Après le rapatriement de deux vagues de 200 tchadiens résidant au Soudan, le gouvernement tchadien a rapatrié ce samedi la 3eme vague environ 131 ressortissants tchadiens. Ils ont été accueillis au bas de la passerelle de l'aéroport international Hassan Djamouss de N'Djamena par les membres du comité de crise. Reportage.
Ce samedi matin à 23h 57 minutes que le troisième vol de rapatriement est arrivé cette nuit à l'aéroport international Hassan Djamous de N'Djamena comprenant 130 ressortissants tchadiens bloqués au Soudan dont 15 enfants, 5 malades, 34 personnes âgées et des étudiants.
Le Secrétaire Permanent de la Commission Nationale d'Accueil de Réinsertion des Réfugiés (CNARR) Idriss Mahamat Ali Abdallah Nassour accompagné de son Staff se sont fortement mobilisés sous l’égide du ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et de la Bonne gouvernance pour accueillir les Tchadiens Rapatriées du Soudan. La CNARR conjointement avec le ministère de l’Action sociale, de la santé et avec l’appui de l’OIM, ont apporté les soins de première urgence aux rapatriées. Par la suite, des bus déployés par la CNARR et l’action sociale ont permis de ramener les nouveaux arrivés auprès de leurs familles respectives. Le secrétaire permanent, « c'est une fierté d'avoir accueilli les trois premières vagues et nous continuerons d'accueillir d'autres tchadiens rapatriés du Soudan jusqu'à la fin », a-t-il dit. Il ajoute, « nous demandons aux partenaires et à d'autres organisations de venir en aide pour accueillir leurs frères tchadiens ».
Adam Abakar, parti au Soudan dans le cadre de soins affirme avoir rencontré plusieurs difficultés, la guerre a commencé au premier rendez-vous avec le médecin. Il a vu un carnage dans son quartier notamment plusieurs personnes mortes. « On a ramené à l'université africaine où il n'y avait ni nourriture, ni l'eau ni l’électricité » et ensuite nous étions dans le bus jusqu'au port Soudan avant de monter l'avion. « Nous remercions Dieu qui nous a sauvé ainsi que la force de la diplomatie tchadienne sans oublier les autorités de la transition », a-t-il dit.
Moussa Ahmat est allé depuis le 25 février, témoigne qu'ils ont parcouru 850 km avant de venir au port Soudan, ils sont au nombre de 132 dont quelques étudiants. « Cela n'a pas été facile pour nous, nous sommes tirés de ce pétrin grâce à l'ambassade du Tchad au Soudan qui nous a sauvé la vie ».
Abdel Nassir Brahim Ahmat, le DRH du ministère du genre affirme, que la première vague compte 131 personnes, la deuxième vague 87 personnes et la troisième vague 137. Il relève que tous les passagers sont enregistrés et qu'ils ne laisseront personne passer la nuit dehors. Pour lui, leur responsabilité c'est de prendre en charge les Tchadiens rapatriés du Soudan en les logeant dans des hôtels, plus de 4 ambulances s'occupent des malades. Il confirme que le ministère du genre va toujours continuer à accueillir les autres qui viendront dans les jours à venir.
Noël Adoum
Après la pénurie de gasoil, l'essence devient un produit rare à trouver. Les propriétaires des engins de deux à quatre roues rencontrent des difficultés à circuler par manque de l'essence. Les stations-service sont fermées, à part quelques-unes qui servent. Mais les détaillants se bousculent pour ramener de Kousseri pour soulager un peu les conducteurs.
De marché à mil en passant par les quartiers Ridina, Paris Congo, Dembé, les vendeurs et vendeuses se cachent pour vendre leurs produits. Avenue Nimery et avenue Goukouni Weddey c'est encore compliqué pour ces axes que la présence de ceux-là fait rare.
Quelques vendeurs racontent leur calvaire. Une dame s'exprime sous anonymat. Toutes les citernes de N’Djamena sont à Kousseri en file indienne en train d'attendre le carburant. « J’ai eu 30 bouteilles pour aujourd'hui et je payais mes 30 bouteilles à la douane avant d'y entrer en ville ». Selon elle une bouteille coûte 1200f au Cameroun et moi ici je revends à 1500f avant de faire le calcul des dépenses et le prix d'achat, après avoir faire la soustraction de bénéfique qui revient à 100f par bouteille donc « j'ai 3000f au total ».
