247 retournés volontaires sont rentrés dans la nuit du vendredi à N’Djamena, capitale tchadienne. Ils ont été accueillis à l'aéroport international Hassan Djamouss par le Secrétaire général du Ministère, de l'action sociale, de la solidarité et des affaires humanitaires Adoum Attor Annour, représentant la ministre Zara Mahamat Issa.
Cette opération de retour a été coordonnée de manière avec les ministères des Affaires étrangères, de la Santé, de la Femme et d’autres départements sectoriels, en collaboration avec l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).
Engagé à soutenir les Tchadiens en situation de vulnérabilité à l’étranger, à préserver leur dignité et à garantir leur retour en sécurité sur le territoire national.
Les 247 retournés sont hébergés dans trois centres sociaux mis à disposition par le ministère de la Femme. L’accueil dispose des moyens roulants, des ambulances pour la prise en charge de cas médicaux, d’un dispositif sécuritaire assuré avec l’appui du Ministère de la Sécurité publique.
S’adressant aux retournés, le Secrétaire général du Ministère Adoum Attor Annour les a rassurés, au nom de Madame la Ministre, qu’ils regagneront leurs familles respectives après les opérations d’enregistrement prévues dans les prochains jours. Il a également souligné qu’ils bénéficieront d’un accompagnement social adapté afin de faciliter leur réinsertion socioéconomique au sein de leurs communautés d’origine et leur contribution au développement national.
Selon le ministère, toutes les dispositions ont été prises dans les centres d’accueil pour garantir une prise en charge complète des retournés en attendant les prochaines étapes d’enregistrement et d’accompagnement.
Mireille Kouladoum Modestine
L’assemblée générale de la Conférence des évêques du Tchad ouvert le 2 décembre a pris fin ce vendredi 12 dans la capitale tchadienne, N’Djamena.
Les évêques ont livré leur traditionnel message de Noël. Ils appellent à une réconciliation nationale.
Cette Assemblée générale arrive à un mois de la célébration de l’année jubilaire de l’espérance. Les évêques ont touché du doigt le fonctionnement et les défis des diocèses ainsi que la situation socio-économique et politique du Tchad. Ils ont demandé d'accorder une amnistie générale aux prisonniers qui selon eux serait un acte fort d'apaisement et de construction d'un vivre ensemble.
Pour le prélat tchadien, le peuple tchadien fait partie intégrante de ces hommes et femmes que Dieu vient visiter et réconcilier à Noël et qu'il veut les libérer de la peur de l’autre, des divisions, de la haine, des injustices et des inégalités qui mettent à mal le vivre ensemble.
Les évêques ont demandé que cette réconciliation soit authentique. Et pour l’être, elle ne peut être séparée de la vérité, de l’amour, de la justice et de la paix, affirment-ils
« La réconciliation ne se limite pas seulement à résoudre des désaccords, elle inclut également la guérison des blessures », disent les évêques.
Le message de Noël indique qu'au cœur d’une démarche de réconciliation, se situe le pardon réciproque qui nécessite généralement plusieurs étapes qui consistent à surmonter les injustices ou les souffrances subies, écouter l’autre et essayer de comprendre son point de vue, présenter des excuses sincères, s’engager enfin à changer pour éviter la répétition des mêmes erreurs.
Ils ont également touché les grandes institutions que sont le Sénat, l'Assemblée nationale et les. Conseils provinciaux et communaux. Pour les évêques, la mise en place de ces institutions devait donner forme à un État de Droit, mais le pays connaît plutôt un déficit démocratique. Ceci se fait remarquer constat se manifeste par l’imposition de certaines autorités incompétentes, le manque de transparence dans les réformes constitutionnelles et institutionnelles, ainsi que l’absence de vrais débats politiques inclusifs.
Enfin, les évêques demandent à la médiature de la République de jouer pleinement son rôle d’instrument de vraie réconciliation.
