Les difficultés pour la recharge du gaz butane font trimer les ménages tchadiens, surtout, ceux de N'Djamena, la capitale. Devant les installations de Gaz Com, c'est du vrai spectacle. Les transporteurs sont aux abois et attendent désespérément d'être rechargés. C'est le constat fait ce vendredi 19 août par Ialtchad Presse. Reportage.
Le périple des ménages N'Djamenois pour la recharge de leurs bouteilles de Gaz domestique continue. 9heures ce matin à Farcha, 1er arrondissement de la capitale, devant le siège de la société Gaz Com c'est un véritable spectacle. D'abord la route, elle est le premier obstacle. Elle est boueuse et truffée de flaques d'eaux tout le long. Les chauffeurs des véhicules de transports sont fatigués d'attendre d'être chargés. Pour certains c'est depuis 3 jours, pour d'autres c’est depuis une semaine qu'ils attendent. « Écoutez, ce n'est pas du tout facile. Les gens ne connaissent pas les réalités des choses. C'est comme cela notre souffrance chaque jour. On passe tout le temps ici. Tous les véhicules que vous voyez attendent », confie un transporteur sous couvert de l'anonymat. Certains chauffeurs dorment dans leurs véhicules, d'autres profitent de leur chômage technique pour réviser leurs engins. Il faut attendre longtemps pour voir un véhicule chargé sortir de l'usine. Selon une source proche du Gaz Com, Djarmaya ne leur fournit que deux fois par jour les citernes. Toujours selon la même source, le stock présent n'est pas assez important. D'après les mêmes sources, le plus grand fournisseur serait la ville de Douala au Cameroun voisin. Il suffit de deux jours de retard et toute la difficulté reprend, poursuit la source.
Abba Daoud Nandjedé, Secrétaire général de l'Alliance des Défenseurs des Droits Humains et de l’Environnement au Tchad (ADHET), s'insurge contre ce qui se passe. Il trouve anormal que les ménages sillonnent les rues avec des bonbonnes de gaz vides à la recherche d’un produit pourtant déterminant dans leur vécu quotidien. « Contre toute attente, la Société des Hydrocarbures du Tchad (SHT) et l’Autorité Avale restent muettes. Comment admettre et comprendre que le gaz produit localement puisse arriver à en manquer des semaines et des semaines quand chaque jour la raffinerie tourne à plein régime? » , s'interroge le SG de l'ADHET. Il interpelle les plus autorités à intervenir en urgence pour régler cette situation qui ne pourrait durer plus de 48 heures. A son avis ce serait injuste de faire souffrir la population après l'avoir privée d'utiliser le charbon de bois. Le gouvernement dit-il, se doit de poursuivre et conserver cet acquis combien salvateur et non encourager à la reprise d’un mauvais comportement déjà oublié.
Abba Daoud estime que le ministère du Pétrole, autorité publique de tutelle doit s’assumer et répondre aux Tchadiens. « Par voie de conséquence, l’Alliance des Défenseurs des Droits Humains et de l’Environnement au Tchad, ADHET donne 48 heures à la SHT et à l’Autorité avale qui gère les « marketeurs » de solutionner ce problème inacceptable qui risque d’être constitutif d’une infraction puisque participant tacitement d’un contrat commercial entre les consommateurs et les producteurs-vendeurs », conclut le SG de l'ADHET.
Moyalbaye Nadjasna
Le SWEDD et ses partenaires ont lancé officiellement la compagne de communication dénommée strongerTogether 2022 ce vendredi 19 août 2022 a l’hôtel Radisson Blue de Ndjamena. Cette compagne est placée sous le thème Éducation des filles et leaderships féminin. Reportage.
Yousouf Awadi coordonnateur national du projet SWEDD lors de son discours a dit que les femmes et les filles sont la plus importante ressource de l’Afrique. Une richesse pourtant inexploitée. Ce sont elles et non les diamants, les pétroles et les minéraux qui seront à l’origine d’un progrès équitable et durable. Les experts en santé et développement, les économistes, les organisations non gouvernementales, les agences des Nations Unies et les banques s’accordent pour dire « qu’étendre les libertés, l’éducation et les opportunités offertes aux femmes est la clé d’une croissance économique inclusive, cela est vrai pour le monde entier et l’Afrique en particulier », dit-il. Cette campagne s’inscrit dans le cadre du processus de changement de comportement amorcé par le projet et qui s’appuie sur les résultats tangibles de mise en œuvre de la compagne 2021 qui ont démontré un réel pouvoir de transformation afin de réduire les vulnérabilités des jeunes et des femmes, ajoute-t-il. Pour lui, le thème de cette campagne vise à mettre en évidence la manière dont l’engagement des partenaires au nouveau local et national a contribué au développement durable. Il vise également à valoriser les actions communautaires ayant favorisé l’atténuation des retombées négatives sur les femmes et les jeunes filles de la zone d’intervention afin de renforcer leurs capacités de résilience et les aider à rebondir face aux défis de l’ère.
