vendredi 23 octobre 2026

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L’institut Français du Tchad a procédé au lancement de la 6e édition de la compétition inter-établissement dénommée « Tchad Inda talent » couplée à la remise des attestations aux lauréats de la 5e édition. Cette activité s’est déroulée hier mardi 7 février à la Maison de la Femme dans le 8e arrondissement de la ville de N’Djamena.

L’IFT a lancé ces activités culturelles dans le cadre de son soutien aux jeunes à travers le Hip-hop Tchad Inda talent. Cette 6e édition est placée sous le thème « le numérique et la jeunesse pour une éducation dans la cohésion sociale et le vivre ensemble ». Cette activité réunie les élèves de différents établissements scolaires qui compétitionnent dans divers domaines pour inciter à la culture de l’excellence. Et mettre l’accent sur la culture, l’éducation et la citoyenneté, affirme le directeur artistique de cette compétition, Issa Bichara.

Pierre Hubert Toucharo, directeur de l’IFT, « cette édition est dédiée aux numériques et à la cohésion sociale et permettra de détecter les talents cachés des jeunes qui sont au lycée et autres. C’est aussi l’endroit idéal de brassage entre les élèves de différents établissements scolaires de la ville de N’Djamena ».

M. Allamine Kader, représentant le club des artistes, soutient que son club soutiendra cette initiative afin de l’élargir dans toutes les provinces du Tchad.

Pour cette 6e édition, 40 établissements scolaires sont inscrits. La compétition se déroule jusqu’au 29 mai 2023.

Narhinguem Anastasie

La Ligue provinciale de Football de N'Djamena (LPFN) suit son chemin sans embûches et surtout avec des surprises. Après la 8e journée, Aiglons FC prend la tête du classement avec 1 point d'avance sur son rival, le champion du Tchad, TP Elect Sport. Ialtchad Presse a échangé avec le secrétaire général de la LPFN. Reportage.

Contrairement aux années précédentes, le championnat de N'Djamena de cette année semble susciter de l'engouement. Il ne passe pas un seul match où les trois terrains retenus pour ce tournoi notamment l'Académie de Farcha, Stade de Diguel ou celui de Paris-Congo n’est pas rempli par le public. Les équipes donnent du spectacle pour régaler les spectateurs.

Rahma Zakaria Rahma, secrétaire général de la Ligue provinciale de Football de N'Djamena affirme, « ce qui fait la particularité de cette édition, c'est le nombre d'équipes, nous sommes passés de 12 à 14 équipes. Il y a plus d'engouement et nous voulons donner à l'équipe nationale des joueurs compétitifs ». Il ajoute aussi, « la preuve, cette année nous allons faire un championnat en aller-retour qui va donner 26 journées et à l'issue de ces journées nous allons déclarer l'équipe qui a plus de points champion de N'Djamena suivi du vice-champion, du troisième et le quatrième pour donner au championnat national les quatre clubs de la capitale », dit-il. M. Zakaria soutient que le dernier de cette compétition sera relégué et l'avant-dernier jouera un match de barrage avec le vice-champion de deuxième division. La compétition pourra se clore au plus tard fin mai de l'année en cours.

Au sujet des difficultés, le  SG de LPFN avoue sur un ton sec qu'il y a un trop-plein, mais son organisation essaie de juguler. « Les difficultés sont énormes, mais comme nous nous sommes engagés, nous avons donné notre parole. Nous sommes en train d'avancer dans des difficultés, nous avons fait des demandes, mais jusqu'à là sont restées lettres mortes », dit-il. Il souligne que pour des questions d'honneur, la LPFN continue d'organiser la compétition.

Toujours au sujet de difficultés, M. Zakaria soulève la question des infrastructures et de sponsoring. Selon lui, pour 14 clubs, il n'y a que 3 terrains, « nous avons de déficit infrastructurel, ce qui rend la tâche difficile surtout que bientôt le championnat de deuxième division va commencer ».

