Dans le cadre des activités de coopération entre les Nations-Unies et le Tchad le ministre de la Prospective économique Moussa Batraki animé un point de presse ce vendredi 31 mars à l'hôtel de Mara. Il a évoqué la préparation de cadre transitoire de la classification de système des Nations-Unies et le gouvernement du Tchad pour la période 2024-2026.
Le ministre de la Prospective économique Moussa Batraki a cité les quatre axes principaux, dont les services sociaux, le système alimentaire, la gouvernance et la croissance économique inclusive. Les membres du gouvernement qui ont assisté à cette réunion ont exposé leur point de vue sur les axes d'intervention et les différents sujets qui ont largement débattu concernant les zones de concentration des agences du système des Nations-Unies qui avait prévu d'intervenir sur 14 provinces tchadiennes.
Selon lui, toutes les provinces du Tchad sont importantes, il était nécessaire que ce débat ait lieu afin de rediriger le système d'intervention des Nations-Unies. Il voulait aider le Tchad sur plusieurs sujets y compris aux climats liés aux affaires et de secteur privé, la question liée à la statistique, le développement de l'agriculture, la question de la gouvernance de façon générale comprenant également les questions liées à la justice, à la lutte contre la corruption, les questions liées à la protection de l'environnement notamment le reboisement et réhabilitation de l'écosystème, lutter contre l'avancée du désert, etc. Le plan national du développement 2024-2026 sera lancé à la fin de cette année, a-t-il martelé. Il ajoute qu'ils ont prévu une fenêtre de trois ans.
Pour le ministre de la Justice, des droits humains Mahamat Ahmat Alhabo, cette rencontre a le mérite de définir une certaine harmonie entre le gouvernement tchadien et les Nations-Unies. Il soulève la nécessité de définir les hommes proposés par les experts et de faire en sorte que toutes les régions de provinces du Tchad soient incluses en cette disposition géographique. Il poursuit, la réalisation doit être complémentaire avec les autres qui viendront s'insérer a ce qui est défini par région conformément aux besoins et aux priorités établies par le gouvernement. Pour la justice, les Nations-Unies sont en train d'appuyer de façon technique et efficace de ce département pour résoudre les énormes problèmes, a-t-il dit. Il relève que l'approche globale c'est de mettre en place une politique qu'ils ont défini et appelée « le u-justice» qui a commencé depuis 2016 avec les partenaires de l'Union européenne, mais aujourd'hui, ils veulent monter en puissance pour faire quelque chose que les techniques de communication leur permettent de réaliser et ils veulent digitaliser tout le système judiciaire afin de résoudre les maux qui entravent la justice, a-t-il souligné.
La coordinatrice résidente du système des Nations unies, Mme Violette Kakyomya se réjouit du fait qu'ils ont eu la participation de plusieurs membres de gouvernement qui ont exposé leur point de vue. Elle souligne que la réunion a été très utile et va les aider à la finalisation des documents de leur coopération. Car Ils ont discuté sur le changement climatique et la vulnérabilité du Tchad, a-t-elle dit.
Noël Adoum
À la suite des multiples accidents enregistrés ces derniers jours, l'association des professionnels des assurances du Tchad (APAT) a échangé avec la ministre des Transports ce 31 mars au siège du ministère. La circulation routière était au menu des échanges.
Mme Fatimé Goukouni Weddeye, ministre des Transports et de la Sécurité routière, cet échange avec la plateforme des assurances vise à mettre en place un comité pour réfléchir sur un plan d'action pour vulgariser le Code de la route et minimiser les accidents. Elle ajoute que le gouvernement est conscient que le rôle vient en amont et en aval, « voilà pourquoi ils sont intégrés de façon intégrale dans le processus de sécurité sociale. Aujourd'hui, l'idée est qu'on puisse jumeler nos esprits, nos préoccupations pour émerger une certaine synergie aux accidents et ses victimes. La population doit-être mis au contre de toutes les préoccupations », a-t-elle conclu
M. Abdelkerim Batil Togoy, président de l'APAT souligne que cette rencontre est liée aux multiples accidents routiers enregistrés ces derniers temps sur l'ensemble du territoire national. « Cette situation préoccupe le gouvernement et nous les assureurs aussi », dit-il. Il rappelle que le gouvernement était réuni autour de cette question sous la houlette du Premier ministre. Et à l'issue de ces échanges, étant des partenaires, ils ont été conviés par la ministre du Transport, a-t-il assuré. Il soutient qu'ils sont entièrement disposés à accompagner le gouvernement et à satisfaire la population qui est leur client. Il indique qu'une commission Ad-hoc sera mise en place enfin de réfléchir sur les méthodes de travail pour sensibiliser et éduquer la population afin « d'éradiquer cette hémorragie d'accident », a-t-il dit.
