Après la levée de la grève par l'Union des Syndicats du Tchad (UST), les cours ont repris mollement dans la capitale tchadienne, N’Djamena. La rédaction est allée dans quelques établissements publics de la place pour constater la reprise. Reportage.
Après la grève de 3 jours, les établissements ont repris les cours. Au Lycée Technique Commercial (LTC), la cour était déserte. Raison : l'administration a accordé un congé de 3 jours aux élèves afin de préparer leurs devoirs départementaux sauf les élèves en classe d'examen qui continuent normalement avec les cours, ont déclaré les responsables de cet établissement. Au lycée Félix Eboué, les portes des classes sont ouvertes, quelques élèves et enseignants sont dans la cour.
Mariam Hissein Hangata, élève en terminale G1 au Lycée Technique Commercial affirme qu'ils ont fait cours. Elle ajoute que les élèves en classe d'examen continuent les préparatifs des cours appelés « prépa bac ». Pour elle, la grève a freiné le programme.
Ramadji Tari Théodore élève en classe de terminale TCG dit que l'établissement est mou puisque les 3 jours qu'ils ont passés à la maison étaient ennuyeux. Il ajoute, « on est dans la salle d'examen et voilà on nous a fait rester à la maison 3 jours et certains enseignants refusent de venir donner cours, ça fait très mal ». Il poursuit, « notre avenir dépend des cours, certains enseignants sont venus et d'autres sont pas absents. Il reste peu du temps pour finir, aujourd'hui on a fait seulement 2h avec un professeur puisque les autres ne se sont pas présentés ».
La Directrice de CEG Félix Eboué Noumaïssei Sylvie affirme que dans le système éducatif tchadien, quand les cours sont suspendus, c’est difficile de reprendre normalement. « Les cours ont repris effectivement, mais pas comme nous voulons », a-t-elle martelé. Il y a quelques élèves qui traînent encore les pas, certains enseignants sont présents à cette reprise qui n'est pas effective. Elle ajoute, qu'il y aura des répercussions sur les programmes. Bientôt ce sont les examens, les heures perdues seront difficiles à rattraper.
Noël Adoum
A trois journées de la fin de la League provinciale de N'Djamena, la bataille pour le titre reste un véritable combat. Renaissance FC détrônée de la tête, Foullah Édifice arrache provisoirement la couronne. Quelques entraîneurs sont insatisfaits et ont témoigné ce 10 mai. Ils dénoncent l'arbitrage.
La League de N'Djamena devient plus intense ces derniers jours et attire le public. Après la vingt-troisième journée, le champion en titre, Foullah Édifice prend provisoirement la tête sur le club du peuple, Renaissance FC. Quant au tenant du championnat national, TP Elect Sport non seulement il s'éloigne du titre (5e place), il risquerait de rater la qualification pour le championnat national. Son entraîneur, Madjiadoum Tokomon dénonce l'arbitrage. Il affirme que la contre-performance de ses joueurs est due à un match qu'ils ont remporté face à Renaissance FC, mais les points les ont été retirés pour être donné à l'équipe adversaire pour le simple fait que lui, l’entraîneur et ses supporters ont envahi le terrain, dit-il. « Le club n'a pas digéré cette sanction stupide qui ne s'est possible qu'au Tchad ».
L'entraîneur critique sévèrement l'arbitrage et invite la ligue provinciale et la commission d'arbitrage à désigner des arbitres professionnels qui peuvent être à la hauteur des matchs et des commissaires capables de faire des rapports sur les arbitres. « C’est un clique d'amis. Ils se protègent entre eux et tuent à petit feu le football et la volonté de la ligue provinciale », a-t-il confié les yeux rougis par la colère. Toutefois l'entraîneur des jaunes et noirs promet une qualification au championnat national. « Je peux vous rassurer que notre qualification est possible. Nous sommes sereins et savons où nous allons », a-t-il justifié.
Cette situation est aussi décriée par Saleh Abbazen, entraîneur de la nouvelle équipe montée en première division, Stars jeunes talents de N'Djari, qui réalise des exploits. Il dénonce de la qualité des arbitres. M. Abbazen estime que certains arbitres favorisent les grands clubs au détriment des petits.
