La cérémonie de lancement officiel des activités de la commission nationale chargée de l'organisation du référendum constitutionnel (Conarec) pour la ville de N'Djamena a eu lieu ce matin 4 avril au palais des arts et de la culture, pour la capitale N’Djamena avec un couac. Les membres n’ont pas pu être désignés faute de consensus.
Malgré la présence du ministre de la Communication, celui de la justice, du genre de la Maire de ville de N'Djamena et autres cadres publics, des leaders politiques et de la population des différents arrondissements de N'Djamena. Et après plusieurs heures d'échanges, le CONOREC pour la ville de N'Djamena la séance a été renvoyée aux consultations afin de trouver une entente pouvant aboutir à l'installation des différentes commissions respectant l'inclusivité et l'égalité
Amina Kodjiana, déléguée générale du gouvernement auprès de la Commune de N'Djamena, par ailleurs, présidente de la CONOREC souligne que l'organisation du référendum constitutionnel est au cœur des préoccupations du gouvernement. Il est une des priorités du Président de Transition. Elle a exhorté les participants à une contribution active, en mettant à profit leurs riches expériences en tant que citoyens. « L'apport de chacun serait une importance capitale pour l'atteinte des objectifs du Dialogue National Inclusif » a-t-elle indiqué.
Abderamane Moussa Amadaye
La glace en barre est trop consommée en cette période de canicule sans tenir compte des conditions d'hygiène. Fabriquée à la base de formol pour servir de rafraîchissant des boissons et à la conservation de certains produits, la glace en barre est aussi consommée directement dans les verres d’eau. La consommation de la glace en barre et des boissons en poudre ont des effets secondaires dans l'organisme selon la nutritionniste Heloua Jean-Baptiste. Reportage.
Dans certaines fabriques de glace en barre dans la ville de N'Djamena, les conditions d'hygiène sont déplorables. Selon nos sources, la glace en barre est fabriquée à la base de formol. Appelé aussi le formaldéhyde avec pour formule chimique (CH2O) méthanal ou aldéhyde formique est un liquide au goût sucré utilisé pour conserver les spécimens en étude dans les laboratoires ou pour embaumer des cadavres sont hautement toxiques et cancérigènes.
Selon la nutritionniste Heloua Jean-Baptiste, toute chose qui provient de l’industrie chimique est nocive pour l'organisme que ce soit pendant le mois du ramadan ou pas. « La glace fabriquée à la base du formol est très dangereuse pour l'organisme humain. Le formol est un composé utilisé pour la conservation des cadavres et quelques fois, pour la conservation des tissus animaux ou végétaux. Il est aussi utilisé dans la production des produits chimiques » a-t-elle martelé.
Il y a aussi la poudre pour boisson très prisée pendant le mois de ramadan, ces boissons en poudre communément appelée « Asira » sont source de plusieurs problèmes de santé. Ces boissons sont importées de Dubaï, de Turquie et d’autres pays d’Asie sont très abondantes sur les marchés et boutiques de la ville de N'Djamena. Vendues entre 50 à 200 FCFA le sachet, elles sont utilisées dans plusieurs familles modestes à la rupture du jeûne.
La nutritionniste Heloua Jean-Baptiste explique que sa consommation, pendant le ramadan, accentue le risque de développer le diabète. C’est un produit très riche en sucre simple et augmente très rapidement le taux de glycémie dans le sang. Elle ajoute, « cela provoque d'autres maladies comme l’asthme, allergie cutanée, inflammation de gorge, migraines, diarrhée, fatigue de rein ». Toujours selon elle, ces boissons sont cancérigènes et peuvent provoquer des troubles de concentration et des retards de croissance chez les tout petits.
Mlle Heloua Jean-Baptiste donne quelques solutions au sujet de la consommation de glace en barre, « pour les personnes qui n'ont pas les moyens de s'acheter un réfrigérateur, il est préférable d'acheter les jarres traditionnels pour obtenir de l'eau fraîche ou soit acheter de la glace, mais la mettre dans un plastique avant de l'introduire dans l'aliment ».
Pour la consommation des boissons en poudre, elle conseille d'opter pour les jus naturels notamment le jus de mangue, d'oseille, de bissap, de tamarin, de baobab, etc. Ces produits sont riches en fibres et micronutriments et offrent une multitude de bienfaits pour l’organisme.
