jeudi 22 octobre 2026

Journal

Journal (1409)

L’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption AILC a fait une circulaire pour informer les ministères, établissements publics, collectivités autonomes, entreprises publiques, organismes, etc. Désormais, les manquements dans la commande publique au sein des départements ministériels, des établissements publics et des collectivités autonomes ne sont plus tolérés. Pour L’économiste Biaka Djoret Tedang, l’AILC n’est pas un juge, elle doit transmettre les rapports à qui de droit.

Le contrôleur général M. Ousmane Abderamane Djougourou dit ne plus vouloir être tendre avec tous ceux qui gèrent la gestion de la commande publique. À partir de ce mois, les irrégularités seront sanctionnées par la réglementation. Selon l’économiste Biaka Djoret Tedang, l’AILC n’a pas compétence à juger, elle ne peut que transmettre des rapports à qui de droit. « Elle n’a pas en réalité le plein pouvoir, elle a pour mission de contrôler, de documenter, d’alerter, de recommander et de transmettre. Mais elle ne peut pas se substituer au juge, ni au trésor public moins encore aux autorités disciplinaires », affirme-t-il. Il ajoute que ce que l’AILC peut encore faire de plus puissant c’est de produire des dossiers béton, traçables, documentés qui rendent la justice difficile à éviter en ajoutant une chose très importante qui consiste à rendre publics ces rapports.   

M.Tedang rappelle que l’AILC n’a pas besoin de liberté pour rappeler la loi. La loi est déjà en vigueur. Elle est supposée être connue de tous et en particulier de ceux qui sont chargés des marchés publics. Tout compte fait, l’AILC aura deux problèmes dans sa mission de lutte contre la corruption comme l’accès aux documents réels des comptes, dit-il. Par exemple, les contrats, les paiements, les décomptes des procès-verbaux de réceptions des infrastructures et le soutien institutionnel pour que ces constats ne finissent pas dans un tiroir.

Toujours selon l’économiste, les autorités tchadiennes ont tendance à ouvrir le robinet du contrôle quand le contexte le permet et le ferme quand ça touche des zones sensibles. « C’est sélectif » pourtant chef de l’État a clairement dit le 31 décembre dernier qu’il ne faut pas être sélectif. M. Djoret affirme, « c’est peut-être la sortie récente du premier ministre sur le chantier de réfectionnement du stade omnisports Idriss Mahamat Ouya qui a permis de donner un contexte à cette intervention de l’AILC ».

Kouladoum Mireille Modestine

La Secrétaire générale (SG) du ministère de la Santé publique et de la Prévention, Mme Toralta Nodjitoloum Joséphine a dirigé ce jeudi 8 la première réunion de la commission nationale de lutte contre les médicaments de qualité inférieure et falsifiés.

La commission est chargée de contrôler toutes les importations de produits pharmaceutiques qui entre au pays par voie terrestre, aérienne et fluviale. Une fois entrés, la commission vérifie la conformité des documents administratifs, la distribution et à la détention des produits pharmaceutiques suspects. « La mission de la commission consiste à prévenir, détecter, contrôler et réprimer toute activité liée à l’importation, à la distribution, à la détention et à la commercialisation de médicaments de qualité inférieure et falsifiés sur l’ensemble du territoire national », précise la SG. Elle a ensuite indiqué que les médicaments de qualité inférieure et falsifiés entrainent des complications rénales, des crises cardiaques graves, « ils sont dangereux pour la population».

Le directeur général de la pharmacie, du médicament et des laboratoires, Dr Ayoub Moussa Abderamane affirme que cette commission est multisectorielle et coordonne l’ensemble des activités de lutte contre les médicaments de qualité inférieure au Tchad. Les prochaines étapes à franchir par la commission dans sa lutte ont été définies lors de la rencontre avec des stratégies de déploiement des membres sur les points d’entrée dans le territoire pour contrôler tous les médicaments.

Mireille Kouladoum Modestine

Un faux communiqué attribué à la Direction générale des Douanes et des Droits Indirects (DGDDI) annonce une vente aux enchères est publié sur les Réseaux sociaux. Les douanes démentent organiser un pareil évènement, « aucune communication officielle n’a été faite ni par la DGDDI ni par le ministère des Finances », affirme nos sources. 

Les responsables des Douanes appellent le public à s’informer exclusivement auprès des voies officielles.

La Direction générale des Douanes et Droits Indirects (DGDDI) a reçu, hier après-midi, le ministre des Finances M. Tahir Hamid Nguilin. Objectif : évaluer les performances des administrations financières, notamment les Douanes.

