Le Conseil National de la jeunesse du Tchad (CNJT) a servi un cadre ce 27 mai 2023 pour la remise des financements des microprojets des jeunes ayant pris part au Dialogue national inclusif et souverain (DNIS).
Ils sont 8 jeunes porteurs de microprojets à recevoir un chèque de 1 000 000 de FCFA. Un financement octroyé par le conseiller national de transition, Abakar Mahamat Abdramane dit « Djoufoune ». Il soutient que cette somme est peu, mais pourra aider les jeunes à faire le premier dans le monde de l'entrepreneuriat, dit-il. « C'est suffisant pour faire le premier pas, mais le reste dépend de comment ménager sa mini entreprise », a-t-il expliqué. Il a relevé qu'un comité est mis sur pied pour le suivi de ce financement non remboursable, «cette équipe de suivie va leur prodiguer de conseils et des orientations, mais le plus important est que ces jeunes ont la volonté, de l'audace et sont bien conscients. J'espère bien qu'ils seront à la hauteur et s'occuperont de leur besoin et élargir leur entreprise », a-t-il confié.
Yves Djimhonbe, jeune retenu pour le financement à souligner qu'il a postulé pour le financement de son projet d'une photocopieuse et d'élargissement d'une cabine téléphonique. «Dieu merci, j'ai été retenu et mon projet financé. Même si c'est peu, ça me permettra de faire quelque chose pour élargir mes activités », a-t-il précisé. Quant à Sougouma Hassabllah Ahmat, lui aussi récepteur de financement à livrer ses impressions. Selon lui, le financement reçu lui permettra d'agrandir son élevage de caprin et des caprins pour les revendre et faire des bénéfices.
Abderamane Moussa Amadaye
Le Réseau des personnes handicapées du Tchad a organisé une journée de réflexion sur le rôle et apport des personnes handicapées pour une transition réussie et apaisée ce samedi 27 mai à la maison de la Femme au quartier Kartkandjiyé dans le 5e arrondissement de la ville de N’Djamena.
Galmai Moussa Abderamane président National a affirmé que la personne vivant avec un handicape a été associé à toutes les instances de la première phase de la transition. Pour lui une attention particulière a été accordée par les hautes autorités de la transition en leur accordant le financement de 70 projets portés par les personnels vivants avec une handicape à travers l'ONAPE, le projet zouhour Al maraa et leur participation au Dialogue National Inclusif et Souverain.
Il affirme que le REPHAT a initié cette journée pour permettre aux personnes en situation de handicap de comprendre la situation actuelle que traverse notre pays en vue d'apporter sa riche contribution pour cette période cruciale.
Toutefois, selon lui le REPHAT se dit étonner de la position du Conseil de Paix et Sécurité de l’Union africaine à la suite de son communiqué publié le 11 mai 2023 sur la conduite de la transition en cours. Ce communiqué interdisant les autorités de la transition de se présenter aux futures élections est en total contradiction avec les conclusions issues du dialogue national inclusif et souverain, dit-il.
Il confirme que le REPHAT exprime son soutien indéfectible aux autorités de la transition et réitère son adhésion totale et son attachement à la mise en œuvre des conclusions et résolutions du DNIS.
Pour finir Galmai Moussa Abderamane lance un appel au gouvernement de la transition d'accélérer la mise en application des résolutions et recommandations prises en faveur des personnes en situation de handicap qui jouent pleinement sa partition de mobilisation, sensibilisation, communication et conscientisation auprès des personnes en situation de handicap pour contribuer à la recherche de la paix et au retour à l'ordre constitutionnel.
Ousmane Bello Daoudou
Ce samedi 27 mai a eu lieu le lancement officiel du journal en ligne Hamama Média dans la maison des médias du Tchad situé au quartier Moursal dans la commune de 6e arrondissement de la ville de N'Djamena. La déclaration est faite par son Directeur général Teyané Bertrand.
Plusieurs journalistes de différents médias et quelques invités venus assistés à cet événement. Pour le directeur général du journal, aujourd'hui dans notre pays, les masses médias jouent un rôle non négligeable dans la vie politique et socioéconomique du pays. L'évolution technologique a bouleversé les canaux traditionnels de communication et à la clef, révolutionné le secteur d’information, a-t-il dit.
