vendredi 23 octobre 2026

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C'était au cours d'une conférence de presse animée ce 8 avril au Centre d'Études pour la Formation et le Développement (CEFOD) que l'artiste Nguëta Alhasko Alfred alias N2A Teguil a plaidé auprès des autorités de transition pour le retour des exilés des tristes évènements du 20 octobre qui trouvent refuge en Afrique de l’Ouest ou ailleurs. Reportage.

 C’est avec l’appui de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) que l'artiste a échangé avec la presse sur ses intentions comme porte-voix du peuple et défenseur des droits humains, dit-il. Il affirme que depuis les évènements du 20 octobre, certaines personnes ont été contraints à l'exil. Il soutient qu’ils méritent mieux et ont droit comme tout autre citoyen de rentrer chez eux et vaquer normalement à leurs occupations. Pour N2A, la solution aux problèmes tchadiens demeure le dialogue, « cela n'est possible qu’avec le retour au bercail de ses exilés », a-t-il confié à la presse. Selon lui, on ne peut pas renvoyer un enfant de la concession parce qu’il a commis une gaffe, « on le conseille ou on le corrige, mais jamais le renvoyer », a-t-il expliqué.

L'artiste N2A affirme que rien ne peut justifier l'exil forcé de certains à cause de leurs opinions politiques. « On est en sécurité chez soi. On doit régler nos différends entre nous et l’État doit favoriser le retour de ces derniers sans condition pour ne pas masquer sa volonté de réconciliation nationale et de la paix définitive, quelle que soit l’agitation de ton fils, il reste toujours ton enfant », a-t-il laissé entendre. Au sujet des autres exilés en dehors du 20 octobre, l'artiste dit ignorer les raisons de leur départ. Donc, il ne sera pas leur porte-voix.

Pour rappel les exilés dont l’artiste plaide le sort, sont ceux qui ont quitté le Tchad au lendemain des événements du 20 octobre qui ont fait plus de 100 morts selon le rapport de la CNDH, des milliers de personnes arrêtées et des disparus.

Abderamane Moussa Amadaye

L'association des victimes de crimes du régime de Hissein Habre (AVCRHH) a tenu une conférence de presse ce samedi 8 avril 2023 dans son siège au quartier Chagoua du 7e arrondissement pour annoncer le verdict du procès qui leur opposé avec ex-président Clément Abaifouta. Selon l’association, le juge de la 2e chambre près le Tribunal de Grande Instance de N’Djamena a rendu son verdict. M. Abaifouta doit restituer tous les biens en sa possession. « Les victimes par leurs ténacité, persévérance et solidarité durant tout ce processus ont réussi à arriver à ce résultat », dit l’actuel président Adoumbaye Dam Pierre.

Il soutient que la plainte avait été adressée le 23 décembre 2022 pour cause de malversation financière, escroquerie, coup et blessures volontaires, agressions physiques, menaces, harcèlement sexuel, mauvaise gouvernance et violation du siège et trouble à l'ordre public.

Toujours selon M. Adoumbaye, les victimes de N’Djamena comme ceux des provinces étaient unanimes avaient été convoquées le 02 décembre 2022, à l'issue de cette Assemblée générale un nouveau bureau a été élu pour donner un nouveau mandat et revendiquer l'indemnisation des victimes.

Rappelons que l'association des victimes des crimes du Régime politique (AVCRP) a vu le jour en 1992 et a connu durant son parcours plusieurs mutations pour devenir AVCRHH en 2010 suivant avec autorisation de fonctionner délivrée par le ministère de l'Administration du territoire.

Ousmane Bello Daoudou

Ce vendredi 7 avril 2023 aux environs de 15 heures, un drame s'est produit à Toukra dans la commune de 9e arrondissement de la ville de N'Djamena où 6 jeunes sont morts de façon inattendue dans un puisard nouvellement construit. L'équipe de la rédaction s'est rendue sur le lieu pour faire le constat et interroger les témoins.

Les témoignages recueillis sur place révèlent que ces jeunes étaient descendus dans le puisard pour vider l'eau d'inondation qui s'y trouvait à l'intérieur. Tout a commencé par la moto pompe lorsque l'eau coulait lentement, le premier est descendu dans le puisard pour nettoyer le bout de la moto pompe et n'a plus donné signe de vie.

