2023 s’en va dans quelques jours, quelques heures. Quel bilan faire? Je retiens pour vous 3 temps forts, à la fin de cette année, qui ont marqué les esprits. Et un quatrième temps à suivre de près...
À surveiller…
Au moment de publier cette chronique, le Premier ministre Saleh Kebzabo a présenté sa démission et celle de son gouvernement. La nouvelle Constitution est promulguée. Dans la capitale tchadienne, N’Djamena, les supputations sur le nom du nouveau Premier ministre, et l’arrivée des nouvelles têtes au gouvernement pour animer la dernière phase de transition secouent les murs de la ville. La forte bourrasque des bureaux de vote déserts a, semble-t-il, fait décider le président de transition de mettre en pratique la théorie de la « Tabula rasa », faire table rase. Peut-il? Il a la volonté et est décidé à le faire, selon des sources proches de la présidence. Des noms circulent : Bédoumra Kordjé, un choix technique. Saleh Kebzabo, un choix du statut quo. Succès Masra, un choix du beau risque. Bref, le nom de Succès Masra revient souvent. Logique suite de l’accord de Kinshasa, dit une source. Ils est nouveau, jeune, populaire, il est utile à aspirer pour faire retomber les tensions et casser les ardeurs de l’opposition. Mais le mystère et les secrets de palais planent toujours sur la ville.
Temps forts 2023
Premier fait marquant. C’est la tournée improvisée du président de transition (PT) Mahamat Idriss Deby, dans de stations-service, pour semble-t-il, prendre la mesure de la pénurie de carburant dans la capitale tchadienne, N’Djamena. Dans une station-service il échangeait avec un concitoyen lorsqu’un autre arracha la parole…
« M. le président, faites en sorte de nous fournir de l’électricité, de l’essence, à manger (en allusion à la cherté des prix des denrées alimentaires).. votre peuple souffre, nous souffrons »
Le PT est déstabilisé pendant quelques secondes par l’audace de son compatriote avant de répondre… « Inchallah choulou sabourr. S’il plaît à Dieu, prenez votre mal en patience…patientez ».
Une voix parmi l’entourage du président fuse, « khalas khalas…c’est tout c’est tout », interrompant abruptement cet intéressant échange. Si l’échange avait continué, on aurait peut-être appris pourquoi la production pour consommation locale prenait le chemin de l’exportation. Dommage…
Deuxième fait marquant. C’est l’accord de principe de Kinshasa signé entre le chef du parti Les Transformateurs et le gouvernement de transition, son retour au pays et sa campagne référendaire au sud du pays. Une campagne qui a drainé des foules immenses, mais n’a pas attiré les électeurs le jour de vote. Malgré tout la campagne du chef des Transformateurs a laissé des traces positives. Seule fausse note, c’est son altercation avec le Conseiller national Djimet Bagaou le jour de la Noël chez le tonitruant Curé Abbé Madou à l’occasion de l’évènement « 100 sourires des enfants pour un Tchad réconciliés ». M. Bagaou avait gros sur le cœur contre Masra et ses gardes de sécurité. La rencontre des 100 sourires a failli tourner à 100 coups de poing.
Troisième fait marquant. Ce sont deux évènements en un : la campagne référendaire et la proclamation des résultats. Lors de la campagne, certains partisans du fédéralisme ont fait campagne pour le « Oui » à État unitaire fortement décentralisé, pendant que des farouches militants de l’État unitaire ont opté pour le boycott, etc. Tout a été mélangé dans un désordre bien organisé. Les résultats ont été proclamés au mépris du jour de la Noël au ministère des Affaires étrangères quadrillé au millimètre par les forces de l’ordre. Limane Mahamat, président de la Commission nationale chargée du référendum constitutionnel (Conorec) a perdu un peu de sa faconde. Il égrenait les résultats , « 86% pour le Oui, soit 4.270.891. 14% pour le Non, soit 695.481 pour un total de 5.251.668 électeurs. Taux de participation 63,75% », s’en est suivi quelques salves destinées à ses opposants. 48h plus tard, la Cour Suprême a revu légèrement à la baisse les chiffres : 85,90% pour le Oui, 14,10% pour le Non.