Il poursuit, sur cette autoroute de communication et d’information, la bonne information tout comme les fakes news, l’intox et la désinformation se propagent à la vitesse de la lumière. Le public, face à ces flux d'informations, n'est souvent pas armé des moyens pour faire le distinguo entre la vraie et bonne information des fakes news, l’intox ou de la désinformation, a-t-il martelé.
« Quiconque muni d’un smartphone s'autoproclame journaliste publie et relaye des informations sans vérification à la source. Vous n’êtes pas sans savoir que cela n’est pas sans conséquence sur notre société. C’est pourquoi, nous avons jugé utile de créer notre organe en ligne dénommé Hamama média. Et nous lançons officiellement nos activités aujourd’hui », a-t-il souligné.
La liberté de la presse est fragile dans des nombreux pays africains, même dans les pays où elle est très solidement enracinée, les journalistes sont toujours victimes de harcèlement, d’abus, d’arrestations et d’attaques dans l’exercice de leur métier, a-t-il déploré. Il est important de rappeler que la liberté de la presse est le fondement du journalisme, car elle permet aux journalistes de faire des reportages et d’enquêter librement.
Le lancement du journal Hamama média, se tient aujourd'hui dans un contexte particulièrement marqué par cette période de Transition confrontée à d'énormes défis d'ordre politique, économique et surtout social, notamment avec des tensions enregistrées dans quelques provinces du pays dont les nombres des victimes se comptent par plusieurs dizaines de morts, des blessés et d'énormes dégâts matériels. Pendant cette période particulière, les médias jouent un rôle prépondérant dans l'information de la population et de l'opinion publique sur les enjeux auxquels celles-ci sont confrontées, a-t-il déclaré.
Toujours selon lui, le journal Hamama média ne vient pas jouer le rôle amélioratif, moins encore exquis. Il vient accompagner plusieurs grands journaux qui existent déjà depuis de nombreuses années et qui abattent tous les jours d'excellents travaux et éclairent la lanterne de l'opinion publique en temps réel. Les médias ne contribuent pas à tisser la haine et la division entre les populations comme l'espèrent certains, mais ils sont plutôt l'arme pour détisser la haine et la division entre les populations, a-t-il conclu.
Noël Adoum
Le Coordinateur de Coordination Nationale des Jeunes pour la Paix et le Développement du Tchad (CONAJEPDT) Mahamat Oumar Ibrahim a animé un point de presse hier vendredi 26 mai. Une déclaration dans laquelle, il dénonce les violences qui se passent au sud du pays et la pénurie de carburant.
Le coordinateur Mahamat Oumar Ibrahim déplore en disant, « c’est avec un cœur rempli de tristesse que je m'adresse à mes compatriotes du Mont de Lam, Andoum et Larmanaye qui vivent l'enfer sur terre, la CONAJEPDT condamne ces tueries barbares perpétrées les populations de ces trois localités citées ci-haut ». Le Tchad est confronté à un défi sécuritaire qu'il faut relever le plus rapidement possible afin que les populations puissent retrouver la quiétude pour se préparer aux travaux champêtres et aux autres activités, a-t-il déclaré. Il saisit cette occasion pour appeler le gouvernement à prendre ses responsabilités pour ramener la paix dans la zone.
« Il faut que le gouvernement traque ces bandits armés qui sèment la désolation dans les familles. Ces tueries dans le Sud de notre Pays ne laissent personne indifférent » a-t-il martelé. Cette situation d'insécurité est la conséquence de la crise centrafricaine.
Aussi, la coordination observe avec attention la gestion de la 2e phase de la transition. Malheureusement, elle constate la CONOREC n'est véritablement inclusif, car la couche la plus importante est écartée de la gestion. C'est un fait et elle prend acte pour ce qui est de la composition du CNT. La CONAJEPDT estime qu'il est impératif de reprendre la composition de la CONOREC pour lui permettre de retrouver un semblant de crédibilité.
« Nous avons également observé ces derniers temps, la multiplication des crises diplomatiques et la plus récente est, celle avec la Chancellerie allemande. Nous appelons à la sagesse du Gouvernement ». Il poursuit, « le conseil paix et sécurité l'Union Africaine à travers un communiqué à sommé les autorités de transition de décliner un agenda des échéances électorales et exigent à ceux qui conduisent la transition de s'abstenir de se présenter aux prochaines élections ». la CONAJEPDT suit cette situation de près et appelle le gouvernement à privilégier le dialogue avec l'Union Africaine pour trouver une sortie de crise.
