vendredi 23 octobre 2026

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La Secrétaire d'État (SE) aux Affaires étrangères, aux Tchadiens de l'Étranger et à la Coopération internationale a présidé une réunion de relance des commissions mixtes interministérielle ce mardi 23 mai au ministère des Affaires étrangères dans le 2e arrondissement de la ville de N’Djamena.

Pour Mme Housouna Kassiré Isabelle le gouvernement de la transition est doté d'un cahier de charge qui dans son volet politique extérieure et diaspora (initiative 3 et 4) demande de veiller la tenue régulière des commissions mixtes avec les pays amis et de multiples rencontres diplomatiques pour renforcer la sécurité transfrontalière avec les pays voisins en cette période de la transition.

 Selon elle, le ministère a programmé dans son plan d'action 2023 un chronogramme d'activités en phase avec les objectifs d'organiser des commissions mixtes avec les pays voisins et amis. « C'est en fonction des priorités et de l'intérêt de notre pays avec les autres États suivant ce chronogramme Tchad-RCA en juin 2023 à Bangui, Tchad-Nigeria début août à Abuja, Tchad-Niger mi-août à N’Djamena, Tchad-Cameroun fin août à N’Djamena, Tchad-Maroc septembre à Rabat, Tchad-Égypte fin septembre au Caire », a-t-elle précisé.

Mme Kassiré affirme que le Tchad a signé un accord-cadre au titre de la sécurité transfrontalière dans le cadre bilatéral pour renforcer la sécurité de ses frontières. Elle soutient que c’est à cause des difficultés de mise en œuvre des accords signés dont plusieurs sont devenus obsolètes que les choses ont tardé. Elle ajoute aussi que le manque d'un mécanisme de suivi évaluation pour accompagner cette mise en œuvre a joué un rôle négatif.

La SE demande l'implication de toutes les ministres sectorielles afin de solutionner les problèmes de la sécurité transfrontalière entre les pays mentionnés plus haut.

Ousmane Bello Daoudou

Plus le temps passe, plus il est difficile de faire semblant. Les non-croyants disent que le temps est le seul maître des enjeux. Il est Dieu. Les croyants disent que seul Dieu est maître et du temps et des enjeux. La transition de 24 mois est prise entre ces deux thèses. Le pays traverse des moments de vérités. Premier problème : il n’y a qu’une Vérité. Il faudra s’y faire et y faire face. Deuxième problème : il y a toujours en chacun de nous deux personnalités dans une même personne. Vous comprendrez plus loin pourquoi je dis cela.

Le groupe de sages de l’Union Africaine (UA) a demandé aux responsables de la transition de respecter deux points.

Un, pas de prorogation des 24 mois de la transition. Pas question de ne rajouter un jour ni retrancher une nuit.

Deux, tous les membres de la transition ne doivent pas participer aux prochaines échéances électorales.

Depuis cette sortie des sages, il y a un « silence officiel gêné » au sommet de l’État. Quelques « petits seconds couteaux » ont décidé de donner la réplique aux sages en affirmant, « le pays est souverain ». « C’est le Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS) qui a décidé que tout Tchadien (ne) peut se présenter à condition qu’il remplisse les conditions ». « Et qu’après tout c’est au peuple souverain du Tchad d’en décider, pas à l’UA ».

Je crois avoir trouvé le pourquoi de ce silence. Je m’explique….

Vous vous souvenez de la sortie du président à Gozbeïda, dans le Wadi Fira, disant ne pas être le gouverneur de l’ambassadeur allemand Jan-Christian Gordon Kricke, expulsé du pays quelques jours avant, qui lui avait, dit-il, demandé de ne pas nommer Saleh Kebzabo au poste de Premier ministre.

Voici in extenso la déclaration du président de transition traduit de l’Arabe locale. « Aucun président du Tchad, de Tombalbaye au Maréchal Idriss Deby Itno (paix à son âme), n’a jamais baissé la tête. Et jusqu’à ce que les Tchadiens choisissent leur président. Moi non plus je ne baisserai pas la tête devant aucune personne ni devant aucun État ».