Bonne année
Bello Bakary Mana
Le ministre Secrétaire général à la présidence Mahamat Ahmat Allahbo a procédé au lancement de la 5ème édition du Festival Dary ce vendredi 29 décembre au Palais des Arts et de la culture dans la commune municipale de 8e arrondissement de Ndjamena.
Organisé par l’Office National de Promotion du Tourisme de l’Artisanat et des Arts (ONPTA), sous la tutelle du ministère des Affaires culturelles, du Patrimoine historique, du Tourisme et de l’Artisanat, le festival Dary est une grande messe culturelle qui réunit les habitants de 23 provinces du pays. Ce festival a pour mission principale de favoriser l’unité nationale, le dialogue interculturel et la promotion du vivre ensemble. Plusieurs stands sont prêts à accueillir les communautés, les entrepreneurs et certaines organisations.
Le président du Comité d’Organisation, le Directeur général de l’ONPTA Fadoul Hamid Mouctar affirme, « cette 5e édition confirme la volonté de positionner cet événement comme plateforme par excellence d'expression de la diversité et de la richesse du Tchad. C'est l'occasion de découvrir nos cultures, nos us et coutumes ainsi que nos costumes traditionnels et l'art culinaire».
Le ministre des Affaires culturelles, du Patrimoine historique, du Tourisme et de l’Artisanat Abakar Rozi Teguil, soutient que le festival est un moment unique de brassage et de communion. « C’est un exemple concret du vivre-ensemble. C'est un voyage à travers nos 23 provinces nos costumes vestimentaires traditionnels, nos danses traditionnelles et l'art culinaire. Ce grand rendez-vous culturel est de retour », a-t-il souligné.
Le ministre d'État, Secrétaire général à la Présidence Mahamat Ahmat Allahbo représentant le président de transition estime que la dimension culturelle dans l'équipe l'harmonie et l'épanouissement de l'homme n'est plus à démontrer. Cette dimension n'est pas à ignorer dans le renforcement de l'unité et la consolidation de la cohésion sociale à l'échelle d'un pays, dit-il. « Cette année 230 jeunes venants de 23 provinces seront formés dans la formulation des projets et les 3 meilleurs projets seront financés ». La culture joue un rôle déterminant dans l'éducation, elle leur inculque de nombreuses valeurs humaines notamment le respect, l'acceptation, l'écoute, l'ouverture, le civisme et la solidarité envers d'autres humains, a-t-il dit.
La cérémonie a été clôturée par des danses de 23 provinces composées de plusieurs communautés.
Noël Adoum
72h après la proclamation des résultats provisoires du référendum constitutionnel par la commission nationale chargée de l'organisation du référendum constitutionnel (CONOREC), la Cour suprême (CS) a confirmé la victoire écrasante du Oui ce 28 décembre 2023.
La délibération a eu lieu dans la grande salle rouge de la Cour suprême en présence des membres de la CONOREC et du cabinet civil de la présidence.
M. Samir Adam Annour, président de la CS, a confirmé, lors de sa lecture de délibération, la victoire du bloc du oui contre le non. Contrairement aux résultats de la CONOREC qui consacre la victoire, le Oui avec 86% des voix, la CS a revu ses chiffres légèrement à la baisse, 85,90% des voix avec un taux de participation revu à 62,86%.
La CS a aussi indiqué le rejet des requêtes de certains protestataires qui ont formulé la demande d'annulation de ce scrutin à l'instar du parti socialiste sans frontières ou encore du bloc fédéral. « Les irrégularités constatées par ces partis politiques n’entachent en rien la régularité du scrutin », a affirmé le président de la Cour suprême. Sur les 22 296 procès-verbaux transmis à la CS a annulé 936 pour certaines irrégularités.