Zakaria Rahma, Secrétaire Général de la ligue, soutient que le classement au tableau reste toujours serré et chaque club battu cherche à cacher sa contre-performance derrière l'arbitre. « Nous sommes sereins et nous estimons que nos arbitres font du bon boulot. Les petites erreurs peuvent toujours exister, mais nous continuons de discuter avec la commission des arbitres sur leur rendement. Nous espérons finir d'ici la fin de ce mois le championnat en beauté », a-t-il conclu.
Rappelons qu'après la 23e journée, Foullah Édifice prend la tête du championnat avec 51 points soit 1 point d'avance sur RFC, classé deuxième. As PSI suit RFC avec 47 points et Gazelle FC est quatrième avec 47 points et Tout-puissant Elect Sport est en cinquième position avec 47 points.
Abderamane Moussa Amadaye
Le Parti TCHAD UNI a organisé une conférence de presse cet après-midi au sein de son siège au quartier Sabangali dans le 3e arrondissement de la capitale tchadienne.
Pour Mahamat Zene Chérif le Président National, le Parti TCHAD UNI est une force politique de dimension nationale et regroupement représentatif de la diversité tchadienne qui œuvre depuis sa création pour un retour à l'ordre constitutionnel. Il indique que grâce à une réconciliation nationale à travers un dialogue souverain, sincère et inclusif. Il soutient que bientôt 2 ans après que TCHAD UNI a été reconnu officiellement comme parti.
Selon lui, le parti a interpellé plus d'une fois, le Conseil Militaire de Transition, les politico-militaires, l'ensemble des forces vives de la Nation et les partenaires du Tchad à conjuguer leurs efforts pour un dialogue inclusif et sincère souhaité respectueux de la légalité républicaine et consciente de l'importance du dialogue dans le contexte actuel de notre pays.
Il ajoute que le Parti TCHAD UNI avait réaffirmé cette constante position à travers son Mémorandum intitulé « Appel pour un Dialogue Inclusif, Souverain, Respectueux des Principes et Valeurs républicaines » rendu public le 30 juillet 2022.
Il confirme pour un consensus national dans l'équité, l'inclusion et la transparence pour l'intérêt supérieur du peuple Tchadien, le TCHAD UNI constate avec amertume que le président de Transition, qui s'est engagé à transmettre le pouvoir à un civil démocratiquement élus après une période de transition de 18 mois n'a tenu parole, ni organisé une transition inclusive et apaisée. Il dit la mise sur pied de manière unilatérale des organes de la transition est la parfaite illustration de ce manque de volonté politique.
Il martèle que le TCHAD UNI, a constaté jusqu'à présent l'absence d'un chronogramme précis des élections qui constituent un espoir pour une paix durable pour les Tchadiens. À cela s'ajoute la cherté de vie et indisponibilité des besoins primordiales pour la population notamment la pénurie des carburants et du gaz butane.
Il conclut qu'une telle situation risquerait de porter atteinte à la fragile cohésion nationale, à la stabilité précaire et favorisera une crise politique majeure. Enfin, à travers son programme politique, le parti TCHAD UNI entend tout mettre en œuvre pour construire un État démocratique, fort, prospère et uni au tour de ses valeurs républicaines la vision du Parti TCHAD UNI est d'entamer un processus de construction durable de l'État dans la justice, la paix et l'unité l'espoir et la confiance entre les Tchadiens. Pour finir le Programme politique qui prend en compte les valeurs de civilisation du peuple dans sa diversité socioculturelle pour une ambition principale du Parti TCHAD UNI est l'édification d'un État démocratique.
Ousmane Bello Daoudou
Des citoyens tchadiens ont animé ce 9 mai un point de presse afin de continuer avec des actions de grandes envergures dans les jours à venir contre la cherté de vie au Tchad. Le président du parti Rassemblement pour la Justice et l'Égalité au Tchad (RAJET) a fait une déclaration. Il appelle à une manifestation pacifique prévue le 14 mai 2023. Reportage.
Des militants, partisans, sympathisants et des citoyens tchadiens réunis au sein du parti, sont sortis publiquement pour faire une déclaration sur la crise sociale au Tchad notamment la pénurie de carburant, de gaz, les coupures intempestives d'électricité et la flambée des prix des denrées alimentaires.
