Ouverts depuis le 15 mars, les travaux de la rentrée solennelle du barreau du Tchad couplée des 25 ans de cette rencontre, s’achèvent ce vendredi 17 mars 2023 à l'hôtel Radisson blu dans la commune de 6e arrondissement de la ville de N'Djamena. Cette cérémonie est présidée par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux et des Droits humains, Mahamat Ahmad Alhabo représentant le premier ministre du gouvernement d'union nationale Saleh Kebzabo. Reportage.
Cette rentrée solennelle, la première du genre, intervenue en marge du 25e anniversaire du Barreau du Tchad est une tradition des autres barreaux. Elle marque le début de l'année judiciaire du Barreau et constitue une occasion de dresser le bilan et de fixer les perspectives. Pour le bâtonnier Me Djerandi laguerre Dionro, cet événement solennel marque un nouveau moment dans les activités du corps dont sa singularité est de réunir l'ensemble des corps d'avocats. Leur profession est au-delà des frontières de notre pays, a-t-il martelé. Selon lui, « l’avocat est un acteur judiciaire important contribuant à la bonne administration de la justice, à la protection des droits humains, à l'affermissement de l'Etat de droit ». Il ajoute que l'avocat défend une mission qui va au-delà de métier particulier et qui se manifeste en association dans le cadre de l'ordre d'un barreau. « L’indépendance est le caractère libéral de notre fonction que nous devons jalousement conserver mais faisant bon usage doit se manifester sous le couvert du droit, notre seule arme » a-t-il affirmé. Le bâtonnier Me Djerandi laguerre Dionro, informe les avocats à mener une lutte contre la corruption en évitant d'être eux-mêmes d'être acteurs à quelques niveaux que ce soit-il appelle les avocats d'être un exemple dans le pays de droit.
Le ministre de la justice, garde sceaux et des droits humains Mahamat Ahmat Allahbo affirme que, La technologie de l'information et de la communication va se transformer en redressant le monde en profondeur. Il ajoute que la justice tchadienne ou les justices du monde n'échapperont pas à ces transformations positives. Pour lui, les technologies de l'information et de la communication permettent de faire beaucoup des choses et il faut que tout le monde se prépare moralement. Il promet de promouvoir les institutions technologiques dans le cadre de u-justice. Toujours selon lui, les avocats doivent réfléchir au renforcement technologique de leur capacité pour améliorer qualitativement leur travail, a-t-il dit. Il conclut enfin, « la justice entière se doit-être indépendante car beaucoup des jugements sont arrangés ou parfois achetés », a-t-il conclu.
Rappelons que les avocats tchadiens soutenus par leurs confrères étrangers ont démontré leur volonté de faire triompher la justice pour tous au Tchad. La cérémonie continue par le concours d'éloquence et une soirée de gala.
Noël Adoum
La campagne électorale des représentants aux médias privés au poste de conseiller à la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (Hama) continue. Après le programme du candidat Bello Bakary Mana présenté il y a quelques jours, la rédaction s’est entretenue avec les deux autres candidats Laoro Gondjé candidat sortant et Zara Mahamat Yacoub nouvelle candidate. Dans le cadre de leur campagne, ils ont présenté leurs programmes respectifs. Reportage.
Les représentants des médias privés se bousculent au poste de conseiller à la Hama, ils sont au total 3 trois candidats dont deux d'entre eux ont été interrogés par la rédaction ce jeudi 16 mars 2023. Contacté par la rédaction, le candidat sortant Laoro Gondjé promet l'excellence, le renforcement des capacités, une formation gratuite pour les jeunes journalistes avec plusieurs modules à l'appui, s'il est réélu. Il poursuit qu'il va amener les personnes à respecter les codes d'éthique et de la déontologie, les vulgariser à sa manière. Ensuite dans son projet, «je tiens beaucoup à la liberté d'expression, de presse et d'opinion et surtout à la diversité culturelle en mettant en place la commission qui va se charger pour bien mener ce travail », a-t-il dit. Car pour lui, dans un pays démocratique la liberté de presse est fondamentale.
Il promet les fondements précieux du journalisme c'est à dire mettre en exergue des intérêts communs, le vivre-ensemble des Tchadiens, la culture de la citoyenneté, car à travers tout cela, le journaliste a une responsabilité sociale vis-à-vis de sa communauté, il serait toujours à l'écoute pour permettre aux confrères de s'épanouir, a-t-il dit.
