vendredi 23 octobre 2026

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Ils sont au total 12 candidats retenus sur la liste du représentant du monde des Arts, de la Culture et des Lettres à la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuelle (HAMA). La rédaction s’est entretenue avec quelques artistes et la Direction Général de la Culture et Patrimoine du Ministère de la Culture et de la Promotion et de la Diversité.

D’après un communiqué officiel du 13 juillet dernier signé du Directeur Général de la culture et du Patrimoine Abdoulaye Souleymane Ousman Babale du Ministère de la Culture et de la Promotion de la Diversité. Par ailleurs, Président du comité d’organisation des élections du Représentant du Monde des Arts, de la Culture et des Lettres à la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuelle (HAMA). A porté à la connaissance des artistes des organisations professionnelles des Arts et de la Culture qu’un comité a siégé le 12 juillet et aurait précédé à la validation des dossiers de candidatures enregistrés le 04 au 11 juillet. Les noms des candidats retenus d’après le communiqué tien lieu à l’issu d’un dépouillement qui serait fait en présence d’un huissier de la justice Me Djimadoum Meurbé Hubert. En tout, ce sont 12 candidats qui sont retenus sur la liste.

Interrogé sur les critères fixés par le Ministère auquel sont retenus les 12 candidats. Abdoulaye Souleymane Ousman Babale affirme, « les critères, sont fixés par la loi 32 de 2018 portant organisation, attributions et Fonctionnement de la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuelle (HAMA). On s’est référé à ces critères ». D’autres artistes nationaux interrogés à ce sujet disent qu’ils ne sont pas d’accord de la candidature d’un artiste qui serait d’origine soudanaise en la personne de Dambadjoya. À cette question Abdoulaye Souleymane Ousman Babale soutient qu’effectivement la Loi 32 ne leurs autorise pas à valider la candidature d’un étranger. Mais concernant le cas de l’artiste Dambadjoya pour lui il n’a pas un mandat pour vérifier l’origine d’un candidat tout en assurant que les 12 candidats retenus sur la liste sont tous des Tchadiens.      

Rais Kim EDM le Bounda Boy affirme qu’avoir qu’un seul représentant du monde culturel est insuffisant. Pour lui il va falloir faire plus de place aux artistes, plus d’une place permettra devant les difficultés la Hama aura les avis des connaisseurs. Parlant des spécificités de domaine il y aura le rap, musique traditionnelle, peinture, caricature, etc. Parlant des Soudanais qui occupent de poste au Tchad pour le Bounda Boy dans les hautes sphères de l’État ils sont là mais personne n'a ouvert un débat dessus.

Joint au téléphone l’un des candidats retenus sur la liste Mbeurnodji Sosthène, écrivain. Il soutient que sa candidature est posée pour deux raisons.  La première ce que la Hama est une institution de l’État qui a une représentation des artistes. Il va falloir se battre pour le respect des droits d’auteurs. Selon lui les redevances ne sont pas versées comme il se doit et même lorsqu’elles sont versées la redistribution fait toujours polémique. Pour lui, il faudra une revalorisation des droits d’auteurs. La deuxième raison c’est faire des plaidoyers afin que les statuts  d’artiste aient un statut et le pays une politique culturelle. Il affirme par exemple qu’il faudra avoir une politique du livre. Il poursuit plus loin que comme la HAMA est une institution de l’État au même titre que l’Assemblée Nationale devenue Conseil Nationale de Transition et bien d’autres institutions ils auront accès au président de la République et feront des plaidoyers au nom des artistes.

Plus de 150 personnes recensées au quartier Walia Ngouna sur l'autre rive du fleuve Chari en banlieue de N'Djamena, capitale tchadienne vont être expropriées pour utilité publique. La procédure de recensement est terminée, le ministère de Finances est favorable pour commencer l'indemnisation. Évaluées à une somme  d'au moins 1 milliard, les choses traînent et les voix s'élèvent. Ialtchad Presse a échangé samedi, 16 juillet avec Mardjé Daouda, Délégué du quartier Walia Ngoumna. Il appelle ses camarades à la patience.