A cette occasion, le président du parti RAJET Ordjeï Abderahim Chaha a lancé un vibrant appel au peuple tchadien, sans distinction à sortir massivement le 14 mai 2023 pour la marche pacifique de la souveraineté, la crise sociale et les conditions inhumaines que vit le peuple tchadien. « Ceux qui sont au pouvoir notamment la junte et ses commerçants commencent à piétiner le peuple tchadien » a-t-il déclaré. Il poursuit, « c'est à nous de prendre notre responsabilité et notre destin en mains ».
Selon lui, le pays est frappé par une crise sociale et économique dont les gouvernants sont les causes. « Le pays appartient à tout le peuple tchadien mais pas à quelques individus qui se croient supérieur » a-t-il martelé. Il ajoute, ces gens sont entrain de vendre le pétrole du Tchad à la Centrafrique afin de maximiser leur propre intérêt. « A la tête de ce pays on a pas des dirigeants mais des commerçants qui ont créé cette pénurie » s'est-il indigné.
M. Ordjeï appelle le peuple à se réveiller et de ne pas baisser la garde. Pour lui, il faut que le peuple se prépare pour manifester afin de changer le pays, le peuple tchadien est privé de tout s'exclame t'il. Ainsi, il appelle les jeunes à les rejoindre le dimanche 14 mai afin de lancer des nouvelles actions des grandes envergures pour le changement au pays. Car, sans le changement, il n'y a pas d'espoir et sans le changement notre vie quotidienne et sociale ne changera pas parce que les autres ont pris ce pays en otage, a-t-il souligné.
Toujours selon lui, la multiplication de la crise, la pénurie de carburant, les coupures intempestives d'électricité, la hausse des prix des denrées alimentaires, l'augmentation des taxes douanières, sont le quotidien du peuple tchadien. Il appelle les tchadiens à prendre leur liberté et leur responsabilité en main. Il faut que le peuple se fasse entendre pour revendiquer ses droits.
Également, M. Ordjeï affirme qu'ils ont déposé une demande d’autorisation de la marche pacifique et les responsables en charge de la sécurité ont refusé de prendre la demande. Il poursuit, « pour protester contre la crise artificielle et pour sauvegarder notre souveraineté bafouée », nous allons faire cette marche pacifique pour exprimer notre mécontentement. Car on ne peut rester bras ballants et voir le pays pourrir chaque jour un peu plus. « Si nous ne prenons pas des durs engagements face à cette situation qui prévaut, nous allons tous périr par la bêtise de nos gouvernants », a-t-il conclu.
Noël Adoum
La grève lancée par le syndicat des enseignants du Tchad (SET) du 8 au 10 mai semble être respecté par les établissements scolaires publics et quelques rares du privé. D'autres ont boudé et continuent de faire cours. L'équipe d'Ialtchad a scionné quelques écoles de la capitale pour constater. Reportage.
Il est 9h passé au lycée technique industriel, au lycée Félix Eboué et lycée technique commercial, les cours sont désertes. Quelques personnes discutent, d’autres lisent des documents sur l'ombre du Nimier ou du bâtiment. Les bureaux de l'administration de chaque établissement sont ouverts. Les responsables administratifs sont présents pour assurer les affaires courantes, disent-ils. D'autres écoles privées ont emboîté les pas du public. Les enseignants ont suivi le mot d'ordre du SET. Le constat est fait au lycée Fort-Lamy. Cependant, certains établissements continuent de faire cours à l'exemple du Maderassa Harazaye.
Cette grève déçoit les élèves en classe d'examen. C'est le cas de Idriss Adam Idriss, élève en classe de Terminal au lycée Félix Eboué. « Nous sommes à un mois baccalauréat, mais cette grève intervient alors que nous n'avons pas encore fini le programme », a-t-il dit. Il ajoute que cette situation risque de perdurer et d'interrompre le programme, mais aussi empêcher les étudiants de bien se préparer, dit-il.
Mahamat Djibrine Saleh, Délégué à l'éducation nationale et à la promotion civique de la commune de N'Djamena affirme que la grève est un droit, mais risque de plomber le programme et impacter négativement sur les élèves en classe d'examen, ceux du 3e et de la terminale, dit-il. Pour lui, l'éducation est une machine lourde quand elle s'arrête, c'est difficile de la redémarrer, « aujourd’hui la grève est prévue pour 3 jours, mais nous risquerons de perdre toute cette semaine l'équivalent de 30h ». Selon lui, cette grève va retarder la fin du programme et aussi perturber les élèves en classe d'examen. Il se dit inquiet face à cette situation et invite le gouvernement et le syndicat à trouver un terrain de convergence pour que cette situation ne puisse pas durer et impacter négativement l'année en cours.
