vendredi 23 octobre 2026

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La vente d'une part des actifs de Savannah Energy à l'État camerounais a suscité un malaise diplomatique entre les deux pays. Ialtchad Presse a baladé son micro ce mercredi 26 avril pour recueillir les réactions de quelques citoyens tchadiens. Vox pop.

Abdelbagui Idriss Ramadan. « Je suis derrière mon pays. 10 % c’est trop pour un pays qui n'est pas propriétaire et qui bénéficie. Ce n'est pas normal. Nos relations datent de très longtemps et ont toujours été dans la tranquillité et l'harmonie. Le problème de 5% ou 10 % qui vient nous diviser. D'après moi, il faut chercher à résoudre ce problème. Il faut que les deux États s'assoient pour trouver une meilleure solution bénéfique pour les deux ».

Madina Ahmat Oumar. « Nous avons écouté sur les ondes des radios et vu sur les réseaux sociaux la divergence entre Savannah Énergy et notre pays. Pour moi le problème entre ces deux États frères n'est pas normal, il faut qu'ils trouvent une solution par la voie diplomatique sans violence ni invective ».

Abdelkader Moussa. « Nous les Tchadiens, nous n'acceptons pas la proposition du Cameroun. Nous sommes derrière notre pays. Ils prennent 10% de notre pétrole. Pourquoi? À mon avis, il faut que nous respections les 5% qui étaient prévus dans le texte ».

Propos recueillis par Ousmane Bello Daoudou

Vient de paraître aux éditions Ifrikiya, à la collection interlignes au Cameroun le livre, « Général Youssouf Ahmat Tyera, les traces d'un grand patriarche autodidacte » coécrit par Cheikh Souleymane et Dr Youssouf Ahmat Tyera et préfacé par un universitaire camerounais, Professeur Assana Brahim.

En 369 pages, les auteurs de ce livre relatent le parcours figuratif d'un témoin et acteur de l'histoire contemporaine du Tchad et le sens des épreuves de la vie, en la personne du Général Youssouf Ahmat Tyera, militaire de formation et docteur en science économiques et de gestion. « L'ouvrage est subdivisé en 3 parties et 11 chapitres», indique l'un des auteurs. Il ajoute que «la première partie est consacrée à une entrevue, la deuxième sur l'auteur principal et le réseau des grands officiers et la troisième et dernière est constituée sur le mobile de cet ouvrage, la vie intérieure du général, la religion, l'entrepreneuriat, etc ». A travers cet ouvrage, l'auteur décrit son parcours singulier, témoigne son vécu de l'histoire politique récente du Tchad et livre aussi des conseils à la nouvelle génération qui est souvent égarée ou en manque de repère.

Pour rappel, Youssouf Ahmat Tyera est docteur en sciences économiques et de gestion de l'université de Sfax de Tunisie. Il est à la fois Général de brigade et  entrepreneur exceptionnel dans l'agroalimentaire et la volaille avec plusieurs années d'expérience. Il est actuellement conseiller spécial du Président de Transition.

Abderamane Moussa Amadaye

La Commission nationale d'organisation de Référendum constitutionnel (Conorec) s’est mise en marche cet après-midi par le ministre de l'Administration du Territoire et de la Bonne Gouvernance au palais des arts et de la culture dans le but d'organiser le référendum qui permet à l'ordre constitutionnel.

Ils sont cinq différentes divisions, une coordination technique et une cellule technique sont constituées pour les élections.

Pour Issa Adjidei, Coordonnateur national, leur priorité est l'ensemble de processus électoral qui va conduire au référendum constitutionnel.

Limane Mahamat, ministre de l'Administration du Territoire et de la bonne gouvernance affirme que les membres sont choisis en fonction de leurs compétences au-delà des couleurs politiques et des appartenances. « C’est une mission commune d'intérêt national qu’est celle d'organiser le référendum constitutionnel, premier pas pour le retour à l'ordre constitutionnel dans notre pays », dit-il. Il affirme cette étape permettra au pays d'avoir une nouvelle constitution et surtout répondra à la question qui divise l'opinion, celle qui concerne l'organisation administrative du territoire national.

