Pour s'imprégner des préparatifs du mois saint du ramadan 2023, Ialtchad Presse a fait un détour ce mardi 21 mars dans quelques marchés de la capitale tchadienne. Reportage.
Issakh Adam Mahmoud est boutiquier au marché Adala. Il affirme que depuis deux mois le prix du savon a grimpé, « le prix d'une boule de savon était seulement à 150 FCFA maintenant il est de 250 FCFA. Les prix de certaines denrées alimentaires sont en hausse notamment la farine, le bleu et l'huile, etc. ». Non loin est assise Mme Zara Djidda vendeuse de tomate soutient que les denrées alimentaires sont augmentées, avant la caisse de tomate se vendait à 10.000 FCFA, elle est actuellement à 12 500 FCFA
La présidente des vendeuses des poissons Mme Medjilar Christine affirme que le poisson est cher sur le marché, le sac vendu à 30.000 est passé à 45 000 FCFA. « Les ventes sont en mode ralentie, les restants des poissons ont les conserves au congélateur avec 2 ou 3 barres de glace ».
M. Idriss Abdoulaye est lui vendeur au marché Dembé, « auparavant nous achetons le sac entre 20 000 et 24 000 FCFA, mais actuellement le prix a augmenté. Sauf le sucre n'a pas bougé. En réalité le marché n’a pas d'engouement parce que les clients n'ont pas d'argent, ils sont souffrants. Donc je demande aux autorités de revoir la gestion de ce pays. Il ne faut pas se concentrer seulement sur comment concevoir son pouvoir ? Mais aussi il faut penser un peu aux peuples et à réglementer surtout les denrées alimentaires.
Ousmane Bello Daoudou
Le coordonnateur de la fédération de l'opposition crédible (FOC) Yaya Dillo Djérou Betchi a animé ce 20 mars un point de presse au siège du parti socialiste sans frontières (PSF) pour annuler la marche pacifique prévue ce 21 mars pour exiger la dissolution de la commission nationale d'organisation du référendum constitutionnel CONOREC et la libération des prisonniers d'opinions.
Selon le FOC, le ministère de la Sécurité publique a refusé de réceptionner la demande d'autorisation de leur marche pacifique prévue ce mardi 21 mars. Elle appelle ses membres à se mobiliser pour les prochaines marches qui seront organisées après le ramadan. Pour Yaya Dillo Djérou Betchi coordonnateur du FOC, il est clair que la junte nie toute forme de libertés et droits fondamentaux à l'opposition. « Dans un tel contexte d'autoritarisme et de privation des libertés publiques, nous restons très soucieux de l'avenir démocratique du Tchad. Toutefois, pour éviter une atteinte à la vie de nos concitoyens, la marche est reportée », a-t-il affirmé.
M. Dillo a également mentionné que la récente visite du directeur général adjoint du FMI au Tchad n'est pas du goût des Tchadiens. À son avis, cette visite est inquiétante puisque le Fonds Monétaire international (FMI) a fait de décaissement qui a permis à la junte d'utiliser la majeure partie des recettes nationales pour acheter des armes et d'autres outils de répression. Les récentes revues dans le cadre du programme de facilité élargie de crédit ont permis à la junte d'avoir des décaissements importants de plus de 224 millions de dollars. « Nous avons prévenu les partenaires y compris le FMI que la junte allait utiliser ces aides pour tuer les Tchadiens », dit-il. Il se demande pourquoi la communauté internationale prétend défendre la démocratie dans certaines zones du monde et soutenir la dictature dans d'autres.
Kouladoum Mireille Modestine
L'Office Nationale pour la Promotion de l'Emploi (ONAPE) a lancé sa campagne de mobilisation dédiée au secteur privé pour l'emploi et l'insertion professionnelle des jeunes ce mardi 21 mars au palais des Arts et de la culture. Cette campagne est placée sous le thème, changer de paradigme et investir, la tendance qui fait de la fonction publique le 1er pourvoyeur de l'emploi au Tchad.