À côté de cette difficulté s'ajoute le manque de sponsoring, dit le SG de LPFN. « On ne peut en aucun cas jouer un championnat sans sponsor, mais nous sommes en train de le faire depuis des années. Et cela ne peut pas développer le football ». Il estime que le championnat est encore amateur et qu'il a besoin d'être épaulé. Il interpelle les autorités, les personnes de bonne volonté, les entrepreneurs,  etc. à venir en aide à la ligue et aux clubs.

Rappelons que à la 8e journée, Aiglons FC prend la tête de ligue avec 20 points, suivi du champion du Tchad, TP Elect Sport avec un point de différence. Renaissance Football Club (RFC) est en troisième position avec 17 points, Gazelle FC, 4e avec un point d'écart. Foullah Edifice FC le richissime club du pays qui était premier la semaine dernière, est actuellement entre le marteau et l'enclume. Il est désormais en 5e position.

Abderamane Moussa Amadaye

Hier 6 février c’était la journée internationale de tolérance zéro à l’égard de mutilation génitale féminine. A cette occasion, la présidente de l’Association des femmes pour la solidarité et développement social (AFSDS) a fait une déclaration à la maison de la Culture Baba Moustapha dans le 3e arrondissement de la ville de N’Djamena.

L’AFSDS est une association qui a pour objectif d’agir dans les domaines concernant les femmes souligne la présidente de l’AFSDS madame Khadîdja Ahaya Hissein a l’entame de sa communication. « La date du 6 février a été déclaré journée internationale de tolérance zéro à l’égard de mutilations génitales féminine par l’Assemblée générale des Nations Unies », dit-elle.

Le thème de l’édition 2023 est : « Partenariat avec les hommes et les garçons pour transformer les normes sociales et de genre afin de mettre un terme aux mutilations génitales féminines ». Madame Khadîdja Ahaya Hissein affirme que la mutilation génitale est une pratique récurrente en Afrique en général et au Tchad en particulier, « c’est une pratique aux conséquences néfastes à long et à court terme dans la vie des jeunes filles », insiste-t-elle. Elle appelle les autorités à s’impliquer pour mettre une fin à cette pratique. « Je lance un appel au nom de l’association, aux autorités administratives, coutumières et religieuses et à toutes les parties présentes de se préoccuper de la question de mutilation génitale féminine pour sauver la vie des jeunes filles, car cette pratique continue à faire son chemin dans le monde rural ».

L’AFSDS a inscrit parmi ses activités prioritaires de cette année, la lutte contre la mutilation génitale féminine en sensibilisant contre ce fléau à N’Djamena et dans toutes les provinces du Tchad.

Narhinguem Anastasie

Dans un point de presse animé ce matin 4 février à son siège à la « Rue de 30 mètres », non loin du marché Al-Afia dit « Souk Choléra », l'Association Gawaîmâ pour la Promotion de Développement Économique Social et Environnemental (AG-PRODESE) a lancé ses activités.

Pour Adoum Dria, Président de l'AG-PRODESE est née pour apporter un soutien aux efforts du gouvernement pour favoriser le développement économique, social et environnemental du Tchad. Selon lui, le projet de cette organisation apolitique et à but non lucratif est né le 2021 au cours d'une assemblée constitutive tenue au Centre d'Études pour la Formation et le Développement (CEFOD), « le projet a permis aux participants de prendre connaissance sur les objectifs à atteindre et le mode de fonctionnement », dit-il. Toujours selon lui, le projet a été approuvé et validé à l'unanimité. « L'association a pour objectif de, consolider l’unité nationale, l’entente, la solidarité entre les Tchadiens, de participer à la promotion de l’éducation des jeunes et lutter contre l’analphabétisme, améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour sensibiliser les populations aux maladies liées à l’eau », a-t-il déclaré.

De plus selon M Dria, l'AG-PRODESE va contribuer à la sécurité alimentaire et au développement des revenus agricoles des populations par la promotion d’une agriculture agroécologique et la formation, l'éducation, la santé et la protection de l'environnement.

Abderamane Moussa Amadaye

La 9e journée de la ligue a opposé Aiglons FC à Foullah Édifice au stade Paris-Congo dans la commune de 6e arrondissement de la ville de N'Djamena. Reportage. 