Mlle Heloua Jean-Baptiste demande au gouvernement de mettre en place une législation qui interdira la fabrication et la vente de la glace à base du formol pour éviter les risques liés à la consommation de formol et elle appelle le public à ne pas consommer excessivement les boissons en poudre qui ont des effets secondaires, a-t-elle conclu.
Noël Adoum et Narhinguem Anastasie
Le renforcement de l'innovation dans l'entrepreneuriat Agro-Pastoral des jeunes et Femmes du Tchad (Renfort) a clôturé son atelier de lancement de ses activités ce mardi 4 avril dans un grand hôtel de la capitale tchadienne, N’Djamena.
Le Projet se distingue des initiatives existantes au Tchad par son orientation thermique, sa stratégie et sa portée géographique, y compris la transformation vers le système alimentaire inclusif et durable. Il indique c'est une approche intégrée, dynamique et différenciée pour la promotion des solutions numériques.
Abdoulaye Mahamoud Labite soutient que le projet Renfort contribue à l'accroissement de revenus et à la création d'emplois décents pour les femmes et les jeunes, à l'intégration économique durable dans les chaînes de valeur « agrosylvopastorales » et halieutiques.
Pour lui, il s'agit des cultures maraîchères, les céréales, la séance, les petits ruminants (embûche bovine, ovine, caprine), la volaille traditionnelle, la pêche artisanale et les produits sylvicoles (Karité, gomme arabique miel), dit-il.
Le Directeur pays, Alexandre Marini a souligné l'importance que le gouvernement tchadien attache au partenariat avec FIDA afin de maximiser les investissements en faveur des populations tchadiennes les plus vulnérables (femmes et jeunes)
Il affirme que le FIDA a investi dans 12 provinces, ce qui permettra d'exploiter les synergies envisagées avec les projets de renforcement de la productivité des exploitations Agro-Pastorales familiales et résilience. Et donnera une opportunité économique aux couches défavorisées.
Ousmane Bello Daoudou
Le Centre d'application et de prévision climatologique en Afrique a organisé le 17e forum de prévision climatique saisonnière de l'Afrique centrale ce lundi 3 avril, sous le thème « service climatique pour l'alerte précoce et pour une action rapide ». Reportage.
Le ministre de l'aviation civile et de la météorologie nationale Hissène Tahir Souguimi, dit, « l’objectif de ce forum est d'élaborer et de diffuser la prévision saisonnière objective des paramètres météorologiques pertinents notamment les précipitations, températures écoulements hydrologiques, et d'évaluer les impacts potentiels des phénomènes prévus sur les activités humaines et économiques de la région pour la saison de pluie ».
Aussi, il affirme qu’au cours de ses assises, les experts feront une analyse poussée des conditions météorologiques et climatiques afin de prévoir les variabilités pour des besoins de planification, d'adaptation aux changements climatiques et de prise de décisions opérationnelles et politiques. Il rajoute que les changements et la variabilité climatique constituent un risque majeur et permanent sur le développement durable, a-t-il déploré.
Selon lui, l'Afrique subsaharienne et particulièrement l'Afrique centrale est considérée comme l'une des régions du monde la plus vulnérable aux effets du changement climatique. Pour lui, le thème du forum révèle une importance capitale. « Cette rencontre permettra aux membres de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEEAC) de prendre des mesures d'atténuation, à l'effet de réduire les risques des catastrophes de planifier la gestion de ressources en eau, de l'agriculture et de sécurité alimentaire, de la santé de l'énergie et de l'urbanisation », a-t-il souligné.
Il rappelle que le Tchad a été confronté l'année dernière à des inondations catastrophiques sans précédent, qui ont engendré des dégâts considérables. Le ministre se réjouit que le forum consolide le renforcement des capacités des services météorologiques et hydrologiques nationaux.
Il déclare, « pour diverses raisons, nos services météorologiques et hydrologiques nationaux sont moins reconnus par le public pour ce qui concerne leur contribution au développement socioéconomique national ». Or le développement de nos pays est basé essentiellement de l'exploitation des ressources naturelles locales, est tributaire du climat, a-t-il affirmé.
Il invite les experts des services météorologiques et hydrologiques nationaux et de la sous-région à faire preuve d'assiduité dans la diffusion du résultat de la prévention consensuelle en temps réel par des canaux appropriés en vue de répondre aux attentes des acteurs de développement.
Rappelons que le 17e forum de prévision climatique saisonnière de l'Afrique centrale qui a débuté aujourd'hui prendra fin le 5 avril 2023.
