Le directeur de publication du journal Nouvelles.td Moussa Guedmbaye a répondu à la convocation du commissaire du commissariat de sécurité publique 17 (CSP) M. Mahmoud Abdramane au Commissariat central numéro 2 de N’Djamena, capitale tchadienne. Le journaliste et le commissaire ont été entendus au sujet des pratiques d'extorsion d'argent attribué à un agent de la police judiciaire en service au commissariat de sécurité publique numéro 17 comme mentionné dans l’article. Les avocats du journaliste ont défendu l’article, le commissaire lui a parlé de diffamation. Les deux sont repartis mais comparaîtront libres demain.
Pour le représentant du collectif des avocats Me Francis Lokouldé , l'audition s'est déroulée dans des bonnes conditions. « Le commissaire qui a émis la convocation a donné sa version des faits ainsi que le journaliste Moussa Nguedmbaye, l'enquête suit son cours, le journaliste est libre de ses mouvements et est confié à ses avocats », a affirmé Me Lokouldé.
L’AMET dont le journaliste est un membre actif était la première hier à dénoncer cette interpellation dans un communiqué. Elle a aussi appelé les autres associations de journalistes et les organisations de la société civile à faire de même. Au Commissariat central numéro 2 les médias membres de l’AMET sont venus nombreux soutenir leur collègue. Les associations de défense des droits de l'homme comme la CASCHIDO et l'association pour la promotion des libertés fondamentales au Tchad APLFT ont dénoncé cette interpellation.
Rappelons que le journaliste Moussa Nguedmbaye n’a fait qu'interpeller les autorités responsables de la sécurité à s'investir pour recadrer les agents véreux qui font payer les pauvres citoyens du CSP 17.
Kouladoum Mireille Modestine
Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, l’Association des Médias en Ligne du Tchad (AMET) dénonce la convocation du journaliste et Directeur de Publication du journal en ligne Nouvelles.td, M. Moussa N’Guedmbaye. Une convocation verbalement au téléphone pour le lundi 5 janvier 2026 au Commissariat central n°2 de N’Djamena, suite à une plainte déposée par le Commissariat de Sécurité publique n°17 (CSP 17), dit l’AMET.
Selon le communiqué, la raison de cette convocation est le simple fait que le journaliste a écrit un article dénonçant des pratiques d’extorsion d’argent attribuées à un officier de police en service au Commissariat de Sécurité publique (CSP) numéro 17. Un article qui « met en lumière des dérives graves qui portent atteinte aux droits des citoyens. Une convocation qui n’est qu’une tentative d’intimidation visant à réduire au silence un journaliste qui n’a fait qu’informer pour l’intérêt public », dit le communiqué.
L’AMET demande au ministre de la Sécurité publique de rappeler à l’ordre le Commissaire du CSP numéro 17, M. Mahmoud Abakoura. Et appelle les médias et les journalistes à être solidaires de leur confrère Moussa Guedmbaye, de défendre le droit d’informer sans crainte de représailles.
Enfin, l’AMET invite les associations professionnelles et la société civile tchadienne à dénoncer publiquement ces intimidations et à exiger le respect strict du cadre légal.
Comme à l'accoutumée, le président de la République Mahamat Idriss Deby Itno à adresser un message à la nation à la veille de l'année 2026. Il a fait le bilan des réalisations du gouvernement. Il a annoncé des nouveaux chantiers et des mesures pour le développement du pays. Le politologue Dr Yamingué Betingaye fait le décryptage du message.
Le Dr Yamingué Betingaye affirme que le message de cette année contrairement aux années précédentes est resté un chapelet des choses déjà connues. Sinon les points clés auxquels les Tchadiens attendent le président n'ont pas finalement été abordés. Il s’agit de question de justice. Plus précisément celle de la grâce présidentielle aux prisonniers. Les premiers d’entre eux sont Succès Masra et Idriss Youssouf Boy. Il y a aussi la question de la plainte de l'ONG soudanaise déposée à la Cour pénale internationale (CPI) contre les autorités tchadiennes, dont le président lui-même, la question de lutte contre la corruption, etc.
Selon M. Bétingaye, le chef de l'État n'a pas finalement tranché entre l'Agence indépendante de lutte contre la corruption (AILC) et ceux qui la critiquent. « Ces points constituent des aspects clés auxquels l'opinion publique attendait de réponses ou des prises de position claire. Le politologue. Le président aurait dû apporter son soutien fort à l'AILC pour permettre à l’institution de bien faire son travail. Au lieu de ça, il s'est beaucoup plus appesanti sur le bilan et est resté positif », dit le politologue.
