vendredi 23 octobre 2026

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Le parti Rassemblement pour la République et le Lingui (RPR/Lingui) a organisé son 1er congrès ordinaire ce samedi 13 mai au Centre Al Mouna dans le 2e arrondissement de la ville de N’Djamena sous le thème « la Restructuration ».

Tout a commencé par une danse traditionnelle notamment la danse Kotoko, suivie d'une présentation théâtrale expliquant la vie politique d'un parti et présentant son historique du parti Lingui par les artistes comédiens de N’Djamena. Membres et sympathisant sont venus des provinces et de la capitale, N’Djamena, se pencheront sur les textes afin les adapter.

Pour Mersilë Atti Mahamat le congrès statuera et à revisitera les textes qui ont 23 ans d’existence afin de les adapter au nouveau contexte. « La démocratie est un système de valeur universelle auquel aspire les peuples, pourtant au Tchad le retour à la démocratie a été une expérience douloureuse ».

Selon le parti l'objectif final est de lutter pour restaurer un État de droit garantissant tous les droits reconnus par la Déclaration universelle des droits de l'homme afin d'asseoir une administration dans le respect de l'équité sans discrimination.

M. Atti a rappelé que le parti était da l'opposition, puis en 2005 une alliance avec le MPS, ex-parti au pouvoir. Dernièrement le parti a participé au Dialogue national pour accompagner la phase II de la transition pour le retour à l'ordre constitutionnel.

Ousmane Bello Daoudou

Vous l’avez certainement vu comme moi. Le président de transition Mahamat Idriss Deby est en tournée dans le septentrion. Il a décidé de sillonner 8 provinces, dit-on. Il a aussi, semble-t-il, baptisé cette tournée, « Tournée de la paix ». Mais le moment choisi est mauvais. Très mauvais, je n’exagère pas.

Il est mauvais à cause du contexte. Il y a une crise sociale aiguë : pas suffisamment d’énergie, coupures intempestives d’électricité, pas de gaz domestique, pas de…, pas de …

Et voilà que le président de transition est en balade, il donne l’impression que sa priorité est ailleurs. Il semble en campagne, il serre des mains, il se fait applaudir, il est entouré par le gratin politique de l’ex-parti au pouvoir, le mouvement patriotique du salut (MPS). Tiens le MPS est-il au pouvoir? C’est comme si. C’est confondant non. Et pourtant ça ne devrait pas l’être. Mais c’est vrai, le MPS est toujours au pouvoir. Comment pouvoir séparer le président de transition Mahamat Idriss Deby Itno de ce parti?

Il est même encore plus difficile de distinguer le défunt père Idriss, du fils Mahamat. Il fait tout comme son père. Regardez les images, les faits et gestes, la manière, la méthode durant cette tournée. En regardant quelques images, j’ai cru que Deby père est toujours vivant. Oui il est encore vivant parce que Deby fils n’a rien changé. Il a tout mimé à la perfection, même les courtisans provinciaux et les démarcheurs urbains sont les mêmes.

Pire, Mahamat Idriss Deby a même oublié qu’il est président de transition avec pour principale mission d’assurer la bonne marche du cahier de charge du Dialogue nationale et d’assurer la sécurité et les besoins primaires des Tchadiens. Il n’a pas fait grand-chose pour ne pas dire, il n’a rien fait.

Tout semble bloqué. Rien ne marche. Exemple dans la province du Logone orientale les tueries entre agriculteurs et éleveurs continuent comme dans une série de cinéma. La crise sociale aussi continue comme dans un vieux film en noir et blanc. Un jour c’est l’essence qui est rare, un autre jour c’est le gasoil qui est introuvable. Un cacique de la transition me dit « le pire est devant nous, Bello ». J’étais assommé.

Je ne peux clore cette chronique sans parler de l’accusation d’harcèlement sexuel portée par la victime Hèlene Doumro, fille du premier général, le général Doumro, ou un des premiers généraux tchadiens, contre le Premier ministre de transition (PMT) Saleh Kebzabo (SK). Vous voulez mon avis?

Difficile de croire à cette histoire qui ressemble à une cabale contre le « galadima » Kebzabo. J’ai souvent critiqué les actions du Premier ministre, je connais le politique. J’ai tenté de trouver des preuves, je n’ai lu que des papiers torchons écrits par de « prétendus journalistes ». Dans le métier on les appelle souvent des « tueurs à gages », on peut ne pas aimer le politique SK. On peut détester l’homme Saleh, on peut même haïr le « galadima » Kebzabo. Cependant, il faut plus que des allégations pour de semblables charges.