Cette campagne est censée renforcer l'engagement du secteur privé dans l'appui aux politiques publiques en matière de l'emploi en privilégiant une approche participative et inclusive. Selon le Directeur général de l’organisation Sadick Brahim Dicko, le secteur privé est censé être un acteur de choix dans la création de l'emploi au Tchad, mais il est resté longtemps à l'écart. Et c'est pour cela que les acteurs du privé se sentent moins concernés par les politiques en matière de l'emploi.
M. Dicko ajoute que pendant longtemps, la fonction publique est considérée comme le premier pourvoyeur de l'emploi au Tchad. Cette perception à amener les jeunes à prendre la fonction publique comme la seule porte de l'emploi décent et durable. Il est temps, dit-il, de changer cette perception chez les jeunes, cela doit commencer par un engagement formel et durable du secteur privé à maintenir le dynamisme de la promotion de l'emploi et de l’insertion professionnelle des jeunes. « Notre défi futur est de miser sur le secteur privé pour stimuler la croissance, l'emploi dans tous les secteurs de l'économie en tenant compte de l'effet multiplicateur et encourager une approche plus inclusive pour faire de ce secteur le principal pourvoyeur d'emplois au Tchad ».
Il a profité de l'occasion pour interpeller les entreprises qui font du placement en dehors de L'ONAPE de s'abstenir et solliciter les services de son organisation, puisque seule, l'ONAPE qui détient le monopole de placement sur l'ensemble du territoire national. Aux jeunes, il les demande de ne pas se délaisser de la fonction publique, car l'État aura toujours besoin de leurs compétences, mais de ne pas faire de la fonction publique leur seule option puisqu'il existe plusieurs alternatives.
Narhinguem Anastasie
Les élèves de la promotion 2014-2015 de L'École Nationale des Agents Sanitaires et Sociaux (ENASS) dénoncent lors d’un point de presse fait par Me Taira Tchangdele Stéphane avocate ce 21 mars 2023 à la radio Fm Liberté.
Me Taira Tchangdele Stéphane souligne que les élèves sont admis par voie de concours et après admission, chacun d'entre eux a choisi une filière universitaire et passer tous les examens (probatoire, examens de passage en classe supérieure) jusqu'à la troisième année pour décrocher un diplôme de fin de formation, dit-il.
Pour lui en date du 22 janvier 2021 un communiqué officiel dit « il est ouvert au titre de l'année académique 2019-2020 un examen national de certification des agents sanitaires et sociaux des institutions publiques et privées de formation en vue de l'obtention des diplômes professionnels de la santé et de l'action sociale ». Pourtant le même communiqué en son article 3 et 4 précise « les candidats libres sont ceux qui n'ont jamais composé depuis l'instauration de l'examen de certification ». Il indique que les requérants n'ont pas composé pour des raisons d’irrégularités selon les statuts et les règlements intérieurs de l'ENASS qui n'ont prévu nulle part que les dossiers de candidature doivent comporter les pièces suivantes : bulletins des notes de la 1re, 2e, 3e année pour cet examen dit Me Taira Tchangdele, « nous assistons à un refus de la délivrance de relevés des notes et attestation de fin de formation qui justifie un quelconque niveau universitaire ».
Me Taira Tchangdele demande l'intervention des autorités du pays et des premiers responsables chargés de l'ENASS à s'investir afin que ces étudiants puissent rentrer dans leur droit et pouvoir servir le Tchad.
Ousmane Bello Daoudou
La direction générale des impôts a organisé une journée d'information d'échange et de sensibilisation sur le e-tax. Cette journée d'échange a eu lieu à dans un grand hôtel de la capitale tchadienne, N’Djamena. Le e-tax est une application qui évolue. Cette journée disent les organisateurs a permis aux personnes d'avoir des explications sur l'application et comment y accéder.
E-tax est une application mise en place pour la gestion des impôts et taxes à la direction générale des impôts et taxes. Il y a deux procédures. La première concerne les agents des impôts. La seconde concerne les contribuables.
Dans le cadre de la réforme des finances publiques, l'application permet aux contribuables de déclarer et de payer leurs impôts en ligne. Et à l'administration fiscale, de gérer ses impôts déclarés. Pour l'inspecteur des impôts, responsable du projet e-tax, M. Dinamo Dama, le contribuable doit d'abord avoir accès à e-tax via son portail il suffit de cliquer sur le lien pour faire sa demande qui sera validée par l'administration fiscale. « Une fois la demande validée, le contribuable aura un identifiant et un mot de passe. Il pourra se connecter désormais et accéder à un espace qui lui est propre pour lui permettre de souscrire à sa déclaration, de la réviser en cas d'erreur et d'imprimer son certificat NIF », explique-t-il.