Il rappelle qu'il n'y a une nette différence par rapport au passé sur la composition partisane entre la majorité et l'opposition. Toujours selon M. Limane dans cette transition, il n'y a plus opposition, ni majorité. Le ministre a demandé aux uns et aux autres de travailler dans le respect de la hiérarchique et dans la loyauté avec plus de détermination pour la réussite de cette mission.

Rappelons que l'installation de la Conorec a été reportée plusieurs fois, avant de se tenir ce mardi.

Ousmane Bello Daoudou

J’ai levé un peu les pieds sur mes chroniques hebdomadaires, happé par d’autres choses de la vie. Je suis de retour. Et l’actualité, comme journaliste, m’offre une panoplie de sujets, j’ai l’embarras de choix. J’ai choisi le volet de l’intrigante affaire Savannah.

Première phase. Le Tchad décide de nationaliser les actifs de Savannah Energy. Une décision qui est tombée comme un cheveu dans la soupe alors que, « la nébuleuse Savannah », selon l’expression du ministre d’État, secrétaire général de la présidence (SGP) Gali Gata N’gothé, a acquis la part de Esso Exxoon Mobil depuis plus d’1 an.

Je me suis alors interrogé sur le silence du gouvernement depuis tout ce temps. Pourquoi avoir été silencieux si longtemps? Qu’est ce qui a mal tourné? Pourquoi ce décret précipité de nationalisation ? Les autorités ne devraient-elles pas, dans un premier temps, expliquer publiquement dans une conférence de presse ce qui se passe? Et ensuite, dans un deuxième temps, lancer le débat au Conseil national de transition (CNT), donner les détails aux médias et laisser les citoyens s’emparer du sujet. Non. Elles ont fait le contraire: décret d’abord et par la suite les conseillers ont craché leurs venins sur Esso et Savannah sans avoir les détails.

Deuxième phase. Le SGP intervient en direct au journal de 20h. Il fustige le Cameroun, mais n’explique pas les zones d’ombres. En fait, selon mes investigations, le Cameroun dans le projet pipeline a droit à 5% sur le droit de passage. Pas plus. Ces 5% ont été une manne financière pour nos voisins. Ils en sont trop contents. Et tant mieux pour eux. Ils en ont tellement profité que désormais par un micmac orchestré par Savannah, le Cameroun a racheté 10% des parts de Savannah dans l’exploitation du pétrole. En français facile cela veut dire que le Cameroun par le truchement de Savannah, a 10% de notre pétrole. Chose inconcevable, inacceptable pour le Tchad.

Cette attitude prédatrice peut s’expliquer par la légèreté historique des autorités tchadiennes. Pour la petite histoire, après la mort du premier président tchadien, N’garta Tombalbaye, les autorités ne se sont jamais intéressées aux intérêts tchadiens au Cameroun mise à part le fret.

J’ai des exemples en guise d’anecdote pour vous sur les manœuvres prédatrices et historiques de l’État du Cameroun sur notre pays.

Un jour, j’ai rendu visite à un oncle, grand commis de l’État tchadien, plusieurs fois ministres. A chaque fois que j’échange avec lui c’est un régal. Dans la discussion, il me révèle 3 exemples où des intérêts tchadiens dont été détournés par le Cameroun alors que les Tchadiens étaient occupés à se faire la guerre.