Interrogé par Ialtchad Presse, Dr Baba Ahmat Baba membre du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), une coalition de 15 partis politiques affirme qu'ils s'attendaient à ce résultat, qu'il estime biaisé d'avance. « Nous ne sommes pas surpris. Nous le savons d'avance que cette forfaiture allait être validée par la Cour suprême qui est à la solde de l'exécutif », dit-il. M. Baba annonce bientôt des actions citoyennes d'une grande envergure pour barrer la route, à ce qu'il qualifie de fraude électorale sans vergogne. Contrairement à Dr Baba, le porte-parole du Mouvement patriotique du salut (MPS), ancien parti au pouvoir se réjouit plutôt de résultats définitifs et invite ceux qui ont boycotté à revenir à la raison pour refonder le Tchad. «Une large majorité des Tchadiens a parlé et a décidé du sort de ce pays. Ceux qui sont à côté qu'ils se ressaisissent et regagnent le bateau, ils sont le temps de réfléchir. Tout est ouvert », dit-il. Pour ce qui est de la non-reconnaissance de la constitution par certains groupes tels que le GCAP ou encore la fédération de l'opposition crédible (FOC), Me Padaré affirme qu'ils finiront tôt ou tard par reconnaître la victoire.
Il est important de noter qu'après ces résultats définitifs, le chef de l’État dispose de 15 jours pour promulguer la nouvelle Constitution qui consacre la forme de l’État unitaire « fortement décentralisé ». Cette Constitution mettra en place la Ve République et ouvrira la voie à la présidentielle, aux législatives, sénatoriales et communales pour un retour à l’ordre constitutionnel.
Abderamane Moussa Amadaye
La Fédération des Étudiants du Privé du Tchad (FEP) a décerné le prix de jeune engagé et patriote de l'année au président de l'Association de l'Action Citoyenne pour le Développement (ATCD) Bakhit Abdoulaye Chaïbo ce mardi 26 décembre 2023 au quartier Bololo.
Le président de la FEP, Ahmat Annour Oumar affirme que la FEP a fait plusieurs activités en moins de 6 mois. Parmi ces activités figure la récompense de 1 million pour un citoyen qui a ramassé 15 millions à terre et l’a restitué à son propriétaire, 20 bourses accordées aux jeunes bacheliers dont 3 pour l'étranger, 70 ordinateurs remis à de jeunes bacheliers, etc.
Selon lui, les activités organisées par l'ATCD sur ses fonds propres sans rien attendre de l'État ont été faites par patriotisme « servir est une chose et faire du volontariat en est une autre », a-t-il dit.
Le président de l'ATCD Bakhit Abdoulaye Chaïbo estime que seuls les actes comptent, « l'assistance sociale envers les personnes est plus importante que tout autre ». Il a exprimé sa reconnaissance envers ces étudiants qui sont venus l'honorer et leur a promis qu'il sera toujours à leur côté.
Après lui avoir décerné l'attestation de reconnaissance, la FEP a expliqué le projet de vouloir former de jeunes étudiants en anglais. Et la première édition sera baptisée promotion Bakhit Abdoulaye Chaïbo.
Noël Adoum
Lors d’un point de presse ce 26 décembre 2023, le Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) appelle à une révolution populaire. Décision prise suite aux résultats provisoires du scrutin référendaire du 17 décembre qu'il estime soutenu par des puissances étrangères est une déclaration de guerre au peuple tchadien, selon le groupe
Pour Max Kemkoye, porte-parole du GCAP, les résultats provisoires du scrutin référendaire est une grave ignominie, la pure fable électorale la plus dangereuse de l'histoire du Tchad soutenu par des puissances étrangères. Il estime que ces puissances et chancelleries ont imposé depuis le 21 avril 2021, Mahamat Idriss Deby malgré les exactions graves, les tueries de masses, les répressions des manifestants ou encore le trucage du référendum. La transition est toujours applaudie des deux mains par ces derniers. « Face à nous autres qui résistons, les propositions alléchantes et menaces de mort sont les lots quotidiens de notre existence », dit-il. M. Kemkoye. Il ajoute, « ces propositions et menaces de mort ne viennent pas seulement de ceux qui gouvernent, mais aussi de ces puissances étrangères qui véritablement dirigent notre pays », a-t-il dit le regard empli de colère. Il affirme que les résultats du vote référendaire sont des pures inventions et ont été proclamés sous haute surveillance militaire. « Si ces résultats reflétaient sincèrement le suffrage exprimé par le peuple tchadien, qu'est-ce qui justifie cette peur bleue au point où ceux qui se trouvaient dans cette salle malgré le cordon immense de sécurité étalent tellement gênés aux entournures ? C'est parce qu'ils ont volé. Et le voleur ne peut jamais être à l'aise malgré qu'il soit à l'affût de tous les pas silencieux du propriétaire ».
