samedi 24 octobre 2026

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Bientôt, le Tchad va souffler sur sa 62e bougie. Pays enclavé étendu sur une superficie de 1284000 km carrés, le Tchad a été proclamé République le 28 novembre 1958 puis indépendant le 11 août 1960. Sujet à plusieurs hostilités, la terre de Toumaï, ancêtre de l'humanité n'a jamais ravi ses filles et ses fils à cause des intérêts égoïstes. la célébration d'un anniversaire ambitionne une évaluation de performances, des enjeux et des défis. Le peuple tchadien est-il réellement indépendant ? Pourquoi le Tchad entre-t-il souvent dans ses histoires en reculant ? Chronique.

Dans cinq (05) jours, une cérémonie de prise d'armes va se tenir à la place de la nation tchadienne pour commémorer les 62 ans d'indépendance du Tchad. L'ambiance ne saurait être que les rythmes des fanfares les cadences des différentes troupes peut-être aussi les discours. Mais avec quel enjeu ? D’abord, qu'est-ce que le Tchad, terre de Toumaï ancêtre de l'humanité à bénéficier de sa liberté de disposer de lui-même depuis 1960 ? A moins de convaincre les Tchadiens d'un autre pays que celui qui n'a eu que des guerres comme legs. Difficile d'avouer, mais aujourd'hui, la plupart des Tchadiens regrettent même, d'être nés Tchadiens.

Tout est chaos et sur tous les plans.

Commençons par la politique qui n'a fait que diviser les Tchadiens de différentes aspirations depuis les indépendances. Aucune institution crédible et stable jusqu'à nos jours n'est assise. Les partis politiques se versent dans la démagogie et la poursuite des gains faciles au détriment des citoyens. L'éducation se noie au jour le jour rendant incertain l'avenir des jeunes tchadiens. Les universités publiques forment sur les bases de curricula qui ne répondent pas au marché de l'emploi augmentant exponentiellement le nombre des diplômés sans emplois. Sur le plan sanitaire, la plupart des Tchadiens se soignent à l'indigénat soit chez les vendeurs de médicaments de la rue. Dans nos villages, les agriculteurs et les éleveurs toujours à couteaux tirés. Des attitudes qui impactent négativement le développement de ce secteur tertiaire très répondant à l'économie tchadienne. Aucun impact des ressources minières, ressenti par les Tchadiens. Les revenus pétroliers n'ont servi que pour l'achat des armements et non pour le développement local. Les tronçons de voyages sont abandonnés livrant ainsi, les passagers à des périls imminents. Les autorités peuvent-elles convaincre le peuple d'un résultat probant découlant de l'indépendance ? Difficile à notre avis. Alors nous avions eu plus de 60 ans pour quel résultat ?

Le Tchad entre cette fois encore dans une autre histoire suite au décès du maréchal Idriss Deby Itno le 21 avril 2021. Une transition militaire enclenchée avec pour objectif, organiser un dialogue national inclusif et souverain. Le pari serait-il tenu à la date du 20 août tel que prévu? Toujours les politiques, ils ne sont pas unanimes et certaines sensibilités évoquent qu'il faut qu'un organe paritaire soit mis sur pied. La liste des participants, l'agenda, les critères et le projet du règlement intérieur divisent encore, car rien n'est clair assurent certains Tchadiens. Voilà un autre Tchad qui se dessine dans une histoire qui recule. Que disent les politico-militaires après cinq mois de négociation peu reluisante ? Toujours difficile à concevoir ce sort réservé aux 16 millions des Tchadiens désemparés à tout temps. Un peuple qui croupit sans cesse dans la misère. Même pour le simple gaz butane les ménages à N'Djamena devenus des noctambules crient au désarroi. Et ce, après plus de 60 ans d'indépendance ?  Ces assises devraient être une ultime occasion pour sortir le Tchad du bourbier des décennies.

Moyalbaye Nadjasna

Dans le cadre de notre chronique santé, la rédaction d’Ialtchad discute avec un spécialiste en santé publique sur quelques maladies transmissibles et non transmissibles qui sévissent dans notre société. Dr Ferdinand Djerandouba, spécialiste en santé publique et consultant à l’Unicef de N’Djamena. Il nous parle de la maladie de l’Hémorroïde.

D’après les explications de Dr Ferdinand Djerandouba, l’hémorroïde est une inflammation et la dilatation excessive des veines hémorroïdaires pouvant causer des crises douloureuses. Pour lui, une bonne hygiène de vie limite les risques d’inflammation et lorsqu’une crise survient, des médicaments permettent de le traiter. Dans certains cas d’après lui, la chirurgie se révèle nécessaire.