C'est un espace important qui va être exproprié à Walia Ngoumna pour utilité publique. Il s'agit du prolongement de la construction du troisième pont sur le fleuve Chari à N'Djamena dont le chantier est entamé depuis quelques mois. Tout le long de la route suivant le pont les carrés suivants sont touchés : 12, 13, 14, 20, 26, explique Mardjé Daouda, délégué du quartier Walia Ngoumna. Selon lui, cela ne s'arrête pas seulement à Ngoumna, mais ça va au-delà de la plaine vers quartier Gardolet et entre à 100 mètres sur l'autre axe vers Ngueli.

L'expropriation pour cause d'utilité publique est une procédure qui permet à la puissance publique de porter atteinte au droit de propriété et d'obtenir, par l'intermédiaire d'une cession forcée, le transfert à son profit d'un bien immobilier. Elle permet à une personne publique (État, collectivités territoriales…) de s’approprier d’autorité, moyennant le paiement d’une indemnité, des biens immobiliers privés, afin de réaliser un projet d’aménagement d’utilité publique.

Le Délégué du quartier Walia Ngoumna affirme qu'il était dans la commission mise sur pied par le gouvernement. « Nous avions fait le recensement durant presque 2 mois. Avec les techniciens des domaines concernés, on avait fini le recensement. Cette phase à mon avis est finie. C'était une procédure préalable puisqu'il s'agit d'une expropriation pour utilité publique. Le gouvernement et la société en charge de la construction se sont accordés et finalement c'est l'État qui va s'occuper de dédommager les expropriés », confie-t-il. Mardjé Daouda, reconnaît que quelques retards ont occasionné deux fois une descente sur le terrain pour double vérification. Au niveau du ministère de Finances et du Budget, dit-il, l'ordre de paiement est donné. A son avis, 2 jours aux Finances leur a permis de toiletter les dossiers. « Certains sont retenus d'office, d'autres doivent compléter leurs dossiers, puisqu'il y a des gens décédés et qu'il faut payer à leurs successibles par procuration. Cela fait exactement 1 mois et quelques jours les choses n'avancent pas. Toutefois, je ne sais pas ce qui se passe exactement, mais le paiement qui devrait se faire par chèque n'a pas été fait », argue le délégué de Ngoumna.

Bien que d'accord avec ses amis, Mardjé Daouda estime que cette expropriation reste un besoin public. Ce troisième pont pourra en réalité résorber l'épineuse question d'embouteillages. « Les maisons sont certes badigeonnées, mais elles sont restées encore intactes. Si l'État cassait les maisons sans que les gens entrent dans leurs droits à ce moment, la population peut brandir la question de l'expropriation. Pour l'instant nous sommes encore chez nous », explique-t-il. Le délégué de Ngoumna estime que si c'est un mal, ce mal est nécessaire. Il appelle les expropriés à la patience et à la retenue. D'après lui, la procédure d'indemnisation est enclenchée et un peu de patience pour voir la finalité.

Moyalbaye Nadjasna

Le comité d’organisation du dialogue national inclusif (CODNI) avec l’appui du programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) procède officiellement au lancement de la campagne de mobilisation citoyenne pour l’appropriation du dialogue national inclusif (DNI) et l’imprégnation des thématiques retenues. La cérémonie a lieu en présence du ministre d’État chargé de la réconciliation nationale et du dialogue, Acheikh Ibn Oumar et les 18 organisations de la société civile retenues pour la campagne. Reportage.

La salle de conférence du palais du 15 janvier est pleine à craquer ce samedi après-midi. Plus de 18 organisations de la société civile composées essentiellement de plusieurs organisations de jeunes, de femmes, mais aussi des organisations des personnes handicapées désignées pour la campagne de sensibilisation pour l’appropriation du DNI ont pris part à cette cérémonie de lancement officiel.

Plusieurs ministres dont le ministre d’État chargé de la réconciliation nationale et du dialogue Acheikh Ibn Oumar, mais aussi les hauts cadres du gouvernement de la République y ont assisté.

Le ministre de la réconciliation nationale et du dialogue qui s’exprimait à l’ouverture de la cérémonie indique que cette campagne de sensibilisation a commencé depuis le début de la transition. Selon lui, après la mort du président Deby, les autorités de la transition ont annoncé la nécessité pour les Tchadiens de dialoguer, de se réconcilier pour rebâtir un meilleur avenir. M. Acheikh Ibn Oumar souligne que dès le départ, les autorités du pays ont lancé un message aux organisations de la société civile, les leaders d’opinion et aux forces vives de la nation de s’approprier cette démarche, de sensibiliser et de discuter pour que le jour du dialogue y ait une moisson qui reflète les aspirations du peuple tchadien.

