vendredi 23 octobre 2026

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À l'approche de la fête du ramadan, les couturiers appelés « tailleurs » sont très sollicités. Ils se plaignent de la coupure intempestive d’électricité. Ialtchad Presse fait réagir les couturiers. Reportage.

A quelques jours de la fête du ramadan, les fidèles musulmans se préparent à la grande fête de la Eid al fitir consacrant la fin du ramadan. Ils vont s’acquérir de nouveaux habits chez les couturiers du coin. Du grand marché, en passant par le marché à mil, marché de Dembé, marché Adala ainsi que le marché de Diguel, l'ambiance est la même, les ateliers de couture sont saturés d'habits.

Mahamat Saleh Amine Hassaballah diplômé en droit privé et couturier, chaque chose demande une organisation, certains clients sont dernière minute. Parmi ces clients figure des frères, des amis et des connaissances qui déposent leurs tissus avec un retard et veulent récupérer au plus vite possible. M. Mahamat Saleh dit être submergé de demande. Il dit avoir reçu plusieurs bandes de tissus, « chaque jour, je travaille jusqu'à 3h du matin avant de prendre quelques heures de repos », a-t-il affirmé. Il poursuit, « notre réel souci c'est le délestage, à chaque coupure de courant, on enchaîne directement les travaux avec le groupe électrogène jusqu'à l'aube», a-t-il souligné.

Mahamat Abdelhamid couturier à Mardjandafak affirme que le prix a baissé, mais le rythme du travail reste le même que celui de l'année dernière. Il coud les habits selon la valeur du tissu parmi lesquels trouve le tissu Gezner qu'il coud à 15 000 FCFA, pour les simples tissus ordinaires, le prix diminue. En deux semaines, il affirme avoir reçu plus de 700 tissus de différentes couleurs et qualités à coudre. « Nous sommes sous pressions et le téléphone ne cesse de sonner matin, midi et soir. Nous donnons un rendez-vous de 3 jours à chaque client pour venir récupérer son habit. Nous faisons de notre mieux pour satisfaire nos clients ». Selon lui, ils travaillent presque 24h/24. « La seule difficulté qu'ils rencontrent c'est celle du délestage d'électricité ».

Selon Abakar Haroun Djarma couturier, pour le moment le travail avance parfaitement bien sans difficulté. Selon lui, d'ici jeudi, il finira de coudre tous les tissus de ses clients déposés chez lui. « Nous donnons un délai d'une semaine ou de 10 jours, nous travaillons jours et nuits pour satisfaire nos clients ». Pour les anciens clients, il coud le tissu express au prix ordinaire qui est de 7 500 FCFA, mais par contre pour les nouveaux clients qui arrivent, la couture express est à 15 000 FCFA, a-t-il affirmé.

Mahamat Danna Mahamat brodeur de profession, affirme que cette année il y a pas assez des difficultés. « L'unique difficulté est la société nationale d'électricité avec ses délestages intempestifs ». Il ajoute qu'il taxe les broderies selon la qualité du tissu, il y a le modèle CMT  ( Conseil militaire de transition) qu'il fait à 15 000 FCFA et 20 000 avec le chapeau. Le délai est  d'une semaine pour chaque client, a-t-il conclu.

Noël Adoum

À quatre jours de la fête du ramadan, clients et vendeurs se bousculent dans nos marchés pour les préparatifs du grand jour. La rédaction était ce lundi 17 avril aux deux plus grands marchés de la capitale, N’Djamena. Reportage.

Les deux marchés étaient bondés de monde, même dans les allées les gens étaient serrés comme des sardines, les mégaphones des vendeurs à la criée égrainaient les prix des articles. Khadidja Moussa est vendeuse de « Kake », « j'ai des biscuits, du kiréba, du Kake nayeb, etc ». Le petit seau est à 2500 F CFA, le moyen à 5000 F CFA. Selon elle, cette année les ventes sont timides contrairement aux années précédentes, la montée des prix de la farine n’a pas aidé, mais nos prix n'ont pas changé pour maintenir nos clients, dit-elle.

Elle affirme acheter un sac de farine à 30 000 F CFA, elle fabrique les différentes variétés et fait un bénéfice de 5 000 F CFA. Elle souligne que l'argent ne circule pas, les clients n'ont pas d'argent donc «

Aicha Hassane à 8 ans de métier dans ce business.  « Alhamdoulillah pour cette année par rapport aux années antérieures ». Elle a différentes quantités, celle de 3 500 en passant par 5000 et le gros à 10 000 F. Elle soutient qu'il y a engouement, les clients viennent prendre après avoir faire un tour du marché. Cette année le marché est acceptable malgré l'augmentation du prix de la farine, confirme- t-elle.