Quant à la seconde candidate Zara Mahamat Yacoub, elle a des soucis qu'elle compte partager avec les autres et au besoin tout faire pour que cela soit respecter et rétablir la confiance entre les médias et la Hama. Elle ajoute, « si la Hama existe aujourd'hui c'est grâce aux médias, s'il n'y a pas des médias, il n'y aura pas de Hama » a-t-elle dit. S'il n'y a pas la confiance, notre pays passera tout son temps à gérer des procès, des mécontentements et un travail bâclé que ça soit de la part de la Hama ou bien des journalistes.
Pour elle, la première à faire c'est de rétablir la confiance. Elle aborde la question des cartes de presse professionnelle. Car plusieurs journalistes n'ont pas la carte de presse. Ces derniers déclarent que « le dossier est volumineux et que ça ressemble à un dossier de l'intégration à la fonction publique que nous n'avons pas pu le faire ». Elle affirme qu’une fois élue, elle va changer cela pour faciliter le travail des journalistes, leur permettre d'avoir accès à l'information et valoriser la carte de presse. On ne peut pas parler de l'accès à l'information si la carte de presse n'a pas de valeur, a-t-elle martelé.
Toujours selon elle, la Hama doit donner de la valeur à la carte de presse pour faciliter l'accès à l'information aux journalistes. Elle plaide pour l’amélioration des conditions des journalistes. Elle poursuit enfin que les trois lois qui régissent la communication au Tchad, une fois élue, elle pense adopter une loi sur la publicité afin d'assainir le paysage de notre pays.
Noël Adoum
Le collectif des nouveaux intégrés à la fonction publique du ministère de l'Éducation nationale a animé un point de presse ce 16 mars au siège du SET national sis à Abena. Il dénonce la lenteur dans le traitement de leurs dossiers qui les permettra de toucher leurs salaires. Ils observent depuis des semaines une grève pour revendiquer leurs salaires, mais du côté du gouvernement Kebzabo, c’est silence radio. Reportage.
Intégrés depuis 7 mois, les nouveaux fonctionnaires n'ont pas encore reçu leurs premiers salaires. « La lutte n'est pas encore finie même après être intégrés », disent-ils. Le porte-parole du collectif M. Neuzilka Emmanuel se pose la question sur ce qui peut bien expliquer la lenteur dans le traitement des dossiers. Est-ce que ce n’est de la mauvaise foi? En dépit des multiples démarches entreprises, le collectif dit n'avoir constaté aucun geste allant dans le sens de paiement des salaires. Neuzilka Emmanuel retrace les démarches qui n'ont rien donné. « On nous a fait comprendre que le Premier ministre a donné des instructions afin que la situation soit décantée. Mais contre toute attente, ils n’arrivent pas à nous situer sur la position exacte de nos dossiers. D'aucuns évoquent le système informatique, d'autres nous disent d'attendre l'ordre de la hiérarchie », indique-t-il. Il ajoute qu'il est inconcevable qu'un État ordonné puisse recruter les gens, les déployer depuis sept mois sans aucune prévention financière.
Pour le collectif, toutes ces manœuvres dilatoires visent à les faire souffrir et va à l'encontre des résolutions du dialogue national, à la refondation et au vivre ensemble. Le collectif dit supporter la prolifération des menaces et des intimidations des chefs d'établissement. « Certains chefs d'établissement et autorités bien placés pour comprendre nos souffrances et en compatir ont choisi de nous menacer et de nous intimider. Nous dénonçons ce comportement peu commode et les invitons à se mettre à notre place s'ils peuvent supporter 7 mois sans salaire ». Les nouvelles recrues dénoncent également les magouilles mises en place par certains responsables qui trient les dossiers de leurs proches au détriment d’autres. Ils rappellent qu'ils ne sont pas prêts à reprendre les cours si le dernier parmi n'a pas reçu sa paie complète.
Kouladoum Mireille Modestine
À l’occasion de la cérémonie de rentrée et des 25 ans d'existence du Barreau est lancée le président de transition Mahamat Idriss Deby a dénoncé, dans un discours remarqué, le dysfonctionnement de la Justice. Reportage.
Le Président de transition (PT) Mahamat Idriss Deby affirme que la justice tchadienne va mal. Il n’a pas hésité à qualifier cela de dysfonctionnement. « C’est un de nos principaux problèmes », a-t-il martelé. Il a cité trois exemples concrets, le drame de Sandanan qui a enregistré des morts et des blessés, car les coupables de ce terrible événement ont été arrêtés par les forces de l'ordre en 2019 et remis à la justice. Malheureusement la justice a libéré les coupables qui selon le président de transition ont repris les mêmes crimes à Sandanan 2 faisant de nouveau des morts et des blessés, a-t-il déploré. « Ils ont été arrêtés par les forces de l'ordre et remis à la justice, mais jusqu'aujourd'hui, ils n'ont pas été jugés ».
