Lancée depuis le 16 août 2022, la grève de l’Union des Syndicats du Tchad (UST) est évaluée ce 23 août à la bourse du travail. Ils ont évoqué l’épineuse question du pacte social, la non-participation de l’UST au dialogue national inclusif (DNI). L’UST a lancé un préavis de grève de 6 jours allant du 23 au 30 août 2022. Reportage
« Depuis toujours, l’ UST, fait de la politique sociale. Mais dès lors que la politique politicienne influx sur la politique sociale, nous sommes obligés d’intervenir dans la politique politicienne afin de redresser un peu les choses », a lancé Montanan Ndinaromtan secrétaire général du SYNTASST. Cette rencontre qui a drainé un nombre important des travailleurs des secteurs publics, privés et des retraités a été fructueuse en débat. C’est aussi l’occasion pour les syndicalistes d’évoquer les raisons qui les poussent à ne pas participer au DNI.
Le secrétaire général de l’UST Gounoung Vaima Gan-Faré souligne que l’UST en tant que membre du mouvement des actions citoyennes Wakit Tamma, exige du gouvernement la parité dans la représentation des délégations au dialogue. « Ce n’est pas normal que le MPS et ses alliés prennent 90% des places. Nous les autres qui sommes minoritaires, nous allons seulement pour applaudir. Nous refusons cela. Ce refus de participer au dialogue s’explique par le simple fait que nous voulons un changement pour le peuple tchadien. Nous ne sommes pas contre quelqu’un, quand tu fais bien nous sommes avec toi, au contraire », affirme le SG. Il ajoute que depuis que l’UST est entrée en grève, il ne se passe pas un jour où une autorité ne les appelle pas pour leur demander de participer au dialogue avec des promesses. Il confie que l’opinion internationale exige la participation de Wakit Tamma, le parti Les Transformateurs et de l’UST au dialogue. Sans cela, ajoute-t-il, la tenue de ce dialogue n’aura pas de sens et le gouvernement est dos au mur. Le secrétaire général de l’UST souligne que c’est la cause principale du report des assises du dialogue.
S’exprimant dans le même sens, le vice-président de l’UST Younouss Mahadjir évoque quelques problèmes auxquels les Tchadiens font face au quotidien. Selon lui, ces problèmes sont le manque de gaz butane, le manque d’électricité, et les inondations. Younouss Mahadjir rappelle les points qui sont à l’ordre de la grève. « Nous avons demandé la démission du Premier ministre de transition, le salaire coupé, la pension des retraités, les arriérés de salaire des agents de l’ANADER, la signature du texte des greffiers entre autres choses. Mais le gouvernement de transition ne veut pas nous écouter. Alors, on va encore prolonger la grève pour trois jours », dit le vice-président de l’UST. Il galvanise ses pairs à faire une sensibilisation de proximité pour que la grève qui sera lancée dans les jours qui viennent soit une réussite. Il demande à ses camarades de prendre le communiqué de préavis de grève et aller de cellule en cellule pour sensibiliser la base. Le préavis est lancé ce 23 août, et ce jusqu’au 30 août prochain. Après quoi, une Assemblée générale sera organisée le 31 août et la grève s’en suivra.
Kouladoum Mireille Modestine
Anass Abdoulaye Adam
Le Président tchadien du Conseil militaire de transition (PCMT) Mahamat Idriss Deby continue de tendre la main à l'opposition politique pour le dialogue national inclusif et souverain. Le Parti Un Nouveau Jour de Dr Nasra Djimasngar et le parti Réformiste de Yacine Abramane Sakine, iront au DNIS. Ils évoquent une décision mûrie et non un revirement politique. Reportage.