Pour la représentante des femmes, les organisations de la société civile, y compris les femmes, éprises de la paix et de justice ne peuvent pas rester en marge de ce processus de la restauration de la paix, du renforcement de la cohésion sociale et du vivre ensemble. Selon elle, si de nos jours, les femmes s’organisent en associations, en plateformes, c’est pour pousser un cri de cœur et dénoncer les faits des hommes et les conséquences qui en découlent tout en lançant un appel au dialogue sincère pour l’intérêt supérieur de la nation. Elle soutient que pour cette campagne citoyenne, les femmes envisagent de mener des activités telles que la communication de masse pour une bonne appréhension et appropriation du processus. Les organisations féminines promettent aussi de faire le plaidoyer pour la prise en compte de l’approche genre à travers l’inclusion de toutes les couches vulnérables.

Abondant dans le même sens, le président de l’organisation des jeunes Ngarti Ngarhingar Désiré ajoute que les jeunes réaffirment leur engagement en faveur de la consolidation de la paix et de la réconciliation nationale. Le président Désiré souligne aussi que les jeunes constituent une force indéniable et que par eux, des changements insoupçonnés peuvent s’opérer s’ils unissent leurs forces et leurs énergies. Pour lui, la transition actuelle est une opportunité pour les jeunes de susciter de changements positifs.

Les personnes handicapées, elles non plus, ne veulent apporter leur contribution à l’édifice. Leur porte-parole fait la promesse que l’association des personnes handicapées ira dans les provinces de l’Est et du Nord pour sensibiliser les Tchadiens de toutes les couches sociales à s’approprier du DNI.

Plusieurs artistes musiciens et comédiens ont animé le public en passant les messages de paix, de réconciliation nationale et du vivre ensemble qui est une nécessité pour les Tchadiens.

Jules Doukoundjé

Le Conseil Militaire de transition (CMT) s’englue chaque jour dans des scandales de détournements. Les Tchadiens observent cela médusés par l’audace des détourneurs, tétanisés par les montants faramineux et stupéfaits par la désinvolture avec laquelle la junte traite le dossier. Les alliés de circonstances et les partisans de la junte cachent mal leur gêne, eux qui avaient aidé cette pré-transition à s’installer. Ils bafouent lorsqu’on engage la discussion avec eux sur ces malversations. Alors qu’est-ce qui est à l’origine de ces détournements?

D’emblée c’est le coup de force de la junte qui est la matrice de ces détournements. Tout est permis depuis 30 ans. Et rien n’a fondamentalement changé. Le Maréchal qui tenait dans sa toile d’araignée tout ce vilain monde en les mettant à son service n’est plus alors le bar est ouvert, chacun se sert goulûment. Écrit comme ça, cela semble grotesque, mais…

D’abord, commençons par le commencement. Le Maréchal Idriss Deby Itno est mort. Vive le général Mahamat Deby Itno. La disparition du Maréchal devrait être une opportunité pour tout remettre à plat. Et dire clairement qu’il ne s’agit pas encore de la transition, mais de la pré-transition. Il est donc inapproprié et maladroit de parler de transition. La transition c’est plus tard. Cette chance de pré transition a été transformé en lutte de positionnement, certaines grandes figures ont embarqué prématurément dans ce qu’elles appellent transition. L’un d’entre-deux pousse même l’audace, tellement il est sûr de lui, en demandant aux Tchadiens de ne pas réclamer leurs  droits en manifestant parce qu’ils feraient basculer le pays dans l’anarchie. Un autre s’est terré dans son ministère où la justice devrait rayonner. Un dernier semble être dépassé par sa principale mission : la réconciliation. On ne le voit. On ne l’entend pas. Il est silencieux. Les soi-disant activistes tapies en France, bruyants et brouillons soudoyés et débarqués sont occupés par leurs chicanes. Ceux qui, à la naissance de cette pré transition militaire, voyaient les limites, les abus et la continuité des 30 ans d’errements avaient raison sur ceux qui se sont précités sans garde-fou pour donner un chèque en blanc au CMT.