À travers cette accusation, il y a une guerre souterraine menée sous les masques par une certaine élite du Méridional profond contre le « galadima » du Mayo Kebbi Ouest, Kebzabo. Plus encore, cette opposition illustre bien la rivalité historique contre ces « moyo kebbiens », qui ne méritent pas de diriger encore la transition. Eux qui depuis quelques décennies se sont enracinés à la primature. Les évènements du 20 octobre 2022 ont conforté la rivalité. Seule solution à cette affaire : la justice, dans la transparence, doit passer. Si le « galadima » est coupable qu’on lui coupe la tête. Si la plaignante a menti qu’on lui arrache la langue.

Bello Bakary Mana

La marche pacifique prévue pour le 14 mai prochain par la fédération de l'opposition crédible a été interdite par l'arrêté n°69 du ministre de la Sécurité publique et de l'Immigration ce 12 mai.

Alors que la FOC a introduit les jours antérieurs  une demande de marche pacifique pour protester contre la vie chère et la dissolution de la commission nationale chargée de l'organisation du référendum constitutionnel (CONOREC) le 14 mai du rond-point Palais des arts et de la culture au rond-point SONASUT, comme un coup de tonnerre, cette manifestation a été interdite par un arrêté signé du ministre de la Sécurité publique, Mahamat Charfadine Margui. Selon les termes de l'arrêté, «les copies des arrêtés portant autorisation de fonctionner des partis politiques membres de ladite fédération n'est pas jointe à la demande, non-respect des conditions fixées par le décret N° 193 susvisé, notamment la mention des noms, prénoms et domiciles des organisateurs, non-mention du lieu et l'heure du rassemblement, risque de troubles à l'ordre public», renseigne le communique. Le ministre attire l'attention des organisateurs ministère avertit qu'en cas «de non-respect des termes du présent Arrêté, les organisateurs seront tenus pour responsables devant les juridictions de la République des éventuelles casses, d'effractions, de toute autre infraction ou de débordements», dit-il.

Pour Yaya Dillo, Président de cette coalition politique FOC, les raisons avancées par le gouvernement ne sont pas fondées, « la marche est interdite par  le ministre de la junte en charge de la sécurité publique pour des raisons totalement farfelues», dit-il. Il relève que selon leur source, l'Agence Nationale ds Sécurité (ANS) aurait conçu un plan similaire à celui du 20 octobre 2022 pour réprimer les manifestants et procéder à des casses des entreprises étrangères et amputer la responsabilité aux manifestants, dit M. Dillo. Face à ce jeu débusqué et à la cruauté de la junte, selon le communiqué de M. Dillo, la FOC dit reporter la marche pour une date ultérieure et demande aux Tchadiens de vaquer leurs occupations. Elle demande aussi à la société civile, les partis politiques à emboîter le pas afin de préserver la vie des citoyens, dit-elle. Enfin, la FOC dit prendre à témoin l'opinion nationale et internationale de l'asphyxie des libertés fondamentales au Tchad et le forcing des autorités dans la quête de la conservation du pouvoir avec force.

Abderamane Moussa Amadaye

L'Union des jeunes avocats du Tchad a organisé cet après-midi 12 mai  une conférence-débat sur le thème, « La jeunesse tchadienne face aux défis du numérique». Cet échange s'est déroulé au centre d'études pour la formation et le développement (CEFOD) à Ardepdjoumal dans la commune du 6e arrondissement de la capitale tchadienne, N'Djamena. Reportage.

La salle était à moitié remplie d'étudiants, élèves, chercheurs, etc. Ils sont venus échanger avec les panels composés de juristes et de docteurs en sciences humaines.

Pour Me Frédéric Nanadjingue, président de cette association et avocat auprès de la Cour africaine des droits de l'homme. L'un des phénomènes ayant marqué le bouleversement des relations humaines dans la société à la fin du 20e siècle est l'avènement du numérique. « Il est désormais envisageable que les frontières et les barrières qui ont longtemps divisé les peuples soient sur le point de s'anéantir et que les nouvelles lois réglant les relations humaines soient en train de prendre une forme nouvelle, grâce aux nouvelles technologies », a-t-il confié. Il indique que cette époque marque également l'amorce d'un processus démocratique et pluraliste du paysage médiatique dans la plupart des pays d'Afrique noire francophones, notamment avec l'apparition des NTIC. Selon lui, le Tchad, à l'instar des autres pays en voie de a connu cette mutation technologique : l'apparition de l'internet vers la fin des années 90. « La Constitution tchadienne consacre la liberté d'information et de communication comme un droit fondamental du citoyen», a-t-il signifié.