Un sexagénaire Tamdjim Amine ancien douanier témoigne, « l'un parmi ces jeunes était descendu à 13h pour curer le fond du puisard, mais n'a plus fait signe aux autres. Quelques minutes après, l'autre était descendu pour voir ce qui se passe, lui également n'a plus répondu, or ils sont restés asphyxiés dans le puisard. Une fois compris qu'un danger se trouvait au fond de ce puisard, les autres en voulant secourir, ont réussi à repêcher les deux corps sans vie précédents, et eux à leur tour sont tombés dans le même piège », a-t-il déploré.

 Il ajoute que tous les habitants ont commencé à hurler dans le quartier et s'exclamer «au secours », M. Tamdjim Amine dit s’être déplacé pour voir ce qui s'est passé. D'autres témoins sur place lui ont dit qu'il y a des morts dans le puisard. Après son intervention, Il a réussi à repêcher les 4 corps sans vie dans un puisard de 6 mètres dont la moyenne de l'eau s'arrête aux genoux. Vu son état de la fatigue extrême, Il est allé à l'hôpital pour prendre les injections et quelques comprimés, a-t-il affirmé.

Le bilan fait état de 6 morts. Parmi ces jeunes il y a Samuel, Rim, Kavogo Tchoumoun Abbas étudiant en Master 1 à l'Université de Ngaoundéré au Cameroun.

Des corps ont été transportés à la morgue par la gendarmerie. La personne qui avait engagé ces jeunes pour évacuer l'eau du puisard est actuellement entre les mains de la police au CSP17.

Noël Adoum

A l'occasion du mois du ramadan, l'association des femmes pour la paix et la sensibilisation au Tchad (AFPST) a organisé un iftar collectif ce 7 avril au sein de la commune du 2e arrondissement de la capitale tchadienne, N’Djamena. 150 plats ont été distribués aux différentes couches invitées à cette œuvre de charité.

Achta Adoum Bichi, présidente de l'AFPST relève que cet iftar consiste à ressembler non seulement les musulmans, mais les Tchadiens dans leur généralité, « le ramadan, c'est un mois de partage et il est fortement recommandé de partager le peu qu'on a avec nos frères et sœurs », dit-elle. Mme Achat estime qu'il est important en ce temps particulier de se réunir, d'écouter la parole de Dieu et d'éclairer nos frères et sœurs de l'importance et le rôle de la femme dans la société et son apport dans la consolidation de la paix et la construction du développement. Toujours selon elle, le ramadan est un mois sacré pour les frères musulmans, à ce titre elle les invite à poser des actes positifs. Celui d'aider les démunis en organisant des iftar, prêcher les valeurs de l'unité, de la concorde, de la justice ou encore de la paix, a-t-elle indiqué.

Fatimé Amsissane Lamana, Conseillère nationale qui était présente, félicite et encourage l'initiative de charité organisée par l'AFPST en ce mois de ramadan à l'endroit des Tchadiens sans aucune exception. « C'est un mois saint, béni où nous devons partager ce qu'on a et assister aux nécessiteux », a-t-elle confié.  Elle ajoute, « nous nous pensons que ce moment doit-être plus culturel, celui d'être ensemble, d'être au côté de notre prochain, de prêcher la bonne parole, d’assister les nécessiteux, etc. », a-t-elle laissé entendre.

Rappelons que cet iftar a été organisé par l'association des femmes pour la paix et la sensibilisation au Tchad (AFPST) en partenariat avec le ministère du Genre et de la Solidarité nationale et la maison des femmes.

Abderamane Moussa Amadaye

Dans un communiqué publié mardi 4 avril 2023, le 1er vice-président chargé des relations extérieures et de la communication, porte-parole du Parti Union Nationale de la Démocratie et le Renouveau (UNDR) Célestin Topona Mocna dénonce le comportement des militants du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) qui met le bureau de la Commission Nationale Chargé de l'Organisation du Référendum constitutionnel (CONOREC). Le porte-parole du parti MPS Jean Bernard Padaré n'a pas tardé à se justifier dans un communiqué publié hier. Reportage.

Pour Célestin Topona, depuis plusieurs semaines déjà, le MPS envoie des délégations sillonner les provinces pour mettre en place les bureaux de la CONOREC composée presque exclusivement de ses militants sans attitude de consensus entre les acteurs de la transition. Il affirme qu'une telle pratique qu'on croyait révolue risque d'entraîner des conséquences dommageables sur la suite du processus électoral. Notamment le référendum constitutionnel en préparation, a-t-il dit. Il poursuit, l'UNDR estime que les consultations référendaires constituent le premier acte qui sera posé par les autorités de la transition pour confirmer l'application des décisions du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS). Il sera fâcheux qu'un des éléments principaux de cette phase charnière de recherche de la paix ne puisse pas être en phase avec l'esprit de la transparence. La refondation du pays est un acte de nationalisme qui doit engager toutes les forces sociopolitiques, a-t-il souligné.