Kouladoum Mireille Modestine
Le premier ministre chef du gouvernement Ambassadeur Allah-Maye Halina a posé ce jeudi 11 décembre la première pierre marquant le déroulement des travaux pour l’extension du centre hospitalier de l’amitié Tchad-Chine. La cérémonie qui s’est déroulée au sein de l’hôpital Tchad-Chine a vu la présence de l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Chine au Tchad Wang Xining, quelques membres du gouvernement, les présidents des grandes institutions. Cette extension de l’hôpital de l’amitié Tchad-Chine témoigne de l’importance que les autorités accordent à la question de la santé car sans la santé, il n’y a point de développement. Aussi, cette nouvelle phase de développement de cette structure sanitaire vise à renforcer les capacités d’accueil, et à améliorer la qualité des soins et services aux populations. L’agrandissement de l’hôpital de l’amitié Tchad-Chine entre dans le cadre de coopération entre les deux pays qui vise à moderniser les infrastructures sanitaires au bénéfice des tchadiens. Les autorités tchadiennes comptent doter toutes les 23 provinces des centres hospitaliers universitaires.
Le groupe Assana spécialisé dans la médecine moderne en collaboration avec le fonds africain de développement et de de coopération économique organisé du 10 au 11 décembre dans un hôtel de la capitale tchadienne, N'Djamena. C’est la 2ème édition du forum africain de la santé. Ces assises sont une occasion pour parler des investissements et les financements des infrastructures sanitaires. Les représentants des différents pays africains et leur partenaire stratégique la Turquie étaient présents.
Ce congrès se tient en prélude à l'installation en janvier 2026 de ACIBADEM qui offre des services de soins de santé avec des matériels modernes. Le Tchad sera doté désormais des services en Chirurgie Cardiaque et vasculaire, urologie, orthopédie, esthétique, générale et gynécologique. Selon les organisateurs l’impératif est d'unir les forces, les compétences et les ressources pour bâtir une Afrique capable de prendre en charge sa propre santé.
Le président de Assana groupe Ainin Waliou affirme que l'Afrique se trouve aujourd'hui à un tournant décisif en matière de santé. « L’urgence est de penser à comment réduire les coûts de soins à l'étranger et comment favoriser la coopération interafricaine. Raison pour laquelle ce congrès se veut un cadre d'action », dit M. Walliou. Toujours selon lui, l’objectif est de construire des partenariats, des projets et une vision pour améliorer la santé du continent africain. Il ajoute que l'Afrique n'a jamais manqué de talent, de compétences ou de volonté. L’Afrique, dit-il, réclame désormais la coordination, l'audace et l'action commune immédiate.
Le représentant du fonds africain de développement et de coopération économique Yacouba Abdoulaye soutient que les défis sanitaires auxquels fait face l'Afrique appelle à une innovation et des investissements stratégique. Ce congrès représente selon lui, une plateforme essentielle des décideurs publics et privés, des professionnels de la santé, des partenaires techniques et financiers afin de bâtir un système de santé fort. L'engagement du fonds africain de développement et de coopération économique au Tchad s'articule sur 4 axes : garantir le financement ou les infrastructures sanitaires, accompagner les investisseurs publics et privés, soutenir les projets de renforcement des capacités du personnel médical et stimuler les partenariats structurant.
M. Yacouba Abdoulaye assure que les décisions qui naîtront de ce congrès auront un impact direct sur la qualité de prise en charge médicale.
La représentante du président de l'ordre national des médecins du Tchad madame Kheba Foba rassure le Groupe Assana de l'appui constant et sa collaboration de son institution en tant que garant de la pratique médicale au Tchad. Pour elle, le système de santé au Tchad est en progrès avec le nombre des spécialistes qui augmentent tous les jours.« Nous avons vu vos réalisations et nous rêvons de ça pour notre pays. Vivement que vous vous installez au mois de janvier prochain comme prévu pour que nous avançons main dans la main afin de sauver la vie de nos concitoyens », a-t-elle indiquée.
Kouladoum Mireille Modestine
Le ministère des transports, de l’aviation civile et de la météorologie nationale organisé le 2ème atelier national de présentation des résultats de l’observatoire régional des pratiques anormales sur les principaux corridors de l’Afrique Centrale.
C’est l’inspecteur général de ce ministère M. Akouya Tchalet qui a représenté la ministre Fatimé Goukouni Weddeye à cette cérémonie. Il a affirmé que la libre circulation des personnes et des biens est une condition importante pour la circulation sous régionale. Les difficultés à cette libre circulation limitent les taux d’échanges intracommunautaires qui se situent à 3% à peine et place la région Afrique Centrale parmi les moins intégrés au monde. Toujours selon lui, ce 2ème atelier permettra donc de présenter les derniers résultats des recherches sur le terrain, faire le suivi des recommandations du 1er atelier, évaluer les progrès réalisés, et rédiger les nouvelles recommandations en fonction des avancées.
