jeudi 22 octobre 2026

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L’assemblée générale de la Conférence des évêques du Tchad ouvert le 2 décembre a pris fin ce vendredi 12 dans la capitale tchadienne, N’Djamena. 

Les évêques ont livré leur traditionnel message de Noël. Ils appellent à une réconciliation nationale.
Cette Assemblée générale arrive à un mois de la célébration de l’année jubilaire de l’espérance. Les évêques ont touché du doigt le fonctionnement et les défis des diocèses ainsi que la situation socio-économique et politique du Tchad. Ils ont demandé d'accorder une amnistie générale aux prisonniers qui selon eux serait un acte fort d'apaisement et de construction d'un vivre ensemble. 

Pour le prélat tchadien, le peuple tchadien fait partie intégrante de ces hommes et femmes que Dieu vient visiter et réconcilier à Noël et qu'il veut les libérer de la peur de l’autre, des divisions, de la haine, des injustices et des inégalités qui mettent à mal le vivre ensemble. 

Les évêques ont demandé que cette réconciliation soit authentique. Et pour l’être, elle ne peut être séparée de la vérité, de l’amour, de la justice et de la paix, affirment-ils

« La réconciliation ne se limite pas seulement à résoudre des désaccords, elle inclut également la guérison des blessures », disent les évêques. 

Le message de Noël indique qu'au cœur d’une démarche de réconciliation, se situe le pardon réciproque qui nécessite généralement plusieurs étapes qui consistent à surmonter les injustices ou les souffrances subies, écouter l’autre et essayer de comprendre son point de vue, présenter des excuses sincères, s’engager enfin à changer pour éviter la répétition des mêmes erreurs.

Ils ont également touché les grandes institutions que sont le Sénat, l'Assemblée nationale et les. Conseils provinciaux et communaux. Pour les évêques, la mise en place de ces institutions devait donner forme à un État de Droit, mais le pays connaît plutôt un déficit démocratique. Ceci se fait remarquer constat se manifeste par l’imposition de certaines autorités incompétentes, le manque de transparence dans les réformes constitutionnelles et institutionnelles, ainsi que l’absence de vrais débats politiques inclusifs.
Enfin, les évêques demandent à la médiature de la République de jouer pleinement son rôle d’instrument de vraie réconciliation.

Kouladoum Mireille Modestine

Konoom est une application mobile money créé par des jeunes tchadiens avec un capital à 100% tchadien. Objectif : répondre aux besoins de transfert, de retrait, de paiement, etc. Une cérémonie de lancement officiel de cette application a eu lieu ce vendredi 12 décembre dans un hôtel de la place. Reportage

Dans un monde où la digitalisation transforme le quotidien, l'inclusion financière n'est plus un luxe mais une nécessité. C'est ce qui a motivé deux jeunes tchadiens pour créer cette application. Le directeur des opérations Agrey Moustapha explique comment l'application Konoom fonctionne, « il suffit juste d'aller dans play store ou appli store, télécharger l'application, l'installer et créer un compte Konoom mobile money », dit-il.

Les transactions via Konoom sont rapides fiables et sécurisées. Pas besoin d'internet. Désormais, les opérations chez les deviennent plus facile, indique-t-il.

La directrice commerciale et marketing Salma Mahamat Saleh soutient que les agents distributeurs sont installés dans 10 régions sur les 23. Les clients peuvent passer faire leurs différentes opérations. Avec ou sans un téléphone Android, l'on peut envoyer et recevoir de l'argent. Elle explique en détails les services de Konoom mobile money qui sont l'achat et la vente dans les marchés et en ligne, le paiement des factures, le retrait de l'argent sans carte bancaire.

La directrice souligne par ailleurs que le Tchad est en retard par rapport à d'autres pays de la sous-région qui n'utilisent rien que les services mobiles money pour les transactions, d'où l'urgence d'évoluer avec les autres. Elle rassure les clients qu'avec Konoom mobile money, ils seront à l'abri des arnaqueurs. Parce qu’un contrôle est effectué de temps en temps pour mettre la main sur les éventuels arnaqueurs.

Kouladoum Mireille Modestine

Lancé le 6 décembre passé sur site de la basilique Notre Dame de la Paix dans le 7ème arrondissement de la capitale tchadienne, N’Djamena, Ma Noël est un marché de Noël les fêtes de fin d'année.