Il poursuit, en conséquence de quoi le bureau exécutif de l'UNDR prend à témoin l'opinion nationale et les partenaires qui ont encouragé les Tchadiens a enterré la hache de de guerre, que quelque chose de malsain se trame et risque de ressusciter les pratiques qui ont plongé le Tchad dans les ténèbres. Par sa voix, l'UNDR demande aux autorités de transition de prendre urgemment des mesures pour que la sérénité s'impose dans le pays entre organisations politiques et la société civile pour le succès de la transition.

Le Secrétaire de Mouvement Patriotique du Salut (MPS) Jean-Bernard Padaré exprime son étonnement et son incompréhension à la suite de la publication du communiqué de presse publié par UNDR relatif au processus de mise en place de démembrement de la Conorec, dans les provinces. Pour lui, le MPS ne se livre à aucune action frauduleuse ou contraire à l'esprit des directives du gouvernement de transition. Il ajoute que le MPS comme toute formation politique organisée et travaillant avec méthode et efficience accomplit simplement sa mission en optant pour la formation et la sensibilisation de ses militantes et militants eu égard aux directives liées à l'organisation et à la composition des structures provinciales de la CONOREC, a-t-il martelé.

Il est prévu des places pour des partis politiques dans la composition des démembrements de la Conorec  dans les provinces et les départements. Il a illustré la commission provinciale composée de 13 membres, dont 6 membres désignés parmi les chefs de service déconcentrés de l'État. Il y a 3 représentants des partis politiques et 3 représentants de la société civile. Suivant la proposition du gouverneur qui est président de la Conorec départemental, a-t-il souligné.

Au niveau départemental, la Conorec est composée de 11 membres, dont 7 membres désignés parmi les chefs de service déconcentré, de l'État (suivant proposition du préfet) 4 représentants des partis politiques et 3 représentants de la société civile dont la présidence est assurée par le préfet, a-t-il dit.

Quant au niveau sous-préfectoral, la commission est composée de 11 membres et présidée par le sous-préfet et comprend en outre 10 membres choisis parmi les fonctionnaires de l'État.

Le secrétaire général de MPS se dit surpris par l'attitude incompréhensible de L'UNDR qui pouvait également faire monter d'anticipation et de responsabilité en menant la même action sur le terrain. Il souligne que L'UNDR comme le MPS sont pour l'État unitaire décentralisé. Il invite L'UNDR a plus de retenue et de sagesse, a-t-il conclu.

Noël Adoum

Le Groupe de Concertation des Acteurs politiques GCAP a organisé une conférence de presse ce jeudi 6 avril dans la salle de conférence de la Fm Liberté dans le quartier Chagoua du 7ème arrondissement.

Un panel de trois acteurs politiques MM. AVOCKSOUMA Djona ATchenenou, Néatobey Bidi Valentin et Abdelkerim Siddick Haggar se sont entretenus avec les journalistes.

Le premier intervenant AVOCKSOUMA Djona ATchenenou du parti les Democrates estiment que dans cette transition l'échec et la médiocrité s'alignent, se rencontrent, s'embrassent sur le fond de népotisme virtuel et d’affairisme à haut niveau, dit-il.  « C’est  les pires moments de la vie de notre pays », insiste-t-il.

Le second à intervenir est Abdelkerim Siddick Haggar, président du parti  l’Union pour la Refondation du Tchad (URT), dit « l'allure effrénée de ce gouvernement de récompense, de la prédation financière traduit bien la stratégie de l'enrichissement massif. Les partis politiques de l’opposition et les populations ne sont pas les ennemis de cette transition. Il ajoute que leurs ennemies sont l'inclusion, l'injustice, l'arbitraire, le chômage de masse, l'insécurité, la gestion scabreuse et l'absence d'alternance du pouvoir qui menace la survie de la nation ».

M. Neotobey Bidi Valentin affirme bien que le retour à l'ordre constitutionnel soit impératif jusqu'à l'avenant des élections libres, il propose d’apaiser les choses pour retrouver un climat de sérénité et de sécurité générale dont la libération de toutes les personnes arbitrairement arrêtées, une justice égalitaire et répartition pour toutes les victimes innocentes. Ensuite, faire adhérer la population et les principaux acteurs au processus sur la base d'un consensus élargi enfin la définition d'un cadre juridique électoral inclusif égalitaire et transparent.