Moussa Oumar élève vendeur d'essence pendant le week-end « je prends cette essence à Kousseri avec tout le risque qu'on en court en traversant la douane, la police ne nous laisse pas ». Un litre et demi coûte 1650f ou 1200f. « Je me débrouille pour avoir de quoi aller à l'école après ».
De son côté Amina Mahamat vendeuse « je porte sur nos dos comme un bébé ». Parfois 10 à 15 bouteilles. « Pour mes 10 bouteilles, j'ai payé 500f à la douane pour traverser ».
J'ai que 100f seulement par bouteille.
Ousmane Bello Daoudou
Comme d’autres pays du monde, le Tchad va célébrer le 3 mai prochain, la journée mondiale de la liberté de presse sous le thème, « les responsabilités sociales des journalistes en période de transition : cas du Tchad ». La rédaction a échangé avec Dimanche Isaac, président de la sous-commission communication du comité d'organisation de cette messe en faveur de la presse.
Pour Dimanche Isaac, l'objectif de la célébration de cette année est de défendre les principes fondamentaux de la liberté de la presse, l’évaluer et défendre l’indépendance des médias, dit-il. Il affirme qu'il y a aussi des objectifs spécifiques pour cette journée notamment, tracer un portrait de la liberté de la presse, défendre l’indépendance des médias face au processus politique et au système judiciaire, se souvenir des journalistes censurés, emprisonnés ou assassinés et rendre hommage à ceux décédés dans l’exercice de leur métier, sensibiliser à l’importance du journalisme indépendant, protéger l’accès à l’information et à la liberté d’expression, précise-t-il. Il soutient aussi que plusieurs activités sont prévues pour cette journée. « Les activités s'étalent sur trois jours. Allant du 1er au 3 mai 2023 », a dit M. Dimanche. Il ajoute qu'un point de presse du comité d'organisation, un match de football avec la police, une série de 7 conférences et une soirée de gala seront organisées pour immortaliser cette journée spéciale, a-t-il confié.
Rappelons que la journée mondiale de la part de liberté de presse a été instaurée par l'Organisation des Nations Unies (ONU) en 1993. Elle permet chaque année de rappeler les atteintes portées contre les journalistes et la nécessité de défendre ce droit d'expression fondamental pour la démocratie. « Façonner un avenir des droits: la liberté d'exploitation, clé de voûte des droits humains » est le thème retenu par les Nations Unies.
Abderamane Moussa Amadaye
L'Association des Victimes des Crimes du Régime de Hissène Habré (AVCRHH) a commémoré la journée qui marque la fin de la procédure judiciaire enclenchée par les Chambres Africaines Extraordinaires (CAE) où Hissène Habré fut condamné à perpétuité le 27 avril 2017. Cette cérémonie a vu la présence de Conseiller aux Droits Humains, M. Makaila Nguebla représentant le président de transition. La commémoration s'est déroulée à « la plaine des morts » au quartier Goudji Hamral Goz dans la commune de 1er Arrondissement de la capitale tchadienne. Reportage.
Il est 8h quand les victimes de Hissène Habré se sont mobilisées pour venir dans un espace vaste baptisé « la plaine des morts », lieu où plusieurs victimes ont été enterrées durant les 8 ans de règne de Habré, déclare le Président de L'AVCRHH Adoumbaye Dam Pierre. Arrivée sur le lieu, l'on constate plusieurs banderoles accrochées sur lesquelles, il est écrit, « Union Africaine, gouvernement de transition, arrêtez l'hémorragie, 6 ans après, 500 décès plus de 300 malades couchées », sur la deuxième banderole, « nous victimes veuves et orphelins exigeons la mise en place du fond judiciaire dès le mois de mai », « les victimes veuves et orphelins exigent l'édification de Ex-DDS en musée ». Les orphelins ont tous attaché une écharpe de couleur rouge sur leurs têtes et se sont levés, les mains sur la tête pour exprimer leurs mécontentements. D'autres victimes et orphelins ont porté des t-shirts à l'effigie de cris scandant, « orphelins debout pour vos droits », « la DDS a tué mon père et ma mère, indemnisez les orphelins », « 5 ans après le procès de Dakar, la honte de l'Afrique entière » pour exprimer leurs mécontentements.