Premier exemple, le Tchad a des intérêts dans la cimenterie du Cameroun, la fameuse Cimencam. Intrigué, je lui demande de m’expliquer. Il m’explique avec un calme Peul qui lui sied, en soutenant que le défunt président avait pris des parts dans la Cimencam afin que le ciment coûte moins cher aux Tchadiens. Et c’est avec ce ciment que l’ancien bâtiment du ministère des Affaires Étrangères ou BPN a été construit, l’hôpital Central ou de référence de N’Djamena a été bâti, si je ne m’abuse. Et depuis l’éclatement de la guerre civile au Tchad, le Cameroun a fait main basse sur ces parts. Stupéfait je lui demande.

Moi : Il n’y a pas des documents?

Lui : Avec la guerre, on les a perdu

Moi : Les Camerounais doivent avoir des copies, il faudra le leur demander. Non?

Lui : Oui mais quels intérêts ils auront en nous les remettant, c’est tant pis pour nous.

Deuxième exemple, le barrage de Lagdo, un lac artificiel d’une superficie de 586 kilomètres carrés, dans la région de la Benoué au nord Cameroun. Il a été construit pendant que le Tchad était en guerre, en drainant les eaux du fleuve Logone sans l’accord du Tchad. Aujourd’hui, le Cameroun s’en enorgueillit d’avoir un lac poissonneux. Oui, mais sur le dos des intérêts en affaiblissant le Logone.

Troisième exemple, la décortiqueuse de Bongor, non loin de la rive camerounaise de la ville de Yagoua, les pièces ont été volées morceau par morceau et vendues aux dirigeants de la Société d’Expansion et de la Modernisation de la Riziculture de Yagoua (Semry), qui avait le même modèle de décortiqueuse. C’était aussi pendant les guerres fratricides tchadiennes que le Cameroun a profité pour voler le Tchad.

Je l’ai religieusement écouté avant de lui poser la question sur le silence des autorités tchadiennes sur ces méfaits, il me regarde froidement et dit, « l’État s’est peu à peu affaissé au Tchad, les responsables sont obsédés par d’autres choses. Les vieux dossiers ne les intéressent pas. À l’époque, le défunt Hissène Habré s’était intéressé à ces questions, mais il n’a pas eu le temps ».

Moi : Et le Maréchal Deby Itno savait?

Lui : Oui, je pense, sous toutes réserves.

Moi : Pourquoi n’a-t-il pas agi?

Lui : Ah! Je ne sais pas…mais fort probablement il aurait estimé que cela ne valait pas la peine, soit que le moment viendra ou même mais que lui ne le fera. J’interprète, lâche-t-il…Bref, ou alors il avait peut-être d’autres combats à mener.

J’étais abasourdi…

Je vous raconte toutes ces anecdotes pour vous dire que les autorités de la transition ont raison de refuser l’entrée du Cameroun dans la production pétrolière. Le pétrole est Tchadien, s’il y a 10% des parts de Savannah à vendre, c’est au Tchad, en premier, que la proposition devrait faite, non pas au Cameroun. La seule explication plausible ce que le Cameroun tente de faire main basse, par ce subterfuge, des 10% du pétrole tchadien. Il a pris goût à sa vieille methode qui lui a jusqu’à là bien réussie. Il faudra une bonne dispute pour être des bons voisins, dit-on. Le Tchad est peut-être enclavé, mais ce n’est pas une raison pour nous « faire nos puits comme si les Tchadiens sont des M’boutoukou (cons) ».

Bello Bakary Mana

Le Tchad a célébré ce mardi 25 avril 2023, la journée mondiale de lutte contre le paludisme placée sous le thème, «il est temps de parvenir à zéro cas de paludisme : investir, innover mettre œuvre ». La cérémonie commémorative a été présidée par le secrétaire général du ministère de la Santé publique et de la prévention à l'hôtel de Radisson Blu. Reportage

La commémoration a été présidée par le secrétaire général de la santé publique et la prévention Dabsou Guidaoussou, a vu la présence des représentants des partenaires techniques et financiers, les cadres du ministère et les responsables des organisations de la société civile ainsi que plusieurs étudiants venus des différentes écoles de santé.