Noël Adoum
Après 72 heures d'intenses travaux, le Haut Comité de Pilotage (HCP) chargé de suivi de la mise en œuvre des recommandations et résolutions du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS) a clôturé son atelier technique d'élaboration de la stratégie de suivi de la mise en œuvre des résolutions et recommandations du DNIS à l'hôtel de Mara hier samedi 1er avril. Les travaux de cet atelier ont été menés dans le calme. Il était composé de 4 groupes et du vice-président Gambaye Djerakor Armand. Reportage.
Les commissions thématiques et les sous-commissions techniques à travers des tables rondes de concertation ont organisé des séances des travaux en groupe dont chaque rapporteur est venu proposer le fruit des idées de son groupe devant toute l'assemblée réunie.
Le premier groupe est celui axé du thème, « Paix, Cohésion Sociale et Réconciliation Nationale » a été présenté par le rapporteur du groupe Gassim Chérif. Il a souligné la question de la refondation de l'armée nationale tchadienne, la création des conditions pour le retour des déplacés internes dans leurs terroirs, la commission-vérité pardon et réconciliation, l'exécution effective de l’accord de Doha, l'indemnisation des victimes de régime Habré, le rapatriement de la dépouille de Hisseine Habré, etc.
Le deuxième groupe dont la thématique « Retour à l'ordre constitutionnel » a présenté la synthèse de son travail. Il s’agit de l'organisation d'un seul référendum couplé ou seront posées la question de la forme de l'État et celle de la constitution de 1996 réaménagée, réaménager et restaurer les grandes institutions de la République conformément aux résolutions et recommandations du DNIS en mettant en place un organe de gestion des élections et le cadre de concertation politique, réviser le cadre légal régissant les partis politiques. etc.
Les deux autres groupes ont présenté la quintessence de leurs travaux devant l'assemblée notamment les thématiques gouvernance et l'État de droit, puis relance économique et l'amélioration des conditions de vie.
Après avoir présenté la synthèse de leurs travaux, le représentant de l'atelier Pr Paul Batibonak souligne que, le suivi et évaluation est un déterminant essentiel du succès de la transition. Il soutient que trois articulations, la première la phase de transition sont les conditions de son succès, la deuxième phase met en relief les contraintes techniques du suivi et évaluation tandis que la troisième phase invite à l'implication des acteurs en vue du succès de leurs exercices perçu comme condition de passage d'une transition consensuelle à une transition transformationnelle profonde. Pour lui, la priorité de la transition en cours est l'avènement d'un Tchad nouveau. Il ne suffit pas de se contenter d'une mise en œuvre approximative, sélective, superficielle, détournée, mais d'une mise en œuvre dans le respect du texte et l'esprit du consensus auxquels sont parvenus les participants aux différents dialogues. La gouvernance du système et sa capacité restent au cœur et au regard du système d'évaluation.
Le vice-président Gambaye Djerakor Armand dans son mot de clôture, rappelle les trois images que Pr. Batibonak a utilisé, notamment la boussole ou le repère pour la marche vers les objectifs convenus, le gouvernail pour les ajustements du trajet, et la courroie de transmission sans laquelle un moteur ne saurait se déployer. Il ajoute que ces images fortes et simples devraient rester vives dans nos esprits pour nous rendre sensibles à notre mission celle de rappeler la destination, suggérer des ajustements au gouvernail et demeurer courroie de transmission entre les organes en charge de cette transition. « Nous devons jouer notre rôle de boussole face à cet engagement » a-t-il dit.
Noël Adoum
L'ancien Premier ministre Pahimi Padacké Albert a présenté son livre intitulé « l'Afrique empoisonnée, pathologie et thérapie de conflits » cet après-midi dans la salle de multimédia du Centre d’Études et de Formation pour le Développement (CEFOD) dans le 3e arrondissement de la ville de N’Djamena.
Ce livre paru aux éditions l'Harmattan est subdivisé en 15 chapitres et composer de 250 pages qui parle des conflits en Afrique et est préfacé par le professeur des universités, agrégé en sciences politiques Bertrand Badie.
Dans ce livre l'auteur raconte la sociologique politique des conflits et aussi les enjeux économiques de ces antagonismes. Il décrit les facteurs et les indicateurs des tensions, ensuite la souveraineté et l'ingérence dans ces pays.
Pahimi Padacké Albert propose de pistes de solutions qui sont entre autres une alternance politique avec la limitation de mandat sans la modification de la constitution.