Selon lui, « dans le domaine de l'économie, notre Pays n'a pas fini de traverser une crise énergétique accentuée par la baisse de pouvoir d'achat de ménages ». Il souligne que « le manque de carburant et du gaz est perceptible sur l'ensemble du territoire national. Nos industries sont à bout de souffle pour faire face à cette situation intenable ». La CONAJEPDT interpelle le gouvernement pour qu'il résolve cette crise. La CONAJEPDT dit souhaiter que le pays soit un havre de paix et de Justice.
Noël Adoum
En stage au Tchad, le doctorant en droit à l'Université Paris 1, Panthéon Sorbonne, Benjamin Allahamne Minda a présenté son livre au Centre d'études pour la formation et le développement (CEFOD), intitulé « Coopération intra-africaine, étude à l'aune de l'accord portant création de la zone de libre-échange continentale africaine », parue aux éditions L'Harmattan en juillet 2022.
Le dédicace du livre a vu la présence des diplomates, des praticiens du droit, des écrivains, des universitaires, des étudiants, aussi des acteurs de la société civile et des hommes politiques.
Subdivisé en deux parties et contenant 200 pages, l’auteur de nationalité tchadienne met la lumière sur l’intérêt grandissant pour les États africains d’intensifier leur coopération mutuelle dans les domaines économiques. Il part du constat qu’il existe des faiblesses sur le plan de la coopération intra-africaine dans le domaine économique qui ne favorise pas une véritable intégration régionale.
Dans la première partie de cet ouvrage, M. Benjamin indique que la zone de libre-échange continentale africaine est un accord ambitieux au regard de ses objectifs généraux et spéciaux en vue d’intensifier le commerce intra-africain, dit-il. En seconde partie, l'auteur il relève dans cet ouvrage qu’il y a d’énormes défis pour une opérationnalisation de cet accord intra-africain. Au rang de ces défis, M. Benjamin souligne les défis de nature juridique, économique, sécuritaire et la problématique des droits de l’homme (une forme d’ouverture dans la réflexion sur les droits de la deuxième génération « droits économiques et sociaux »).
Rappelons que M. Benjamin Allahamne Minda est nanti d’un double Master, un en Droit International public à l’Université Lyon 3 Jean Moulin, le second en Droits africains à l’Université Paris 1, Panthéon Sorbonne. Il est actuellement en instance de thèse en Droit International public et chargé d’enseignement en Droit à Paris.
Abderamane Moussa Amadaye
Il est jeune, de petite de taille et robuste comme le béton du viaduc de Chagoua. Il n'a que 25 ans, mais c’est la terreur de tous les défenseurs la ligue de N’Djamena. Il fait trembler les gardiens de but. C’est un buteur né. Il vient de battre un nouveau record : 29 buts au compteur. Il a été l'un des plus grands artisans pour la qualification d'As PSI à la coupe du Tchad édition 2023. Qui est Yannick Marsa ? Entrevue.
Qui est Yannick Masra ?
Je suis Doumna Masra Yannick, né en 1997 à Delli dans la région du Logone occidentale à une vingtaine de kilomètres de Moundou, capitale économique du Tchad. J'ai commencé à jouer au football dès mon jeune âge à Delli avec le ballon de chaussette emballée de plastique jusqu'en 2014. Nous avons déménagé, mon père, fonctionnaire, est affecté à Moundou. C’est dans cette ville que ma carrière a commencé à fleurir avec une équipe de quartier, As Para. Nous étions deux fois de suite champions. J'ai aussi joué le championnat de deuxième division du Logone occidental tenue à Moundou où j'ai joué pour le compte de l'équipe de mon village. Nous avons remporté la coupe avant d'être repéré par As Coton de Moundou. Je me suis imposé malgré mon jeune âge. J'étais toujours buteur. J’ai encore déménagé à Pala où j'ai joué pour As Pala. Nous avons remporté la coupe provinciale. Enfin, j'ai déposé ma valise à As Cimenterie de Pala où nous étions encore champions et moi buteur. C'est de là que Gazelle FC m'a repéré et j'ai rejoint N'Djamena en 2017. J'étais coéquipier à Marius Mouandilmadji. J'ai quitté Gazelle et j'ai rejoint As PSI, mon dernier club.
Vous êtes buteurs du championnat de Ndjamena avec 29 buts, une première dans l'histoire de ce championnat, quel sentiment vous anime en ce moment ?