Selon lui, les sociétés d'assurances couvrent la population en cas d'accident, «nous couvrons entièrement les dommages causés par la voiture lorsque celle-ci est assurée », dit-il.
Abderamane Moussa Amadaye
Les membres du collectif des nouveaux intégrés se sont réunis vendredi 31 mars au siège de Syndicat des Enseignants du Tchad, SET. Rencontre au cours de laquelle, ils décident de reconduire la grève.
Le collectif des nouveaux intégrés a décidé de reconduire sa grève pour 2 semaines renouvelables allant du 1er au 15 avril 2023 sur tout le territoire national. Il ajoute qu'une marche pacifique est prévue pour le samedi 8 avril pour exiger le paiement des arriérés de 7 mois de salaire de tous les nouveaux intégrés du Tchad. Selon le porte-parole du collectif des nouveaux intégrés, M. Emmanuel, ils ont constaté le mépris dans le traitement de leur dossier.
Aussi, le porte-parole des nouveaux intégrés apporte un éclairage sur le communiqué du syndicat des enseignants du Tchad qui fait mention de prise en charge partielle du point de vue salarial des nouveaux intégrés et l'apurement des arriérés de salaire des professeurs scientifiques. « Nous pensons que le SET ne se serait pas bien informé de notre réalité. Nous précision qu’aucun nouvel intégré de notre collectif ni parmi les professeurs scientifiques à perçu un salaire dont le SET fait allusion malgré les instructions des hautes autorités », mentionne-t-il
Narhinguem Anastasie
Un vent anti politique française a commencé à souffler au Tchad. Pays à la fois complexe, mais surtout pays pivot de la francafrique pour parler de façon triviale. Ce vent était d’abord léger durant la première phase de la transition. Il ne faisait pas beaucoup de bruit. Il n’attirait l’attention de personne. Il s’essoufflait par lui-même et s’évanouissait dans les querelles de la société tchadienne. Ce vent a repris de force et souffle perfidement avec une plus grande vigueur ces derniers temps. Alors quelles en sont les principales raisons?
D’abord beaucoup des Tchadiens, après la mort du président Deby Itno, ont cru que la junte arrivée au pouvoir à la première phase de transition allait être un arbitre. Arrive le président français Emmanuel Macron lors des obsèques du défunt Maréchal. Non seulement il adoube la junte, mais d’un ton martial il menace tous ceux qui tenteront de menacer le prince choisi, Mahamat Idriss Deby. Et éventuellement de l’imposer aux Tchadiens. En filigrane cela veut dire c’est la France qui décidera qui sera président. Et le protégera. Les mauvaises habitudes ont une longue vie.
Entre temps, la France à la vie dure en Afrique de l’Ouest, particulièrement au Mali. Les Tchadiens écoutent, médusés, l’argumentaire développé, ciblé, calibré, construit, de l’éloquent Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga qui dénonce calmement la politique française dans son pays, le Mali. La transition malienne a frappé si fort qu’elle a réussi à faire reculer la puissante France pour ensuite la faire partir. Cette audace donne des idées aux Tchadiens, eux qui sont allés au même titre que la France libérer les Maliens des tenailles des jihadistes. Une espèce de « Si les Maliens sont capables, pourquoi pas nous, leurs libérateurs » s’est insidieusement installée dans l’esprit tchadien. Le Mali, le Burkina Faso, la Guinée alimentent ce vent qui soufle…
Ensuite, arrive le pré dialogue de Doha où la France est allée gaillardement s’inviter à travers un de ses diplomates. Il avait pour mission de faire les couloirs influençant les échanges en cours. Mieux, il rencontrait tel politico-militaire, refusait de rencontrer tel autre, admonestait X, appréciait Y. Le tout pour finir par suggérer le choix de la France comme si le Tchad était encore une vieille colonie française oubliée sur les bords des fleuves Chari et Logone. Cette attitude paternaliste a laissé des traces. Et Doha n’a pas eu lieu parce que rien n’a été discuté sérieusement entre Tchadiens. Plus de 5 mois pour rien. Avec pour seul résultat un ressentiment contre la politique et l’attitude de la France.