C’est dans une ambiance électrique et une foule nombreuse que le derby du jour a opposé les clubs favoris de la ligue provinciale de football au stade Paris-Congo dans le 6e arrondissement de N'Djamena. Il s’agit de Foullah Édifice et Aiglons

L’arbitre a donné le coup d'envoi à 15h45, le jeu était équilibré entre les deux adversaires. Dans les 15 premières minutes, les équipes ont passé leur temps à se jauger. À la 36e min, Abou a surpris le gardien en marquant le but pour les Aiglons FC. Le meneur de jeu de Foullah Bakhit est sorti sur blessure à la cheville. L'intensité et la pression des Aiglons FC leur a permis de gérer le match jusqu'à la pause.

De retour des vestiaires, les occasions de but se sont multipliées pour les deux formations, mais sans aucun succès. Les Aiglons FC ont intensifié les actions sans arriver à les transformer en buts. C'est sur le score de 1-0 que le match a pris fin.

La présidente des fans club de Foullah Zenaba Djembaye reste optimiste. « On ne s'attendait pas à cette défaite, mais comme on dit que la balle est ronde, c'est arrivé. Sportivement nous avons compté vraiment gagner le match ».

Limane Mahamat, secrétaire général d'Aiglons FC, dit être heureux et encourage ses joueurs à faire davantage au prochain match. « Satisfaction totale, nous sommes premiers depuis la 7e   journée et avons confirmé notre place de leader. C'était un bon match et tout le monde a mouillé le maillot. Nous sommes complètement satisfaits du résultat. Dans un match c'est toujours comme avec l'affaire d'arbitre, c’est le troisième joueur qui joue le rôle de juge sur le terrain. On espère bien garder notre position de leader jusqu'à la fin du tournoi ».

Il faut rappeler que grâce à cette victoire sur Foullah Édifice, Aiglons FC se hisse provisoirement à la tête de la ligue provinciale de football de N'Djamena.

Noël Adoum

Le Conseil économique, social, culturel et environnemental (CESCE) a ouvert sa session ordinaire ce lundi 6 janvier sous le thème « La cohabitation pacifique : Vecteur d'une transition apaisée et d’une paix durable au Tchad » au palais des Arts et de la Culture dans le 8e arrondissement de la ville de N’Djamena.

La première session ordinaire de 2023 se tient dans un contexte marqué par la deuxième phase de la transition de 24 mois. Pour Abdelkerim Ahmadaye Bakhit le président du CESCE pour cette session, il s'agit pour les conseillers de la République d'accompagner le gouvernement de la transition pour la mise en œuvre des recommandations et des résolutions de dialogue national inclusif et souverain (DNIS) tourné vers le développement. Il soutient que pour prévenir les conflits intercommunautaires à l'intérieur du pays, le gouvernement doit accompagner les autorités traditionnelles et coutumières à bien gérer les différends entre les communautés dans le respect des traditions et des coutumes. « Les lois de la République doivent s'imposer à tous », dit-il.

« Les Tchadiens doivent cultiver la paix, l'unité, et le vivre ensemble. Ils doivent bannir la haine, le tribalisme, le repli identitaire, le communautarisme et estime de soi qui compromettent dangereusement la construction d'un Tchad uni et prospère », dit M. Bakhit. Selon lui, le président de la transition lors de son message adressé à la nation, il le cite, « l'équilibre entre les coutumes et la République doivent être notre boussole afin que cessent les tueries macabres qui endeuillent nos populations pour que règnent l'entente et la cohabitation pacifique ».

Pour rappel, le CESCE est un organe consultatif des pouvoirs exécutif et législatif.

Ousmane Bello Daoudou

Depuis quelques jours les transporteurs tchadiens et étrangers font face à une difficulté celle d’un cout élevé dans l’expédition des marchandises, pour preuve a la station de pesage routier de Moundou plusieurs véhicules gros porteurs sont stationnés. 

À l’origine du mécontentement, la nouvelle procédure de pesage ne répond pas, selon les transporteurs, à la réalité. Le montant exigé est plus élevé que les 9 autres stations de pesage routier. Un transporteur qui a requis l’anonymat affirme que le pesage se passe très mal, « le pont-bascule ne marche pas et le peseur est en train d’organiser du faux en faisant payer « au pif » les transporteurs », dit-il.