La représentante des veuves affirme que « ça fait 39 ans que nous pleurons, nous versons des larmes chaudes, la marmite de la veuve est vide, le panier est également vide ». Elle ajoute, « pendant 39 longues années, les orphelins ne sont pas allés à l'école par faute de moyens ». Elle interpelle le gouvernement de regarder la marmite et le panier de la veuve et appelle le président de transition qui est leurs fils à penser pour elles afin d'arracher la bénédiction des veuves pour gouverner plus longtemps le pays, a-t-elle dit.
Le représentant des orphelins, lui, a demandé à tout le monde d'observer une minute de silence en mémoire des disparus afin de faire l'estimation. La cellule de N'Djamena comptabilise 1632, celle de province compte 2872 dont 1428 désespérés. « Les orphelins sont abandonnés à leur triste sort parmi lesquels figurent des diplômés sans emplois, plusieurs décédés et plus de 78 couchés malades sans oublier des locataires orphelins expulsés de leurs maisons » a-t-il souligné.
Pour le président de l'AVCRHH Adoumbaye Dam Pierre, les principes de normes et de droit international font partie de l'obligation de l'État afin de prévenir les violations des droits de l'homme et d'enquêter sur ces violations puis de prendre des mesures contre les auteurs de ces violations afin d'assurer la réparation des victimes. Selon lui, le Haut-Commissariat des Nations unies au Droit de l'homme a souligné que, « la mort de l’ex-président ne constitue en aucun cas un obstacle à la mise, du fond du jugement et de réparation à la chambre extraordinaire africaine ». Pour lui, la question de l'indemnisation qui sous-tend les décisions judiciaires est restée lettre morte, car la commission de l'Union Africaine est entrée dans une somnolence pathologique, a-t-il dit. Il poursuit, « si demain, nous ne recevons pas de réponse appropriée à notre sommation, les victimes veuves et orphelins seront dans l'obligation de mener des actions citoyennes et la responsabilité sera imputé au gouvernement et à la commission de l'Union Africaine ». Il ajoute que le ministre des Droits humains a fait la pose de pierre sur le lieu depuis 2011, il n'y avait pas encore des habitations, aujourd'hui cet espace donné par le gouvernement, les gens ont morcelé et ont vendu. Il affirme qu'ils vont récupérer leur espace qui leur revient de droit. Enfin, il relève qu'ils continueront toujours avec la lutte jusqu'à la satisfaction totale.
Noël Adoum
La commission Hadj 2023 a lancé ses activités hier après-midi à son siège au quartier Bololo dans le 2e arrondissement de la ville de N’Djamena.
Tout a commencé par la lecture du saint coran en présence de l'ambassadeur de l'Arabie saoudite et celui de la Libye au Tchad. À cette occasion du lancement des activités du pèlerinage 2023 au Tchad, Oumar Adouma Abdoulaye le président de la commission Hadj 2023 dit être fière d'annoncer le début des activités pour cette année, la commission a pu obtenir un nombre conséquent pour le Tchad. 8 729 pèlerins sont admis pour accomplir leur devoir religieux en terre sainte de l'islam.
Il relève que le montant du pèlerinage au niveau mondial est estimé à 3 509 524 F CFA. Il ajoute que grâce à l'intervention des autorités de la transition, le coût pour le pèlerin tchadien est ramené à 3 055 992 F CFA sans les frais des agences. Il assure le vol Ndjamena-Médina à l'aller et Jeddah-NDJAMENA au retour. « Chaque pèlerin à droit à 2 sacs de 25 kg, puis deux sacs de bagages plus un Ihram et un bidon de 5 litres de Zamzam qui sera remis au retour du pèlerinage sur le tarmac de l'aéroport de N’Djamena », explique-t-il.
Selon le président de la commission, grâce aux investissements faits par les autorités saoudiennes pour améliorer les conditions du Hadj pour garantir le séjour confortable les hébergements de qualités, des hôtels 4 étoiles situés à moins 800 m du Haram sera disponible, plus un buffet ouvert durant le séjour à Makka.