Au sujet de la grâce présidentielle, le président a gardé le silence cette année. « Il se trouve dans une position délicate. Pouvait-il libérer un seul prisonnier? Lequel? Peut-être qu'il devrait libérer le prisonnier le plus souhaité par l'opinion publique. Il y avait des noms comme Succès Masra et Idriss Youssouf Boy. Ça devait être difficile pour le président d'accorder une grâce à certains prisonniers. Et laisser les autres pour lesquels l'opinion publique a semblé être presque unanime » dit-il.
Enfin, le dossier, le président a affirmé que l'école tchadienne a besoin d’un traitement de choc. Pour M. Betingaye, ce traitement de choc consiste à adopté un programme scolaire solide, faire le suivi évaluation du personnel éducatif, la formation des enseignants et le recrutement du personnel. « Le problème n'est pas là. Ce qu'il faut faire immédiatement, c'est améliorer les conditions de travail des enseignants et renforcer les effectifs. Car les enseignants menacent déjà de repartir en grève le lundi 5 janvier 2026 pour réclamer le décret d'application qui n'a pas été pris en compte dans la loi des finances 2026 », conclut le politologue.
Kouladoum Mireille Modestine
Après les députés à l’Assemblée nationale, c'est au tour des sénateurs d'examiner et adopter le projet de loi portant amnistie de M. Mahamat Zen Bada, l’ex-Secrétaire général du parti au pouvoir le Mouvement Patriotique du Salut (MPS). Un projet d'amnistie qui s'inscrit dans la dynamique de pardon et de réconciliation nationale, disent les sénateurs.
Le secrétaire de séance (SS) a rappelé que ce projet de loi s'inscrit dans la droite ligne de la politique de réconciliation nationale qui est un élément central de la politique de main tendue du président Mahamat Idriss Deby Itno. Et a fait l'historique des amnisties accordées aux Tchadiens au nom de la main tendue. « L'amnistie accordée aux politico-militaires, celle des auteurs et co-auteurs des évènements du 20 octobre, celle des membres du comité d'autodéfense de Miski. Tous ont bénéficié de l'amnistie au nom de la recherche de la paix et de l'intérêt général. L'amnistie de Mahamat Zen Bada répond à cette démarche » dit le SS.
Le ministre de la Justice, Garde des sceaux Dr Youssouf Tom, affirme « en adoptant ce projet de loi, les sénateurs vont contribuer à renforcer la paix sociale, à consolider la réconciliation nationale et à accompagner la vision du chef de l'État pour un Tchad uni et réconcilier avec lui-même ». Il a rappelé les faits qui ont occasionné la condamnation de Mahamat Zen Bada en 2012 pour faux et usage de faux en écriture publique et détournement de deniers publics. Le ministre a alors invité les sénateurs à adopter ce projet de loi. Il a rajouté qu’amnistié, M. Zene Bada pourrait faire l'objet de poursuites judiciaires s'il commet d’autres infractions. Le projet de loi est passé au vote : 61 pour, 0 contre, 4 abstentions.
Kouladoum Mireille Modestine
45 personnes ont bénéficié d'une formation de 10 jours organisée par le réseau des universités du sahel en collaboration avec le programme alimentaire mondial (PAM) du Tchad. Une formation qui a regroupé les communautés des villages Tandou et Dembré d'Abéché, les étudiants des universités d'Abéché et de N'Djamena, les enseignants chercheurs, les services techniques de l'État, les ONG et le personnel du PAM.
Ces 45 formateurs sont formés à la planification communautaire participative et technologie de création d'actifs pour la résilience adaptée aux contextes arides et semi-arides. « L'objectif à travers cette formation est de former les futurs ambassadeurs de la résilience à l'agriculture. Ce camp d'entraînement est une véritable occasion de coopération et de partage d'expériences autour de la résilience », disent les organisateurs.
Théories et pratiques s’entremêlent pour faire compréhension aux bénéficiaires les notions et les concepts, « c'est un vrai moment de partage d'expériences et d'apprentissage sur les techniques de restructuration des terres dégradées, de récupération des eaux, de creusage de demi-lune pastorale et agricole sans oublier la technique de Gabion qui est un mur de pierre qui permet de protéger les digues en saison pluvieuse », disent les participants.