Selon Me Frédéric, la réaction du législateur ne s'est pas fait attendre, car plusieurs textes ont été adoptés en fonction des supports de communication. « Ces supports ou outils de communication sont multiples et variés, car les uns ne sont pas ouverts à l'audience du public (téléphone par exemple) et, les autres par contre, constituent de véritables tribunes de discussions publiques au rang desquelles la radio et la télévision demeurent les plus anciennes », dit-il. Il ajoute «l'apparition des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NIIC) vient combler les insuffisances techniques des anciens supports d'information et de communication, pour répondre aux exigences modernes», a-t-il expliqué. Me Frédéric a aussi élucidé que les réseaux sociaux concours à une démocratie participative par les biais de débats d'opinion, la critique des actions du gouvernement, etc.

Selon l'ancien procureur Youssouf Tom, le système numérique couvre un vaste domaine. « Au Tchad nous n'avons pas une loi spéciale qui s'articule sur le numérique. En 2017, une loi s'est affirmée pour contrôler ou réglementer le numérique. Toute personne qui crée, télécharge ou diffuse des publications à caractère raciste risque une amende allant de 1 à 10 millions. La loi tchadienne protège également les individus, car ceux qui s'en prennent à d'autres seront emprisonnés de 1 à 5 ans », a-t-il indiqué.

Il ajoute « le Code pénal 468 dit si une personne crée une infraction de presse, il est punissable de même peine». Il relève que selon la loi portant création des médias écrits et électroniques au Tchad, il est interdit de rédiger et de diffuser des articles haineux sous peine d'amende de 1 à 3 millions ou d'une suspension de parution.

Toutefois, M. Tom souligne des manquements. « La faiblesse de notre système judiciaire doit-être renforcer afin que ceux qui se comportent de manière déloyale soient réprimés », a-t-il justifié. Il invite la jeunesse à faire bon usage.

Abderamane Moussa Amadaye

Le Collectif des Tchadiens pour la promotion de l'agriculture (COJEPRAG) a lancé ses activités cet après-midi au CEFOD dans le quartier Ardedjoumal au 3e arrondissement de la ville de N’Djamena sous le thème « Un homme, un hectare »

Choua Mahamat Zene, directeur général de COJEPRAG souligne que l'agriculture est le premier secteur qui peut régler le problème de la faim. Au Tchad, la moitié de la population vivant en milieu rural dépend directement ou indirectement de l'agriculture.

Selon lui, le COJEPRAG a une approche qui intègre les enjeux de sécurité alimentaire, de protection de l'environnement, de l'autonomisation des bénéficiaires et de l'assistance humaine. C'est un projet d'appui au renforcement de la gouvernance agricole au Tchad repartie en zone d'intervention.

 A : Mayo Kebbi /Tandjilé, B : Ouaddaï, Sila et Wadi Fira, C : Chari Baguirmi /Hadjer Lamis, D : Moyen Chari-Mandoul, E : Batha Geura et Salamat, F : Lac-Kamen et Bahr El-Gazal, G : Logone occidentale et orientale, H : Borkou, deux Ennedis et Tibesti.

Pour Choua, le collectif a pour mission d'aider à l'amélioration durable des conditions de vie à travers la réduction de la pauvreté des jeunes et des communautés en milieu rural par le développement et le soutien à l'agriculture par des méthodes agricoles alternatives :la conservation et la transformation de produits agricoles.

Toutefois, ce secteur est confronté à plusieurs difficultés dues aux effets de changements climatiques, de la dégradation des sols par les produits chimiques, l'épuisement des sols, le manque des intrants agricoles, l'absence des moyens mécaniques.

Il ajoute le manque de volonté politique pour passer d’une agriculture rudimentaire à une agriculture concurrentielle.

Ousmane Bello Daoudou

Le programme auto-emploi de l’Office national pour la promotion de l'emploi (ONAPE) a organisé la cérémonie de remise de chèque par son projet de renforcement des capacités et d'inclusion financière à 500 femmes exerçant des activités génératrices des revenus (AGR)dans les cinq communes de la ville de N’Djamena ce vendredi 12 mai.

Placé sous le thème « Augmenter le capital commercial des femmes pour leur garantir une activité pérenne et un emploi durable » constituant la tranche de la population la plus nombreuse est un enjeu important pour assurer et garantir le plein emploi au Tchad.

Pour Sadick Brahim Dicko, l’ONAPE a consacré un volet de son programme auto-emploi à l'inclusion et à l’autonomisation financière des femmes. Pour lui, ce volet propose une réponse adaptée tendant d'une part à promouvoir l’auto-emploi des femmes et d'autre part à garantir leur insertion socio-économique. Il adopte un système de financement direct sous forme de crédit d’un montant de 2 000 000 F CFA pour 500 femmes dans 5 communes de la ville de N’Djamena à un taux d'intérêt zéro et dont le paiement est échelonné sur plusieurs mois et suivant le rythme de l'évolution du marché.