C’est la 5ème édition placée sous le signe du partage et de la valorisation des initiatives commerciales et artisanales. Les organisateurs disent vouloir dynamiser les festivités de fin d'année et offrir un cadre convivial aux visiteurs.

A l'entrée du marché une colonne des stands sont alignées des deux côtés, tous sont occupés par des vendeurs. Divers produits sont étalés : des habits hommes femmes et enfants, des objets d'arts, des sapins de Noël, des jouets pour enfants, etc. 

De plus, la gastronomie tchadienne est au rendez-vous avec des stands qui sont réservés exclusivement à l'art culinaire tchadien. Le tout couronné par la vente des boissons locales et embouteillé. 

Vamla Diguim a un stand de gastronomie. Des boissons alcoolisées et non alcoolisée ont bonne place. Pour lui, le début de toute activité est timide, il parvient tout de même à vendre quelques casiers et de la nourriture. « C’est depuis l'année dernière qu'on s'associe avec un ami pour louer les stands. On se donne des objectifs à atteindre mais il y a également des difficultés. On va tout de même continuer pour voir ce que cela va donner », dit-

Madame Grace Dimbangar a aussi un stand. Elle vend les jouets pour enfants. Elle se plaint du fait qu'elle ne liquide pas ses produits, « des fois je ne vends pas un seul jouet. Mais j'espère que jusqu'au 20 décembre, je vais bien en vendre des tonnes », espère-t-elle. 

Le marché Ma Noël est ouvert de 6h le matin à 23h le soir. Les stands qui autrefois se louent à 50.000 passent cette année à 75.000f 

Kouladoum Mireille Modestine

Le nouveau pont de la refondation, plus la voie bitumée représente est un véritable moyen de désenclavement de la commune du 9e arrondissement. Au-delà de l’œuvre architecturale qu’il symbolise, il a un impact économique considérable sur les petites activités économiques locales. Et sur la vie des populations riveraines. Reportage. 

Inauguré le 1er décembre 2025, l’impact économique du pont de la refondation est immédiat. Il facilite le transport des marchandises de la ville voisine du Cameroun Kousseri vers le Tchad, les 2,5 km sont une chance pour les populations riveraines. Les activités génératrices de revenus prospèrent aux abords de la voie bitumée jusqu’à tard dans la nuit vers le pont de N’Guéli. Hommes, femmes et jeunesse se frottent les mains sous les lampadaires solaires qui illuminent la voie tard dans la nuit.

Mme Maria M’bana est propriétaire d’une sandwicherie ouverte au lendemain de l’inauguration du pont à quelques mètres de leur domicile. Les affaires tournent bien surtout la nuit quand les jeunes se retrouvent entre amis pour discuter. Pour Maria M’bana, s’il existe quelque chose qui la rend fière et heureuse, c’est la construction du pont et tout ce qui va avec. « Ce pont est vraiment bénéfique pour nous les habitants du 9e arrondissement. Beaucoup de personnes profitent de l’électrification de cet axe pour mener leurs activités génératrices de revenus. Et ça marche. La nouvelle sandwicherie qu’on vient d’ouvrir fait une bonne recette par rapport aux deux autres. Merci M. le président de la République », dit-elle joyeuse.

De plus, le pont permet de faire des petites économies. Les coûts des déplacements quotidiens vers les autres quartiers de la capitale, N’Djamena ont drastiquement baissé. « Avant allé au marché de Dembé qui coûtait au moins 1000 F CFA le mototaxi « clando », n’est un mauvais souvenir. Aujourd’hui, avec 150 F CFA, l’on peut se rendre  au marché de Dembé avec les minibus du transport en commun », dit Mme Bria Jonas. Elle ne pensait même pas voir Walia être bitumée de son vivant. L’enclavement de Walia tout difficile surtout le déplacement en saison de pluies.

Pour Mme Bria, le pont de la refondation est la meilleure chose qui soit arrivée à la commune du 9e arrondissement, « il permet la fluidité des traversés dans tout N’Djamena, la création des petites activités qui font vivre plusieurs familles et les petites économies. C’est tout ce dont nous avons besoin, le désenclavement. En quelques minutes je suis à Dembé à moindre pour acheter des produits de commerce. Je suis très reconnaissant envers le président pour cet ouvrage qui met fin à nos souffrances en saison pluvieuse », affirme-t-elle.

Les propriétaires des maisons à Walia aussi se frottent et ne cessent d’annoncer la forte probabilité d’augmentation des tarifs du loyer dès la fin de l’année. Les locataires se plaignent de cette éventualité qui aura des conséquences sur leurs porte-monnaie.