Les trois mots « choisissent leur président » m’ont intrigué. C’est passé presque inaperçu, mais nous journalistes sont là aussi pour disséquer les mots, les gestes et les expressions présidentiels.

D’abord, est-ce un aveu de non-candidature? Hum…c’est trop mince pour le dire, mais ce n’est pas rien.

Ensuite, comment interpréter ces mots? La première idée qui m’est venue à l’esprit c’est l’expression de l’écrivain malien Ahmadou Hampâté Bah qui disait, « dans la personnalité de la personne, il y a plusieurs personnalités ».

Le président de transition (PT) n’échappe pas à cette sagesse de Hampâté. Et lorsqu’on est en politique active, on est obligé de faire cohabiter ces personnalités qui se tiraillent en permanence.

Cela pour vous dire que cette sortie et l’expression « choisissent leur président » est l’exemple parfait que le « Mahamat Kaka », le gentil petit fils de grand-maman qui sommeil dans la moitié d’âme du PT veut organiser des élections libres, transparentes et céder le pouvoir dans l’intérêt du pays.

Mais le rageux, l’agressif « Mahamat Idriss Deby Itno » tapi dans l’autre moitié du PT veut organiser des élections pour son propre compte. Et bien évidemment les gagner et s’éterniser au pouvoir dans l’intérêt des amis politiques et de la famille. Pour atteindre cet objectif, il est prêt à renvoyer les diplomates, défier l’UA, etc. Après tout le pouvoir, il l’a hérité du père Maréchal. Et au nom du clan et de la famille, il faut le conserver. Il faut pour cela faire le « dos rond » et laisser passer la « fâcherie » de l’UA. Et qui va certainement s’estomper avec le temps.

Ah! le temps, encore lui. C’est, semble-t-il, la moitié du nom de Dieu. Et le silence l’autre moitié. Allahou Akhbar (Dieu est grand), dirait Mahamat Idriss Deby. Allah hou sami-itt (Dieu est silence), dirait « Mahamat Kaka ». Et ses amis politiques acquiesceront InchAllah.

Bello Bakary Mana

Les Tchadiens réagissent à la suite du rapport de l'Union africaine (UA) publié la semaine dernière sur la phase 2 de la transition de 24 mois. Et demande aux autorités de la transition de ne pas se présenter aux futures élections et la non-prolongation de la transition. Ialtchad presse a fait réagir quelques citoyens ce lundi 22 mai 2023 dans les grandes artères de la ville de N’Djamena. Vox pop.

Assane Ahmon Malloum Artiste comédien, président de compagnie planète jeune.  « Je pense qu’il faut savoir que le Tchad est un pays indépendant depuis 1960. Je crois que la décision de l’UA est un abus de langage parce que les pays qui ont signé des conventions, des traités doivent dépendre de ces conventions et ses traités. Où est l'indépendance ou la souveraineté d'un État? Le Tchad peut se retirer de l'UA. Est-ce que cela peut empêcher le Tchad être comme un État ou un pays ? Les Tchadiens se sont retrouvés et ont décidé d'aller à un dialogue pour une refondation du pays et se sont prononcés sur qui doit se présenter ou être électeurs et éligible ».

Un anonyme. « Pensez-vous que les 17 ou les 18 millions de Tchadiens qui peuvent prendre part à une assemblée pour décider. L'UA doit prendre en compte la décision de peuple tchadien ce n'est pas à l'UA de décider qui se présenter ou de ne pas se présenter dans ce cas nous sommes encore dans la néo- colonialisme. Les gens pensent que les Tchadiens ne peuvent pas décider de leur avenir, il faut que d'autres décident à leur place. Je suis désolé pour ceux qui se rallient derrière cette décision, c'est une honte, une injure à l'encontre du peuple tchadien. Moi je ne suis pas de ceux qui cautionnent la décision de l'union africaine ».