Le Directeur de la recherche appliquée et de la coopération Dr Ignace Kamga Tchwaket a soutenu qu’au-delà des lois, les États doivent disposer des mécanismes efficaces et de dispositifs incitatifs pour atteindre les objectifs de cette facilitation des échanges et la mise en place de l’observatoire régional des pratiques anormales sur les principaux corridors de l’Afrique Centrale. « L’observatoire est un instrument spécialisé capable de suivre et d’analyser en continu la nature, le volume et le fonctionnement des échanges économiques transfrontaliers », dit-il. Selon les intervenants, les études qui ont été menées par l’observatoire ont permis d’identifier les contraintes de dédouanement au port de Douala et les difficultés au poste de contrôle surtout aux frontières.
Pour l’inspecteur général Akouya Tchalet, les corridors de l’Afrique Centrale ne sont pas que de simples voies de circulation. « Ils représentent des artères qui irriguent les économies, renforcent les liens de solidarité des peuples et les infrastructures et conditionnent la compétitivité des États ». Il affirme que la contraction des échanges, la hausse des couts logistiques, la fragilisation des chaines d’approvisionnement, la perte d’attractivité économique et l’affaiblissement de la souveraineté économique constituent des défis que l’observatoire des pratiques anormales doit relever. C’est pour répondre à ces défis que les études conduites dans les corridors Douala-Bangui, Douala-N’Djamena et Yaoundé-Libreville ont permis la constitution d’une base d’indicateurs harmonisés et reconnus parmi lesquelles la mise en place de la brigade mixte CEMAC et l’amélioration progressive de la transparence des contrôles.
M. Tchalet demande aux participants de s’atteler à formuler des recommandations précises, pragmatiques, ambitieuses et aptes à éclairer les décisions.
Mireille Kouladoum Modestine
Une mission conjointe de ministère de l'élevage et de la production animale, du Projet Régional d'appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS 2) Tchad et l'Association pour la Promotion de l'Élevage au Sahel et au Savane (APESS) au Tchad séjourne dans la province du Lac.
Après l'accord Transfrontalier entre la région de Diffa au Niger et la province du Lac au Tchad signé par les deux gouverneurs en 2024, l’APESS, a organisé des ateliers pour la mise en place de comités départementaux des transhumances dans les départements de Kaya (Bagasola), Fouli (Liwa) et Mandi (Bol) qui a eu lieu du 1er au 10 Décembre.
Les présentations ont ete faites respectivement Par OUSMANOU OUMAROU Secrétaire général de APESS, Mahamat Moussa Abderamane responsable de Suivi évaluation de la délégation provinciale de l'élevage et de la production animale du Lac et Alhadji Mahamat Djidda cadre de la DSSP au ministère de l'élevage.
M. Ousmanou Oumarou a présenté son organisation et ses différentes réalisations et le processus qu'elle a conduit dans la facilitation de la signature de l'accord cadre bilatéral entre le region de Diffa et la province du Lac et les leçons tirées de ce processus.
M. Mahamat Moussa Abderaman a lui aussi parlé de l'accord cadre Diffa/Bol et le plan d'action issu du cadre de concertation.
Pour les présentateurs, la Transhumance est un pratique ancestrale mais cruciale pour notre économie rurale, « elle nécessite une organisation efficace pour relever les défis actuels », disent-ils. Toujours selon eux, elle favorise la gestion des ressources pastorales, la prévention des conflits agriculteurs éleveurs et l’adaptation aux changements climatiques. Il faut rajouter à cela la modernisation et l'encadrement de la mobilité pastorale en cohérence avec les programmes de développement rural. Il faut également prévenir les conflits liés à l'accès aux ressources naturelles, favoriser une coexistence apaisée entre agriculteurs et éleveurs.
En Somme les comités doivent être des dynamiques, inclusifs, capables de coordonner les actions et devenir des véritables instruments politiques de stabilité locale.
Ousmane Bello Daoudou
Lors d’un point de presse tenu hier vendredi, l’association Féminine Tchadienne Ronel Culture a annoncé les préparatifs de la foire de la Noël et de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), nommé le « Village du Père Noël et de la CAN ». Il se tiendra du 12 décembre 2025 au 18 janvier 2026,
Au programme : un espace de jeux pour enfants, un village dédié à la projection des matchs de la CAN, des plateformes d’exposition. Cette initiative a pour objectif d’apporter de l’aide et du réconfort aux orphelins, aux démunis, aux personnes nécessiteuses et aux enfants en situation de rue.