Enfin, le dialogue national inclusif a eu lieu, un petit moment d’espoir très vite effacé par le massacre du 20 octobre. Les autorités de la France, patrie des Droits de l’homme, sont restées étonnement silencieux sur ces tristes évènements. Mieux elles ont joué des coudes pour étouffer ou relativiser les critiques en soutenant la maladroite thèse de l’insurrection armée cher au Premier ministre Saleh Kebzabo. La seconde phase de la transition montre ses limites avec la déception en cascade de certains politico-militaire laisser sur le quai du train de la « Refondation ». Ils sortent de la gare et étalent publiquement et sans pudeur leur mécontentement. Les 18 autres groupes politico-militaires, nommé le « groupe de Rome », non-signataires de l’accord de Doha ont été invités à Rome par la communauté catholique de Sant’Égido pour relancer le dialogue. L’opération a tourné court malgré l’insistance de l’Union européenne, en tête, la France. Ils craignent le bras armé privé de l’ogre ours russe, Wagner, qui farfouille non loin de la frontière sud du pays. Et qui est tenté de la franchir avec l’aide d’autres politico-militaires, « mouture wagnérienne » pour mettre le pays au service de l’ours russe. Une autre aventure? Un nouveau maître? La vraie souveraineté et la vraie indépendance, les Tchadiens attendrons encore longtemps.
Bello Bakary Mana
Après un décret signé par le Président de Transition portant nationalisation des actifs de la compagnie pétrolière Esso. Les conseillers nationaux ont approuvé lors de la plénière ce 29 mars à l'Assemblée nationale un projet de loi sur cette controversée nationalisation d'Esso. Selon l'ingénieur en économie pétrolière, cet acte est illégal.
Le ministre de l'Énergie et celui des finances ont défendu hier à la plénière le projet de loi portant nationalisation des actifs de la société d'exploitation pétrolière, Esso. Le projet qui au départ a été décrété est revu et adopté par les conseillers nationaux.
Oumar Ali Fadoul, ingénieur en économie pétrolière et ancien cadre à la Société des hydrocarbures du Tchad (SHT), affirme que pour bien comprendre les faits il faut les situer dans leur contexte, dit-il. « Esso fait partie du consortium d'entreprises au départ composé de Chevron, Exxon et Petronas pour l'exploitation du champ pétrolier de Doba ». Il ajoute que la part les actifs de Chevron ont été rachetés par l'État tchadien transformé en société des hydrocarbures du Tchad et dernièrement Esso a vendu ses actifs à Savannah, a-t-il précisé. Selon lui, le rachat des actifs d'Esso par cette entreprise anglaise a créé des complications et conduit brusquement, de façon unilatérale les autorités tchadiennes à sa nationalisation. L'ingénieur affirme que des négociations ont été faites entre Savannah et Esso et ont abouti avec succès à la vente des actifs.
Selon les explications de Oumar, Esso n'a plus des actifs à Doba, « ils appartiennent à Savannah depuis décembre 2022 », a-t-il confié. Il explique que l'État ne peut aucunement de façon unilatérale nationaliser la part d'une compagnie pétrolière, « parce qu'ils sont liés par une convention », dit-il. Il ajoute, « s'il y a un différend ou quoi que ce soit, ça doit se régler au chambre commerciale internationale de Paris », a-t-il expliqué. Toujours selon l'ingénieur, « au regard de la loi, la nationalisation des acquis de Savannah qui est confondue sciemment à Esso n'est pas légal ».
Au sujet des arguments avancés par le gouvernement, notamment les capacités techniques et financières, il affirme qu'ils ne sont pas fondés. « Sur le paln technique, Savannah a démontré ses capacités techniques en augmentant la production jusqu'à 9%. Cela prouve que les capacités techniques de cette société sont avérées, mais Esso n'a pas pu faire depuis plusieurs années malgré les moyens qu'ils en disposent », dit-il.