M. Kemkoye. Il précise que pendant qu'ils proclamaient les résultats, la vie de la République se jouait ailleurs en ce sens qu'aucun Tchadien en dehors de ces imposteurs ne se sentait concerné par cet événement. « L'imposture et le vol ont encore douché l'espoir des Tchadiens. Ces résultats, c'est une déclaration de guerre au peuple tchadien. C'est le second coup d'État de Mahamat Idriss Deby », dit-il.
Le porte-parole estime que le GCAP a utilisé toutes les avenues diplomatiques possibles de dialogue, mais tout est foulé au pied par ces puissances étrangères et organismes régionaux, internationaux. «Face à ce mépris pour nos vies désormais sacrifiées, une seule option s'impose désormais à nous si nous voulons nous libérer. C'est la révolution populaire. Car, avec l'organisation de ce scrutin puis ces résultats, il n'y a plus de démocratie qui vaut. Il n'y a plus d'élections par lesquelles, il faut espérer un changement », affirme M. Kemkoye, la voix tremblante de colère.
Selon le GCAP, cette constitution va accentuer le sous-développement, elle sera un véritable vecteur de division des Tchadiens. « Vous aviez vécu la dictature du père, vous subirez davantage celle du fils. Un glaive qui pourfendra tout ce qui unit y compris dans vos familles ».
Pour le GCAP, l'ère est à l'engagement patriotique pour barrer la route à la dictature que veulent imposer les impérialistes tapis dans l'ombre. « Les impérialistes n'arrêteront leur manœuvre en nous imposant la dictature Itno que si nous, unis, leur tenons tête. La liberté ne se donne pas, elle s'arrache. Notre destin ne doit plus se décider pas à Paris, Washington ou Doubaï. Hourra la résistance, hourra la liberté », conclut, M. Kemkoye.
Abderamane Moussa Amadaye
Le directeur général adjoint (DGA) de l'Autorité de régulation du secteur pétrolier Aval du Tchad (ARSAT) M. Hassan Adoum Younousmi dit avoir démantelé un réseau de contrebande en carburant cet après-midi dans un quartier de la capitale tchadienne, N’Djamena, « il y a deux semaines, l’ARSAT avait lancé un avertissement à tous les contrebandiers de carburant de se conformer à la loi. Grâce à la collaboration avec le service de renseignement deux grands réseaux ont été démantelés une station et un réseau bien structuré ».
Le DGA explique que le réseau de contrebande est une station-service au quartier Diguel. Elle a mis en place un dispositif qui consiste, après avoir reçu le carburant légalement de la raffinerie de Djarmaya, tout est dépoté grâce à un tuyau souterrain, qui alimente, à l'arrière de la station un réseau de distribution en carburant. « Nous sommes sur le terrain, tout contrevenant pris, répondra de ces actes devant les juridictions compétentes de la République ».
il dit s'engager à faire face à tous ceux qui s’adonnent à cette pratique jusqu'au démantèlement de tous les réseaux de contrebande.
Ousmane Bello Daoudou
Dans une conférence de presse, le 25 décembre, jour de Noël, la Coalition des actions citoyennes, Wakit Tama a critiqué sévèrement les résultats provisoires publiés par la commission nationale chargée de l'organisation du référendum constitutionnel (CONOREC).