J'aurai souhaité voir mon équipe remporter cette coupe provinciale que d'avoir assez de buts marqués. Mes buts sont les fruits d'un effort collectif et je remercie mon entraîneur et mon coéquipier qui ont rendu la tâche facile. Rendez-vous à la coupe du Tchad.
Pensez-vous être au meilleur de votre forme ?
Je ne vais pas me prendre la tête, mais je vous avoue que je suis venu avec retard et j'ai mis le paquet. Et aussi grâce à mes coéquipiers tels que Abba Dahab, Goudja, Ali, etc. on a fait une année ensemble et on s'éclate bien. Ils me servent et le résultat est là. Je pense faire encore mieux à la Coupe du Tchad et les saisons avenirs.
Quels sont vos modèles en tant qu’attaquant quand vous étiez jeune ?
Luis Suarez, c'est mon joueur préféré, le top modèle pour moi. C'est attaquant technique, qui terrorise la défense avec sa puissance et tremble le filet. Aujourd'hui avec le temps, j'adore le foot de Erling Haland aussi. Tous marquent dans toutes les positions. Je regarde constamment leur déplacement ou leur jeu sur YouTube.
Dans quelle équipe souhaiteriez-vous jouer un jour ?
Le Real Madrid naturellement. Parce que c'est le meilleur club au monde avec un jeu particulier. J'aimerais être l'un des premiers Tchadiens à écrire l'histoire dans ce club.
Lorsque vous terminez un match, vous n’existez que pour les buts ou en tant qu’attaquant vous arrivez à vous dire qu’un match peut être réussi sans marquer de buts ?
Un gardien c'est pour garder les buts, mais un attaquant c'est pour marquer et aussi créer de l'espace et des occasions à ses coéquipiers de marquer. Telle est ma lecture en tant qu’attaquante
Quelles sont les qualités indispensables pour être un très bon buteur ?
C'est le travail. Encore le travail et le dialogue avec ses partenaires sur le terrain et en dehors du terrain.
Comment voyez-vous votre avenir ?
Pour le moment je suis joueur d'As PSI, mais comme tout être humain, j'ai des ambitions. Par exemple aller jouer au haut niveau surtout en Europe et dans des clubs comme Bayern Munich ou le Real Madrid.
Yannick, vous portez un nom de famille similaire à un politicien Succès Masra qui fait écho, est-ce que vous avez un lien ?
Je ne le connais pas, nous n'avons pas un lien de parenté. C'est en 2020 que j'ai su qu'il y a un Masra politicien. Dernièrement les gens nous confondent également, mais moi ça ne me gêne pas. Je suis Tchadien, il l'est aussi, mais je reste apolitique. Je me concentre sur le football, la politique ne m'intéresse pas. Tout ce que je souhaite pour le Tchad, c'est la paix.
Réalisation Abderamane Moussa Amadaye
La Société Nationale d'Exploitation minière et de Contrôle (SONEMIC) a lancé ce vendredi 26 mai les journées de promotion du secteur minier du Tchad. La cérémonie s'est déroulée dans la un grand hôtel de la capitale tchadienne, N’Djamena. Le président de transition Mahamat Idriss Deby, le Premier ministre Saleh Kebzabo et plusieurs membres du gouvernement étaient présents. Reportage.
« Le secteur minier revêt une importance capitale pour le développement économique et social du Tchad. Les ressources minérales dont nous disposons sont des trésors naturels qui peuvent catalyser notre croissance et notre prospérité », a dit le président de transition Mahamat Idriss Deby. Il estime qu’en travaillant ensemble, les Tchadiens peuvent insuffler une nouvelle dynamique à ce secteur pour en faire un moteur de croissance créateur d’emplois. Cela, dit-il, passe par l’exploration de nouvelles opportunités et la mise en œuvre des stratégies novatrices pour promouvoir une exploitation responsable, durable, saine et bénéfique à tous.
Le président de transition tient à réaffirmer l’engagement du gouvernement de transition en faveur de la promotion du secteur minier. « C’est un engagement qui intègre plusieurs aspects vitaux. Notamment sécuritaires, juridiques, économiques, sociaux et environnementaux ».