Ellice Kakam représentante de l’UNFPA félicite le gouvernement tchadien pour les efforts inlassables en faveur de l’autonomisation des femmes et de l’appropriation de dividende démographique comme élément majeur de la stratégie du développement de ce pays. Ces efforts sont matérialisés par l’opérationnalisation du projet du SWEDD 1 et 2 , a-t-elle martelé. Elle rappelle que le projet SWEDD touche 9 pays qui sont entre autres le Tchad, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le code d’Ivoire, etc.
Moussa Issa Batrari ministre de l’Économie et de la Planification du Développement lors de son intervention a souligné que l’éducation des filles doit être considérée comme une des clés pour l’amélioration de la santé reproductive maternelle et infantile et le renforcement de l’autonomisation économie et sociale des filles. « L’éducation des filles est également un levier important pour lutter contre la pauvreté et la vulnérabilité des femmes et des filles dans les régions du sahel ».
Notons que cette campagne de 2022 cible quatre provinces : le Chari Baguirmi, le Mayo-kebbi Est, Mayo Kebbi Ouest et la Tandjilé.
Haoua Adoum Ibeth
Malgré l’interdiction des autorités, la marche dite pacifique prévue pour le 19 août par Wakit Tamma contre le dialogue national inclusif (DNI) du 20 août prochain est maintenue. C’est à la sortie d’une rencontre de ses membres à la bourse du travail de N’Djamena que le coordonnateur Me Max Loalngar a annoncé que la marche aura lieu ce vendredi. Il trouve inadmissible l’interdiction par le ministre en charge de la sécurité publique qui a pourtant accepté avant de faire volte-face. Reportage.
C’est après plus d’une heure d’échange entre les membres de Wakit Tamma à la bourse du travail que les responsables de cette coalition des organisations de la société civile ont annoncé à la presse que malgré l’interdiction des autorités, la marche est maintenue.
Pour le coordonnateur de Wakit Tamma, Max Loalngar, l’interdiction de la marche viole l’accord qui vient d’être signé à Doha qui autorise les marches pacifiques. Selon lui, l’accord n’est pas encore appliqué, mais il est déjà violé. Il souligne que la décision d’interdire la marche est surprenante parce que quelque temps auparavant le ministre a publié un poste annonçant qu’il avait réussi des instructions Président du Conseil Militaire de Transition (PCMT) pour ne pas interdire les marches. Mais de prendre ses responsabilités en les sécurisant.
Il annonce aussi la désobéissance civile sur toute l’étendue du territoire à partir du vendredi 19 août. Le coordonnateur de Wakit Tamma ajoute que quand l’arbitraire devient la règle, la désobéissance civile est un devoir sacré pour tous les peuples et le peuple tchadien ne saurait se soustraire à cette obligation universelle. Wakit Tamma et ses partenaires rappellent à l’opinion nationale et internationale que le Conseil Militaire de Transition (CMT) a méconnu les efforts consentis par les forces vives de la nation pour l’organisation d’un DNI sincère et souverain.
Abondant dans le même sens, le porte-parole de Wakit Tamma, Soumayna Adoum ajoute qu’on est face à une situation où l’arbitraire continue à prévaloir. Pour lui, il est incompréhensible que les citoyens ne puissent pas manifester leur opinion, même si elle est contraire à celle du pouvoir. Selon lui, l’État gère la nation, mais n’est pas au-dessus du peuple. Il explique que le 20 août est une date à laquelle on ne s’entend pas sur le contenu. Le porte-parole pense que les 1400 délégués qui vont dialoguer, ils viennent d’une seule opinion. Il soutient que le peuple n’a pas des armes, mais il n’acceptera pas l’arbitraire. Il regrette que Doha n’ait pas pu aboutir à une situation consensuelle. Soumayna Adoum craint qu’avec la position du CMT, une guerre civile n’éclate, mais Wakit Tamma n’est pas d’accord pour cette position et n’est pas aussi d’accord que l’armée nationale soit envoyée en guerre contre d’autres Tchadiens.