Selon la DGDDI, le ministre à saluer les résultats remarquables réalisés par les Douanes. « Cela témoigne de l’efficacité des réformes engagées, du renforcement des dispositifs de contrôle et de l’engagement constant des femmes et des hommes de cette administration », a dit le ministre.

M. Tahir Hamid Nguilin a félicité l’ensemble du personnel pour cette performance en les exhortant à maintenir la dynamique pour consolider les acquis et contribuer durablement à la mobilisation des ressources publiques, indispensables au financement des politiques de développement.

En retour aux encouragements du ministre, le directeur général des Douanes M. Ousman Brahim Djouma a répondu, « grâce à l’engagement constant de l’ensemble du personnel, la Direction générale des Douanes et Droits Indirects, a enregistré un taux de réalisation de 127, 19 % par rapport aux prévisions budgétaires de l’année écoulée ». Il a ensuite exprimé des besoins de son administration avant de réaffirmer l’engagement des Douanes à redoubler d’efforts pour atteindre, voire dépasser, les objectifs assignés pour l’exercice budgétaire en cours. M. Djouma a conclu en soutenant, « les Douanes sont déterminées à poursuivre les réformes, à renforcer la lutte contre la fraude et à améliorer la qualité du service rendu aux usagers ».

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le vice-président du Syndicat Indépendant des Enseignants du Tchad (SIET), Tohou Koki Solo, menace de faire grève partir de ce jeudi, 8 janvier suite à l'arrestation du président National, Djimoudouel Faustin.

Selon le communiqué M. Faustin a été interpellé depuis le mardi 6 janvier aux environs de 10h30 par quatre agents de la coordination de la police judiciaire à bord d'un véhicule immatriculé CPJ 0013.

« Plus de 24 heures après, nous ne savons ni le motif ni le mobile de cette arrestation. Aucune plainte n'a été déposée à ce jour. Nos avocats se sont déployés à la coordination de la police judiciaire. On lui reprocherait entre autres choses d'inciter à la révolte, à la manifestation, d'usurpation de titre, et de trouble à l'ordre public. Nous rejetons ces chefs d'accusation farfelues, montées de toutes pièces contre le président, Djimoudouel Faustin », dit le communiqué.

Selon le SIET, à l'avant-veille de son arrestation, le ministre de l'Éducation Nationale et de la Promotion Civique, lors d’une sortie médiatique, a proféré des menaces à l'encontre du syndicaliste. Le SIET demande la libération de leur président et aux enseignants du public comme du privé de cesser leurs activités pédagogiques jusqu'à sa libération de leur collègue.

Le ministre de l'Aménagement du Territoire, Mahamat Assileck Halata s’est rendu hier 7 janvier à Ambitewa et de Macile Ab-koma, dans la commune du 1er arrondissement de N'Djaména. Objectif : la sécurisation foncière.

Selon nos sources, ce déplacement vise à délimiter les domaines de l’État et de planifier la viabilisation de ces deux localités récemment intégrées dans les réserves de l'État. La mission consiste aussi à clarifier les limites des domaines de l'État pour une meilleure gestion du foncier, prévenir les conflits liés à la propriété et la protection des réserves de l'État.

De plus, la mission, dit le ministère, permet de préserver les ressources naturelles et d’assurer une gestion durable de l’environnement. Toujours selon le ministère, la viabilisation d'Ambitewa et de Macile Ab-koma vise à améliorer l’accès aux services sociaux de base comme les voies d’accès, afin de faciliter la mobilité, la sécurité, le commerce et d'améliorer leurs conditions de vie.

Le Centre Diocésain de la Recherche Action en Alcoologie CEDIRAA a lancé la 4e édition de janvier sobre 2026 dans ses locaux au quartier Kabalaye, 3e arrondissement de la ville de la capitale tchadienne, N'Djamena.

Janvier sobre vise à s’abstenir de consommer de l'alcool et revoir ses priorités en ce début d'année. Différentes activités de sensibilisation contre la consommation de l'alcool sont prévues. « L'alcool est une drogue dans toute sa propriété chimique. Lorsqu'elle est consommée, elle a la capacité de modifier une ou plusieurs fonctions du système nerveux central d'un individu. La personne ne pourra pas jouir de toutes ses capacités mentales. L'alcool est également la troisième cause de mortalité dans le monde. Pas moins de 3 millions de décès par an », disent les organisateurs.