Le chef de projet rassure les citoyens que e-tax sera bientôt étendu à des moyennes et petites entreprises. L'échange avec les entreprises, les banques, les ONG etc. a tourné autour de l'éventuelle erreur qui sera commise lors de l'envoi de la demande, pourquoi avoir deux systèmes en parallèle. Les panelistes se sont succédé pour donner des éclaircissements.
Kouladoum Mireille Modestine
Trois semaines de carême catholique et à 72 heures du mois sacré de ramadan, le Conseiller National Mohamad Aguid Bachar Assed a effectué une descente dans deux marchés de N’Djamena, ce lundi 20 mars 2023. Il est allé s’enquérir des prix des denrées alimentaires qui ne cessent de grimper et s’entretenir avec les commerçants. Reportage.
La visite du Conseiller National Mohamad Aguid Bachar Assed dans ces deux marchés avait pour but de constater la situation sur place, afin de s’assurer que les denrées alimentaires de première nécessité soient à la portée de la population tchadienne au temps de carême catholique et l’approche du mois sacré du Ramadan.
Comme à l'accoutumée, certains commerçants profitent pour augmenter davantage les prix des denrées alimentaires. C’est à la suite de ce constat que le conseiller national a la cherté de vie au Tchad qui est toujours décrié par toute la population à l'approche du ramadan dans plusieurs marchés notamment le marché de Dembé et le marché à mil.
Au marché de Dembé, les prix des denrées sont variables, allant de 35000Fcfa pour un sac de poisson frais à 1000Fcfa pour un « coro » d’oignon. Quant au marché du mil, le prix des produits est abordable par rapport à l’année précédente, avec un sac de Mil à 32500FCFA et un « coro » de mil à 1000 FCFA. Les dattes, très utilisées pendant le mois saint du Ramadan, restent cependant très coûteuses, avec un sac à 100000 FCFA et un « coro » à 3500FCFA.
Pour le conseiller national, cette visite vise à s’enquérir de la situation et réparer le tort. « Je suis ici pour faire le constat de la situation réelle afin d’apporter un changement dans le quotidien des Tchadiens et porter leur voix à l'hémicycle», a-t-il déclaré.
Il trouve qu'il y a de la différence, de l'exagération et des causes évidentes au niveau de la douane et au niveau des commerçants, « je demande en tant que représentant du peuple au niveau de l'Assemblée nationale, porté la voix de ce peuple et alléger toutes les étapes qu'il traverse» il poursuit, « Dans ce temps de carême catholique et l'arrivée du mois sacré de ramadan, il faut que la situation soit allégée pour les citoyens ». Il souhaite que les denrées alimentaires soient abordables afin de travailler pour la refondation d'un Tchad nouveau.
A la fin de sa descente dans les deux marchés, le conseiller national Mohamed Aguid Bachar Assed a estimé que la question de la cherté de la vie doit alerter au plus haut sommet de l’État. Il a également encouragé les commerçants en achetant leurs marchandises.
Noël Adoum
Le coordonnateur du mouvement d'ex-politico-militaires « Les patriotes » Mamadou Doudet dans une conférence de presse ce dimanche 19 mars dit subir de la discrimination de la part du gouvernement d'union nationale de transition envers lui. Reportage.
Le coordinateur Mamadou Doudet alias « Danibet » en compagnie de son Secrétaire exécutif Totodet Simon et son délégué à la sensibilisation et à la formation civique Dr Ramadan Ouaidou a rappelé qu’ils sont rentrés d'exil depuis le 28 juin 2022 en réponse à l'appel à la réconciliation nationale du gouvernement de transition. Ils constatent un silence inexplicable de la part de ce gouvernement après avoir effectué plusieurs démarches auprès des autorités de transition.