Jules Doukoundjé
Le président de l’Union pour la Refondation du Tchad (URT) a animé une conférence de presse ce jeudi 18 août au siège de son parti au quartier Klémat dans la commune du 2e arrondissement de la ville de N’Djamena. Reportage.
Sidick Abdelkerim Haggar président de l’URT appelle les partis politiques et les organisations de la société civile à prendre part au dialogue national inclusif. Selon lui, tout ce qu'ils revendiquent est légitime, mais participer leur permettra d'impacter positivement les débats pour une issue paisible.
D'après lui, la 1re phase des travaux du dialogue va être l’adoption du règlement intérieur (RI). La seconde phase sera la charte de transition et la troisième phase l’examen des autres points inscrit à l’ordre du jour du dialogue. « Allons au dialogue, faites vos propositions et jugeons, si le règlement intérieur est adopté avec les amendements proposés nous évoluons ensemble sur la deuxième phase. Au cas où la majorité rejette les amendements, nous boycottons ensemble le dialogue. Et le peuple tchadien sera pris en témoin et les responsables de cet échec assumeront les conséquences qui en découlent », déclare le président de l'URT. Il appelle tous les partis politiques et les organisations de la société civile qui comptent boycotter le dialogue de reconsidérer leurs positions et les rejoindre pour défendre ce changement tant attendu par les Tchadiens. « Nous comprenons vos positions, vos arguments sont irréfutables, mais la politique de la chaise vide ne paie pas. Allons-y, en cas de rejet, nous nous retirerons tous du dialogue, par contre, en cas d’acceptation nous, nous participerons à la 3e phase du dialogue qui sera l’examen des points », dit M. Haggar.
Le leader de l'URT souligne qu'au regard des faits gravissimes, ils sont sûrs et certains que l’occasion ne leur sera pas donnée pour présenter et défendre leurs propositions. « Nous nous sommes rendu compte que des manigances graves se préparent et que des dispositions sont déjà prises par le CODNI pour aménager une majorité mécanique en faveur du système en place », dit-il. Il ajoute que la proposition relative aux quotas de participation est dans le but de susciter un débat sur la question capitale qui conditionne la réussite du dialogue. M. Haggar regrette que le CODNI et le gouvernement aient refusé tout changement avec le comité d’harmonisation et les autres acteurs politiques qui n’ont cessé d’alerter sur ce point. Pour lui, les objectifs définis dans le mémorandum signé en février 2018 sont : la lutte pour la tenue d’un DNIS capable d’offrir aux Tchadiens un avenir meilleur de paix, de justice, de fraternité et de développement. Mais aussi d'identifier toutes les thématiques devant être abordées au cours du DNIS, les traiter et dégager des propositions communes à examiner. Il suggère aussi les critères et quotas de participation au DNI pour une représentativité inclusive et équilibrée. Le chef de l’URT affirme que la souveraineté du dialogue, le règlement intérieur, le présidium du DNIS, la durée du DNIS, les organes de la transition, la nouvelle charte de transition, les clauses d’inéligibilité et d’inamovibilité des dirigeants de la transition sont à imposer. Il ajoute les critères et les quotas de participation du CNT, les critères d’élection du PM de transition et des membres du gouvernement de la transition, la reformulation du CMT et les thématiques du dialogue ( constitution, code électoral, charte des partis politiques , justice, armée, etc.).
Abdelkerim Sidick Haggar affirme que leur comité d'Harmonisation est loin d’être un regroupement politique, mais plutôt un cadre de concertation et d’harmonisation des points de vue pour la participation au dialogue. Ce comité, assure-t-il, regroupe 105 partis politiques et 74 organisations de la société civile dont certaines fédèrent des centaines d’association. Dans un échange franc, les journalistes ont posé des questions telles que le boycott en cas de non prise en compte des propositions de l'URT, l'achat de conscience, le RI, la participation, la représentativité.
Haoua Adoum Ibeth
Par un point de presse, les médias privés s’empennent à la Haute Autorité des Médias audiovisuels (HAMA) du Tchad. Le point de presse s’est déroulé à la maison de Médias du Tchad. Reportage.