Selon la présidente de l’association, Mme Mandedje Laotol Sylvie, ce village mettra en lumière la force, la créativité et la détermination des femmes entrepreneures, moteurs d’une économie résiliente et innovante. « En cette période de fin d’année, l’association souhaite créer un espace d’échange et de valorisation de talents ». Elle lance un appel à la générosité du public pour venir à la rencontre de ces femmes courageuses. « Derrière chaque stand, il y a une histoire. Ces femmes ne sont pas seulement cheffes d’entreprise, elles sont des modèles, des architectes du changement et des sources d’inspiration pour la prochaine génération », affirme-t-elle.
« Chères exposantes, le succès de cette foire vous appartient. Chers visiteurs, votre générosité fera la différence. Ouvrez vos cœurs et vos porte-monnaie. Plongez dans l’ambiance de Noël et de la CAN, et venez soutenir nos entrepreneures. Que ces jours soient remplis de belles affaires, de rencontres enrichissantes, de joie contagieuse et d’actes de générosité inoubliables », exhorte Mme Mandedje Laotol Sylvie.
L’atmosphère se charge déjà de la magie des fêtes, de la ferveur du football et de l’énergie de l’entrepreneuriat. Au-delà des lumières et des animations, le véritable esprit du « Village du Père Noël et de la CAN » est sa mission solidaire. « Noël est une période de partage, et nous avons tous la responsabilité de tendre la main », conclut la présidente.
NDM
Le Maire de la Ville de N’Djamena M. SENOUSSI HASSANA ABDOULAYE et le Directeur Général Adjoint des Douanes NELDJI ISMAEL KONDOL se sont rendus au port sec de N’Guéli pour constater l’achalandage de la circulation provoqué par l’accumulation inhabituelle de camions transportant des marchandises.
Sur place, les deux responsables ont observé un afflux exceptionnel des camions poids lourds qui obstruent les voies d’accès et perturbe le trafic routier dans la zone.
Une situation qui s’explique selon les autorités par plusieurs facteurs : les perturbations récentes de la chaîne logistique consécutives à l'élection présidentielle au Cameroun, ainsi que la reprise progressive du trafic avec le Nigeria, après la fin de la saison des pluies.
M. NELDJI ISMAEL KONDOL a fait savoir aux responsables des Syndicats des Commissionnaires Agréés Douanes que la Direction Générale a instruit ses services de travailler en rythme intensifié, y compris les samedis, afin d'accélérer les opérations de dédouanement pour désengorger le site. L’objectif est de fluidifier rapidement la circulation, de garantir la sécurité des usagers et d’assurer la continuité des échanges commerciaux.
M. SENOUSSI HASSANA ABDOULAYE a, lui, annoncé des mesures pour, dit-il, restaurer la fluidité urbaine, « les services municipaux procéderons à un déguerpissement des occupations anarchique des voies publiques dans le secteur de Nguéli et ses alentours ».
La Mairie et les Douanes affirment collaborer étroitement pour rétablir un trafic normal et en veillant à ce que le port sec de N’Guéli conserve son rôle de plateforme logistique majeure au service des opérateurs économiques et du commerce extérieur du pays.
Le Directeur général des Douanes et Droits indirects M. Ousman Brahim DJOUMA et le Directeur général du Conseil des Chargeurs Tchadiens (COC Tchad) M. Hamid DJOUMINO ont signé vendredi 05 décembre dernier un protocole d’accord. Objectif : améliorer la compétitivité des chaînes logistiques desservant le Tchad.
Ce partenariat disent les deux directeurs généraux est une étape décisive dans la coopération entre les deux institutions. Une coopération qui vise en priorité la sécurisation du commerce extérieur, la simplification et l’harmonisation des procédures, la modernisation des outils d’information ainsi que le renforcement de la transparence sur les corridors logistiques.
M. Ousman Brahim DJOUMA a salué l'initiative qui selon lui, vient sceller une collaboration fructueuse qui permettra de fluidifier les opérations de dédouanements des marchandises, gage d'une mobilisation optimale et sécurisation des recettes.
Cet accord est qualifié d'historique par le Directeur général du COC Tchad pour rendre fluide les activités des transporteurs.
Pour les deux responsables ce partenariat est un levier majeur pour renforcer le commerce extérieur, réduire les coûts, les délais logistiques, et améliorer l’environnement des affaires au Tchad.







