Boumnodji Félicité, directrice des Études de Collège d'enseignement général (CEG) de Gassi I, a été poignardée mortellement à coup de couteau, vendredi 17 dernier à Lota à une vingtaine de kilomètres sortie Est de N'Djamena non loin de Lignia. Le levé de corps a eu lieu ce matin 25 mars à l'église n°12 de Dembé dans la commune du 7e arrondissement de N'Djamena.
Selon son beau-frère, Mbaiakambeye Nathan, la directrice s'est rendue à Lota, pour inspecter et d'entretenir le verger familial. « Sur le lieu, des chèvres se sont introduits. Ils ont ravagé les arbres fruitiers qu'elle a plantés », a-t-il confié. Il ajoute, « ce n'est pas la première. Très mécontente elle a arrêté les chèvres afin de les transférer au commissariat le plus proche pour être compensé », dit-il. Toujours selon Nathan, le propriétaire des chèvres s'est opposé. Après un échange tendu, le monsieur a sorti un couteau et poignarde mortellement Félicité. Il affirme aussi que deux jeunes compagnons de la défunte présents sur le lieu ont tenté de s'opposer à cette bagarre, ils ont également été poignardés. « Pour l'heure, ils sont à l'hôpital de référence nationale pour des soins », a-t-il ajouté. Les yeux pleins de tristesse et d'émotions, M. Nathan exige, justice soit rendue.
La ministre du Genre et de la Solidarité nationale, Mme Amina Longoh Priscille, présente à la cérémonie a condamné l'assassinat de la directrice. « Cet acte est odieux, lâche et d'un autre âge », dit-elle. Elle invite la justice à jouer pleinement son rôle.
Rappelons que Boumnodji Félicité est mariée, mère de 3 enfants. Elle était institutrice avant de gravir les échelons jusqu'à son affectation au CEG de Gassi I en qualité de directrice des Études, poste qu'elle a occupé jusqu'à son assassinat.
Abderamane Moussa Amadaye
Après 3 mois des travaux de réfection payée de la poche du président Mahamat Idriss Deby Itno, la grande mosquée Roi Fayçal a ouvert ses portes ce vendredi 24 mars, premier vendredi et deuxième jour du mois de. La prière était dirigée par l'iman Ahmat Alnnour Mahamat AL-Hilou. Les fidèles étaient au rendez-vous pour l’inauguration officielle. Ils venaient de tous les coins de la capitale tchadienne, N’Djamena.
Dans son « khoutba », l’imam Ahmat Alnnour Mahamat AL-Hilou iman a souligné que la première chose que le prophète a faite à la Mecque, c'est la construction, et l'aménagement d'une mosquée. « Plusieurs appels ont été lancés pour la réhabilitation de la grande mosquée mais c'est Mahamat Idriss Deby qui a répondu à l'appel », a-t-il dit. Il enchaîne, « quiconque construit une mosquée sur cette terre, construit une maison au paradis ». Il enfonce le clou en soutenant qu’il y a ceux qui détiennent immensément d'argent mais ne peuvent pas faire un rond à la communauté. Il y a très peu qui peuvent faire quelque chose, c'est l'exemple du président de transition.
Dans son homélie l’imam a aussi exhorté les musulmans à faire bon usage de la mosquée, d’aider ceux y travaillent au nettoyage. Il invite les commerçants et d'autres personnes qui passent leur temps à la mosquée à ne pas cracher sous les tapis, cette pratique est déshonorante. « Le caractère d'un bon musulman, c'est la propriété », dit-il.
Abdelbassit Ibrahim est un fidèle musulman. « Nous avons prié le premier vendredi du mois saint du ramadan dans joyaux architectural réfectionné. Il répond aux attentes. Je dis merci pour tous ceux qui ont contribué ».
Zakaria Ramadan dit remercier celui qui a financé cette réfection. « Il ne l’a pas fait pour lui mais pour la communauté et cela sera récompensé par Dieu »
Ousmane Bello Daoudou
La construction d'un canal moderne est prévue à d'Ardep-Djoumal, un quartier de la capitale tchadienne N’Djamena afin de répondre aux problèmes des inondations durant la saison de pluie.
C'est un projet d'aménagement du canal dit des jardiniers, il est financé entièrement par l'Agence Française de Développement (AFD) et mise en œuvre par la Mairie. Ces travaux s'exécutent en 18 mois et le coût s'élève à plus de 7 milliards de nos francs. Selon les manœuvres, la construction du canal partira de derrière le lycée technique commercial pour finir au quartier Ridina. Des passerelles remplaceront des ponts archaïques.
Rappelons que N'Djamena a enregistré ses premières pluies le 21 mars dernier. Certains quartiers craignent les inondations de la saison dernière.