Selon les formateurs, la planification communautaire vise à élaborer des plans multisectoriels adaptés aux priorités locales. C’est un outil, disent-ils, qui garantit que les voix des communautés soient écoutées. C’est déterminant pour la définition des priorités opérationnelle du PAM.
Les bénéficiaires promettent de reproduire cette formation aux autres agriculteurs afin d'aider les communautés à être résilientes.
Kouladoum Mireille Modestine
Le 7ème congrès du syndicat des magistrats du Tchad (SMT) s’est tenu ce samedi 27 décembre sous des échanges accusateurs. Le magistrat Mahamat Alkhali Algadam a finalement été élu président du SMT.
Le ministre de la Justice Garde des sceaux, le président de la Cour Suprême, président du conseil supérieur de la magistrature Samir Adoum étaient présents pour lancer la cérémonie mais vite les échanges ont été durs entre les intervenants.
Et thème, la sécurisation juridique et judiciaire des investissements au Tchad, défis et rôle du magistrat est passant au second plan. Un thème parlant disent les magistrats, « nous voulons guérir la justice de sa maladie d'indépendance vis à vis du pouvoir exécutif », disent les magistrats.
Selon eux, le Tchad doit avoir des textes juridiques qui attirent la convoitise des investisseurs. Le président du comité d'organisation du congrès Massingaral Gagah a dans son discours insisté sur les textes juridiques solides pour séduire les investisseurs. Et pour accélérer le développement du pays. « Au lieu de ça, la justice qui doit être la base de cela n'existe plus car le pouvoir exécutif cherche par tous les moyens à déstabiliser le judiciaire pour avoir la suprématie sur lui », dit-il sur un ton accusateur. Il a aussi dénoncé le recrutement dans le milieu judiciaire, « sous forme de recrutement interne, les magistrats dont la plupart des auditeurs sont recrutés parmi les commerçants, les agriculteurs et les éleveurs n'ont jamais fait des études en droit. Ils ne parviennent pas à rendre une justice de qualité », dit-il en colère. Le magistrat rappelle que la formation d’origine ne répond guère au critère du métier.
Le président de la cour suprême Samir Adoum Amir a répliqué immédiatement, « ce discours est un vrai réquisitoire contre l'exécutif, la Cour Suprême et le Conseil supérieur de la magistrature. Nous ne sommes pas ici pour faire le procès de qui que ce soit ».
Il n'est pas question pour lui de laisser quelqu'un dire que les nominations sont faits des considérations ethniques où autre. « Ces propos sont extrêmement graves », a-t-il ajouté.
M. Samir affirme que la sécurité judiciaire repose sur une justice indépendante, impartiale, compétente et efficace . Il a énuméré quelques défis auxquels la justice est confrontée : besoin de formation spécialisée, charge de travail élevé et attente sociale de plus en plus forte, « ces défis ne doivent jamais être un prétexte à la résignation. Mais plutôt un appel à la responsabilité collective et à l'engagement constant de tous les acteurs ».
Le ministre de la justice garde des sceaux Dr Youssouf Tom a calmé cette passe d’armes en demandant aux magistrats d’assumer leurs responsabilités « sinon il n'y y aura pas un pays développé », dit-il. Selon lui, si on veut un Tchad changé, on veut un Tchad développé, ça va commencer par la justice. Car la justice n'est pas une faiblesse, elle est une force. Il revient sur le thème du congrès qui selon lui, s'inscrit dans le cœur des enjeux actuels de gouvernance judiciaire.
« Au-delà des textes, la sécurité juridique et judiciaire repose fondamentalement sur l'action du magistrat », insiste-il.
Mireille Kouladoum Modestine
Le 6ème congrès du rassemblement national des démocrates tchadiens (RNDT) a pris fin ce samedi. Le parti a fait un virage vers le fédéralisme.
Pahimi Padacké Albert président fondateur du parti est reconduit pour un mandat de 5 ans. Les congressistes ont formulé des recommandations et ont adopté le fédéralisme pour mode de gouvernement.
Le congrès a fait passer le nombre des membres du comité central de 951 à 1951. Pahimi Padacké Albert a fait le professeur en expliquant quelques notions sur la fédération.
Mireille Kouladoum Modestine