Plusieurs partis de l'opposition ont refusé de participer au dialogue national inclusif. Il en est de même du parti "Un Nouveau jour" de Dr Nasra Djimasngar. Finalement, le Secrétaire national du parti Un Nouveau Jour se déclare partant aux travaux du DNIS. Selon lui, leur organisation politique n'a pas contesté la faisabilité du dialogue national inclusif, mais plutôt les mauvaises conditions d'organisation de ces assises nationales. À commencer par le comité d'organisation dans sa composition, ses méthodes de travail et ensuite le quota qui avait été publié, soutient-il. Pour ce leader de l'opposition, ce quota consacre un déséquilibre de participants au DNIS. « Aujourd'hui tout le monde sait qu'au Tchad il existe deux camps. Ceux qui supportent la junte et d'autres qui la contestent et réclament le retour à l'ordre constitutionnel. Ce qui n'est pas un secret pour personne. À notre avis ce sont ces conditions qui peuvent garantir la transparence des travaux », affirme Nasra Djimasngar. Le politique ajoute qu'à côté de cela, ils ont réclamé la souveraineté du dialogue afin que les décisions qui vont sortir de ce dialogue soient exécutoires.
Le leader du parti Un nouveau jour exprime que, le seul point qui a été satisfait dans leur réclamation est la souveraineté consacrée par le décret du PCMT pratiquement à la veille de la cérémonie d'ouverture. « Notre décision d'aller au dialogue après notre rencontre avec le PCMT n'est pas un revirement. Nos documents officiels depuis la création de notre parti sont clairs. Lors du lancement officiel de notre parti, nous avions dit qu'il faut tourner la page sombre du Tchad. Et nous allons travailler à ce que les Tchadiens du nord, sud, est et ouest puisse s'asseoir face à face pour se dire ce qui les a toujours opposés et les conduit à faire la guerre », confie Nasra Djimasngar. Pour lui, un appel au dialogue est ancré dans leur idéologie dès le début.
Il estime que seul le dialogue peut nous aider à tourner la page sombre du Tchad. « Le fait qu'on exige les bonnes conditions de dialogue ne nous exclut pas du dialogue. Le sentiment de chaque Tchadien c'est de voir que ce pays peut changer. C'est le vœu de tout le monde. Lors de notre discussion avec le PCMT, il a relevé qu'il veut que ce pays change. Cela veut dire qu'il n'y a pas de velléité, chacun de nous rêve d'un Tchad nouveau ». Nasra Djimasngar souligne qu'il faut aller dans la salle et lutter pour obtenir le consensus. Seulement il souhaite que le vote soit fait sous bulletin secret afin que chaque Tchadien soit libre de s'exprimer sur la nouvelle orientation qu'il veut donner au Tchad. À son avis, si le consensus y est, il y aura beaucoup d'évolution dans la situation de notre pays. « La satisfaction ne peut jamais être à 100% et cela est une évidence. Mais si nous atteignons 30 à 40% de satisfaction, ce n'est pas rien. Voilà notre motivation que nous sommes allés dire au PCMT qui rassure qu'il va s'investir à ce que les résolutions du dialogue soient respectées », dit-il. Il estime qu'il ne faut pas tourner le dos aux autres et faire la politique d'autruche, telle est la logique du mieux.
Pour le président du parti Réformiste, Yacine Abramane Sakine, son parti n'a pas fait un revirement de la dernière minute. Mais c'est une décision politique mûrement et sérieusement réfléchie. Il reconnaît du moins avoir organisé une Assemblée générale à une semaine pour dire que le parti réformiste n'ira pas au dialogue. « Mais nous avons repensé notre décision pour le simple fait qu'il fallait aller extérioriser ce que nous pensons afin que le peuple soit témoin. Les autorités de la transition nous ont suggéré que c'est à travers le dialogue qu'on peut trouver de solutions d'ensemble à tous les problèmes du Tchad » ,argue le politique. Selon Yacine Abdramane, ceux qui résistent encore, c'est leur choix personnel et c'est le jeu de la démocratie. Toutefois dit-il, en tant que réformiste, il faut dialoguer pour réformer . Il note le dialogue comme le seul moyen pour remettre le pays sur la roulette. « Nous invitons le peuple tchadien de suivre attentivement tout ce qui va se passer et de le juger. Nous participons et cela va rester dans l'histoire du Tchad pour toujours », assure le politicien.