Il a évoqué la zone de Kouri Bougoudi dans les confins nord du pays qui, dit-il, autrefois une zone de non-droit est aujourd’hui pacifiée, sécurisée, réglementée et en voie d’être viabilisée. « Tout ceci est rendu ou en voie d’être rendu possible par la grâce de Dieu et grâce à leur action qui s’est traduite par l’évacuation de centaines des milliers de personnes parmi lesquels des trafiquants, des criminels, des terroristes, des étrangers, mais aussi des simples citoyens tchadiens qui cherchent fortune ».
Toujours selon le PT, le Tchad est béni par une nature riche et diversifiée, et nous devons veiller à protéger nos écosystèmes fragiles tout en tirant les bénéfices de nos ressources minérales et imposant des normes environnementales strictes. Il ajoute, « nous devons investir dans la formation et l’éducation de nos jeunes, pour leur permettre de participer activement à cette industrie et bénéficier des opportunités d’emploi et de développement économique qu’elle offre ».
Avant, le directeur de SONEMIC Abdelkerim Charfadine a fait l’historique de son organisation en affirmant qu’elle a été créée sur les cendres de la SONAMIG. « La nouvelle appellation entraîne, de facto, l’extension de la mission de la SONAMIG telle que le contrôle, l'encadrement, la répression de la fraude et la supervision des activités minières sur toute l'étendue du territoire national ». La SONEMIC, conformément à sa feuille de route, lance plusieurs chantiers de rénovation : l'organisation du sous-secteur artisanal, le contrôle digital, l'organisation des activités minières dans les provinces productrices, etc.
« Aujourd'hui, c’est l'organisation des Journées de promotion du secteur minier », dit-il. Il précise que cette édition se distingue par son degré d'inclusion des acteurs nationaux du secteur. Avec notamment les sociétés minières, les orfèvres, les femmes commerçantes, etc.
Noël Adoum
Une année après la première échange, Watch Africa Development a organisé une deuxième conférence-débat ce 26 mai dans un hôtel de la capitale, N'Djamena. La question des énergies au Tchad a été au cœur des échanges.
Dr Abdelhamid Issa Hassan, enseignant et expert en énergie affirme que plus la démographie est croissante, plus la demande croît aussi. « L'accès à l'électricité au pays est de 6,4%, ce qui est inférieur à la demande », dit-il. Selon lui, le Tchad dispose de tous les atouts, de l'éolien dans la partie septentrionale, de la chaleur provenant du soleil qui peuvent apporter des solutions définitives pour l'accès à l'énergie, mais plusieurs contraintes ne permettent pas de résoudre le problème, a-t-il expliqué
« Nous avons une dépendance aux énergies fossiles, précisément du gasoil, un coût de production du kWh élevé à 218 FCFA, un faible taux d'accès à l'électricité dans le milieu rural, la vétusté des groupes électrogènes, les branchements clandestins, la prise en charge des cadres administratifs, etc. », a-t-il dit. A cela, Dr Abdelhamid ajoute des contraintes juridiques comme le manque des textes juridiques pour libéraliser le secteur, pas de concurrence, etc.
L'expert a proposé des solutions. « Le Tchad dispose des ressources énergétiques, fossiles et renouvelables qui pourraient être exploitées afin de satisfaire ses besoins énergétiques (pétrole et solaire) ». Il ajoute aussi que la disponibilité et l'accès à l'énergie doivent être à bas prix pour la population. Et doit être la priorité des priorités de la politique gouvernementale.
M. Félix Djerassem, expert des questions énergétique, a fait sa présentation sur les solutions. Selon lui, l'État tchadien doit créer une 24e province qui sera dédiée spécialement au solaire et la photovoltaïque comme celui du Maroc. « L’expertise marocaine nous permettra de sortir de cette crise qui perdure », a-t-il confié.
M. Ousmane Djougourou, Directeur Général de l'Agence d'administration des zones économiques spécialises, tire à boulets rouges sur la SNE. Il affirme que la SNE a échoué et continue de s’écrouler à cause des personnes de mauvaise foi qui mettent en avant leurs intérêts personnels au détriment de l'Intérêt Général. « Par exemple, la fraude peut être bannie en instaurant des compteurs intelligents de nouvelles générations. Ils peuvent détecter la fraude, mais personne ne veut le faire pourtant les moyens ne manquent pas », dit-il. Selon lui, il y a plus 10 sources d'énergie, « dommage au Tchad, nous utilisons la plus chère ».
Abderamane Moussa Amadaye