Attahir Koua Marla étudiant en droit de l'université de Ndjamena. « Je pense la décision de l'union africaine est une façon de rendre la démocratie. Le régime de transition est juste pour un moment. D'après moi la transition est mise en place pour un délai de 1 an 6 mois passé ce délai normalement ils devaient organiser les élections. Ils ont prolongé encore de 2 ans, s'ils veulent encore se présenter, va être une monarchie ou le pouvoir va passer du père au fils dont je pense. L'union africaine a bien fait de mettre une close afin les autorités de la transition de ne pas se présenter à la prochaine élection ».

Mahamat Zène Chérif président national du parti Tchad Uni. « Cette position nous amène à ne pas cautionner les manœuvres de la transition. Nous pensons que l'UA n’a fait que réaffirmer ce qui est prévu dans ce texte et les engagements des États membres y compris le Tchad par rapport à la non-participation des autorités. Nous pensons que pour l'intérêt du pays, il n'est pas normal que ceux qui ont géré la transition de participer aux élections à venir pour ne pas être juge et partie, la position de l'union africaine nous conforte. L’UA est dans sa légitimité de dire aux autorités de transition d'avoir l'intérêt d'organiser des élections de manière transparente avec neutralité. Nous prenons acte de la décision de l'UA et que les autres organes comme la CEEAC CEMAC, UE, la France, les USA doivent saluer la position de l'UA ».

Propos recueillis par Ousmane Bello Daoudou

Dans un communiqué de l'Office National des Examens et Concours du Supérieur (ONECS) le 19 mai passé, le calendrier des examens du baccalauréat de l'Enseignement secondaire général et technique session 2023 est fixé pour le 19 au 24 juin 2023. La rédaction a fait réagir quelques enseignants du lycée.

Selon l'ONECS, les épreuves écrites et pratiques toutes les séries confondues commenceront le 19 pour clore le 24 juin, les corrections débuteront le 26 juin pour finir le 2 juillet 2023 ainsi que les épreuves physiques et sportives. Quelques enseignants des différents lycées se sont exprimés sur les préparatifs du baccalauréat.

Le censeur et professeur de français en classe de terminale A du Complexe Scolaire « le Prestige » Mahamat Adoum Brahim donne ses impressions sur l’exécution des programmes, des matières annuelles, ils sont à plus de 85% sur l'ensemble des matières enseignées en classe des terminales, certains enseignants sont déjà à 5% de la fin de l'exécution. Selon lui, ils viennent récemment d'organiser l'examen blanc pour tester le niveau et voir la capacité des futurs candidats. « Les candidats sont déjà préparés psychologiquement, ils peuvent mieux reprendre cet examen le moment venu ». Pour lui, les élèves doivent à partir de la publication de cette date précise de mettre de l'ordre dans leurs idées pour essayer de maîtriser davantage les différentes matières qu'ils vont composer afin de réussir cet examen. Il va de leur avenir, car « chaque avenir doit-être construit au prix de l'effort et du travail bien fait » a-t-il dit.

Le professeur de mathématique au Lycée Féminin Ibnou Sirine Ismaïl Mahamat Tahir dit qu'ils ont déjà fait l'essentiel pour que les élèves abordent normalement le baccalauréat de l'année 2023. « Le nécessaire est déjà fait, les élèves sont déjà prêts pour affronter le baccalauréat », a-t-il souligné. Pour lui, le programme a été respecté à plus de 80%, mais les difficultés rencontrées sont l'interruption des cours pendant la grève de soutien et quelques jours fériés ont joué sur le programme. Selon lui, les jours restants, « on va se consacrer pour les anciens sujets afin de mieux préparer l'examen et préparer l'esprit des élèves ». Les préparatifs continuent dans la soirée afin de traiter les exercices types Bac. Au début les élèves venaient au cours, mais pendant le mois de mai certains élèves ne viennent pas au cours, ils préfèrent mieux rester chez eux pour lire d'autres matières, a-t-il confié à la rédaction.

Noël Adoum

L'association d'encouragement pour l'amélioration des Races de chevaux au Tchad (AEARCT) a organisé une course hippique à l’hippodrome de Ouka à 3 km de Djarmaya dans la province de Hadjer Lamis ce dimanche 21 mai dénommé le grand prix AGL.