Moyalbaye Nadjasna
Le 20 août 2022 malgré que rien était prêt, le Général Mahamat Idriss Deby, président de transition du Tchad a préféré ouvrir le dialogue pour simplement éviter un troisième report. De l’ouverture on ne peut rien retenir que le discours de Moussa Faki Mahamat, président de la commission de l’Union Africaine. Je partage ici ma compréhension
Moussa Faki Mahamat très courageux
Ce discours, un peu gazeux, surement pour ne pas trop bousculer la junte au pouvoir et ses amis du parti le Mouvement patriotique du Salut (MPS), est bel et bien adressé à ceux qui pense toujours rééditer le règne du Maréchal et de son parti. C’est également un message adressé à toute la vielle classe politique.
De ce discours de 22 minutes environ et long de plusieurs pages, l’essentiel est habilement incrusté dans un seul paragraphe :
« … Aucune communauté, aucun groupe, aucun parti ne peut désormais à lui seul prétendre gouverner ou diriger ce pays. Aucune entité, quel que soit sa force, ses ambitions, ses atouts actuels ou potentiels ne peut prétendre gouverner seul ce pays vaste, complexe, divers et diversifié. Vous voulez décidez dans le sens de l’histoire et dans l’intérêt supérieur du peuple tchadien, alors décidez dans ce sens. Vous voulez continuez de tourner en rond, alors allez y tête baisser à faire comme avant, ignorant les exigences d’une population longtemps silencieuse, c’est si simple, c’est si terrifiant à la fois … ».
On peut ne pas aimer le président Moussa Faki. Et facilement égrener ses défauts qui seraient légions, qui est propre se lève dans cette salle du palais de 15 janvier. Moussa Faki a été très courageux. Et d’ailleurs sans se disculper. Ce qu’a dit Moussa Faki, 99% des Tchadiens le savent notamment ceux qui sont aujourd’hui à des responsabilités et continuent à mentir.
En d’autres termes, Moussa Faki a dit :
Le monde a changé. Le Tchad a changé. Le peuple tchadien n’est pas du reste. L’époque a changé. Les vies humaines sont interconnectées. Le mensonge est aujourd’hui questionnable. Les urnes chez le chef du quartier ou chez le chef de village sont révolues. Désormais tu violes, tu détournes l’argent, tu tues, mais la France, la Belgique, le Canada, le Royaume-Uni ne seront pas des paisibles abris. Vérifiez avec vos enfants si tout cela est faut.
C’est clair, désormais il ne sera plus possible un pouvoir arabe, baguirmi, kanembou, kotoko, gourane, gambaye, hadjarai, lélé, ouaddaï, etc. N’en déplaise aux fanatiques de l’intolérance, désormais il est temps du Tchad un pays pour tous. Voilà en réalité le message de Moussa Faki. C’est d’autant plus vrai que les tchadiens savent que le Maréchal n’a jamais organisé des élections libres, que Saleh Kebzabo n’a jamais été un opposant pour ce pays. Allez savoir comment ont fini ceux qui se sont opposés au Maréchal, si ce n’est pas coté de Brahim Selguet, ce n’est pas dans des palais. Cette triste période est terminée. Que ces pervers politiques qui ont su tirer les ficelles de nos problèmes depuis bientôt 40 ans se rendent compte que la jeunesse tchadienne a changé.
Le Message du président de la commission de l’Union Africaine est aussi une perche tendue au président de transition Mahamat Idriss Deby. Que ceux qui ont détourné le Maréchal de son peuple 30 ans durant ne vie viennent pas vendre l’idée que Mahamat Idriss Deby peut aussi être le Maréchal Idriss Deby Itno. Comme chaque personne est unique, le maréchal Deby est aussi unique et il appartient à son époque. Faire comme avant avec les réalités d’aujourd’hui, ce n’est pas possible. C’est comme le dit si bien Moussa Faki, faire comme avant, « c’est si simple, c’est si terrifiant à la fois ».