Pour M. Mamadou Doudet le comportement du gouvernement envers son groupe est une discrimination organisée et entretenue par les ennemis de la paix au Tchad pour le simple fait que la majorité du bureau exécutif de la coordination « Les patriotes » est issue du sud du Tchad, a-t-il déploré. Il poursuit que cette attitude de deux poids deux mesures n'est pas de nature à consolider la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble dans notre pays. Ce vivre-ensemble ne peut se vivre que dans la justice et l'égalité de tous les citoyens tchadiens, a-t-il dit.
Le coordinateur Mamadou Doudet affirme, «si certaines pensent prendre la nationalité tchadienne à Doha, nous, confiants de notre qualité des Tchadiens de souche, nous pensons que nous avons bien fait de rentrer chez nous ». Il poursuit son allocution sans langue de bois, «si certains croient que Doha c'est leur Macca ou Jérusalem, nous croyons que notre Macca et notre Jérusalem c'est le Tchad », a-t-il déclaré.
Selon Mamadou Doudet, « Doha est nécessaire pour ceux qui croient que la paix et l'avenir du Tchad vient de l'occident ou de l'Orient, mais nous, nous pensons que la paix des Tchadiens vient du Tchad et c'est au Tchad, car rien au Tchad ne se fera de l'occident ou de l’Orient » a-t-il souligné.
Le coordinateur Mamadou Danibe Doudet brandit ses 4 cartes dont celle de UFR et de RCD, il met au défi les politico-militaires s'ils peuvent présenter leurs cartes afin de prouver qu'ils appartiennent aux mouvements. Il poursuit que « les ennemis de la paix ont été fabriqués pour être politico-militaires ».
Le coordinateur dit qu'ils ont frôlé la mort durant toute leur vie. Il ajoute, « ceux qui sont morts, nous ne sommes pas plus importants qu'eux et mourir pour la juste cause c'est un honneur pour nous ».
Enfin, le coordinateur Doudet rappelle les autorités de la Transition à les considérer comme les autres politico-militaires tchadiens. Si le président de transition est encore le président de tous les Tchadiens, qu'il prenne sa responsabilité, a-t-il conclu.
Noël Adoum
Ce samedi 18 mars 2023, les journalistes des médias privés et ceux du public ont élu leurs représentants à la Haute Autorité des Médias et l'Audiovisuel (HAMA). Reportage.
Sans incident, démarré à 8h et clôt à 16h40mn, les votes des représentants de la presse privée et du public a eu lieu à la maison des médias. Dans la catégorie des représentants des médias privés, Laoro Gondjé a été reconduit avec 43 voix sur 97 votants. Zara Yacoub et Bello Bakari Mana ont obtenu respectivement 28 et 25 voix, tandis qu'un bulletin nul a été enregistré. Du côté des représentants des médias publics, Aboubakar Idriss a été élu avec 41 voix sur 61 votants. Il a devancé Yaya Mahamat Moundeï qui a obtenu 20 voix.
Enfin, pour le poste de représentant des techniciens, Ahmat Adoum Bahar a créé la surprise en remportant par une seule voix de différence. Sur 125 votants, 63 voix ont joué en faveur du premier contre Alhazam El-hadji Issaka qui a récolté 62 votants.
Aboubakar Idriss, désormais représentant des médias du public à la HAMA, se dit satisfait de la tenue et de la transparence de cette élection. Pour lui cette victoire appartient à tous les journalistes sans exception. Il relève qu'il sera le défenseur de toute la presse, des journalistes et de leur condition de travail afin que ce métier soit élevé encore au plus haut sommet.
Bello Bakary Mana, candidat perdant au compte du privé a félicité M. Gondjé et a apprécié le déroulé de cette élection et rassure malgré la défaite qu’il va continuer à défendre bec et ongles les médias privés et les journalistes en général. « Je continuerai à défendre les médias privés et les journalistes. Il faut que ça bouge, les conditions de travail et la précarité des journalistes me font hurler », a-t-il déclaré. Mme Zara Yacoub a également régi en félicitant le vainqueur.
Signalons que la HAMA est une institution clé au Tchad pour réglementation des médias et l'audiovisuel. Les représentants élus vont jouer un rôle essentiel dans la formulation de politiques et la prise de décisions pour assurer un environnement médiatique équilibré et transparent.
Abderamane Moussa Amadaye