Ensuite, c’est la théorie du « on reprend les mêmes et on avance comme avant » qui a été soigneusement mise en place en faisant quelques concessions à quelques accompagnateurs pour psalmodier ensemble ce mensonge du « on a échappé au chaos » comme si rien ne s’était passé. On ne construit pas du neuf avec du vieux matériau. C’est ce qui est arrivé avec ces détournements. Et comme c’est une pré-transition héritée du père et du système, pourquoi le changer? Il marche bien. Il produit des milliardaires arrogants et baveux qui siphonnent l’argent public sans être inquiétés. Voilà l’autre raison de ces détournements.

De plus, comment comprendre l’affaire du Secrétaire particulier (SP) Idriss Youssouf Boy (IYB)? La seule explication plausible ce que l’homme s’est cru tout permis. Tout le gloglota politique et médiatique le considérait comme le plus puissant homme de la pré-transition. Voire le vrai vice-président du CMT. Il aurait détourné en une année plusieurs milliards. Il l’aurait fait seul, lui, le surhomme? Et surtout que le récit du piège tendu à l’ex-SP relève d’un digne film d’espionnage. L’agence nationale de sécurité (ANS) a joué un rôle important dans l’arrestation et la détention de IYB. Et la justice dans tout cela? Elle est spectatrice. Une autre entorse aux règles. Si IYB est un détourneur, c’est à la justice de le déterminer. Et à l’inspection d’État d’enquêter en amont. Rien n’a été respecté. IYB n’est-il pas aujourd’hui un prisonnier sans jugement? Même le plus salaud des salopards a des droits et mérite qu’on s’y attarde. Le dossier IYB doit être traité dans les normes. Sinon il faut soit le relâcher, soit remettre le dossier à la justice. Comme le système depuis 30 ans a habitué les Tchadiens à des revirements claniques spectaculaires, Tchadiens ne soyez pas surpris que la méthode du maréchal ait encore de beaux jours devant elle.

Aussi, les affaires se suivent, se ressembles sauf les visages qui différent. Et chacune des affaires à une saveur théâtrale particulière qui oscillent entre, la rumeur insidieuse, le burlesque et la tragicomédie. A l'exemple de l’affaire de la Société nationale de ciment (Sonacim). C’était déjà une société qui a la palme de la mauvaise gestion au pays. L’affaire d’achat en argent liquide d’un groupe électrogène au montant faramineux de 650 000 euros est incompréhensible. Les explications données par la Sonacim sont minces. S’il faut bien acheter un groupe électrogène, faut-il procéder de la sorte? Est-il si urgent de répondre aux injonctions des Égyptiens? Et cette intervention sur les réseaux sociaux du dirigeant de l’entreprise égyptienne rajoute du flou au flou.

Enfin, la pré transition en a plein le bras. Le président du Conseil militaire de la transition encore plus, lui qui, disent plusieurs sources est au bout du rouleau. Il est surpris par l’ampleur des détournements et les origines de celles-ci. Toutes gravitent autour de la présidence. Dans ses discours ces derniers jours, il se remet au pouvoir de Dieu. Ils sont truffés d’un accent religieux, il oublie avoir hérité de façon divine un fauteuil républicain. C’est peut-être là le péché originel. Les Tchadiens ont besoin de rupture, vous pouvez encore PCMT redresser la barre sinon bientôt il sera trop tard.

Bello Bakary Mana

L’annonce pour la troisième fois de la date de la tenue du dialogue national inclusif (DNI), prévu cette fois pour le 20 août prochain. Une fixée par un arrêté du Premier ministre de la transition, Pahimi Padacké Albert a fait réagir certains analystes et membres de la société civile. Ils pensent que cette annonce exclue plusieurs acteurs et ne prend pas en compte toutes les préoccupations des Tchadiens. Reportage.

Par arrêté le Premier ministre de la transition, Pahimi Padacké Albert a fixé pour la troisième fois, après les deux premières fixées par le Président de la transition, la tenue effective du DNI pour le 20 août prochain. Certains analystes et leaders de la société civile craignent que cette date soit prise de manière unilatérale et ne prend pas en compte les préoccupations de tous.

Pour l’enseignant chercheur au département de la communication de l’université de N’Djamena, Dr Evariste Ngarlem Toldé, depuis toujours la tenue du DNI était conditionnée par un accord entre les politico-militaires et le Conseil Militaire de Transition (CMT) à Doha au Qatar. Selon lui, les Tchadiens sont surpris par l’annonce de cette date, parce que jusqu’à là, aucun accord n’est obtenu et tout le monde veut que ce dialogue soit inclusif et souverain. Il note que cette fois-ci c’est le chef du gouvernement de la transition qui annonce par arrêté la date. Les Tchadiens s’interrogent sur les chances de réussite ou de tenue de ce dialogue. Il affirme qu’apparemment les conditions ne sont pas réunies pour son organisation. Le chercheur souligne que l’une des conditions était que l’accord de Doha devrait s’ajouter aux autres conclusions du pré dialogue pour avoir un document final pouvant aider à discuter lors des assises.