Moussa Faki a été courageux de dire ce que tout monde sait sans le dire. Je prie pour que le courage de dire la vérité soit la chose la mieux partagée pendant ce dialogue. Si on a attendu des rebelles de salon pendant des mois à Doha, pourquoi ne pas donner son temps pour ramener Wakit tamma et les transformateurs à la table du dialogue. Ceux-là peuvent autant l’aider si la quête définitive est une transition mémorable. Le président de transition Mahamat Idriss Deby a tout à gagner de les ramener.
Ahmat Nine Bakou
Après le lancement officiel du dialogue national inclusif (DNI) qui durera environ un mois, l’épineuse question du président du présidium n’est pas encore réglée. Ce serait ce mardi que l’on connaitra le nom de celui qui conduira dans l’unanimité les débats qui permettront de trouver de solutions et de rebâtir un Tchad nouveau. Reportage.
Après la cérémonie officielle lancée, le samedi dernier, les choses sérieuses vont commencer ce mercredi. Pour permettre de bien conduire les débats, il faut un président du présidium. Mais le nœud du problème, reste le profil de ce président qui doit faire l’unanimité des 1400 délégués qui vont pendant un mois discuter sur les maux qui minent le rayonnement du Tchad.
Pour Evariste Ngarlem Toldé, analyste et enseignant chercheur à l’université de N’Djamena, le profil du président du présidium peut être divers et varié. Selon lui, il peut être juriste, politologue, religieux, ou responsable de la société civile. Mais dit-il, pour l’heure, trois personnes ont le profil qu’il faut. Il cite l’archevêque de N’Djamena Edmond Djitangar, Mahamat Nour Ibedou et Me Jacqueline Moudeina. Evariste Ngarlem Toldé suggère aussi Enoch Djondang peut faire l’affaire. Il précise que c’est à la plénière de décider et tout dépendra de candidatures qui seront proposées à la plénière. Le chercheur ajoute également que le président du présidium pourrait être choisi sur la liste des personnes ressources.
Pour Dr Sali Bakari, enseignant chercheur au département d’histoire de l’école normale supérieure (ENS) de N’Djamena, le profil d’un président de présidium ne doit pas seulement être quelqu’un de compétent ou d’expérimenté, mais il faut un patriote parce que le Tchad est à la croisée de chemin. L’historien indique que le profil de celui ou celle qui doit présider le présidium est une question de citoyenneté et de loyauté. L’enseignant ne minimise pas le rôle que peut jouer quelqu’un qui a l’expérience ou qui a la compétence, mais il faut un bon patriote pour conduire à bon port le dialogue.
Jules Doukoundjé
Après plusieurs années de lutte, les lauréats professionnels sont enfin intégrés à la fonction publique. Sur les 700 en instance d’intégration, 300 viennent de faire leur entrée à la fonction publique. La rédaction Ialtchad Presse a échangé avec le porte-parole des heureux élus. Reportage.
Choses promises, choses dues. La liste de la deuxième vague d’intégration à la fonction publique est sortie. Environ 300 lauréats sur 700 en instance d’intégration sont intégrés. La sortie de cette liste a fait réagir les responsables de ces lauréats qui ont mené une lutte acharnée pour obtenir leur droit.
Pour Neselka Emmanuel porte-parole des lauréats professionnels, ils ont rencontré beaucoup des difficultés lors de cette lutte pour la cause commune. Selon lui, tout le monde est témoin des actions menées pour arriver à cette fin. « On nous a traité de tout et de rien, on a subie des tortures d’autres sont emprisonnés et nous sommes qualifiés à des bandits pendant des années. Mais au final Dieu à exaucer nos cries », se réjouit le porte-parole. Le jeune nouvellement intégré explique qu’après le premier arrêté d’intégration des lauréats, certains ont constaté que leurs noms ne figuraient pas sur la liste des intégrés, mais c’est rectifier tout est entré dans l’ordre.