Mireille Kouladoum Justine
Les musulmans du Tchad ont commencé le jeûne du mois de ramadan ce jeudi 23 mars. Ils vont s'abstenir de boire et de manger pendant la journée. Durant ce jeûne à sec, l’organisme sera mis à rude épreuve. La nutridiététicienne Heloua Jean-Baptiste explique comment s’alimenter. Reportage.
Selon la nutridiététicienne Heloua Jean-Baptiste, une bonne alimentation est très nécessaire pendant le mois ramadan.
« Les repas pendant le ramadan sont au nombre de 3 comme les repas quotidiens sauf l’heure qui les différencie, mais on les ingère. Les trois repas sont, le iftar, le isha et le sahour », dit-elle
Mlle Heloua Jean-Baptiste affirme il n'est pas interdit de casser le jeûne avec de l'eau glacée, mais c'est déconseillé parce qu’elle ralentit la digestion. Il est préférable de boire une eau tiède, a-t-elle expliqué.
La nutritionniste conseille aussi de prendre pendant l’iftar de l’eau et des boissons liquides sucrées qui booste rapidement la glycémie et de le réhydrater. Les aliments à prendre sont, du lait, des dattes, la bouillie, des infusions, de la soupe, car le fait de prendre pendant l’iftar des aliments solides peut provoquer des constipations, a-t-elle souligné.
Pendant l’isba, « il faut manger des aliments riches en sucres à absorption lente, des aliments protéinés et des fruits pour compenser vos besoins en acides gras, aminés et en vitamines et minéraux » insiste-t-elle. Pendant cette période, il faut manger des céréales, du pain et tous les différents autres menus préparés en cette occasion, a-t-elle dit. Selon elle, ces aliments permettront de compenser les besoins et en même temps favoriser la réserve en nutriment du jour suivant.
Quant au « sahour », elle recommande des aliments qui permettront de stocker suffisamment d’énergie telle que la bouillie complète de céréale, des pattes, de la soupe, du pain, etc. pour combler les besoins journaliers du corps et éviter une éventuelle crise d’hypoglycémie. Elle ajoute qu'il faut également boire beaucoup d’eau et de manger des fruits et des légumes notamment le concombre, la pastèque, etc. Cela pour permettre de stocker suffisamment de l’eau afin de prévenir une déshydratation sévère. Elle appelle les jeûneurs à manger au minimum 3 dattes pour favoriser leur digestion (très riche en fibre) et compenser leurs besoins en potassium et en sodium.
Elle conclut que la consommation des aliments riches en caféine tels que le thé, le café et le coca-cola est déconseillée. « Ces aliments ont des effets diurétiques c'est-à-dire ils favorisent une importante perte d’eau par l’urine ».
Noël Adoum
Ce jeudi 23 mars 2023 est le premier jour du mois saint du ramadan au Tchad. Ialtchad Presse a rencontré le Cheichk Abdeldahim Abdallah Ousmane, vice-président du Conseil supérieur des affaires islamiques du Tchad (CSAI) dans son bureau au sein de la grande mosquée de la capitale tchadienne, N’Djamena sur les bonnes pratiques et les interdits durant ce mois saint des musulmans.
En avant de commencer Cheikh Abdeldahim Abdallah Ousmane a souhaité bon ramadan à tous les musulmans du monde en général et ceux du Tchad en particulier.
Pour lui, le Jeûne est un moment d’abstinence. « S’abstenir de manger, de boire et ne pas avoir des rapports sexuels », dit-il. Il affirme que le Jeûne est l'un de cinq piliers de l'islam. Il soutient que pour faire le Jeûne il faut d'abord être musulman, être majeur, en bonne santé, ne pas être malade mental ou malade et pour il faut rajouter pour une femme ne pas être dans sa période de menstruation. Il rappelle aussi qu’il faut avoir l'intention dès le premier jour de jeûnes de la faire durant 29 ou 30 jours.
Le Cheikh souligne également les interdits. Ils sont entre autres de s'abstenir de regarder les femmes, de les toucher, de ne pas mentir, calomnier, insultés, ni de voir les images interdites à la télé ou sur le téléphone, de ne pas penser aux femmes parce que cela cause le liquide qui sort de l'appareil génital (liquide prostatique, le sperme ). En cas de voyage, il faut reprendre le jour manqué. Il confirme que si toutes ces conditions ne sont pas respectées, le ramadan ne sera pas valide et les bénédictions en moins, les salaires et le jeûne n'est pas valides à 100%. Il demande aux chers fidèles de lire le saint coran, de participer aux prières communes, à la prière de Tarawiya et à la prière nocturne. Enfin, demande aux nanties d'aider les pauvres à la rupture du jeûne.