Pour Brahim Doudou six courses sont au programme, pour lui les deux premières courses de 1200 m, la première course appelée course de néant regroupe les chevaux qui n'ont jamais gagné qui sont dans une catégorie. Pour lui qui a été remporté par le cheval numéro 5 du nom Ouka avec une enveloppe de 79800FCFA plus une coupe, le 2e le cheval numéro 11 avec 33250 F CFA et le 3e cheval numéro 6 19800 F CFA qui fait total de 133 000 FCFA.

Selon lui la deuxième course comprend les deuxièmes et troisièmes de la première course qui ont totalisé de 15 à 25 points, cette course est gagnée par le cheval n'11 qui porte le nom de Kamoubayé Houra avec 100200 +une coupe suivie du cheval n"9 avec une enveloppe de 41750 FCFA et le 3e le cheval n"3 avec 25500 FCFA.

Ensuite vient la 3e course de 1500 m du nom Race- Race qui totalise au moins de 60 à 80 points et de 100 à 180 points. Elle a été remportée par le cheval numéro 6 nommé Alkhawa qui a 120 000 FCFA + une coupe et le 2e est le cheval numéro 4 qui est à 50 000 F CFA et le 3e le cheval numéro 8 qui a eu 30000Fcfa.et la 4e respectivement avec le cheval n"5, 2 et 1 qui a la même enveloppe que la 3e course.

Il indique, la 5e course qui est appelée Gagachi sont des chevaux qui ont remporté plusieurs prix ou victoires qui totalise de de 180 à 300 points qui a été gagné par le cheval n"6 du nom Rasse 2, puis le cheval numéro 5 et le n"1. Le 1er 150000 F CFA +une coupe, le 2e 62500 FCFA et le 3e 37500 F CFA.

 Enfin la 6e course qui est nommée Gargache, ces chevaux sont chevronnés qui ont remporté plusieurs prix sur le plan national qui ont 300 points et plus. Le cheval numéro 1 a empoché 150000 + une coupe, le 2e cheval numéro 6 avec 75000 F CFA et le cheval numéro 3 qui aura 45 000 F CFA qui occupe la 3e place.

Le président de l'association, Idriss Ahmed Idriss affirme, l'association est créée vers les années 60 pour l'encouragement et l'amélioration des Races de chevaux au Tchad et aussi permet d'apporter un support à l'élevage tchadien surtout la race de cheval. Il estime que c’est un brassage entre la population nomade et celle qui vit en ville.

Ousmane Bello Daoudou

Lors d’un point de presse animé cet après-midi 21 mai, le Mouvement citoyen notre Tchad (MOCINT) déclare avoir suivi avec stupéfaction le communiqué du Conseil Paix et de Sécurité (CPS) de l'Union Africaine relatif à la Transition encours au Tchad qui interdit les autorités de transition de se présenter aux futures échéances électorales.

Pour le Coordonateur national, Dr Korom Acyl Dagache, l'Union Africaine, après avoir dépêché une mission de terrain, avait apporté son soutien au Conseil Militaire de Transition (CMT) en mettant en exergue les circonstances qualifiées d'exceptionnelles. Dès son accession à la Magistrature Suprême, suite au désistement du Président de l'Assemblée Nationale, Mahamat Idriss Deby Itno, président du Conseil Militaire de Transition (CMT) a pacifié le pays et organisé le Dialogue national inclusif et souverain (DNIS), dit-il. « Ce dernier avait pour principale mission la refondation de l'État, le retour à l'ordre constitutionnel, et ce, après la tenue des Accords de Doha avec les politico-militaires. Ainsi, plusieurs recommandations ont été formulées, dont les plus importantes portent sur l'éligibilité des membres ayant servi durant la transition, la dissolution du Conseil Militaire de Transition prononcée le 8 octobre 2022 en lieu et place du Président de Transition, la mise en place d'un Gouvernement d'union nationale, l'organisation des élections présidentielles en 24 mois, la création d'un cadre de concertation des partis politiques et surtout celle des organes chargés de veiller à la mise en œuvre des recommandations du DNIS qui est à pied d'œuvre avec toutes ses structures déjà opérationnelles », a-t-il justifié. Dr Korom ajoute, « joignant l'acte à la parole, il a veillé au strict respect de la feuille de route tracée. Soucieux de traduire en actes les résolutions du DNIS, le Président de Transition a nommé par décret n°0085 du 25 janvier 2023 les membres du CONOREC qui, de façon concertée avec les autorités provinciales concernées, ont installé des démembrements. Il en est de même pour les autres entités chargées du suivi de la mise en œuvre des recommandations du DNIS», dit-il. 