Il a poursuivi son discours en prenant un autre exemple au lac Tchad. Selon le PT les forces de l'ordre ont arrêté par anticipation des personnes avec des preuves qu’ils avaient l’intention de commettre des crimes. Ces personnes ont été mises à la disposition de la justice, mais elles ont été libérées et elles sont allées assassiner 12 personnes et ont blessé 45 autres innocents citoyens, s’est-il indigné.
Il ajoute un troisièmement exemple en soutenant que les forces de l'ordre ont arrêté dernièrement un coupeur de route notoire. Il a également été remis à la justice avec toutes les preuves « mais une fois de plus il a été relâché par justice et Dieu seul sait quel crime il va commettre ». Le PT a dénoncé ce qu’il appelle « les défaillances récurrentes de la justice tchadienne ». Il s'est insurgé en affirmant aux magistrats, aux avocats et l’administration « la justice est indépendante, elle est appelée à remplir son rôle sur sa vocation avec responsabilité et efficacité ».
Il a fini en faisant un plaidoyer pour la justice, « personne ne doit être au-dessus de la loi y compris le président de la République qui est le garant de la justice et président de conseil supérieur de la magistrature ». Le président de la République ne doit plus être le président de conseil supérieur de la magistrature pour que la séparation des trois pouvoirs soit véritablement effective ».
Un discours que les spécialistes ont trouvé très volontariste sur l'avenir de la justice au pays.
Noël Adoum
Un journal dénommé Ndjamenainfo vient s'ajouter sur la liste des journaux en ligne du pays. C'est un quotidien d'information générale et est disponible sur internet à l'adresse www.ndjamenainfos.com. La cérémonie officielle du lancement de ses activités a eu lieu ce 15 mars à la maison des médias du Tchad en présence des autorités de la HAMA et ceux du ministère de tutelle.
Le directeur de publication du journal N'Djamenainfo Dingamnaïel Ngarlenan affirme que son journal se démarque par sa publication dans les deux langues officielles, son exhaustivité et sa proximité. Pour lui, le journal s'engage déjà à respecter le code d'éthique et de déontologie du métier conformément à la loi 31 relative au régime de la presse écrite. « Le lancement officiel du journal constitue pour moi l'aboutissement d'un projet admirablement entrepris. Mais la tâche qui nous attend reste grandement ardue. Je promets de nous efforcer à être stricts et à respecter sans faille les dispositions établies quant aux contenus éditoriaux », a-t-il déclaré. Dingamnaïel Ngarlenan ajoute que le défi qui l'attend sera de contribuer à la déconstruction des fausses informations et rendre accessible l'information vérifiée et impartiale pour tous.
Kouladoum Mireille Modestine
L'ordre des avocats du Tchad fête ses 25 ans ce 15 mars à N'Djamena. Un anniversaire couplé à la première rentrée solennelle du Barreau du Tchad. L’annonce a été faite lors d'une conférence de presse hier 14 mars dans un hôtel de la capitale tchadienne, N'Djamena.
Cette célébration est placée sous le thème, « la profession d'avocat à l'épreuve des périodes de transition ». La conférence a été animée par le Bâtonnier, Me Djeradi Laguerre Dionro et la présidente de la commission d'organisation, Me. Azora Bétel Denrelodji Leticia.
Pour le bâtonnier, cette rentrée solennelle du barreau verra la présence de plusieurs hommes de droit étrangers comme le président de conseil de barreau de Paris, le président des avocats de l'Afrique centrale, le président en exercice de conférence des barreaux. Les défis de justice, de droits de l'homme sont nombreux et la lutte pour les droits de l'homme doit être inscrite dans la durée, a-t-il relevé.
A la question d'un journaliste sur le choix du thème, « la profession d'avocat à l'épreuve des périodes de transition », le bâtonnier élucide que ce choix caractérise la période actuelle où se trouve le Tchad et certains pays de l'Afrique de l'Ouest. Il estime que le barreau doit être en avant garde, « c'est une situation où tout peut surgir. Donc le barreau doit être un contre-pouvoir pour interpeller les pouvoirs publics, aider à l'affermissement de l'État de droit et enfin aider rapidement à un retour à l'ordre constitutionnel », a-t-il signalé. Il ajoute, « vous verrez que dans les thématiques qui seront débattues, il y a des thèmes sur le changement anticonstitutionnel, sur le retour à l'ordre constitutionnel, etc. ». Il soutient aussi que des thématiques sur leur fonction et leur rôle pendant cette période particulière. « Vous avez vu que la période est particulière, depuis nous sommes mis debout pour rappeler constamment à l'ordre le pouvoir public lorsqu'il y a dérapage », a-t-il fait savoir.