Mireille Kouladoum Modestine

Le premier ministre chef du gouvernement Ambassadeur Allah-Maye Halina a posé ce jeudi 11 décembre la première pierre marquant le déroulement des travaux pour l’extension du centre hospitalier de l’amitié Tchad-Chine. La cérémonie qui s’est déroulée au sein de l’hôpital Tchad-Chine a vu la présence de l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Chine au Tchad Wang Xining, quelques membres du gouvernement, les présidents des grandes institutions. Cette extension de l’hôpital de l’amitié Tchad-Chine témoigne de l’importance que les autorités accordent à la question de la santé car sans la santé, il n’y a point de développement. Aussi, cette nouvelle phase de développement de cette structure sanitaire vise à renforcer les capacités d’accueil, et à améliorer la qualité des soins et services aux populations. L’agrandissement de l’hôpital de l’amitié Tchad-Chine entre dans le cadre de coopération entre les deux pays qui vise à moderniser les infrastructures sanitaires au bénéfice des tchadiens. Les autorités tchadiennes comptent doter toutes les 23 provinces des centres hospitaliers universitaires.

Le groupe Assana spécialisé dans la médecine moderne en collaboration avec le fonds africain de développement et de de coopération économique organisé du 10 au 11 décembre dans un hôtel de la capitale tchadienne, N'Djamena. C’est la 2ème édition du forum africain de la santé. Ces assises sont une occasion pour parler des investissements et les financements des infrastructures sanitaires. Les représentants des différents pays africains et leur partenaire stratégique la Turquie étaient présents.

Ce congrès se tient en prélude à l'installation en janvier 2026 de ACIBADEM qui offre des services de soins de santé avec des matériels modernes. Le Tchad sera doté désormais des services en Chirurgie Cardiaque et vasculaire, urologie, orthopédie, esthétique, générale et gynécologique. Selon les organisateurs l’impératif est d'unir les forces, les compétences et les ressources pour bâtir une Afrique capable de prendre en charge sa propre santé.

Le président de Assana groupe Ainin Waliou affirme que l'Afrique se trouve aujourd'hui à un tournant décisif en matière de santé. « L’urgence est de penser à comment réduire les coûts de soins à l'étranger et comment favoriser la coopération interafricaine. Raison pour laquelle ce congrès se veut un cadre d'action », dit M. Walliou. Toujours selon lui, l’objectif est de construire des partenariats, des projets et une vision pour améliorer la santé du continent africain. Il ajoute que l'Afrique n'a jamais manqué de talent, de compétences ou de volonté. L’Afrique, dit-il, réclame désormais la coordination, l'audace et l'action commune immédiate.

Le représentant du fonds africain de développement et de coopération économique Yacouba Abdoulaye soutient que les défis sanitaires auxquels fait face l'Afrique appelle à une innovation et des investissements stratégique. Ce congrès représente selon lui, une plateforme essentielle des décideurs publics et privés, des professionnels de la santé, des partenaires techniques et financiers afin de bâtir un système de santé fort. L'engagement du fonds africain de développement et de coopération économique au Tchad s'articule sur 4 axes : garantir le financement ou les infrastructures sanitaires, accompagner les investisseurs publics et privés, soutenir les projets de renforcement des capacités du personnel médical et stimuler les partenariats structurant.

M. Yacouba Abdoulaye assure que les décisions qui naîtront de ce congrès auront un impact direct sur la qualité de prise en charge médicale.

La représentante du président de l'ordre national des médecins du Tchad madame Kheba Foba rassure le Groupe Assana de l'appui constant et sa collaboration de son institution en tant que garant de la pratique médicale au Tchad. Pour elle, le système de santé au Tchad est en progrès avec le nombre des spécialistes qui augmentent tous les jours.« Nous avons vu vos réalisations et nous rêvons de ça pour notre pays. Vivement que vous vous installez au mois de janvier prochain comme prévu pour que nous avançons main dans la main afin de sauver la vie de nos concitoyens », a-t-elle indiquée.

Kouladoum Mireille Modestine

Le ministère des transports, de l’aviation civile et de la météorologie nationale organisé le 2ème atelier national de présentation des résultats de l’observatoire régional des pratiques anormales sur les principaux corridors de l’Afrique Centrale.