Les bénéficiaires de ce financement disent que c'est une initiative louable d'accompagnement. Elles remercient le président de transition de l'intérêt qu'il accorde à l'amélioration de conditions de vie de la femme tchadienne.

À l'ONAPE de mettre en œuvre de la politique de développement. Ce fonds n’est ni perdu ni à gaspiller, mais utiliser à faire le commerce, à produire de bénéfice, à rembourser les crédits pour améliorer la situation des ménages bénéficiaires.

Ousmane Bello Daoudou

Dans un communiqué rendu public ce vendredi 12 mai, la plateforme des Diplômés Sans Emploi en Instance d'Intégration dénommée les « Orphelins » par la voix de son porte-parole Dieudonné Pircolossou Raoul a dénoncé certaines manœuvres sur le mode et la méthode utilisée par le gouvernement pour le recrutement à la fonction publique depuis les premiers arrêtés jusqu'aujourd'hui.

Le porte-parole de la plateforme des diplômés sans emplois en instance d'intégration Dieudonné Pircolossou Raoul réagit, « les vôtres ont aussi droit pour le travail, mais ce recrutement est fait par un système discriminatoire, etc. a atteint son paroxysme avec les différents arrêtés d'intégration à la fonction publique », a-t-il martelé.

Selon lui, ces pratiques malsaines mettent les diplômés sans emploi dans le désarroi et le désespoir. « Nous sommes oubliés, humiliés, déshonorés par un cercle vicieux de marchandage de recrutement à la fonction publique » a-t-il déploré. Il poursuit, « notre sacrifice sur les bancs de l'école est récompensé par une ingratitude de la part du gouvernement ».

Les « orphelins » soulignent que, au cours de ces deux dernières années de la transition, ils auraient tout vu en matière d'innovations destructives des valeurs morales traditionnelles ayant enraciné la corruption, le népotisme et la discrimination. Ils mettent en garde le Premier ministre de transition et le ministre de la Fonction publique pour leur mauvaise volonté qui écarte souvent les diplômés sans emploi dans les arrêtés d'intégration.

La plateforme réitère la mise en garde au gouvernement de transition. Au cas contraire, « Les Orphelins » useront de tous les moyens possibles pour réclamer leur droit dans les jours prochains.

Noël Adoum

La tournée du président de transition en provinces alors que le pays traverse une crise sociale avec la rareté de carburant et de gaz butane, Ialtchad presse a baladé son micro pour recueillir les avis des citoyens ce jeudi 11 mai. Vox pop.

Fourida Avenir étudiante en première année de droit. « Pas normal, mais il a aussi raison d'une part puisque ce n'est pas lui seul, il y a aussi les membres du gouvernement qui l'aide à gérer la cité au moins une tâche à valider. Il y a le ministre de l’Énergie qui est chargé spécifiquement des questions énergétiques. Ce n'est pas le président seulement qui va être là pour régler les problèmes. Sa tournée est aussi importante puisqu'il est allé voir de près les questions liées à la santé, à l'eau, etc. Des choses importantes de la vie. Toutefois, il devait prévenir. C’est gênant pendant que le pays est en crise, la population cri la rareté du carburant, d'électricité et gaz. Il devait d’abord régler ses problèmes de faire sa tournée. Quand on accumule plusieurs choses en les laissant dernières, ce n'est pas facile de les réussir à 100%. Donc la priorité revient au ministre de l’Énergie de prendre en compte quand le président n'est pas sur place ».

David Odering entrepreneur. « Je pense que la situation de notre pays est délicate. Nous vivons une situation incomparable avec les autres pays. Je crois que la tournée du président de transition n'a pas son sens. Les Tchadiens souffrent dans leur chair, pour un président honnête, responsable, il doit plutôt s'atteler à réfléchir sur la situation que vit sa population au lieu d'aller se promener. Moi, j'appelle ça de la promenade. C'est comme un père de famille, les enfants crient à gauche, à droite. Et lui il sort, il se promène parce que les enfants font de bruit. Il doit réunir le gouvernement pour voir ce qui ne va pas et trouver des solutions urgentes à ses problèmes ».

Zoulmainssou Proksou Kladje étudiant en 3e année. « Le président incarne la nation, il a des obligations diverses dans différents domaines. Il a des ministres qui ont des charges. Je crois que rester dans son palais n'apporte pas une solution. Il peut aller accomplir d'autres tâches en attendant que les autres cherchent des solutions. Cela dépend des mobiles de son déploiement, si la raison de son déplacement est utile, ou le besoin de son déplacement ne peut pas attendre. C’est parfait ».

Propos recueillir par Ousmane Bello Daoudou

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