Enfin, il confirme que pendant les 4 jours à Mina et le jour d'Arafat 3 repas par jour seront servis aux pèlerins pour leur permettre de se concentre sur leur spiritualité et la connexion avec Allah.
Ousmane Bello Daoudou
C'est à bord de la compagnie soudanaise Tarco Aviation que 131 tchadiens résidant au Soudan ont été rapatriés la nuit du 27 avril à N'Djamena, capitale tchadienne. L'accueil fut chaleureux, mais dans un grand désordre Reportage.
Prévu à 16h, l'atterrissage a été prorogé jusqu'à 19h. Pas de lampadaire à l'aéroport International Hassan Djamouss, plus précisément là où devraient être accueillis les rapatriés. Aucune disposition n'a été prise à cet effet. Malgré la présence massive de la sécurité, un désordre s'est installé lorsque les ministres étaient au bas du tarmac.
D'abord, la presse a été mal traitée tiraillée par ci, bloquée par-là, jusqu'à l'intervention personnelle du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Aziz Mahamat Saleh. L'attitude des agents de la sécurité surtout ceux de l'Agence Nationale de Sécurité (ANS) a été fortement critiquée par l'entourage de membres du gouvernement, « ils exagèrent », lança un membre du gouvernement. Il a fallu aussi l'intervention et l'insistance du ministre de la Sécurité publique, pour que la situation soit débloquée. Lorsque la délégation gouvernementale se rend au pied de l'avion, une bonne partie des rapatriés a déjà évacué l'avion.
Sur place, les rapatriés sont émus, fatigués, mais heureux d’être enfin au pays. Ce premier vol est composé majoritairement de femmes, d'enfants et des personnes malades, a constaté la rédaction. Interrogé, Abdelkerim Harran Hamid, un soixantenaire a l'air fatigué indique. Il est parti au Soudan, précisément à Khartoum récemment pour des soins et conflit a éclaté. « Heureusement que notre ambassadeur a pris des dispositions nécessaires pour notre sécurité pour faciliter notre retour », dit-il. M. Harran, ajoute également que la facilitation a été d'abord faite par leur voyage de Khartoum en bus jusqu'au Bor Soudan (Port Soudan). « Et c'est de là que nous avons embarqué dans l'avion pour N'Djamena », a-t-il précisé, fatigué, mais souriant. Il a ensuite remercié les autorités de transition pour cette marque de considération en leur faveur, « nous sommes reconnaissants et le demeurons éternellement ».
C'est aussi le cas de Madame Nodjingar Korite. Elle était au Soudan aussi pour des soins médicaux. « J'étais parti il y a 2 semaines pour des traitements malheureusement, je n'ai pas pu le finir », dit-elle. Mme Nodjingar affirme être contente de regagner son pays d'origine. « Nous devons être fiers et sauvegarder jalousement cette paix. La paix n'a pas de prix », dit-elle. « Les Tchadiens ont beaucoup fait la guerre, aujourd'hui nous sommes en paix et nous sommes une référence. Continuons de la garder jalousement. C'est que j'ai vu au Soudan, mon Dieu, c'est cruel », s'est-elle indignée.
Le ministre de la Sécurité publique et de l'Immigration, Gal. Mahamat Charfadine Margui a échangé avec la presse. Il rassure les Tchadiens que toutes les dispositions sont prises par le gouvernement pour le retour de tous les Tchadiens résidents au Soudan.
Abderamane Moussa Amadaye
La fédération de l'opposition crédible qui regroupe à son sein 8 partis politiques a échangé avec la presse publique et privée cet après-midi, 26 avril 2023 au siège du parti socialiste sans frontières (PSF). Elle dénonce les dérivés des autorités de transition et prévoit une marche pacifique le 14 mai prochain.
C'était en présence des journalistes du privé et du public que les leaders du FOC ont échangé sur plusieurs questions de la vie politique. 8 leaders à leur tête, le Président du PSF, Yaya Dillo. La FOC a tout d'abord rejeté en bloc la commission nationale chargée de l'organisation du référendum constitutionnel (CONOREC) qu'il qualifie d'une pure entité des autorités de transition montée de toute pièce pour prévaloir et asseoir leur politique ou encore truquer les élections, dit M. Yaya Dillo. Il a qualifié les partis politiques qui ont accepté de participer à cette transition « des accompagnateurs ». Il a aussi demandé aux partenaires du Tchad de se désolidariser de la junte. Il estime que leur soutien « enterrera l'espoir du Tchad », confie-t-il. Au sujet du cadre national de concertation des politiques (CNCP), M. Dillo estime que c'est la copie conforme de la défunte CNDP (Cadre national du dialogue politique) mise par Deby père dans l'ultime but de jouer le jeu démocratique.