Dr Ngarlem Toldé estime qu’il n’y a pas encore un rapport qui s’est ajouté au document remis par le CODNI. L’analyste soutient que la dernière c’est à la demande du Qatar que la date a été repoussée. On aurait aimé que la date soit fixée de manière consensuelle. L’enseignant chercheur qualifie ce geste d’amateurisme du gouvernement. Il estime que les autorités de la transition font des calculs en voulant rapidement aller au dialogue pour clore tout avant les 18 mois. Pour lui, un dialogue sans les politico-militaires n’est pas rassurant. Il prédit que ce dialogue ressemblerait aux forât organisés par le défunt président et ce sera dommage pour le pays.

Même réaction de l’ancien président de la ligue tchadienne de droit de l’homme (LTDH), Énoch Djondang qui ajoute que dans ces conditions, le DNIS n'a plus de sens, et la nouvelle date du 20 août 2022 devrait concerner la tenue d'un DNI dans la droite ligne des préparatifs du CODNI et des deux forums dits inclusifs précédents de 2018 et 2020. Selon lui, il serait plus simple de tenir un DNI qui réhabilite la Charte Nationale du 28 février 1991, qui n'est pas très différente de la Charte actuelle du CMT, dans l'esprit et la lettre.

Il conclut que la Charte de 1991 du défunt président Deby Itno aura l'avantage de la clarté, sans agendas cachés, sans manœuvres grossières, et consacrerait un nouveau régime, en mettant un terme à la transition actuelle qui est déjà un échec évident.

Jules Doukoundjé

Présentation du 1er ouvrage intitulé « La République des dialogues, l’acné des convulsions démocratiques au Tchad » de Dr Matkissam Gouverneur Fayçal ce 15 juillet au CEFOD. C’est un essai de 208 pages paru aux éditions Toumaï nouveaux talents. Le livre est préfacé par le directeur du CEFOD le père Ludovic Lado. Reportage.

C’est un ouvrage constitué de trois parties avec neuf chapitres. Il parle du dialogue, des acteurs et des institutions impliqués dans sa tenue. Il fait quelques propositions à la fin pour la tenue d’un dialogue réussi. L’auteur plonge sa réflexion dans le passé du Tchad lors des tenues des dialogues qui n’ont accouché que des souris. Et c’est toujours un éternel recommencement. Le panel pour la présentation du livre de Matkissam Gouverneur Fayçal est composé de 5 personnes.

Mbernodji Sosthène fait la première note de lecture. Il présente l’aspect textuel, les parties du livre et les chapitres qui le constituent. Pour lui, le titre du livre a une charge émotionnelle et incite le lecteur à l’ouvrir. M. Sosthène souligne que selon l’auteur,  il faut un cadre juridique pour qu’il y ait un dialogue. Il cite les institutions comme le Conseil économique, social et culturel, la Maison de la Femme, etc. L’auteur soutient que le dialogue peut aider à rapprocher les Tchadiens. Il invite ses compatriotes à la retenue lors du dialogue à venir.  

La deuxième note de lecture est faite par le père Ludovic Lado, directeur du CEFOD. Il souligne que le dialogue tel que définit dans le livre est un espace humain, alors il n’a pas hésité à préfacer le livre. A son avis, le dialogue est une obligation pour une société qui veut vivre en paix, une société ne peut pas vivre sans dialoguer. Le père Ludovic fait allusion au contexte tchadien ou le mot dialogue est sur toutes les lèvres. Il invite les Tchadiens à lire ce livre avant le dialogue national inclusif et déplore le fait que les résolutions des dialogues précédents ne sont pas exécutés. « Chacun va au dialogue pour défendre l’intérêt commun que l’intérêt égoïste. Mais on remarque qu’au Tchad, les dialogues se transforment en simple bavardage et nous espérons que ce livre va nous aider à éviter les pièges et les erreurs du passé », dit-il. Il ajoute que c’est difficile de vivre avec des gens qui prétendent tout savoir et qui veulent le dicter aux autres alors l’auteur veut démontrer qu’il faut éviter cela en écoutant les autres.