Un autre transporteur rajoute, « on est obligé de passer deux fois sur le pont bascule ». Il soutient que depuis hier rien ne va plus, il est obligé de payer parce que c’est une obligation pour lui d’amener les marchandises à destination, « en réalité la machine ne fonctionne plus. C’est une arnaque », peste-t-il.

Pour Daman Abdelkader délégué zone sud du syndicat national des transporteurs libre du Tchad (SNTLT) l’affaire est en cours. « Nous avons recueilli les doléances des transporteurs pour les remettre à qui de droit », dit le délégué. Les transporteurs demandent aux autorités de s’investir afin qu’une solution soit trouvée dans l’immédiat. Selon eux, rien ne justifie cette augmentation qui les pénalise.

Selon des sources proches des agents, cette panne est montée de toute pièce est l’œuvre des agents de pesage. « Ils sont à l’origine de cette arnaque, rien ne justifie cette panne ».

La rédaction a tenté sans succès de faire réagir les responsables de la station de pesage. Ils refusent de répondre. Le problème de tracasserie au niveau de pesage des marchandises est un frein pour l’essor de l’économie nationale il faut la création d’une autorité de régulation, disent les spécialistes de la question.

Mbaiwanodji Adrien à Moundou pour Ialtchad Presse

Placé en garde à vue le 31 janvier dernier à la Direction Nationale de Recherches Judiciaires (DNRJ) le Directeur de Publication (DP) du journal Abba Garde, Moussaye Avenir De La Tchiré s’est présenté ce 2 février à DNRJ pour l’audition. Selon le DP, aucune plainte ne lui a été notifiée. La rédaction a passé le micro à son avocat Me Allahta Amos. Reportage.

Moussaye Avenir De La Tchiré avait annoncé dans une courte publication sur sa page Facebook, « je suis placé en garde à vue à la DNRJ sans avoir reçu la notification d'une quelconque plainte ». Me Allahta Amos, avocat du journaliste explique « mon client a été convoqué le 31 janvier dernier. Il s'est rendu tout seul, une fois sur place, il semblerait que c’est le ministre du Pétrole et de l'Énergie M. Djerassem Le Bemadjiel qui est à l’origine de la plainte déposée contre le DP du journal Abba Garde ». Prudent, Me Allahta Amos s’est repris une seconde fois, « j'emploie ce mot au conditionnel parce que je n'ai pas vu la plainte ».             

L’avocat affirme qu’il devrait en principe être auditionné et libéré pour laisser l'enquête suivre son cours. Mais, dit-il, les autorités ont préféré garder à vue le DP de Abba Garde. « Mon client n'est pas un vulgaire monsieur. On ne peut pas le garder à vue et l’éjecté des locaux comme cela », a-t-il dit.

Selon, Me Allahta Amos, le plaignant reproche à son client de l’avoir diffamé. Il rajoute « On ne pourrait pas garder à vue un journaliste pour diffamation. Il y a là une intention de museler mon client, de le faire peur, de l’intimider pour qu'ils n'écrivent plus ».

Pour Me Allahta Amos, ce n'est pas la personne du plaignant qui est en cause, mais sa qualité de ministre du Pétrole qui aurait été à l'origine de l’article. Toujours selon l’avocat, lorsqu’on est un homme public, on a obligation de rendre des comptes. Et les journalistes peuvent relayer ce que cet homme public fait dans l’exercice de sa fonction pour que demain il réponde de ses actes, a-t-il rajouté. « C’est un recul démocratique. Nous sommes repartis dans la dictature où règne la pensée unique et où il ne faut pas dénoncer ».                      

Me Allahta Amos qualifie cette mise en garde d'inédit qu'on convoque quelqu'un sans lui dire l'objet de sa plainte. Et qu'il n'ait pas accès à cette plainte. « C'est dommage d'être dans une transition qui veut museler la presse, c’est inacceptable ».

Noël Adoum

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