Il dit être heureux, il regrette que beaucoup de ses camarades ne soient pas intégrés. « Nous sommes 20.000 lauréats, les 700 sont actifs sur le terrain, et sur les 700, seulement 300 lauréats qui sont intégrés à la fonction publique. Nous compatissons très profondément avec nos amis qui ne sont pas intégrés », dit-il. À son avis, ils ne peuvent pas exprimer à 100% leur satisfaction du moment où leurs amis de lutte ne sont pas intégrés. Neselka Emmanuel promet que la lutte va continuer pour que les restes de leurs camarades obtiennent gain de cause. « Nous allons plaider leur sort, tout de même cette lutte a déjà commencé et nous pensons bien aboutir, c’est l’occasion pour nous de demander à nos collègues qui n’ont pas leurs noms de se ressaisir », dit le porte-parole.
Les lauréats qui viennent d’être intégrés remercient le gouvernement qui les a écoutés et a répondu partiellement à leurs attentes et demandent aux autorités de la transition de continuer d’intégrer leurs camarades dans le meilleur délai.
Haoua Adoum Ibeth
Sangnoudji Francine
Le mercredi 24 août 2022, les débats du dialogue national inclusif souverain (DNIS) vont commencer. Pour harmoniser les choses, les équipes constituées par CODNI s'activent dans la distribution des kits et badges d'accès. Ialtchad a fait un tour, ce 22 août dans les couloirs du palais du 15-janvier. Reportage
Au lendemain de l'ouverture officielle des travaux du DNI par le président de la transition Mahamat Idriss Deby, différentes commissions s'activent dans la distribution des kits et badges d'accès aux participants. Ce matin dans les couloirs du palais du 15-janvier, il y a beaucoup de mouvements. Nedoumdé Kemnan Maxime, chef de canton Gol dans la Tandjilé est à N'Djamena depuis lundi. Il est venu depuis 5heures du matin au palais pour retirer ses kits. « Il est déjà 13h, nous nous promenons ainsi dans les couloirs. On nous demande d'attendre sauf que cela paraît lassant et ça commence à nous décourager tout petit peu. Nous sommes des personnes âgées et nous ne pouvons supporter aussi longtemps debout », confie-t-il.
Dans une salle à côté se trouve Laoutainye Dadjé, ancien Directeur général de l'Artisanat. Il souligne qu'il est venu en tant qu'artisan. Lui, c'est depuis 10h qu'il est au palais pour retirer également ses kits. « On espère qu'ils vont nous servir ces kits. Il y a encore du temps. Je suis souffrant comme vous l'aurez constaté, mais dans un tel rendez-vous, il ne faut pas rater. Il faut que j'apporte ma contribution si petite qu'elle soit pour l'édification de notre nation », affirme le vieil artisan.
M. Senoussi Hassana, Directeur général de l'ENA dirige l'équipe qui gère les institutionnels et les chefferies traditionnelles. « Vous avez constaté beaucoup d'agitations de personnes qui viennent retirer leurs kits. Aujourd'hui c'est le jour de distribution des badges et kits aux participants mandatés ayant fait l'objet d'un enrôlement régulier», renseigne-t-il. Selon lui, pour que les choses aillent vite, 6 équipes sont réparties à la maison de la femme, au musée national, à la Bibliothèque nationale, au CODNI et deux au niveau du palais du 15-janvier. Ces équipes, dit-il, sont organisées selon les corporations et les institutions.
C'est simple pour retirer ces documents inhérents au DNIS d'après Senoussi Hassana. A son avis, il suffit d'avoir sur soi sa carte d'identité nationale conforme au nom sur leur liste et les kits sont livrés sans complications. Ces kits sont un ensemble constitué d'une clé USB, de cinq (05) rapports thématiques, le rapport de synthèse, l'agenda du dialogue, le projet du règlement intérieur, le code de conduite et les masques. Il précise que des gels hydroalcooliques seront partagés demain matin. Le chef d'équipe institution et chefferie traditionnelle n'occulte pas les difficultés. Mais il assure qu'ils vont les surmonter pour finir la distribution, le cas échéant, ils finiront demain matin.