Enfin, cette activité va durer 3 jours. Plusieurs activités sont prévues. Des conférences débats sur des thématiques telles que, le défi de l'État de droit en période de transition, la justice comme baromètre de l'État de droit, etc. Et aussi des activités comme la nuit de l'éloquence judiciaire.
Abderamane Moussa Amadaye
Depuis qu’il est à la tête du pays, le président de transition Mahamat Idriss Deby a effectué plus de 20 voyages à l’étranger. Ces déplacements coûtent extrêmement cher au trésor public surtout son récent déplacement à Doha. Quels sont les enjeux politiques de ce voyage ? Me Max Kemkoye président de l’Union des démocrates pour le développement et le progrès (UD)P répond. Entrevue.
Comme homme politique, comment voyez-vous les enjeux politiques du récent voyage du président de transition à Doha?
Ils existent bel et bien des enjeux politiques qui concernent sa propre personne parce qu'à chaque fois qu'il voyage, il cherche des soutiens politiques. Aujourd'hui, il cherche de soutien par rapport au désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Le Qatar a refusé de mettre 1 franc dans le DDR. Pour la simple raison que les résolutions de Doha sont insuffisantes sinon pas du tout mises en œuvre. Alors il part chercher des appuis et parfois il fait du lobbying. Aussi, il part négocier, se positionner et avance comme argument que le Tchad est une digue alors si elle cède, toute la sous-région sera en insécurité. C'est cela qu'il vend. Et donc les enjeux sont strictement liés à la conservation du pouvoir, sa confiscation et la compromission démocratique. Je n'oublie pas ce qui s'est passé le 20 octobre 2022, il voyage pour négocier avec des gens afin d'échapper à la justice internationale. Au côté des enjeux politiques se trouvent les enjeux commerciaux pour ceux qui l'accompagnent.
Quel bénéfice tire le peuple tchadien dans tout cela ?
Rien. Le peuple n'en tire aucun bénéfice. C'est la personne du président qui bénéficie. Prenez par exemple son récent voyage à Doha pour participer à la conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés. Moi à sa place je ne viens pas parce que mon pays est classé parmi les pays les moins avancés par les Nations Unies. Et c'est cette même institution qui me demande de prendre 3 à 7 milliards pour me déplacer alors je ne le ferais pas. Je demanderai plutôt qu'on m'aide à sortir du stade des pays les moins avancés pour arriver au stade de pays en voie de développement. Figurez-vous que durant les 5 mois que la commission technique a passés à Doha pour négocier avec les supposés groupes politico-militaires, les membres du Comité technique ont acheté, chacun, des tonnes de marchandises. Ils ont fait des stocks qu'ils ont transportés par avion présidentiel. Certains sont membres du gouvernement, d'autres sont à la tête de l'exécutif. Ils ont fait du commerce avec les deniers publics des pauvres populations. Pour me résumer, les Tchadiens ne profitent pas de ces voyages sauf ceux qui sont autour du président.
Est-ce normal pour un président de transition d'effectuer des déplacements comme c’est le cas maintenant
Un président de transition a des impératifs politiques. Et dans notre cas d'espèce, cet impératif politique est le retour à l'ordre constitutionnel. Qu'est-ce qui amènerait un président comme celui-là à effectuer plus de 20 voyages, si je ne me trompe pas. C'est exagéré. Et quand on regarde la pédagogie politique, c'est impossible pour un chef d'État même élu de s'adonner à de tels voyages dans la mesure où ses voyages coûtent excessivement cher. Ces déplacements se résument à la quête de soutien politique. Il y a des voyages qu'on appelle en diplomatie ou en politique des voyages traditionnels. Ces voyages sont liés aux engagements internationaux par exemple l'Assemblée générale des Nations Unies qui se tient tous les ans en septembre. Même ce rendez-vous n'est pas son travail puisqu'il n'a pas un mandat sur lequel il pourrait être évalué. C'est pour vous dire que ce sont des voyages inutiles. Ce sont des ponctions financières assez graves sur les maigres ressources de l'État. Et si on n’arrive pas à maîtriser les dépenses et que nous sommes cités parmi les pays les plus endettés, le dernier à avoir été éligible au titre de facilité élargie de crédit, ça donne ce que ça donne. Donc à mon point de vue, c'est scandaleux qu'un président de transition puisse être à plus de 20 voyages en 24 mois.