Du côté financier, M. Fadoul explique que le moment n'est pas propice, « cela devrait être fait lorsque Savannah négociait avec Esso avant l'acquisition de ses actifs ». Toujours sur la capacité économique de cette société, l'ingénieur s'interroge « pourquoi le ministre de l'Énergie a-t-il accepté de signer un partenariat avec cette même entreprise dans le domaine de l'énergie solaire de 500 Mw pour la ville de Moundou, Doba, etc.?», se demande-t-il. « Si les capacités financières de Savannah n'étaient pas avérées, il n'aurait pas dû signer cet accord». Il révèle aussi que les conséquences seront lourdes. « Les investisseurs ne viendront jamais s'installer par peur de cette méthode ancienne », a-t-il élucidé. L'ingénieur craint le pire, « avec la projection telle qu'on voit, les Tchadiens doivent se serrer les ceintures », a-t-il conclu.
Abderamane Moussa Amadaye
Le haut comité de pilotage (HCP) chargé de suivi de la mise en œuvre des recommandations et résolutions du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS) a procédé au lancement de l'atelier technique d'élaboration de la stratégie de suivi de la mise en œuvre des résolutions et des recommandations du DNIS à Mara. Reportage.
Paul Botimonak, « ils nous ont offert des indépendances politiques qui ont perturbé fortement le fonctionnement de nos nations et l'édification de nos États ». Pour le cas du Tchad, il a rappelé quelques anecdotes aux jeunes qui n'ont pas connu ce moment notamment le 11 août 1960, le discours prononcé par François Tomalbaye marqué par une coupure d'électricité, le 12 août 1960, la grande discussion entre Tomalbaye, Pierre Toura Gaba et Gabriel Lisette au sujet de la composition du drapeau de jeune État. Le Tchad, dit-il, est comme un verrou, il y a eu plusieurs conflits au nord, à l'est, à l'ouest et au sud-ouest, tout est fait pour que le Tchad sombre, a-t-il martelé.
Le vice-président Gambaye Djerakor Armand affirme que la tragique et douloureuse mort du président Deby Itno le 20 avril 2021 a forcé notre pays à s'inscrire dans une transition politique. Cette date fatidique occupe la plus grande énergie de notre leadership politique, a-t-il souligné. Il poursuit, «si nous ne sommes pas le seul pays en transition, nous savons du reste que toutes les transitions politiques ne sont pas des succès stories ». C'est pourquoi le Tchad se doit d'inscrire vaille que vaille, son nom sur la table des pays dont la transition conduit impérativement à une refondation marquée par un retour à l'ordre constitutionnel, a-t-il souligné. Les impératifs du suivi évaluation ont conduit depuis la nuit des temps le concept de gestion axée sur les résultats.
Selon lui, les conclusions du DNIS dont le gouvernement a la responsabilité de leurs mises en œuvre sont des points d'attentes pour lesquels bons nombres des citoyens y attachent du prix tant leurs destinées y sont liées, a-t-il affirmé. Ainsi donc leurs mises en œuvre restent non négociables sauf si la réalité du terrain dans la mise en œuvre suggère des ajustements.
Il déclare que le gouvernement d'union nationale sous la houlette du président de la transition fait chaque jour de son mieux pour que les 24 mois de transition nous conduisent principalement à la paix, la sécurité, la réconciliation nationale et la cohésion sociale et à un retour à l'ordre constitutionnel démocratique doublé d'une alternance démocratique dans ce pays qui a tant souffert.
Rappelons que durant 3 jours, les parties prenantes doivent, définir les priorités articulées autour des axes stratégiques du cadre de conclusion du DNIS, et la feuille de route du gouvernement de la transition 2.
Noël Adoum
Le Laboratoire des Dynamiques sociales et des Savoirs endogènes (LADYPSE) a organisé une conférence-débat sur le thème intitulé « la chefferie traditionnelle et le constitutionnalisme africain aux prismes débats sur la réforme de l'État » hier mercredi 29 mars au Centre Al-Mouna. Conférence au cours de laquelle, les questions de la place et le respect de la chefferie traditionnelle ont été évoquées.