Le paludisme constitue un fléau mondial. Selon la statistique de l’Organisation mondiale de la Santé de 2021, on estimait à 247 millions le nombre de cas de paludisme dont 619 000 décès, 95% des cas et 96% de décès étaient recensés en Afrique Subsaharien. Les enfants de moins de 5 ans en paient le plus lourd tribut avec 80% environ des décès dû au paludisme. Au Tchad, selon les données du programme national de lutte contre le paludisme en 2022, les formations sanitaires ont notifié 1 028 800 cas de paludisme, dont 192 928 cas graves. Le nombre de décès toutes causes confondues dans les formations sanitaires est 8880 dont 2692 dus au paludisme soit 30,32%. La prévalence du paludisme dans la population générale du Tchad est de 40,9% selon l’enquête nationale de 2017.

Le coordonnateur adjoint du programme national de lutte contre le paludisme Dr.Kodbessé Boulotigam Moise a lancé un vibrant appel aux dirigeants et aux décideurs de s’engager de toutes leurs forces dans la lutte contre le paludisme. Leur action a pour seul but de réduire le taux de mortalité due au paludisme et contribuer au développement de notre pays qui est aussi l’objectif premier du secteur du privé, a-t-il martelé.

Le Représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé au Tchad, Dr.Jean Bosco Ndihokuwayo quant à lui a souligné que le Tchad a souscrit à la vaccination contre le paludisme, une intervention complémentaire à haut impact qui pourrait aider à parvenir à zéro cas de paludisme. Il a rassuré les responsables de la santé que son institution continuera d’appuyer le gouvernement du Tchad dans ses efforts inlassables à lutter contre le paludisme.

Pour le secrétaire général du ministère de la Santé publique et de la prévention Dabsou Guidaoussou, la journée mondiale de lutte contre le paludisme est une occasion pour sensibiliser les dirigeants et les décideurs dans les pays touchés par le paludisme quant à la nécessité impérieuse d’atteindre les populations marginalisées au moyen des outils et des stratégies, a-t-il déclaré. Il poursuit, c’est aussi une opportunité de souligner la nécessité d’investissements continus et d’un engagement politique durable en faveur de la prévention de la lutte contre cette maladie.

M.Dabsou Guidaoussou interpelle la population tchadienne sur la nécessité de se rendre dans une formation sanitaire dès qu’elle a une fièvre, cela afin de bénéficier des traitements adéquats. Selon lui, la population doit éviter l’automédication qui fait le lit de la résistance aux antipaludiques. Il invite tous les acteurs à prédisposer les kits de traitement dans toutes les formations sanitaires des provinces à risque. Toutes les dispositions doivent être prises pour que les couches les plus vulnérables notamment les populations d’accès difficile, insulaires, nomades, déplacées et réfugiées puissent être touchées par les stratégies de lutte contre le paludisme, a-t-il conclu.

Noël Adoum

Ce lundi 24 avril 2023, le secrétaire permanent de la Commission Nationale d'Accueil de Réinsertion des Réfugiés et des Rapatriés (CNARR) Idriss Mahamat Ali Abdallah Nassour a fait une déclaration dans son bureau au siège du CNARR situé au quartier Sanbangali dans la commune de 3e arrondissement de la ville de N'Djamena. Une déclaration axée sur la prise en charge des personnes réfugiés du Soudan vers le Tchad par la CNARR et ses partenaires. Reportage

Le conflit qui se passe actuellement au soudan voisin inquiète la Commission Nationale d'Accueil de Réinsertion des Réfugiés (CNARR). Les affrontements ont entrainé un déplacement massif des réfugiés soudanais vers le Tchad. C'est dans ce contexte que le secrétaire permanent Idriss Mahamat Ali Abdallah Nassour a lancé l’alerte lors d’une communication à l’adresse de l'opinion nationale et international. Pour le SP de la CNARR, la situation qui prévaut actuellement au Soudan reste délicate. Elle a entrainé un nombre important de personnes fuyant les atrocités généralisées sur le territoire soudanais pour demander asile en République du Tchad.