Toujours selon lui, le chronogramme du CONOREC prévoit l'organisation du référendum constitutionnel fin 2023 et un retour à l'ordre constitutionnel à terme de la transition prévue fin 2024. Le MOCINT dit  saluer la dynamique de l'Union Afrique et la promptitude dont elle fait preuve pour résoudre les problèmes du Continent, mais l'invite à reconsidérer sa position par rapport à certaines décisions prises au cours de sa plénière qui sont contradictoires sur l'inéligibilité  des membres de transition. Pour lui notamment les paragraphes 3 et 6 du communiqué. Il s'agit de l'article 7 de son Protocole, le Conseil de paix et de sécurité rappelant le communiqué (PSC/BR/COMM (CMXCVI)\ adopté le 14 mai 2021 lequel déclare inéligibles les membres des autorités de Transition. Pour lui, « il est important de signaler que la décision portant sur l'éligibilité des autorités de transition émane des participants au Dialogue National inclusif et souverain. Elle a d'ailleurs été entérinée par un acte législatif. Toutes les autorités de la transition ainsi que tout citoyen respectant les conditions légales est éligible et électeur », a-t-il confié. Dr Korom souligne que le souhait de la société civile est de solliciter l'appui constant de l'Union Africaine afin qu'elle intercède en faveur du Tchad auprès des partenaires techniques et financiers en vue de soutenir le processus de transition en cours. « Il n'est un secret pour personne que la transition tchadienne a démocratisé les débats à tel point que les forces vives peuvent émettre des opinions qui engagent la vie de leur pays en toute quiétude», dit-il. Il rajoute, «une résolution du Dialogue national inclusif et souverain est d'office mise en application et l'Union Africaine a le devoir d'appliquer le choix des peuples et non s'y opposer», conclut-il.

Abderamane Moussa Amadaye

La Coordination des Associations de la Société Civile et de Défense des Droits de l'Homme (CASCIDHO) a lancé une campagne nationale d'éducation civique phase 1 ce samedi 20 Mai 2023 au Palais des Arts et de la Culture dans le 8ème arrondissement de la ville de N’Djamena sous le thème « Référendum Constitutionnel : Enjeux et Défis pour un retour à l'ordre constitutionnel, rôle de la société civile.

Pour Mahamat Digadimbaye Coordonnateur de la CASCIDHO, cette campagne nationale d'éducation civique phase 1 a pour objectif, la sensibilisation pour garantir la paix, la stabilité et l'organisation du référendum constitutionnel sur la base des principes de la transparence en répondant aux aspirations profondes du peuple tchadien. Il relève que la confiance sera créée entre le gouvernement, les différents acteurs socio-politique et la population.

Une campagne nationale d'éducation civique qui, selon la CASCIDHO, se fera dans les 23 provinces et durera trois mois à travers des ateliers, des débats, des rencontres de proximité, les réseaux sociaux et des affiches. Selon le Coordonnateur, la campagne vise à responsabiliser les citoyens, à promouvoir et défendre les valeurs de l'unité nationale dans cette phase importante vers le référendum constitutionnel qui est une étape fondamentale vers un retour à l'ordre constitutionnel.