Le premier intervenant, Pr Urbain Amoa Koidio, président de l'Université Charles-Louis de Montesquieu de la Côte d'Ivoire affirme que le constitutionnalisme ou le principe de constitutionnalité est une théorie du droit qui se caractérise, au moins par quatre éléments : le pouvoir souverain et les droits fondamentaux doivent être garantis par une Constitution écrite, la suprématie est accordée à la Constitution, les velléités d'exercice du pouvoir par un éventuel despote sont limitées et enfin la présence effective de mécanismes qui permettent de limiter les dérives.
Le conférencier ajoute que dans ce type de démocratie où il y a des institutions classiques pour la République, nulle part n'apparaissent les institutions coutumières que sont, entre autres, l'Assemblée nationale et le Sénat, la grande chancellerie, le Conseil Économique, Social, Culturel et Environnemental et le Conseil Constitutionnel chargé du Contrôle de la Constitutionnalité des lois ainsi que la régularité des élections nationales et des référendums. Or dans ces instances où l'âme du peuple se manifeste, nulle part n'apparaît un quota réservé aux autorités coutumières et traditionnelles qui, de ce fait ne peuvent que subir les décisions prises ici et là jusqu'à être marginalisées voire ignorées et banalisées.
L'orateur conclut que la plus grande règle des règles dans le constitutionnalisme démocratique et dans le consensualisme démocratique, tous les deux complémentaires par endroits, est le respect des valeurs qu'offre la diversité culturelle d'un pays. Qui doit être à son tour axée surtout sur le respect de l'Humain. Il invite à un respect soigné de la cohabitation fraternelle pacifique et au respect du Divin de l'humain qui impose le respect du Sacré de la Nature. « Ce sont les préalables indispensables à la production des richesses pour l'Être et le Bien- être de chacun (e) et de tous », dit le Pr.
Le chef Tamiya Djiteïngar, représentant de la chefferie traditionnelle tchadienne, souligne qu'un être ne doit pas oublier sa traduction, quoi qu'il en soit. La mise en valeur de la tradition, dit-il, doit être la priorité de tous. « Les Tchadiens ont tendance de dire que la chefferie traditionnelle est l'âme de la nation, puisque dans certains événements malheureusement à l'exemple de celui de 1979, ce sont les chefs de village qui ont été à côté de la population, puisqu'ils n'ont pas bougé de leur territoire. Une structure de réflexion scientifique doit être mise en place pour permettre à la chefferie traditionnelle de jouer normalement son rôle dans le développement de ce pays. La chefferie est à la base de tout », dit le chef Djiteïngar.
Pr Vaidjike Dieudonné, enseignant chercheur et Directeur de LADYPSE de l'Université de Ndjamena dit, « ce n’est pas au chef seul de perpétuer la tradition, mais c’est aussi aux sujets, ceux qui reçoivent du chef la bénédiction et la protection. Aidons nos chefs à perpétuer nos traditions dans le respect tout en leur accordant leurs places dans nos sociétés ».
Narhinguem Anastasie
Ce jeudi 30 mars, les Forces de sécurité intérieure, la population, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme en collaboration avec le Conseil national de la jeunesse du Tchad (CNJT) ont organisé une rencontre d'échange avec les étudiants de Farcha et une école au centre iyali de Farcha dans le 1er arrondissement de la ville de N’Djamena.
Cette rencontre vise à promouvoir et à restaurer un climat de confiance entre la force de sécurité intérieure (FSI) et la société civile afin d'identifier les défis avec la collaboration entre FSI et la population civile.
Pour Bebayaka Sobgabbe Jeremie commissaire à la Police judiciaire (PJ) affirme, « auparavant il y a une méfiance entre la population et la FSI. Nous étions comme des adversaires, mais après cette rencontre, les étudiants ont pris conscience que désormais lors des manifestations, il y aura de professionnalisme de côté des étudiants et des forces de l'ordre ».
Pour lui notre pays vient de loin, il ne faut pas continuer sur ce chemin, il faut que cela change par un changement de comportement, dit-il. Il souligne qu’à travers cette rencontre, « nous cherchons un terrain d'entente, un terrain de confiance pour rétablir une communication, faire passer un message ».
M. Dongar Nassaradingar consultant soutient la mission des FSI est de maintenir l'ordre dans un climat apaisé entre le FSI et la population. Et éventuellement en cas de manifestations que la confiance perdure. « Nous faisons en sorte que les FSI et la population s'entendent pour que chacun joue sa partition », dit-il.
Ousmane Bello Daoudou