Ousmane Bello Daoudou

Lors d'un point de presse animé ce matin, 17 avril à Walia dans la commune du 9e arrondissement, la plateforme de promotion culturelle et de sensibilisation, Yedji Com lance la première édition , «Walia's Life» pour promouvoir les talents des jeunes.

Madjianouba Jonathan, commissaire Général de Walia's Life dit que cette activité est placée sous le thème « Culture: vecteur d'unité, de changement de comportement et de développement ». Elle indique que c'est un évènement socioculturel, éducatif, de divertissement et de valorisation des talents jeunes du 9e arrondissement de N'Djamena. Il affirme, « ce cadre nous servira de tremplin d'émancipation socioculturelle...afin de vulgariser le message de paix, du vivre-ensemble,et lutter contre les maux qui minent la jeunesse ».

Selon lui, Walia's Life signifie en français la vie à Walia qui veut dire que les jeunes ont une mode de vie exceptionnelle, audacieux, solidaire, talentueux, mais qui manque un cadre d'expression de leur talent et qui deviennent esclaves des boissons frelatées et autres stupéfiants nuisibles à la santé, dit-il. Pour Jonathan , le projet a pour priorité d'offrir un cadre idéal aux jeunes d'exprimer leur passion et d'extérioriser leur talent. il indique que plusieurs activités seront organisées pour cette première édition notamment une opération de salubrité dans les écoles et institutions publiques du 9e arrondissement, une caravane de dépistage volontaire du VIH/SIDA, une exposition vente, un concert géant, etc. « Pour cette première édition, nous attendons 7000 spectateurs, 15 exposant(e)s, 25 artistes, 500 personnes à dépister sur deux jours », a martelé M. Jonathan.

Pour rappel, la première édition Walia's Life se tiendra du 13 au 14 mai 2023. Elle va se dérouler exclusivement dans la commune du 9e arrondissement de la capitale tchadienne, N'Djamena.

Abderamane Moussa Amadaye

Le Réseau des leaders jeunes pour la paix et la cohésion sociale (RIJPCS) a organisé cet après-midi du 15 avril à la maison des jeunes de Walia, dans la commune du 9e arrondissement de N'Djamena une compétition inter-établissement sous le thème, « redynamiser chez les jeunes l'élan de la paix, de la cohésion sociale et encourager le vivre ensemble, présent et futur ».

Au total 30 établissements scolaires du public et du privé prendront part à cette compétition qui va se dérouler chaque week-end, dit le président du RIJPCS, Dobah Peter. « Cette initiative comprend un jeu d’art oratoire, de la gastronomie, de la danse, etc. et est baptisée « Koulina sawa » en arabe local », dit-il. Il explique que cette initiative est née à la suite d’un constat amer en milieu jeune. « Nous, jeunes du 9e arrondissement, sommes désunis, divisés et manipulés. C'est ce qui explique le retard de notre commune », a-t-il lâché. Il poursuit, « face à ce retard et à la désunion, nous avons décidé de lancer cette activité pour encourager la jeunesse à aller au-delà de leur divergence et unifier les jeunes de cette commune qui nous est chère afin de bâtir un 9e que nous désirons », a-t-il confié.

Mahamat Saleh Yerima, maire de la commune du 9e arrondissement, présent à la cérémonie salue l'initiative entreprise par le RIJPCS. « Cette initiative mettra en compétition les talents des élèves. J'ose espérer qu'il ne s'arrêtera pas seulement en 3 mois, mais continuera jusqu'à 30 ans », a dit le maire tout souriant sous une pluie d’applaudissements. Il rassure les organisateurs en disant que la commune du 9e appuiera cette compétition, « je m'engage à soutenir cette activité fédératrice à tous les niveaux et aussi en organisant à la fin une cérémonie de grande envergure pour primer les gagnants », a-t-il promis. Le maire poursuit, « aujourd’hui à N'Djamena, on ne peut pas parler de la jeunesse sans parler de vous, ceux du 9e. Vous avez du talent à tous les niveaux. Dorénavant, comptez sur nous. La mairie va vous accompagner dans toutes vos activités », a-t-il conclu.

Abderamane Moussa Amadaye

Mme Bartchiret Fatimé Zara, Maire de la ville de N’Djamena a effectué une visite sur les différents sites de chantier des travaux pour s'enquérir de l'évolution et de voir la situation en prévision ce samedi 15 avril dans la ville de N’Djamena.

La première étape était le 1er arrondissement sur le grand caniveau de Carkandjeri en voie de dégradation puis Dalo sur les berges du Chari.

 Les autres étapes ont été Djambalbar dans le 2e arrondissement en passant par Sabangali dans le 3e arrondissement, Gassi, Maidjafa et Chari Mongo dans le 7e arrondissement, « le résultat est satisfaisant » confie Mme Bartchiret Fatime Zara.