Pour lui, il faut revoir le système de gouvernance dans la justice, l'égalité et l'équité afin de bâtir un climat de confiance.
Enfin, il demande aux dirigeants africains une indépendance des ressources économiques avec une bonne gestion afin de promouvoir la bonne gouvernance.
Ousmane Bello Daoudou
Le Directeur de Publication et fondateur du journal arabe, Presse 235, Assafi Mahamat Adam a été brutalisé et son matériel de travail confisqué près du marché de Diguel dans la commune du 8e arrondissement de N'Djamena ce soir, 1er avril 2023 par la police municipale.
Contacté au téléphone, Ali Moussa Ali, secrétaire de rédaction de cette presse a indiqué que M. Assafi, par ailleurs Directeur de Publication était ce soir au marché de Diguel près de l'échangeur, lieu où il fut brutalisé par la police municipale. Il affirme qu'Assafi voulait couvrir la densité de la circulation de la soirée en ce mois de ramadan dans ce chassé-croisé un peu avant l’Iftar (fotour) où il difficile de circuler. « Quelques minutes après l'installation de son matériel de travail, des municipaux se sont rapprochés de lui. Ils lui interdisent de filmer ». Ali ajoute, « malgré le fait qui leur ai présenté sa carte de presse, ils étaient catégoriques. Ils ont arraché de force les matériaux composés d'un trépied, de caméra, du micro et de son téléphone Android portable de marque Samsung », a soutenu le secrétaire de rédaction à Ialtchad. Il souligne aussi que lorsque M. Assafi voulait joindre le Président de l'Union des Journalistes du Tchad (UJT) Abbas Mahmoud avec son petit appareil pour lui expliquer les faits et les circonstances auxquelles ils se trouvent, « ils se sont déchaînés une fois de plus sur lui. Ils ont arraché son téléphone de force et molesté ».
Contrairement à ce qui circule sur le Net, le Secrétaire de Rédaction de presse 235 affirme que M. Assafi n'a pas été emprisonné, « il a regagné sa famille, mais avec des douleurs. C'est inadmissible et ignoble, l'acte posé sur un journaliste en fonction », a-t-il confié. Selon nos sources, les matériels confisqués seront rendus au journaliste demain.
Abderamane Moussa Amadaye
La plateforme Jeunesse patriote pour un Apport Citoyen à la Transition « JPACIT » a lancé officiellement ses activités ce 1er avril au siège de Conseil National de Jeunesse du Tchad (CNJT) à N'Djari dans la commune du 8e arrondissement de la capitale tchadienne.
Ousman Abbas, Coordonnateur du JPACIT, « la plateforme a pour mission de contribuer à l’exercice d’une citoyenneté fondée sur l’amour de la patrie afin de promouvoir l’excellence et le leadership en faveur de la refondation et du développement du Tchad ».
Pour lui, deux raisons principales justifient la création de cette plateforme qui se veut citoyenne et d'intégration de la jeunesse dans le processus de la deuxième phase de transition en cours. Il relève tout d'abord l’incivisme en milieu jeune, qui s’explique par le comportement déviant de la jeunesse, «on assiste de plus en plus, à une déperdition des valeurs sociales caractérisées par une montée de l’incivisme, et de la justice privée, des actes de vandalisme, d’un manque d’intérêt pour la chose publique, au non-respect de l’autorité de l’État, de l’intolérance», a-t-il précisé. Toujours selon lui, « chaque jour que Dieu fait, les violences ne cessent de croître, des chaînes de radio et de télévision nous rapportent chaque jour des scandales, des évènements qui font état d’actes d’incivisme notoire et qui impliquent des jeunes scolaires...il est important de mieux cerner un tel phénomène, d’en rechercher les causes profondes en vue d’y remédier dans la mesure où la cohésion sociale et l’unité nationale en dépendent», dit-il.
Ensuite, M. Ousman Abbas explique que la seconde phase de transition exige l'implication effective de la jeunesse pour le suivi des résolutions, recommandations du dialogue national inclusif et aussi du processus à un retour pacifique à l'ordre constitutionnel. Il indique qu'il est important d’initier des actions de conscientisation et de sensibilisation des jeunes à travers des projets et programmes visant à les aider à acquérir une compréhension éclairée sur le processus de la transition en cours, l’éducation à la citoyenneté, y compris les répercussions de l’incivisme et l’importance d’une citoyenneté de qualité dans le développement de notre pays, a-t-il conclu.
Abderamane Moussa Amadaye