Rappelons que le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) a prévu cette grève trois jours du 8 au 10 mai pour exiger du gouvernement l’approvisionnement de toutes les provinces en carburant et gaz, de ramener les prix de carburant et gaz à ceux d’avant la pénurie, et de veiller sur les prix des produits de première nécessité afin de soulager la population.
Abderamane Moussa Amadaye
Ce lundi 8 mai le réseau des jeunes entrepreneurs du Tchad (RJET) a lancé à l'Institut Français du Tchad (IFT) le salon national des entrepreneurs. Reportage.
Les entrepreneurs sont venus des 23 provinces notamment prendre part à cette cérémonie. Le Président du comité d'organisation du Salon, Innocent Gotota affirme que des jeunes osent rêver grand pour avoir une synergie et pouvoir rêver ensemble pour cette première édition de salon des entrepreneurs. « Le réseau des jeunes entrepreneurs regroupe plus de 300 entreprises. Ces jeunes gagnent leur argent à la sueur de leur front. Le réseau est piloté par une dame », a-t-il souligné. Il poursuit en soutenant que ces jeunes entrepreneurs souffrent en coulisses parce qu'ils n'ont pas d'accompagnement et le financement.
La coordinatrice de réseau des jeunes entrepreneurs Mlle Mangueal Prisca explique que le réseau des jeunes entrepreneurs a une mission d’orientation, de formation et d'accompagnement technique. « Le salon national de l'entrepreneuriat a pour objectif principal de rassembler les acteurs économiques, de s'asseoir et de discuter des problèmes qui minent l'entrepreneuriat ».
Elle affirme que le réseau n'a pas un fond de fonctionnement, les comités d'organisation ont cotisé de l'argent pour réunir les entrepreneurs dans ce lieu. « Sans l'aide du ministère, sans l'aide de qui que ce soit nous allons réussir ce projet », a-t-elle martelé. L'entrepreneur est celui qui prend des risques même s'il ne gagne pas quelque chose, il sait qu'il a participé.
L'ambassadeur pour l’entrepreneuriat M. Adam Ismaël, affirme, « entreprendre dans le milieu des jeunes n'est pas donné à tout le monde. Il y a ceux qui attendent l'intégration à la fonction publique et d'autres prennent des risques pour entreprendre afin de joindre les deux bouts ». Il appelle les jeunes à créer des choses qui vont être consommées facilement dans ce milieu tchadien.
Noël Adoum
L'Association pour la Coopération et le Développement Socio-Culturel avec la Russie (ASCODER), en partenariat avec l'Ambassade de la Fédération de Russie au Tchad a organisé ce dimanche 7 mai 2023 une exposition de la culture Russe sur l'avenue Charles De Gaule, non loin de la CNPS. Reportage.
Tout a commencé par la démonstration des danses folkloriques tchadiennes et russes. Les jeunes fondateurs de centre d'apprentissage de la langue russe et leurs étudiants ont présenté des poèmes en langue russe. Le président de l'ASCODER Dr. Djoumbé Achim a félicité cet événement exceptionnel tant pour la République du Tchad que pour la République de la Russie. Pour lui, faire vivre ce patrimoine par l’exposition, est une expérience très enrichissante. Car plusieurs disciplines se croisent entre ces deux Républiques notamment l'art, la géologie, l'archéologie, l'histoire etc. C'est pour la première fois que se propose cette rencontre dans le domaine culturel. Il poursuit, dans un dialogue, l'art contemporain et la mise en valeur des œuvres font la richesse. Cette participation est une histoire de l'amitié que vivent ces deux pays, a-t-il martelé.
Pour l'ambassadeur de la République de Russie Vladimir Sokolenko, la coopération entre le Tchad et la Russie s'est toujours accompagnée d'amitié. C'est là que réside la particularité de la mentalité russe. Aujourd'hui, les relations russo-tchadiennes sont considérables, a-t-il affirmé. Il ajoute, cette année plus de deux cents représentants de la jeunesse tchadienne sont admis pour étudier en Russie c'est le maximum historique du nombre d'étudiants tchadiens admis dans les universités et les instituts de la Russie, a-t-il souligné.