Elle affirme « l'objet de ces visites est de s'enquérir de la situation en prévision de la prochaine saison de pluies ». Selon elle, les travaux de débouchage des exutoires fermés à l'occasion de la montée des eaux et les travaux de maintenance des stations de pompage doivent être prêts. Elle soutient qu'il y a environ 19 exutoires le long du fleuve Chari qui sont en réparation et seront opérationnelle. Elle ajoute aussi que le curage de caniveau a démarré très tôt cette année afin d'éviter des surprises.

Pour Mme Bartchiret Fatime Zara cette sortie a permis de constater les travaux engagés et les apprécier. « Cette tournée leur a permis de vérifier, d'apprécier les travaux de reprofilage des rues en terre et le colmatage des nids de poule sur les voies bitumées et non bitumées afin de permettre à la population de circuler en toute sécurité même en saison de pluies ».

Désiré Gapili, Directeur de la voirie, soutient qu'une équipe technique a été mise en place, elle est chargée de réceptionner les travaux, de les voir sur le terrain si les travaux sont réalisés selon les règles de l'art, a-t-il dit.

D'une manière générale 12 avenues, 2 rond-point et 19 exutoires ont bénéficié de ces travaux pour rendre fluide la circulation afin de faciliter à l'amélioration des conditions de vie des populations de la ville de N’Djamena.

Ousmane Bello Daoudou

Le mois de jeûne musulman est une période pendant laquelle les fruits sont consommés en grande quantité par les jeûneurs. Les vendeurs tirent leur épingle du jeu dans les rues de la capitale tchadienne. La rédaction est allée à la rencontre de ces vendeurs de fruits. Reportage.

Les étals de vente de fruits dans les artères de la ville de N'Djamena se sont multipliés depuis le début du mois de ramadan. De Dinguessou en passant par N'Djari, Amriguebé, Rue de 40 m, Diguel, Farcha ou encore Chagoua des tables juxtaposées sous forme d'armoire servent aux vendeurs un lieu confortable d'exposition des fruits de toute nature.

Remadji Dénis diplômé en électromécanique, vendeur de fruits sur le boulevard Maréchal Idriss Deby Itno dans le 6e arrondissement de N’Djamena. Il dit se lancer dans ce business depuis bientôt 2 ans. Il indique que la vente des fruits est rentable durant la canicule et plus encore lors de ce mois de ramadan. Remadji relève qu'après la fin de ses études supérieures, il n'a pas eu une chance d'intégrer le marché de l'emploi, « alors j'ai décidé de me lancer dans la vente de fruits », dit-il. Il précise tout de même que malgré les difficultés et l'importation qui revient cher, en cette période de carême sèche, la vente est viable. « Nous vendons plus de 50.000 FCFA par jour. On ne se plaint pas.  Dieu merci », confie Denis. Au sujet des ventes de fruits, il a précisé que le prix varie d'un produit à un autre, de sa qualité et de son d'acheminement. « La mangue du Tchad est vendue à 100 FCFA la pièce, la mandarine importée du Cameroun est vendue 3 à 1000 FCFA, l'ananas à 1500 FCFA, la pomme de France à 1000 FCFA la pièce gros calibre, 500 FCFA le moyen et 3 à 500 FCFA le plus petit », a-t-il expliqué.

Mbodou Ali, lui aussi vendeur à proximité du rond-point Adoum Tchéré dans le 4e arrondissement. Il s'est livré à notre micro. Pour lui, la vente de fruits est rentable malgré les tracasseries des agents municipaux, dit-il. M. Mbodou souligne que la plupart des fruits viennent de l'Afrique du Sud, du Cameroun ou encore de l'Italie. « Ça nous vient à un coup un peu élevé, mais nous essayons toujours de nous adapter en fonction des clients ». Il ajoute, « ici le marché est bien. Nous pouvons vendre entre 100.000 FCFA à 150.000 FCFA voir plus par jour », a-t-il glissé d'une base voix.

Pour la nutritionniste, Heloua Jean-Baptiste, en ce mois de carême sèche, aucun fruit n'est défendu. Cependant, elle conseille de privilégier la consommation des fruits riches en eaux pour favoriser une réserve en eau et limiter la déshydratation sévère pendant la journée. « Pendant cette période, il est préférable de limiter la consommation des fruits séchés, car ceux-ci sont pauvres en eau et concentrés en micronutriments », dit-elle. Au sujet de l'hygiène, elle indique que la plupart des fruits vendus sur le marché sont défavorables. « Ils sont exposés », a-t-elle souligné. Elle ajoute, « les fruits vendus sur nos marchés ont une hygiène douteuse alors pour assurer une meilleure hygiène de nos aliments, je conseille tout d'abord aux consommateurs de bien laver les fruits avec une eau potable avec de la javel avant toute consommation ». Selon la nutritionniste, il est aussi indispensable aux vendeurs de laver et couvrir les fruits vendus avec un léger tissu pour limiter les contaminations. « En appliquant ce conseil, ils vont préserver non seulement la santé du consommateur, mais aussi celle de leur entourage et éventuellement leur propre santé », conclut-elle.