Il explique que tout individu peut présenter un épisode hémorroïdaire à un moment ou à un autre de sa vie.  Il poursuit plus loin que la constipation est la principale cause des crises hémorroïdaires, car elle entraîne des efforts de poussée répétés pour l’évacuation des selles. Par ailleurs, une alimentation pauvre en fibres et une hydratation insuffisante provoquent le durcissement des selles, et rendent leur évacuation problématique et peuvent contribuer à la survenue d’une crise. Pour lui certains aliments semblent également favoriser les crises, notamment les viandes, les plats épicés, le café, le thé, les colas et divers alcools.

D’après lui, on observe par ailleurs que les crises hémorroïdaires qui se produisent plus fréquemment dans certaines familles. Certains facteurs augmentent la pression abdominale et, par conséquent, la dilatation des veines situées près de l’anus : le surpoids, la position assise prolongée ou la constipation chronique souligne-t-il. Encore plus loin d’après ces explications le  manque d’exercice, la position assise prolongée ainsi que des efforts physiques violents ou spécifiques (cyclisme, équitation par exemple) peuvent également favoriser les crises.

Chez la femme enceinte relate-t-il, il n’est pas rare que des hémorroïdes notamment apparaissent à la fin d’une grossesse ou après l’accouchement. La pression due à l’utérus, la constipation chronique pendant le dernier trimestre de la grossesse ou dans les semaines qui suivent la naissance, ainsi que les contractions lors de l’accouchement font enfler les veines et augmentent le risque de crise hémorroïdaire, souligne-t-il.

Préventions

Pour lui certaines mesures générales (hydratation, lutte contre la constipation et activité physique) peuvent permettre de prévenir les hémorroïdes. C’est pourquoi souligne-t-il qu’il est fortement conseillé de veiller à ce que les selles soient régulières et molles, en adoptant par exemple une nourriture riche en fibres alimentaires (fruits, légumes, céréales complètes) et en consommant beaucoup d’eau-conseil, t-il.

Deuxièmement selon Dr Ferdinand Djerandouba  la pratique de l’activité physique, quelle qu’elle soit, en évitant toutefois le cyclisme et l’équitation. Le mouvement, les exercices physiques réguliers activent la circulation et la digestion et préviennent ainsi la formation d’hémorroïdes. Pour lui il est nécessaire de suivre la règle valable pour toutes les affections veineuses : plutôt marcher ou se coucher que rester debout sans bouger, ou assis de manière prolongée conseil, t-il.

Traitements

D’après Dr Ferdinand Djerandouba, le traitement des hémorroïdes repose sur des médicaments contre la douleur, pendant 1 à 2 semaines. Dans certains cas, une ligature ou une sclérose des vaisseaux hémorroïdaires distendus, voire une opération chirurgicale, se révèle nécessaire. Pour lui les médicaments dits veinotoniques sont également prescrits dans le traitement des crises d’hémorroïdes, souligne-t-il. La prévention des rechutes repose sur la prévention de la constipation : hydratation suffisante, alimentation riche en fibres, activité physique régulière, précise-t-il.

Djénom Josiane

L'association Jeunesse Solidaire de la CEMAC section du Tchad a organisé ce jour 6 août au Centre Tente d'Abraham dans le 5e arrondissement de la ville de N'Djamena, la passation de service au cours de laquelle le nouveau coordonnateur élu, Mahamat Tahir Hamid a pris officiellement fonction. Reportage.

En présence d'un nombre important du bureau sortant et sortant que la cérémonie de passation de service a été organisée ce 6 août dans la grande salle du centre tente d'Abraham. L'ancienne coordinatrice, Naima Ahmat Bein a passé officiellement le bâton de commandement au nouveau capitaine du navire de la JS-CEMAC en la personne de Mahamat Tahir Hamid. Pour Naima Ahmat Bein, ancienne coordinatrice, l'association Jeunesse Solidaire de la CEMAC section du Tchad naquit en 2019 sous son mandat pour renforcer l'intégration sous-régionale s'est vue impactée par la pandémie à Corona virus. Elle ajoute que malgré cette difficulté, le mandat a été axé sur le rassemblement. « Ça n'a pas été facile mais cela doit continuer avec la nouvelle équipe. Je vous en courage à faire plus que nous », a-t-elle martelé. Le désormais numéro 1 de la JS-CEMAC, coordonnateur National Mahamat Tahir Hamid se dit reconnaissant du travail abattu par l'équipe sortante. Il souligne qu'il n'y aura pas un ancien ou niveau membre à la JS CEMAC. « Nous allons travailler en synergie pour qu'enfin l'intégration sous-régionale soit une réalité », a-t-il affirmé.