Propos recueillis par Kouladoum Mireille Modestine
Le Directeur de campagne adjoint du candidat Bello Bakary Mana a animé un point de presse ce 14 mars au siège du Groupe Ialtchad médias situé dans le 3e arrondissement de la capitale tchadienne, N'Djamena. Dans ce point de presse, il appelle les journalistes tchadiens à voter le candidat Bello Bakary Mana au poste du conseiller de la Haute Autorité des Médias Audiovisuel (HAMA) pour le compte de la presse privée du Tchad. Reportage.
C'était en présence de plusieurs journalistes de différents médias que le point de presse s'est déroulé cet après-midi dans les locaux de Ialtchad presse. Objectif : présenter le programme de la candidature du journaliste Bello Bakary Mana au poste du conseiller de la HAMA, représentant de la presse privée. Il relève que la candidature M. Bello Bakary Mana, journaliste de profession vise à promouvoir la cause des médias privés au sein de cette structure de régulation, de défendre la cause des journalistes, peu importe leur provenance privée ou publique, a-t-il déclaré.
Ensuite, selon M. Djimet Wiché, il est vraiment temps d’insuffler une nouvelle dynamique et du sang neuf dans cette institution de régulation importante pour le développement et le bon fonctionnement des médias publics et privés au Tchad. « La candidature de Bello à la HAMA est la plus solide. Il n’est pas seul comme certains, il est organisé, il a une équipe derrière lui et une vision ». Il soutient que le candidat est le plus apte aussi à faire un suivi de toutes les recommandations des médias retenus lors du Dialogue national inclusif et souverain (DNIS) mentionné dans le cahier de charges et ont été reprises presque à l’identique et en totalité par le Premier ministre du gouvernement d’union nationale Saleh Kebzabo. « Notre candidat a été une cheville ouvrière des revendications des médias lors du DNIS. C’est un homme brillant, pragmatique, intègre, rassembleur à qui il faut faire confiance ».
Aussi M. Wiché a présenté le programme du candidat Bello Bakary Mana. Un programme qui s’articule autour de 9 points notamment avec la proposition d’une loi de l'accès à l'information, un plaidoyer pour une revalorisation conséquente de l’aide à la presse, la formation et la professionnalisation des journalistes par la mise à jour du projet de création d’une École de journalisme qu’il appelle l’École des métiers des médias.
M. Wiché poursuit que son candidat met l'accent sur l’adoption d’un statut particulier du journaliste et faire en sorte que le journaliste bénéficie d’un salaire ou d’un contrat et d’une protection sociale. Au sujet de la question de la judiciarisation ou de la dépénalisation du délit de presse, il est écrit dans le programme c’est « la place du journaliste n’est pas en prison, elle est dans la société un journaliste ne doit pas être inquiété par sa recherche de la vérité sur un sujet d’intérêt public ».
M. Wiché affirme que son candidat a abordé tous les problèmes que rencontre les médias privés. Il plaiderait pour une loi sur le marché publicitaire pour que les médias privés bénéficient d’une réelle politique pour forcer les grandes entreprises privées, publiques ou parapubliques, la fonction publique à donner aux médias locaux, des marchés publicitaires et à accorder aux entreprises de presse des réductions d’impôts et des avantages fiscaux, etc.
Toujours selon lui, son candidat est un pur produit de la presse écrite et radio, son candidat souligne que les médias en ligne ont joué un grand rôle depuis plus de deux décennies. Il leur faut reconnaissance et considération pour cela. Ils sont à l’avant-garde du changement du paysage et de la modernisation de la manière de livrer les informations. Il ajoute que, le candidat Bello s’engage à pousser la HAMA pour qu’elle décourage la culture médiatique des leaders tchadiens qui snobent les médias locaux et sont pressés à accorder la primeur de leurs interventions aux médias étrangers.
Enfin, le directeur de campagne adjoint Djimet Wiché invite les journalistes tchadiens à sortir massivement, le 18 mars prochain et se rendre à la Maison des Médias voter le candidat Bello Bakary Mana qui incarne le changement et le renouveau dans cette institution de régulation des médias au Tchad.
Noël Adoum