Le porte-parole Mbairabé Ouaye, plante le décor en affirmant que le président de la HAMA a fait une sortie médiatique au moment où il a compris que leurs actions est en train de porter des fruits. C’est ainsi qu’il a voulu semer une confusion dans la tête des téléspectateurs, lecteurs et auditeurs qui suivent les médias privés. Pour lui les médias privés font de leur mieux pour mettre à la disposition du public des informations fiables tout en formant et éduquant dans le sens de la paix. Il souligne « les propos du président de la HAMA n’engagent que sa personne et aucune réponse n’est accordé à nos revendications sinon des ragots de bas étage. Nous réitérons notre engagement qui est celui de ne se plier aux intimidations et autres formes de qualificatifs du président de la HAMA ».
Selon Mbairabé Ouaye le pays est dans une période de transition et s’amuser avec les libertés d’expressions revient à saper les efforts du peuple tchadien. Il poursuit que cet évangéliste de division n’a fait que raconter lors de son point de presse ce que lui seul connaît les tenants et les aboutissements et la non-réalité du milieu médiatique tchadien, dit-il. Ce n’est pas tout, il frappe du poing sur la table qu’une autorité de régulation doit se contenter de son travail au lieu de chercher à inventer une nouvelle forme de journalisme. Il poursuit un peu plus loin que pendant que le Président du Conseil Nationale de Transition (PCMT) tend la main aux politico-militaires, le président de la HAMA quant à lui joue « la carte du dictateur ».
Pour le porte-parole, on ne peut pas assainir le milieu de la presse en bafouant le droit de ceux et celles qui ont fait briller ce métier. D’après lui la HAMA ne peut se mettre au-dessus des lois de la République ni leur marcher déçus s’emporte-t-il. Selon lui, l’aide à la presse est un droit et non de l’aumône c’est ce que les médias privés revendiquent et d’ailleurs depuis 10 ans, précise-t-il. Il conseille à la HAMA qu’en principe elle devrait attendre les conclusions du DNI avant d’agir, mais ce n’est pas le cas. Il dénonce ce qu’il appelle la mauvaise répartition des fonds alloués à la presse tchadienne pour la couverture du DNI.
Aussi pour M. Mbairabé, le CODNI en pensant répondre à leurs attentes a plutôt mené une action d’injustice dans la répartition. « Nous responsable des médias privés du Tchad, exigeons à la HAMA de verser sans délai des arriérés de l’aide à la presse avant le début du DNI et le retrait systématique de la fiche de renseignement, au CODNI de revoir la répartition des fonds alloués et au PNUD de verser la dernière tranche pour certains et trois tranches pour les autres ». Pour finir Mbairabé Ouaye affirme que si ces revendications ne sont pas prises en compte, ils envisageront de faire de camper devant le Ministère du Dialogue National et devant la HAMA pour se faire entendre y compris refuser de couvrir le DNI dans les jours à venir.
Djénom Josiane
Sans greffier il n'y a pas de procès dit-on. Depuis le 9 août 2022, ses piliers de procès en justice ont enlevé leurs toges. Les négociations sont encore à la traîne. Le ministère de tutelle par un décret a réquisitionné quelques greffiers pour garder la maison. Ialtchad Presse a poussé sa curiosité pour chercher à savoir si cette grève a des impacts sur les activités des autres auxiliaires de justice, mais également sur les effets de cette réquisition sur la grève du Syndicat national du personnel des Greffes (SYNAPGREF). Reportage.
Me Fréderic Danoné, avocat souligne d'abord que la revendication des greffiers est légitime. En cette période, dit-il, la justice n'est pas en temps d'activité régulière. Il craint, selon lui, que cette grève ne traîne longtemps. Concernant l'impact de la grève sur les activités des auxiliaires de la Justice, l'avocat estime que ce n’est pas évident surtout en cette période dite de vacances judiciaires. Me Frédéric affirme qu'en ce moment, il n'y a pas beaucoup d'audiences, mais aussi que le ministre de tutelle a réquisitionné quelques greffiers depuis le 9 août pour garder la maison. Toutefois, pour Me Frédéric « nous sommes tout de même dans une période où tout le monde veut se faire écouter donc l'enjeu de la grève du SYNAGREF y est ».