Moyalbaye Nadjasna
Le dialogue national inclusif (DNI) tant attendu, a été lancé le 20 août passé par le Président du Conseil Militaire de Transition (PCMT), le général Mahamat Idriss Deby Itno. Lors de la cérémonie d'ouverture, le Président de la commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat a tenu un discours qui a fait couler d'encre et de salive. Certains Tchadiens ont été admiratifs et d'autres s’en méfie. Ialtchad Presse a fait réagir le Président du parti Les Transformateurs, Dr Succès Masra. Reportage.
Lors du lancement officiel du DNI, Moussa Faki Mahamat, président de la commission de l'Union africaine (l’UA) et ancien ministre des Affaires Étrangères du Tchad, n'a pas manqué de révéler les vrais problèmes tchadiens, en situant la responsabilité de l'ancien régime qu'il a servi. Il a appelé les Tchadiens à une réconciliation sincère. Dans la salle comme un peu partout, certains Tchadiens ont applaudi ce beau discours. D'autres continuent de donner le bénéfice du doute, mais beaucoup sont méfiants.
Le président du parti Les Transformateurs, Dr Succès Masra estime que le Président de la commission de l'UA est venu dire que cette institution est impuissante. Il ajoute que ce dernier faisait partie de ceux-là qui ont enterré le pays. Pour le jeune opposant, Moussa Faki faisait aussi partie des personnes que le défunt président avait utilisées pour créer la distorsion. « Il y a une règle non écrite qui voudrait que quand Deby vient d’une partie, le Premier Ministre doit être d'une autre partie, mais Moussa Faki a été utilisé pour rompre ça », pense Dr Succès Masra. Il souligne aussi que Moussa Faki Mahamat a été pendant 9 ans, ministre des Affaires étrangères. « Regarder les personnes qu'il a nommées, ils viennent d'un seul bord du Tchad », dit-il. Le président du parti Les Transformateurs soutient que l'UA a été attendue comme actrice pour agir, mais Moussa Faki l'a enterré lors de la prise du pouvoir par la junte militaire et s'en est suivi d'autres coups d'État un partout en Afrique.
Il soutient que la vraie repentance consiste à agir maintenant. « On est habitué aux faux-semblants, tous ceux qui ont été les principaux acteurs de l'enterrement de ce pays, je crois que le moment est venu d'avoir l'humilité de considérer que l'avenir de ce pays, ils ne peuvent plus faire partie de l'avenir de ce pays », explique-t-il. Il ajoute que derrière cet enterrement, ce sont des morts, des vies sacrifiées, de la misère. Il affirme que la vraie repentance est dans les actions et les faits et non des mots. L’opposant pense aussi que M. Faki est dans cette escroquerie politique qui doit s’arrêter. « Le moment est venu, maintenant ou jamais. C'est la dernière chance », dit-il.
Abderamane Moussa Amadaye
Au menu de votre chronique santé de cette semaine, c’est la maladie de la « drépanocytose ». La rédaction d’Ialtchad discute avec Lew Dr Adoum Chene Izerik, médecin – Pédiatre. Drépanocytologue sur cette pathologie qui fait de ravage. Chronique.
D’après Dr Adoum Chene Izerik médecin-pédiatre-drépanocytologue cette pathologie est un sérieux problème de santé au Tchad. Il soutient qu’elle est une maladie héréditaire et génétique à transmission Vectothermique réceptive, explique-t-il. En d’autres termes, souligne-t-il, c’est une anomalie de substitution (l’hémoglobine normale A a remplacé l’hémoglobine S). Il poursuit que c’est une mutation qui a lieu sur le chromosome, l’acide litanique qui est remplacé par la valine sur le chromosome 11, précise-t-il. À la question de savoir comment se manifeste la maladie ? Dr Adoum Chene Izerik laisse entendre qu’elle est une maladie génétique autonomie versisive qui se développe précocement par le syndrome rencontré le plus chez les enfants de 6 mois à 18 mois. Il souligne encore qu’il y a d’autres signes chroniques qui se manifestent par la phalène, l’ictère, clisvaspolisif qui peut être abdominale ou articulaire et parfois des manifestations infectieuses, explique-t-il. Parlant des causes, Dr Adoum Chene Izerik affirme que comme la maladie est génétique elle se transmet par les parents et indépendant du sexe (des filles comme garçons). D’après lui, elle se transmet que lorsque les parents sont porteurs de 2 mêmes chromosomes, explique-t-il.