Ousmane Bello Daoudou

Happy Child Hood association a organisé ce 5 avril à la Maison de la femme située à N'Djari dans la commune du 8e arrondissement de N'Djamena une conférence et une formation sur le thème «vision de l'espoir ». Reportage.

Calvin Renodji, Coordonateur de l'association affirme que cette conférence se déroule dans le cadre de la vision de l'espoir qui s'inscrit dans le cadre de l'ONU Femmes. Selon lui, il s'agit d'une conférence qui durera 4 jours, elle est  couplée d'une formation dans la lutte contre les violences basée sur les genres (VBG). « Seulement dans les différents arrondissements de N'Djamena, on compte 300 participants et 200 autres venants de 10 provinces choisies du Tchad. Au toit nous aurons 500 participants », a-t-il indiqué. Le Coordonateur souligne que de plus en plus les VBG se multiplient dans le pays. Pour y remédier il estime qu'il est indispensable d'impliquer la jeunesse dans ce. « Étant jeunes, si nous nous battons contre les VGB, je crois qu'arriver à un moment nous pourrons être des relais communautaires afin de conscientiser la masse pour éviter cette violence », dit-il. Il ajoute, «c'est pourquoi nous avons choisi de jeunes venants de provinces associés à ceux de N'Djamena pour cette formation » .

Au sujet de l'objectif, M. Calvin précise qu'il est indispensable de se ranger au côté du gouvernement pour matérialiser la politique contre les VGB, d'outiller les jeunes à travers des thématiques et d’impliquer directement cette jeunesse qui des fois est une victime, dit-il. Il assure que plusieurs thématiques seront abordées durant ces 4 jours, « d'abord nous allons échanger sur les concepts et les types de violences, ensuite la stratégie de communication et de dénonciation et enfin l'assistance et la prise en charge des victimes de VGB », a-t-il déclaré. Pour finir, le Coordonateur a annoncé qu'une visite guidée sera faite à l'endroit des participants chez les victimes de VGB afin d'échanger avec eux.

Signalons que cette conférence-formation durera 4 jours et regroupe les participants venant des 11 provinces du pays. Les débats vont s'accentuer sur la question de l'implication des jeunes dans la lutte contre les VBG avec des thématiques bien précises.

Abderamane Moussa Amadaye

Libre Afrique Tchad en partenariat avec ATLAS NETWORK a organisé une formation à l'intention des journalistes de la presse publique et privée, blogueur et leaders des organisations des sociétés civiles des jeunes sur « la qualité du traitement de l'information liée à la dignité humaine  » à la Maison des Médias du Tchad dans 6e arrondissement de la capitale tchadienne.

Pour Josué Nekoura Koumnobeye vice-président affirme « la formation qui nous réunit aujourd'hui a été inspiré des derniers cours des événements qui ont animé la vie politique, économique et sociale du Tchad caractérisé durant quelques années par les répressions des manifestations pacifiques, les restrictions des libertés fondamentales, les recrudescences de la haine et des violences communautaires qui se sont transposées sur les réseaux sociaux ».

Pour lui, les journalistes sont les maillons forts de la démocratie. Une presse plus responsable est gage d'une gouvernance plus saine de la société où les droits de chaque citoyen sont préservés.

Il souligne que libre Afrique Tchad a envisagé cette formation pour renforcer les capacités des participants, mais aussi pour rappeler la responsabilité du journaliste et des leaders des organisations. Il dit que journalistes, blogueurs et des hommes des médias ne sont pas des imposteurs ni des opposants, mais des contributeurs et partenaires au développement du Tchad.

Dr Ali Mbodou Mahamat, formateur, souligne qu'il faut faire preuve de retenue dans le « témoignage de dignité » en évitant la complaisance, la banalisation et l’exagération de la souffrance humaine. «  L'inclusion, l'inégalité sociale peuvent conduire à l'extrémisme violent qui à son tour pourrait être source d’instabilité de nature à porter atteinte gravement à la dignité humaine à travers les crises. Donc nous avons l'intérêt à préserver et appelez les autorités à tous les niveaux de prendre les dispositions nécessaires pour éviter les situations extrêmes » martèle-t-il.

Enfin pour lui, le journaliste va prendre ses dispositions pour alerter la population et les décideurs sur les questions de l'injustice, d'inclusion qui contribue à l'indignité.

Pour rappel, Libre Afrique Tchad est une association de droit tchadien qui regroupe des jeunes. Elle a pour objectif de transformer les idées libérales en fondement d'un monde juste, prospère.

Ousmane Bello Daoudou

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