Pour Me Ngartebaye Énoch, président du Syndicat national du personnel des greffes (SYNAPGREF) ils sont en grève depuis le 09 août. Et c'est une grève qui va prendre fin le 23 août prochain, dit-il. A son avis, l'arrêté portant réquisition des greffiers n'a pas d'impacts négatifs sur leur grève, en ce sens que les audiences publiques ne sont pas tenues. Il n'y a que des audiences des référés qui se tiennent, dit le président du SYNAPGREF. « Les réquisitionnés sont là pour recevoir des voies de recours (opposition, appel, requête civile, pourvoi en cassation », précise le greffier.
Parmi les revendications, le SYNAPGREF insiste sur la suspension des salaires de certains greffiers. D'après Me Ngartebaye Enoch, le ministère de la Justice veut mettre sur pied une commission pour traiter cas par cas le problème de salaires suspendus. Il trouve illégale cette manière de faire. Me Enoch estime que c'est aussi une façon de fouler au pied le caractère alimentaire et sacré du salaire. Le président de SYNAGREF insiste sur le caractère de réquisitions possibles qui ne peuvent être que des audiences de référé.
Moyalbaye Nadjasna
Selon la source proche de la famille, le maire Ali Haroun n'est impliqué ni de loin, ni de près dans cette affaire de rixe entre Ahmat Haroun Larry et le conseiller en communication du maire de la ville de N’Djamena M. Ousman Abbas.
Selon les proches de M. Abbas, c’est bien Ahmat Larry qui donné rendez-vous à Abbas Ousman pour qu’ils se retrouvent entre hommes. Et régler leurs divergences à coups de poing. Lieu du rendez-vous : au terrain de la rue de 40 m. M. Abbas arrive sur les lieux, Ahmat Haroun Larry l’attendait de pied ferme en compagnie de ses amis. La bagarre éclate entre Ousmane Abbas et Ahmat Larry et ses amis après s’être défendu quelque temps, M. Abbas, en difficulté appelle ses frères en renfort par à un coup de téléphone afin de venir le trouver au terrain de la rue de 40 mètres sans leur signaler la fâcheuse situation dans laquelle il se trouvait.
Les mêmes sources disent arrivés sur les lieux, les frères d'Ousman Abbas se jettent dans la bagarre sans demander la cause puisque trouvant leur frère était en train d'être tabasser. Pour faire disperser la foule, Zakaria le frère a tiré quelques coups de feu en l'air sans viser personne. La police est intervenue pour arrêter certains membres de deux groupes. « Voilà comment la scène s’est passée entre Ahmat Haroun Larry, Ousman Abbas et ses frères », dit une source proche de la famille de Ousman Abbass qui réfute la version de M. Larry dans la presse et les réseaux sociaux.
Ousmane Bello Daoudou
Après la présentation du livre les chroniques politiques de Mahamat Hissène, quelques personnes ressources présentes ont témoigné les relations interpersonnelles de ce célèbre journaliste. Témoignage.
Selon Khayar Oumar Deffalah, après s'être réfugié au Cameroun de suite aux événements de 1979, Mahamat Hissène est resté un patriotisme dans l'âme. Il espérait la fin de la guerre et revenir dans son pays pour apporter sa contribution pour la reconstruction. Juste à côté, Moussa Khadam qui témoigne un travailleur infatigable. Pour lui feu Mahamat Hissène sait manipuler la langue de molière et ses écrits donnaient envie de lire. Jamais un homme n'a été aussi digne jusqu'à sa mort, salue-t-il ainsi sa mémoire.
Mme Loum Élyse renseigne le public que c'est son anniversaire et elle s'offre ce livre qui va rester sous mon oreiller. D'après elle, feu Mahamat Hissène refuse des amis, mais ils sont devenus quand des amis entre guillemets. C'est bon pédagogue à son avis qui l'a appris les manipulations politiques. Mahamat Zen Bada dit avoir connu Mahamat Hissène quand il avait environ 7 ans. ''Lui et Moussa Doumngor m'ont amené pour la première fois au cinéma Rio. Il m'a conduit ensuite au Centre culturel français pour m'initier à la lecture.'' se rappelle-t-il. Zen Bada affirme connaître qu'un seul ami de feu qu'est Hourmadji Moussa Doumngor. « On s'appelait avec lui « Assakayar wé al Kébir ». À la Conférence nationale souveraine, on l'appelait professeur « géo-trouve-tout », trouve-nous quelque chose pour demain. C'est une bonne idée d'immortaliser Mht Hissène », dit-il.
Moyalbaye Nadjasna