Les traitements
Par rapport aux types de traitements recommandés pour les enfants drépanocytaires, Dr Adoum Chene Izerik affirme qu’une fois la maladie diagnostiquée, il est recommandé un bon suivi des traitements qui sont administrés. Il explique que les médicaments comme les acides foliques sont administrés à l’enfant pour fabriquer le sang, les préventions contre les infections par la vaccination où la pénicillothérapie et pour les anémies les traitements se fait en fonction du degré d’atteinte. Il continue d’expliquer un peu plus loin que les corps soignants font les échanges de transfusions sanguines qui, selon lui, ne se font pas encore ici au Tchad parce que notre pays ne dispose pas encore de l’appareil Etraférese, souligne-t-il. Les transfusions radicales c’est la greffe de cellule souche où la thérapie génétique, mais tous ces traitements ne sont pas à la portée, se désole-t-il. Il conseille au drépanocytaire qu’il y a des gestes à éviter et à préconiser. Comme boire beaucoup d’eau (2 à 3 litres) par jour, éviter les sports violent qui mettra ces derniers dans un état d’asphyxie (manque d’oxygène) qui selon lui peuvent provoquer des crises vasoclusif. Pour éviter les crises, ils conseillent de prendre régulièrement les médicaments prescrits par jour (acide folique). Pour les patients de 5 ans à 6 ans, ces derniers doivent prendre les pénicillines V tous les jours et faire aussi un suivi par le médecin traitant régulièrement.
Les préventions
D’après Dr Adoum Chene Izerik 4axes de préventions sont conseillés. Dont la première Axe c’est les conseils génétiques c’est-à-dire chercher à connaître son statut. Au deuxième Axe il explique de faire le bilan prénuptial avant le mariage, les couples doivent connaître leurs statuts érecto-foréhémoglobune pour comprendre si effectivement ils sont des sujets porteurs de la maladie ou non. Il poursuit qu’au cas où ils le sont c’est que leurs descendances seront des enfants drépanocytaires.
Concernant le 3e Axe le médecin souligne le Diagnostic anti natale où il explique qu’il faut faire un prélèvement néonatal avant la naissance du bébé. Est-ce qu’il peut être porteur de la maladie ou non. Cet examen permet, souligne-t-il, de décider de garder la grossesse ou pas et elle est faite par un spécialiste gynécologue à partir de 11 semaines de grossesse dit-il. Au 4e Axe il explique que c’est le dépistage néonatal qui se fait au Tchad, explique-t-il. Il consiste qu’avant que la maman ne quitte la maternité une fois accouchée le médecin fait le prélèvement au niveau d’étalon de l’enfant pour comprendre que l’enfant est drépanocytaire ou pas. Il poursuit qu’il y a des bandelettes très spécifique pour ce souligne-t-il. Au cas où l’enfant née est drépanocytaire automatiquement les médecins font une prise en charge pour éviter tous complication explique-t-il.
Il poursuit que la drépanocytose est une maladie génétique très répandue dans le monde et au Tchad particulièrement. Pour lui, il rencontre beaucoup de cas presque tous les jours lors de consultations. Il poursuit que « nous avons une unité de prises en charge à l’hôpital de la Mère et de l’Enfant où chaque jour nous enregistrons des cas et parfois à un stade chronique. La maladie n’est pas connue au Tchad parce qu’il n’y a pas un programme de lutte contre la drépanocytose. Les gens viennent des provinces comme Moundou, Kélo, Bongor, Guerra, Faya etc. il faut que l’État à travers le Ministère de la Santé pense à cette pathologie en créant un programme de lutte qui va sensibiliser, formé les médecins sur les diagnostics et la prise en charge ».
Djénom Josiane