C’est l’inspecteur général de ce ministère M. Akouya Tchalet qui a représenté la ministre Fatimé Goukouni Weddeye à cette cérémonie. Il a affirmé que la libre circulation des personnes et des biens est une condition importante pour la circulation sous régionale. Les difficultés à cette libre circulation limitent les taux d’échanges intracommunautaires qui se situent à 3% à peine et place la région Afrique Centrale parmi les moins intégrés au monde. Toujours selon lui, ce 2ème atelier permettra donc de présenter les derniers résultats des recherches sur le terrain, faire le suivi des recommandations du 1er atelier, évaluer les progrès réalisés, et rédiger les nouvelles recommandations en fonction des avancées.

Le Directeur de la recherche appliquée et de la coopération Dr Ignace Kamga Tchwaket a soutenu qu’au-delà des lois, les États doivent disposer des mécanismes efficaces et de dispositifs incitatifs pour atteindre les objectifs de cette facilitation des échanges et la mise en place de l’observatoire régional des pratiques anormales sur les principaux corridors de l’Afrique Centrale. « L’observatoire est un instrument spécialisé capable de suivre et d’analyser en continu la nature, le volume et le fonctionnement des échanges économiques transfrontaliers », dit-il. Selon les intervenants, les études qui ont été menées par l’observatoire ont permis d’identifier les contraintes de dédouanement au port de Douala et les difficultés au poste de contrôle surtout aux frontières.

Pour l’inspecteur général Akouya Tchalet, les corridors de l’Afrique Centrale ne sont pas que de simples voies de circulation. « Ils représentent des artères qui irriguent les économies, renforcent les liens de solidarité des peuples et les infrastructures et conditionnent la compétitivité des États ». Il affirme que la contraction des échanges, la hausse des couts logistiques, la fragilisation des chaines d’approvisionnement, la perte d’attractivité économique et l’affaiblissement de la souveraineté économique constituent des défis que l’observatoire des pratiques anormales doit relever. C’est pour répondre à ces défis que les études conduites dans les corridors Douala-Bangui, Douala-N’Djamena et Yaoundé-Libreville ont permis la constitution d’une base d’indicateurs harmonisés et reconnus parmi lesquelles la mise en place de la brigade mixte CEMAC et l’amélioration progressive de la transparence des contrôles.

M. Tchalet demande aux participants de s’atteler à formuler des recommandations précises, pragmatiques, ambitieuses et aptes à éclairer les décisions.

Mireille Kouladoum Modestine

Une mission conjointe de ministère de l'élevage et de la production animale, du Projet Régional d'appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS 2) Tchad et l'Association pour la Promotion de l'Élevage au Sahel et au Savane (APESS) au Tchad séjourne dans la province du Lac.

Après l'accord Transfrontalier entre la région de Diffa au Niger et la province du Lac au Tchad signé par les deux gouverneurs en 2024, l’APESS, a organisé des ateliers pour la mise en place de comités départementaux des transhumances dans les départements de Kaya (Bagasola), Fouli (Liwa) et Mandi (Bol) qui a eu lieu du 1er au 10 Décembre.

Les présentations ont ete faites respectivement Par OUSMANOU OUMAROU Secrétaire général de APESS, Mahamat Moussa Abderamane responsable de Suivi évaluation de la délégation provinciale de l'élevage et de la production animale du Lac et Alhadji Mahamat Djidda cadre de la DSSP au ministère de l'élevage.

M. Ousmanou Oumarou a présenté son organisation et ses différentes réalisations et le processus qu'elle a conduit dans la facilitation de la signature de l'accord cadre bilatéral entre le region de Diffa et la province du Lac et les leçons tirées de ce processus.

M. Mahamat Moussa Abderaman a lui aussi parlé de l'accord cadre Diffa/Bol et le plan d'action issu du cadre de concertation.

Pour les présentateurs, la Transhumance est un pratique ancestrale mais cruciale pour notre économie rurale, « elle nécessite une organisation efficace pour relever les défis actuels », disent-ils. Toujours selon eux, elle favorise la gestion des ressources pastorales, la prévention des conflits agriculteurs éleveurs et l’adaptation aux changements climatiques. Il faut rajouter à cela la modernisation et l'encadrement de la mobilité pastorale en cohérence avec les programmes de développement rural. Il faut également prévenir les conflits liés à l'accès aux ressources naturelles, favoriser une coexistence apaisée entre agriculteurs et éleveurs.

En Somme les comités doivent être des dynamiques, inclusifs, capables de coordonner les actions et devenir des véritables instruments politiques de stabilité locale.

Ousmane Bello Daoudou

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