La troisième intervenante, Madame Naylar Clarisse, présidente de la CELIAF félicite l’auteur qui a porté son choix sur la question dans le contexte actuel avant de s’appesantir sur le dialogue à venir et les conditions de sa réussite. Elle explique que souvent nous nous empressons à aller au dialogue sans mettre en application les résolutions qui découlent. « Il ne faut pas copier les choses de partout pour l’adapter chez nous. Ce n’est pas parce que les autres ont réussi en faisant ceci ou cela. Il faut suffisamment préparer le dialogue de manière responsable, faire en sorte que les cœurs des Tchadiens soient disposés à aller au dialogue » a-t-elle confié. Madame Naylar Clarisse énumère quelques conditions qui peuvent conduire à un bon dialogue. Ces conditions sont les critères de désignation des participants, la qualité du présidium, le filtrage pour la sécurité à l’accès au dialogue et prévoir un audit pour savoir comment les moyens qui sont mis pour l’organisation du dialogue sont utilisés.

L’auteur du livre Dr Matkissam Gouverneur Fayçal constate que le pays fait recours au dialogue mais retombe très souvent à la guerre. Il a traité plusieurs sujets dans le livre mais les principaux sont le dialogue et la transition. Pour lui, beaucoup de nos problèmes seront résolus dans le calme si nous optons pour le dialogue. Mais certains acteurs politiques ont du mal à dialoguer alors le livre arrive à point. L’auteur explique sa motivation. « Le Tchad n’est pas à son 1er dialogue. Un dialogue véritablement inclusif est la seule boussole qui permet une réconciliation. Je souhaite voir s’asseoir sur la table de fraternité, tous les acteurs politiques afin de discuter pour l’intérêt supérieur de notre pays, a-t-il souligné

Kouladoum Mireille Modestine

La Fédération tchadienne de Handball a remis officiellement ce 15 juillet un lot d’ équipements à 16 équipes de handball de la ligue de N’Djamena au plateau de terrain de l'Institut National de la JS dans le 3e arrondissement de la ville de N’Djamena. Reportage.

C'est dans ce climat doux et nuageux que la cérémonie a commencé par un match d'exhibition entre deux équipes féminines de Handball. Il a opposé l'équipe de l'Union à Expérience.

Dans son mot introductif le président de la fédération tchadienne de Handball, Djidda Marmar Mahamat a affirmé que c'est sur le même plateau que nous avons pris l'engagement d'accompagner la ligue et les clubs dans leurs activités. Pour lui, les problèmes des clubs sont d'ordre financier et matériel. « Pour résoudre ce problème au début de la saison, nous avons pris en charge l'affiliation des clubs puis la remise de ses équipements à la ligue ainsi qu'aux arbitres », dit-il. Il estime que ce geste motivera les joueurs et les arbitres qui ont exercé  leur activité. Il promet l'organisation dans les jours à venir du championnat national de Handball et une assemblée générale élective.

Djidda Marmar Mahamat soutient que la mise démarrage du championnat national de Handball permettra au Tchad de participer aux compétitions internationales en commençant par la prochaine Coupe d'Afrique senior.

 Il faut rappeler qu’une minute de silence a été observée avant le début du match à la mémoire de feu de Joëlle Mata. Il a fait 42 ans de carrière en tant que joueur et entraîneur de Handball. La cérémonie a pris fin par la remise des maillots, des balles aux équipes, aux centres de formation de jeunes et aux arbitres.

Ousmane Bello Daoudou
Abderamane Moussa Amadaye

L'Office national des examens et concours du supérieur (ONECS) annonce ce vendredi 15 juillet les résultats de la première série du baccalauréat session 2022.

35108 candidats séries confondues sont déclarés admis d'office sur 97915 qui ont composé sur l'ensemble du territoire national. Soit un taux de réussite de 35,86 %. 25458 candidats toutes séries confondues sont admissibles soit un taux d'admissibilité de 26,00 %. Les épreuves écrites faut-il le rappeler s'étaient déroulées du 20 au 25 juin 2022 dans plus de 130 centres d'examen à travers le pays.  Les épreuves physiques en ont suivi du 26 juin au 02 juillet 2022.  Les épreuves de la seconde session pour bientôt pour les candidats admissibles.

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