Le psychiatre addictologue Djimtolnan Yangar Étienne dit, « l'objectif de janvier sobre est d'amener les populations tchadiennes à une prise de conscience qui va les conduire à abandonner définitif la consommation d'alcool ».

Depuis la première édition de « janvier sobre », lancé en 2022 , beaucoup de personnes ont cessé de consommer de l'alcool grâce aux campagnes de sensibilisation et les services mis en place par le CEDIRAA au profit des personnes qui ont une addiction à l’alcool. « Nous avons eu de retour positif. C'est cela qui nous motive à célébrer janvier sobre chaque année. J’ai un témoignage poignant  a vous raconter. Un homme qui a réussi à ne plus consommer de l'alcool. Il a économisé pour construire chez lui », confie-t-il.

M.Yangar propose les services de son institution pour toute personne qui désire arrêter de boire de l'alcool par une cure sevrage. « La dépendance à l'alcool est une maladie, si on arrête de manière brusque sans les mesures appropriées, on peut faire une crise épileptique et en mourir. Il faut se présente dans une structure comme le CEDIRAA pour une prise en charge complète. J’appelle les Tchadiens à ne pas consommer de l'alcool. C’est une drogue et un poison qui tue à petit feu », dit-il.

Kouladoum Mireille Modestine

L'espace situé devant l'hôpital Sultan Kasser à l'entrée du grand marché central, le marché de légumes où les consommateurs N’djaménois achètent quotidienne leurs légumes manque cruellement de propreté.

Cet espace ressemble plus à un dépotoir d'ordures qu'un espace servant à la vente des aliments. Les usagers demandent les autorités communales à prendre leur responsabilité pour rendre  propre cet espace de commerce.

Le Contrôleur général de l’Autorité indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) M. Ousmane Abderamane Djougourou dans une note circulaire signé ce mardi 6 janvier appelle les ministères, établissements publics, collectivités autonomes, entreprises publiques, organismes, agences ou offices créés par l’État, personne de droit privé appel au respect du Code du Marché Public.

Il est écrit dans note indique que les missions menées par l’AILC, ont mis en évidence des manquements graves et récurrents dans la gestion de la commande publique au sein des départements ministériels, des établissements publics et des collectivités autonomes. Ces manquements graves sont, dit la note, l’inexistence de plans annuels de passation de Marché public, l’absence d’appel d’offres malgré l’atteinte des seuils réglementaires, le non-respect des seuils de passation et d’approbation prévus par les textes en vigueur. Outre ces irrégularités, s’ajoutent les pratiques de surfacturation, des paiements effectués sans service rendu, la multiplication d’avenants sans justification ou au-delà des seuils.

Toujours selon la note, les contrôles ont également révélé des cas de fractionnement artificiel de marchés destinés à éluder les procédures légales. « L’ensemble de ces pratiques constitue une violation caractérisée du cadre juridique de la commande publique et expose les finances publiques à des risques élevés de gaspillage et de détournement », peut-on lire dans la note. La même note rappelle également que les décrets du 15 et 21 décembre 2020 portant code des marchés publics fixe les seuils de passation, de contrôle et d’approbation de marchés publics s’imposent à toutes les parties contractantes.

Enfin, la note affirme qu’à partir de janvier 2026, la violation des dispositions et des textes précités seront sanctionnés comme prévu par la réglementation en vigueur sans préjudice des poursuites administratives, disciplinaires, civiles ou pénales qui seront engagées en fonction de la gravité des faits.

Mireille Kouladoum Modestine

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le ministère du Pétrole, des Mines et de la Géologie alerte le public sur les activités frauduleuses constatées. « Des personnes mal intentionnées créent de faux profils avec le nom de la ministre du Pétrole des mines et de la géologie, madame Ndolénodji Alixe Naïmbaye pour tenter d'escroquer les citoyens », dit le communiqué.

À travers ce communiqué, le ministère dit informer le public que la ministre ne dispose qu’aucun profil sur n'importe quel réseau que ce soit. « Toute communication officielle du ministère émane exclusivement des canaux officiels, pas par les réseaux sociaux », écrit le ministère.

Enfin, le ministère appelle les citoyens à signaler tout profil suspect. Et ne jamais répondre à des sollicitations financières ou personnelles prétendument envoyées par le ministère. Les actions sont en cours pour identifier et poursuivre en justice les auteurs de ces escroqueries, peut-on lire.

Mireille Kouladoum Modestine

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