Pour Bédaou Oumar Caman, membre de Wakit Tama, section société civile, le peuple a démontré sa maturité lors du scrutin en créant un désert référendaire. « Le peuple a largement désavoué le processus référendaire. Ne pas le reconnaître est donc un choix explicite du pouvoir pour passer en force ». M. Caman. estime que les résultats provisoires de la CONOREC est une fraude massive « bien organisée et adossée à l'excellente machine à frauder du MPS » qui fragilise le tissu social tchadien en ouvrant une porte à une crise politique entre les forces vives et le pouvoir. Son organisation, dit-il, a décidé de se ranger du côté du peuple et recommande au gouvernement de transition la tenue d'un vrai dialogue entre les différents acteurs de la scène politique, de la société civile et des politico-militaires. Wakit Tama invite les Tchadiens à se mobiliser pour barrer la route à cette mascarade électorale. Et à la communauté internationale de tirer les leçons de ce désastre frauduleux qu'elle a financé.
Pour finir, il invite les Tchadiens à considérer la gravité de la situation. Et à mettre leur énergie dans la recherche de la paix. « Personne ne perdrait, y compris le régime militaire en place qui visiblement travaille à confisquer le pouvoir. La gestion de la Transition en général et le référendum constitutionnel en particulier montrent des signes évidents de cet agenda », argumente-t-il.
Abderamane Moussa Amadaye
Comme à l'accoutumée tous les chrétiens du Tchad célèbrent la fête de la nativité (naissance de Jésus-Christ) ce lundi 25 décembre. Durant ces moments de réjouissances, les adultes offrent des cadeaux aux enfants et partagent de bons moments dans la joie qui est celle d'accueillir le Christ (nouveau-né, le divin enfant). La rédaction d'Ialtchad a interrogé le prêtre de l'archidiocèse de Ndjamena et administrateur de la paroisse Saint-Joseph Nandimangar Réné. Reportage.
Noël vient du mot Natalis, en latin, qui signifie « Naissance ». A l'époque, Il existe déjà une fête appelée « Natalis Dominis » c'est à dire la fête du seigneur. Le prêtre de l'archidiocèse de N’Djamena Nandimangar Réné relève que la fête de Noël est une grande fête qui marque la naissance du sauveur Jésus-Christ et se célèbre chaque 25 décembre de l'année, « Dieu a pris la condition humaine et est venu habité parmi nous et avait parlé par la bouche des prophètes, Saint Jean dit qu'il a prit chair de l’homme », a évoqué le curé.
Prêchant son homélie, il explique, « la fête de Noël est une nouvelle naissance dans notre vie, notre société, la naissance de Jésus-Christ en redonnant la chance à notre vie c'est la raison pour laquelle les chrétiens fêtent Noël ». Il ajoute, elle est la période par excellence pour faire des invitations et échanger des dons avec la famille, les voisins, etc. Et le plus beau cadeau doit être le pardon, une caresse offerte à la famille, un sourire échangé, la simplicité de la vie entre les chrétiens, dit-il. C'est une grâce, « Un enfant nous est né, un fils nous a été donné », a-t-il conclu son homélie.
Selon lui, contrairement à l'année passée célébrée dans un contexte difficile notamment les inondations et les événements de 20 octobre 2022, la fête de Noël de cette année, les chrétiens ont pensé aux moments sombres de leurs vies, notamment la question de la grève des enseignants dont les élèves sont à la maison et la non satisfaction du résultat de référendum, « on marche dans les ténèbres et la parole de Dieu nous aide toujours à surmonter les difficultés » qui selon lui, « Jésus Christ est la lumière qui éclaire le monde », dit l'administrateur de la paroisse Saint-Joseph. Il explique, Noël est une bonne nouvelle pour les peuples qui marchaient dans les ténèbres de la pauvreté, violence, l'exclusion dans notre époque. Et c'est des hommes et des femmes qui sont allés dénoncés et lutter contre les injustices.
Soulevant la question de Message des évêques du Tchad de Noël 2023, sur le thème, « Marchons ensemble dans la justice », le prêtre déclare que la justice est l'âme de l'évangile pour le fait que tous les prophètes ont parlé de la justice. Il poursuit, les évêques sont partis de la bible pour dire que la situation que les prophètes ont dénoncé dans le passé existe encore dans la société actuelle raison pour laquelle les évêques du Tchad appellent les gouvernants à être juste car, « la justice est une vertu et une force qui peut aider tout le monde ». Le prêtre conclu « qu'il ne suffit pas seulement de parler de la justice mais il faut vivre la justice ».
Noël Adoum