Ousmane Bello Daoudou
L'Association des jeunes filles mères pour l’entraide sociale et le développement à lancé le forum des filles mères ce jeudi 23 mars à la Maison de la Femme. Cette deuxième édition est placée sous le thème « Jeune fille mère, soit optimiste, ton avenir est dans tes mains ».
Ce forum est la suite de la caravane de sensibilisation des filles mères tenue du 10 février à Ndjamena, capitale tchadienne. Il a permis de recenser les filles mères dans quelques arrondissements de la ville remplie des filles mères dont 420 dans le 7e arrondissement, 310 dans le 6e, 30 dans le 5e et 347 dans le 9e arrondissement, selon le Secrétaire Général de l'association, Mme Chanki Gloria.
Selon madame Appoline Moudalbaye, secrétaire générale du ministère du Genre et de la Solidarité nationale, représentant la ministre, son département s'engage à soutenir et encourager ces filles tout en les sensibisant sous diverse forme,vu que le dossier des filles-mères est récurrent dans la société tchadienne. Elle ajoute que durant les 3 jours de ce forum, chaque participante sera optimiste et ambassadrice de sa localité pour l'amélioration de la situation de ces jeunes. « L'objectif de cette rencontre c'est d'éveiller la conscience des filles mères sur le risque de comportement de déséquilibre social et de promouvoir l'éducation, l'encadrement des celles-ci pour une intégration sociale dans la vie active », dit-elle.
Lors de cette cérémonie, quelques filles mères ont donné des témoignages de leur vécu. Elles ont également expliqué comment elles étaient rejetées par leurs propres parents. Les activités de cette deuxième édition a plusieurs activités, notamment les causeries débats autour des diverses thématiques, les conférences, les ateliers de formation, etc.
Narhinguem Anastasie
La journée internationale du travail social a été célébrée dans un grand hôtel de la capitale tchadienne, de N’Djamena sous le thème « Respectons la diversité grâce à l'action sociale commune » et le thème national est intitulé « les travailleurs sociaux tchadiens face aux défis de la diversité »
Pour Aminata Oumarou Djibrillah, la journée internationale des travailleurs sociaux est née en 1983 au siège des Nations unies à New York et célébrer chaque année le 15 mars à l'initiative de la Fédération internationale des travailleurs sociaux cette année est célébrée en différé ce 22 mars.
Pour elle, les services sociaux publics et privés fournissent des soutiens sociaux aux enfants et aux familles dans les communautés. Elle indique qu'ils jouent un rôle clé dans la prévention et la réponse à la violence contre les vulnérables. Aminata Oumarou Djibrillah dit que le thème vise à mettre en évidence l'utilité du travail des professionnels de l'action sociale en tant que force considérable pour asseoir et défendre le respect de la diversité.
Jack Boer le représentant de l'Unicef au Tchad souligne que les services de l'action sociale sont utiles pour la protection des enfants et leurs communautés dans tous les secteurs avec un système qui assure la protection sociale, la justice et la santé. Il contribue aussi à l'éducation, à la sécurité et à la gestion des risques de catastrophe. Pour M. Boer ces services favorisent le développement de bien-être des enfants et aussi à l'autonomisation des populations vulnérables.
Ousmane Bello Daoudou
Un nouveau bâtiment flambant neuf va désormais abriter le ministère des Affaires étrangères, des Tchadiens de l’étranger et de la Coopération internationale. Il est inauguré ce 22 mars dans le 1er arrondissement de la capitale, N'Djamena en présence de plusieurs autorités civiles, militaires, diplomates et du Président de Transition.
C'est un immeuble imposant non loin du ministère de la Sécurité publique et de l'Administration du territoire. Il est composé de 7 étages et un rez-de-chaussée, comportant deux bâtiments liés par une sorte de pont aérien. Il compte 138 bureaux, 20 secrétariats et 4 salles d’audience. Il dispose des grandes conférences avec deux amphithéâtres de 300 et 200 places assises et un autre de 1000 places.
Imam Afifi, président du conseil d’administration adjoint de l’entreprise égyptienne « Arab Contractors » réalisateur des travaux dit que cette œuvre est le fruit de la parfaite coopération bilatérale entre le Tchad et l’Égypte.
Le patron de la diplomatie tchadienne Mahamat Saleh Annadif invite les personnels à faire bon usage de ce nouveau bâtiment. Selon lui, la durabilité de ce siège dépend en grande partie d'eux. Le ministre des Affaires étrangères a souligné les difficultés auxquelles fait face le personnel de son ministère. « Il est important d'améliorer les conditions de travail du personnel pour un meilleur rendement », dit-il. Parmi les conditions, il a relevé le statut particulier du personnel, les nominations, la gestion administrative et financière, etc. Pour lui, le statut particulier permettra une bonne gestion de carrière des agents, pour une diplomatie plus efficace.
Abderamane Moussa Amadaye