Selon l’Ambassadeur, auparavant, « le quota pour les études en Russie était au nombre de 25 à 30 personnes, ce qui fait qu'aujourd'hui nous avons 60 à 70 familles mixtes russo-tchadiennes, dont la plupart vivent à N'Djamena, mais également en Russie ». Maintenant, quand le gouvernement de la Fédération de Russie a augmenté le quota à 207 places, on peut s'attendre à ce que le nombre de familles russo-tchadiennes se chiffrer par centaines, a-t-il déclaré. Il relève que les étudiants tchadiens apporteront leur contribution à la résolution des problèmes démographiques en Russie et au Tchad. Car la Russie offrira au Tchad des projets et des technologies modernes et est prête à partager ses dernières réalisations.
Toujours selon l’Ambassadeur, en Russie la formation d'équipages spatiaux internationaux mixtes est pratiquée. Les étrangers peuvent participer aux vols spatiaux en tant que membres d'équipage et en tant que passagers. Dès aujourd'hui, le travail conjoint avec les partenaires tchadiens pour l'organisation d'un vol spatial avec la participation d'un citoyen tchadien probablement premier représentant de l'Afrique subsaharienne dans l'espace, semble réel. Peut-être quelqu'un des étudiants actuels aura de la chance.
La clôture de cette exposition correspond avec les deux plus grandes fêtes de l'année, le 9 mai, la fête de la grande victoire de la Russie dans la seconde guerre mondiale et le 12 juin, le jour de la Russie.
Noël Adoum
Le réseau des jeunes entrepreneurs du Tchad (RJET) a organisé une conférence de presse hier 6 mai à la radio FM Liberté dans la commune de 7e arrondissement de N'Djamena. Il annonce le lancement du salon national des entrepreneurs du 8 au 14 mai prochain. Reportage.
Mangueal Prisca, Coordonnatrice de la RJET annonce que cette messe entrepreneuriale va se dérouler sur une semaine à l'Institut français du Tchad (IFT). « Le salon national de l'entrepreneuriat a pour objectif principal de rassembler les acteurs économiques, de s'asseoir et de discuter des problèmes qui minent l'entrepreneuriat », a-t-elle confié. Elle ajoute que le SNE est aussi l'occasion de promouvoir la création, la valorisation des produits nationaux et inciter la population à la consommation locale. Elle relève que la particularité de ce salon est l'implication non seulement des différents entrepreneurs de la capitale tchadienne, mais aussi ceux des 23 provinces du pays. « L’entrepreneuriat et la création des richesses ne se limitent pas seulement à N'Djamena, mais au-delà. Chaque province à ses propres réalités, ses difficultés et donc c'est l'occasion de discuter et de trouver des solutions et aussi de perspectives de ce métier qui a de la peine à décoller malgré nos multiples potentialités », a-t-elle signifié d'un ton vif.
Le Président du comité d'organisation du SNE, Innocent Gotota, et chargé de communication du RJET affirme que ce salon comprend plusieurs activités notamment les formations, les causeries débats, les plaidoyers et le partage d'expériences. « Nous allons nous entretenir avec de grands entrepreneurs qui ont percé. Pour nous raconter leur parcours, les difficultés de ce métier, etc. afin de permettre à ceux qui croient que réussir sa vie, c'est uniquement travailler pour l'État, la fonction publique ou encore dans un bureau climatisé », dit-il. Pour agrémenter cette foire, le Président du comité affirme que des concerts seront organisés chaque soir par des artistes locaux avec l'objectif de promouvoir les talents, mais aussi mettre en avant la culture tchadienne. A cela, s'ajoutent des défilés de mode, dit-il. Pour lui, ce défilé permettra de mettre en valeur la beauté tchadienne et les stylistes et le talent styliste local en valeur d'où la mode tchadienne. « C’est l'occasion pour démontrer qu'on a besoin d'un Cameroun, d'un ivoirien...de nous confectionner des modèles, mais nous avons nos modélistes qui pourront bien le faire », a-t-il lâché.
A quelques jours du début de ce salon, les organisateurs ont affirmé qu'ils n'ont reçu aucun ni de l'État ni des partenaires.
Abderamane Moussa Amadaye