Abderamane Moussa Amadaye

A une semaine de la fin du mois de Ramadan, l'association Green Chad a organisé ce 14 avril au quartier Sénégalais dans la commune du 4e arrondissement de la capitale un iftar collectif.

Abdallah Soumaine, président de l'association relève que le mois de Ramadan est un moment de partage et de solidarité. Selon lui, c'est dans cet esprit que cet iftar est organisé dans l'objectif de fédérer les cœurs des Tchadiens pour un lendemain meilleur, dit-il. Pour le président, le mois de ramadan est la période l’idéale pour unir la jeunesse, casser les barrières et construire l'amour. Il affirme que l'objectif de cet iftar « est de conduire la jeunesse tchadienne au-devant du grand chantier du vivre ensemble », a-t-il indiqué.  Toujours selon lui, d'autres associations sœurs ont pris part à cette initiative, notamment l'association pour la sensibilisation et la scolarisation des jeunes tchadiens (ASSJT) qui milite pour l'éducation des jeunes et surtout les filles, l'association-école verte qui milite en faveur de l'environnement. Pour Abdallah, les jeunes dans leur diversité doivent converger leur force pour relever les défis auxquels fait face le Tchad à l'exemple de l'éducation, l'environnement, l'égalité de chance, la justice, l'accès à l'emploi, etc. « Lorsque les hommes fédèrent leur force, nous pouvons même déplacer des montagnes par la grâce de Dieu », a-t-il confié. Ahmat Tanguir, Président de l'ASSJT dit touché par le geste de l'association Green Chad. « Nous saluons cette initiative qui a réuni un grand nombre d'associations. Elle est à saluer. Nous devons converger nos forces afin de rendre l'impossible, possible », a-t-il indiqué.

Murielle Ndogmane, salue l'initiative qui vise non seulement à fédérer les forces des associations, mais aussi celle des Tchadiens issus de différentes religions. « Une telle initiative permettra de casser les barrières et la perception qu'on a de l'autre. C'est vraiment un moment de partage qui nous permet de nous connaître plus sans aucune barrière. Que de telles initiatives se perpétuent au nom du vivre ensemble et l'amour du prochain », a-t-elle conclu.

Abderamane Moussa Amadaye

À l’approche de la fête du ramadan, les préparatifs vont bon train. Dès 8h, ce vendredi 14 avril, sur les grands axes et avenues en passant par les grands et petits marchés de la capitale tchadienne, N’Djamena, de nombreux commerçants étalent des chaussures en vente. Reportage.

À une semaine de la Eïd Al Fitr, les vendeurs ambulants des chaussures tentent de tirer leur épingle du jeu en s’installant aux bords des grandes avenues. Ils sont nombreux à faire des affaires par exemple sur l'avenue Nimery jusqu'au grand marché de N'Djamena.

Mbaïhodji Francis, diplômé sans-emplois est vendeur des chaussures. Il affirme qu'à l'approche de la fête, il vend des chaussures pour subvenir à ses besoins. « C'est la raison pour laquelle à l'approche de la fête du ramadan, on sort pour faire quelques jours afin de vendre les chaussures et une fois fini on rentre chez nous », a-t-il martelé. Il ajoute que le début est toujours difficile, mais c'est à la veille de la fête que les clients se bousculent. M. Francis soutient qu’ils font face aux tracasseries des agents municipaux. « Ces agents municipaux prélèvent 3000 FCFA sur chaque bâche ou chaque table. Ils le font chaque année. Une pratique injuste », a-t-il dit.

Loroi David vendeur des chaussures depuis 2019, « la vente des chaussures est rentable. C’est payant, les chaussures appelées maréchal on l’achète au prix de 5000 FCFA en gros et on le revend à 6000 FCFA. Bénéfice net de 1000 FCFA ». Il affirme que s’installer au bord du goudron est un grand risque, mais il n'a guère le choix.

Arrive le client Acyl Koré Acyl qui trouve que les prix des chaussures dépendent des commerçants. « Certains augmentent les prix pour avoir plus de bénéfices. D’autres baissent les prix. C’est abordable par rapport à l'année passée. Je suis satisfait ».

Un autre client Mahamat Habré Kékéchi, trouve que le prix est abordable, mais tout dépend du vendeur. « Il y a des vendeurs qui triplent les prix ordinaires, mais tout dépend de la discussion entre le vendeur et l'acheteur pour trouver un compromis ». Selon lui, les acheteurs doivent aussi réfléchir pour ne pas rabaisser le prix et casser le bénéfice du vendeur. Il interpelle les commerçants à vendre de la qualité et non de la quantité.

Noël Adoum

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