesse fer-de-lance de nation, au gouvernement de transition et concerne le pouvoir public et les décideurs pour que la photographie puisse être un moyen pour véhiculer des messages et des visions politiques. Il ajoute que, pour les entreprises, la photographie est un moyen de communication et de publicité pour les entreprises la promotion de leurs produits. Pour les passionnés de la photographie, elle est un art qui permet d'immortaliser les moments les plus précieux de nos vies.
Enfin, il conclut que lors de cette rencontre, il y aura une formation de 2 à 3 jours en photographie qui sera axée sur le cadrage, une bonne vue, la résolution de photos, comment faire un magazine en un temps record dans le confort du multimédia, une conférence sous le thème « Industrie créative et culturelle », un concours de « shooting » et la projection d’un documentaire à la découverte du Tchad dans sa diversité culturelle et sa nature.
Noël Adoum