L’affaire Savannah Energy et la brouille diplomatique Tchad-Cameroun n'a pas été aussi occulté. M. Dillo affirme que la junte est dans une sorte de prédation et veut vaille que vaille avoir des ressources nécessaires pour se protéger. Selon lui, cet égoïsme démesuré de la junte au pouvoir l'a poussé à nationaliser arbitrairement les actifs de Savannah Energy qu'il a au départ approuvé en disant que Savannah avait toutes les capacités et les habitudes financières. M. Dillo relève que le Cameroun est un pays partenaire stratégique et important pour le Tchad. Il invite la junte à la responsabilité. En ce qui concerne, la sortie du Conseiller national, Takilal Ndolassem Hillaire qui a brandi une arme intimidant le Cameroun d'une attaque, Dillo souligne que cette attitude est enfantine et doit être commandé.
Sur la question du chômage des jeunes, Le président du FOC estime que c'est une question délicate, mais gérer avec légèreté et avec des fausses promesses d'intégrations à la fonction. Selon lui, aucun État au monde et même les grandes puissances n'ont pas réglé le problème par l'intégration à la fonction, « la fonction publique ne peut absorber tous les diplômés », estime-t-il. Selon lui, il faut une politique favorable au climat des affaires et à l'appui conséquent des financements des projets pour les jeunes.
M. Dillo a aussi évoqué avec la presse l'expulsion de l'ambassadeur de l'Allemagne du Tchad. Selon ses mots, « l'ambassadeur a été chassé comme mal propre pour le simple fait qu'il dénonçait les attitudes dictatoriales de la junte et le non-respect des droits humains », dit-il. Enfin, le Président du FOC, a annoncé une marche le 14 mai prochain. Selon ses dires, « cette date marque l'anniversaire de la marche réussie organisée l'an dernier ». Il ajoute, « l'internetaire est prévu du Palais des arts et de la culture comme point de départ et le point d'arrivée est prévu au rond-point de Klemat. Nous allons marcher pour dénoncer les derrières de la junte en place», a-t-il conclu.
Abderamane Moussa Amadaye
La hausse des prix et la rareté de gasoil fait réagir la population. La rédaction a recueilli les réactions de quelques citoyens sur cette situation ce mercredi 26 avril.Vox-pop.
Haroun Mahamat Lyan, étudiant personne vivant avec un handicapé. « Le manque de gasoil joue énormément sur nous tous, surtout nous les handicapés, le prix de transport en commun, les minibus, a augmenté. Pour un handicapé, il est difficile d'avoir 200 F CFA pour payer le transport. Nous sommes dans une situation impossible à tenir. De plus, il fait extrêmement chaud. On nous dit qu'il n'y a pas de gasoil pourtant notre pétrole sert d'autre pays. Si notre pétrole nous sert, nous n'aurons pas ce problème. Je ne comprends pas pourquoi les prix grimpe ntde jour en jour ? Il faut que l'État prenne ses responsabilités.
Mansoura Hammat, étudiante. « À cause du manque des gasoil, nos bus ne viennent pas au 1er tour. Hier nous étions sortis à 11h, mais le bus n'est même pas venu. Nous sommes restés jusqu'à 13h pourtant nous avons fini à 11h. Aujourd'hui nous sommes venus en retard. C'est honteux pour un pays producteur qui dépend des autres pays en matière de carburant. J’interpelle les autorités à prendre au sérieux cette pénurie ».
Amouna Abdelkerim, citoyenne. « Notre pays est l'un de pays producteur de pétrole. Alors pourquoi le gasoil et l’essence ? Les prix ont augmenté, « nous n'acceptons pas ». À mon avis, il nous faut une solution urgente »
Propos recueillt par Ousmane Bello Daoudou