Mahamat Digadimbaye se dit très inquiet de la montée en puissance du tribalisme, du confessionnalisme et du communautarisme. Face à cette situation, le CASCIDHO appelle le gouvernement et les forces vives de la nation à une synergie et une unité d'action pour sensibiliser les populations au calme et à œuvrer pour un renforcement du vivre ensemble, de l'unité nationale pour un retour apaisé à l'ordre constitutionnel.

Par ailleurs, la CASCIDHO condamne avec fermeté les incursions dans le territoire national des bandits armés qui massacrent sans pitié des populations innocentes et demande au gouvernement de prendre ses responsabilités pour mettre définitivement un terme à ce phénomène.

Ousmane Bello Daoudou

Les conflits intercommunautaires dans le sud du pays ont endeuillé plusieurs personnes des localités concernées. Les condamnations se multiplient de la part de certaines associations parmi lesquelles, l'Association pour la Promotion des Libertés Fondamentales au Tchad (APLFT) et des partis politiques dont le Parti Action pour la République, la Démocratie et le Développement (ARD) à travers des communiqués rendus. Reportage.

L'Association pour la Promotion des Libertés Fondamentales au Tchad (APLFT) exprime sa profonde indignation suite aux tueries perpétrées dans la Province du Logone oriental notamment dans les départements de la Nya Pendé et du Mont de Lam durant ces derniers jours. Pour L’Association, la prise du pouvoir par les militaires suite à la disparition tragique du Maréchal a été justifiée principalement par la sécurité des personnes et de leurs biens ainsi que le maintien de la paix et de la stabilité. Malheureusement, les autorités de la transition n'ont pas tenu la promesse faite à l'endroit du peuple et de la communauté internationale en matière de sécurité des personnes et de leurs biens. « Nous assistons régulièrement à des graves violations des droits de l'Homme, des massacres des populations civiles sur une grande partie du territoire national et le dernier cas en date est celui de la Sous-préfecture de Larmanaye, dans la province du Logone oriental » rapporte l’APLFT.

L'APLFT rappelle que le droit à la vie est un droit universel reconnu par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, le Pacte International relatif aux droits civils et politiques ainsi que par la Charte de Transition révisée en République du Tchad.

L'APLFT invite le gouvernement à entreprendre des actions concrètes pour assurer la sécurité des populations civiles et de leurs biens. De veiller à prévenir des bavures des militaires déployés dans les zones d'opérations. L'APLFT exige qu'une enquête indépendante soit menée pour identifier et retrouver les auteurs de ces différents crimes pour être jugés. Elle appelle au dialogue qui est la voie légale pour obtenir justice et réparation.

Le Parti Action pour la République, la Démocratie et le Développement (ARD) exprime sa désolation face à la situation ignoble et alarmante qui prévaut depuis quelques jours dans la zone méridionale du Tchad, où des massacres sont organisés et perpétrés contre les populations autochtones par des éleveurs et autres individus non identifiés. Le Parti exige du Gouvernement des mesures urgentes face à la détresse humaine des paisibles concitoyens, sans défense et sans protection, qui voient leurs familles décimées, leurs habitations et leurs réserves d'aliments systématiquement détruites et leurs bétails arrachés et emportés dans une sanglante et aveugle barbarie digne d'un autre siècle.

Selon l’ARD, cette situation s’apparente aux prémices d'un génocide. L’ampleur des pertes en vies humaines suites aux tueries, enregistrées depuis des mois à travers le territoire national est inacceptable.

L'ARD demande au président de transition de s'investir personnellement afin que des mesures urgentes et proportionnelles soient prises pour sécuriser les populations assaillies et sévir durement contre les auteurs de ces crimes odieux, qui défient toute prétention à la paix et à la cohésion sociale.

L'ARD, tout en encourageant les efforts des Forces de Défense et de Sécurité déployées sur le terrain, rappelle au Gouvernement d'Union Nationale de Transition, issu du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS), les attentes du Peuple tchadien qui, tout autant que l'opinion internationale, est témoin de cette horrible tragédie. « Il est temps que cesse la permissivité face au mépris du droit à la vie de certaines communautés tchadiennes », a-t-il conclu.

Noël Adoum

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