C’est près de 20 000 personnes qui sont accueillies à présent à l'Est du Tchad dans les deux provinces notamment la province du Ouaddaï et celle de Sila, a précisé le SP de la CNARR. Il poursuit, l'équipe de la CNARR conjointement avec celle du Haut-Commissariat des Réfugiés (HCR) et les autres partenaires humanitaires notamment le Programme Alimentaire Mondiale (PAM), l'UNICEF sont à pieds d'œuvre à la frontière Est du Tchad pour le monitoring et la planification des actions à mener, a déclaré le secrétaire particulier Idriss Mahamat Ali Abdallah Nassour.

Selon le SP de la CNARR, le Tchad bien que sa frontière avec le Soudan a été fermée ces derniers temps, des couloirs humanitaires restent ouverts comme l'a souligné le Président de Transition Mahamat Idriss Déby Itno qui a lancé un appel à la population de l'Est et aux humanitaires, afin d'accueillir les personnes fuyant les atrocités au Soudan.

Le Secrétaire Permanent Idriss Mahamat Ali Abdallah Nassour signale que, « le Tchad fait face à la problématique des réfugiés soudanais depuis 20 années déjà, mais fidèle à ses engagements internationaux, il continuera à accueillir toute personne qui demande asile sur son territoire ».

La Commission Nationale d'Accueil de Réinsertion des Réfugiés lance un appel à tous les partenaires et donateurs, de soutenir davantage le Tchad pour faire face à cette nouvelle crise humanitaire, a-t-il conclu.

Noël Adoum

C'était lors d'une communication faite dans l'après-midi du 23 avril 2023, la fondation Mayar Al-khayria annonce en partenariat avec les anciens étudiants tchadiens du Soudan et des entrepreneurs une aide financière aux étudiants tchadiens bloqués au Soudan à la suite aux affrontements qui se déroulent dans ce pays.

Pour donner suite à l'appel de détresse lancé par les étudiants tchadiens bloqués au Soudan, la fondation Mayar et ses partenaires ont annoncé des aides, dit son Coordonateur Général, Sadick Souleymane Adam. Il soutient qu'en moins de 10 ans, que ce soit en Libye, en Afrique du Sud et récemment au Soudan, des conflits périlleux ont mis des Tchadiens qui s'y trouvent, particulièrement les étudiants dans une situation de vulnérabilité extrême. « Par manque de moyens, ils souffrent énormément », dit-il. Il ajoute, « ils sont non seulement en insécurité physique, mais aussi alimentaire et psychologique », soutient-il. M. Sadick. Il estime ne pas douter de la capacité de l'État tchadien à assurer la sécurité des Tchadiens au Soudan ou de leur rapatriement. « Nous, en tant que citoyens, des patriotes et de surcroît de la société civile, nous ne pouvons tout laisser à la charge de l'État. Nous avons décidé unanimement d'apporter notre contribution, minimale, soit-elle, afin de soulager les étudiants qui se trouvent là-bas », a-t-il précisé.

Selon Seffal Nassour Al-Mahi, fondateur de la fondation Mayar Al-khayria, leur organisation compte plus de 40 associations de la société civile. « Cette initiative a été lancée en partenariat avec les anciens étudiants tchadiens ayant effectué leurs études au Soudan et au des commerçants », a-t-il confié. M. Seffal Nassour explique que des fonds financiers sont rassemblés en vue d'être envoyés. « Ces fonds seront transmis soit à l'ambassade ou à l'union des étudiants tchadiens du Soudan pour que cela soit géré de façon transparente et permette aux étudiants de manger convenablement durant cette dure période », a-t-il souligné. Il souligne également que la fondation est en train de travailler d'arrache-pied afin de préparer le terrain en cas de leur retour, « la prise en charge, l'accueil l'hébergement seront faites », a-t-il dit.

Enfin, le fondateur de la fondation Mayar Al-khayria, invite les autres citoyens à emboîter leur pas afin de venir au secours des étudiants. « Ils sont dans la désolation en détresse à Khartoum et dans d'autres villes soudanaises », conclut-il.

Abderamane Moussa Amadaye

L'augmentation du prix de gazole aux pompes le 17 avril dernier a eu des conséquences sur les bus de transport interurbain en commun dans la ville de N'Djamena qui ont déclenché la hausse de prix de transport à 50F sur chaque trajet à cause de la rareté de gazoile. La rédaction a fait réagir les chauffeurs de bus et les usagers. Reportage.

Depuis hier matin en pleine fête de l'Eïd Al Fitr, l'on constate le grogne de la population sur l'augmentation du prix de 50F sur plusieurs axes notamment l'axe Dembé-marché à Mil, l'axe Dembé-Ront point Hamama, le prix passe de 100F à 150F sans discussion.

Adam Nassour Adam chauffeur de muni-bus depuis 18 ans déclare que certains stations vendent 1 litre de gazole à 750 FCFA au lieu de 700F. M. Adam relève qu'il n'a pas travaillé pendant 4 jours à défaut du gazole, il affirme, «ma voiture est à sec, je ne peux pas la déplacer pour aller chercher le gazole, car les pompistes des stations refusent de servir du gazole dans des bidons». Il ajoute, «je suis père de 4 enfants et c'est grâce à ce métier j'essaie de joindre les deux bouts pour prendre soin de ma famille». Selon lui, la cherté de gazole à un impact sur les clients, car c'est difficile de trouver dans des stations-service, car ces dernières vendent à d'autres personnes dans des futs, et ces personnes augmentent le prix en liquidant à 1000 FCFA pour 1 litre. C'est la raison pour laquelle ils ont augmenté le prix du bus sur l'axe Marché à mil- Farcha Djougoulié à 350 FCFA, pourtant avant c'était à 250 FCFA. Il appelle le gouvernement à penser à eux, car le pétrole appartient au Tchad et le peuple en tant que consommateur à le plein droit de revendiquer la baisse de prix qui pèse sur lui, a-t-il martelé.

Abdelaziz Ramadan chauffeur sur l'axe Dembé-Habena-Hamama depuis 2010, relève qu' un litre de gazole coûte 700 FCFA à la station et 1000 FCFA chez les marchands ambulants, il affirme que c'est difficile de trouver du gazoil car parfois il faut faire la queue avant d'être servi, «on me sert seulement 10 litres alors que j'en ai besoin plus, defois le gazole finit en cours», a-t-il dit. Il poursuit, la somme pour ramener les gens est à 150 FCFA pour 3 personnes par siège et maintenant ils ont augmenté le nombre de personnes 4 par siège. Il ajoute que s'ils prennent trois personnes, le prix sera à 200F/personne. Il interpelle le gouvernement de transition à baisser le prix du gazole.

Tahir Wouloumi, client trouve que c'est inadmissible que les propriétaires de muni bus augmente le prix de transport, le carburant est disponible partout, a-t-il affirmé. Selon lui, les tchadiens aiment faire autrement, attroupement sur une seule station pompe, faisant croire l'accès au carburant est difficile, alors que les services en charge de cammande et de distribution de carburant travaillent nuit et jour pour qu'il n'y ait pas ce genre de comportement, a-t-il dit.

Il interpelle le service de la sécurité à prendre sa responsabilité pour barricader ce comportement mercantile des détenteurs de muni bus, car il n'y a aucune raison d'imposer un autre prix sur les usagers, a-t-il conclu.

Rappelons que les usagers n'ont guère le choix et sont contraints de s'adapter à cette nouvelle tarification imposée par les chauffeurs.

Noël Adoum

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