Signalons que la JS-CEMAC section du Tchad est une association créée en 2019 qui a pour objectif, de soutenir les institutions républicaines des pays de la CEMAC et de promouvoir l'intégration sous-régionale.

Abderamane Moussa Amadaye

Après quelques semaines des ventes subventionnées initiée par l’Office national de la sécurités alimentaire (ONASA), son directeur général a fait un point de presse ce samedi 6 août. Il affirme que son organisation est sur le point d’atteindre son objectif avant de préciser, que les ventes doivent se poursuivre jusqu'à épuisement des stocks. Reportage.

Abakar Ramadane directeur général de l’ONASA  dit que l’objectif  fixé par son organisation est sur le point d’être atteint. Cette opération va se poursuivre jusqu'à épuisement des stocks prévu, dit-t-il. Pour le directeur  de l’ONASA cette  opération lancée depuis le 19 juillet est la première du genre à N’Djamena. Elle vise à baisser  les prix des denrées afin de soulager le panier de la ménagère. Cette dernière ne ressemble pas  à celle organisée dans les années précédentes. «  Nous avons décidé de décentraliser les points de vente dans chaque arrondissement de la ville de N’Djamena et les localités environnantes. Au Total 26 points de ventes ont été ouverts pour les faciliter l’accès des denrées aux populations durement touchées par la hausse vertigineuse de prix sur les marchés ».

Il ajoute que cette stratégie efficace vise à atteindre directement chaque ménage dans les quartiers de la capitale et surtout, tuer dans l’œuf toute tentative d’appropriation des produits destinés aux nécessiteux par les commerçants véreux.  « Après deux semaines d’opérations de ventes, l’impact de notre stratégie d’action est bel et bien perceptible et vérifiable sur les marchés. La tendance des prix de céréales est à la baisse ; Le riz qui se vendait à 26.000FCFA est redescendu à 22 .000FCFA tout comme le mil et le maïs qui a atteint la barre de 40.000 FCFA se vendent aujourd’hui à 28.000FCFA, voire 29.000 FCFA », renseigne-t-il.  Rappelons que le gouvernement a mis à la disposition de la population de Ndjamena  120.000 sacs de céréales. C’est dans le but d’apporter un coup à cette inflation  galopante que l’ONASA a décidé d’intervenir  de manière agressive pour vendre à des prix accessibles les Céréales. Les Riz à 12.500F, le Maïs, Sorgho et le Mil à 10.000F.

Pour cette année, le gouvernement a pris la décision de mettre plus de  60.000 tonnes de vivres, toutes catégories confondues sur l’ensemble du territoire  tchadienne, afin de faire face aux urgences humaines.

Haoua Adoum Ibeth

Les sensibilités nationales et interafricaines continuent leur plaidoyer pour la réussite de la transition au Tchad. L'association dénommée PARTENARIAT interafricain pour le développement  a initié une rencontre de réflexion à l'intention de quelques organisations de la société civile au ce samedi, 6 août au centre Al-mouna. Cet échange est placé sous le thème : quels apports de la société civile dans la résolution des conflits pendant et après la transition au Tchad. Reportage.

Assurer un climat de paix et de sérénité avant, pendant et après la transition, tel est le leitmotiv de cette journée de réflexion organisée par l'association dénommée PARTENARIAT interafricain pour le développement (PAID). Selon le président d'organisation Adam Tchari Adam, le PAID a pour vocation de prôner  la bonne gouvernance afin d’amener les concitoyens à vivre librement. Il soutient que tous les citoyens doivent collectivement participer à la gestion pays. L’objectif principal dit-il, est d'approuver les voies de dialogue, la tolérance face à la situation actuelle que traverse le Tchad.

Quelle contribution de la société civile dans la résolution des conflits  pendant et après la transition au Tchad, enjeux, défis et perspectives? C'est la question fondamentale autour de laquelle les idées se sont croisées. La vie socio-économique et politique du pays a été parcourue en si peu de temps. Pour la présidente du PAID Alkhadara  Zena Abderahim,  il faut promouvoir  la voie du dialogue surtout inclusif et souverain. Ce qui peut  induire la tolérance et la paix telle est la préoccupation et l'aspiration de l’ensemble nous évitons la vie dure pendant la période et après la transition. Cette  des Tchadiens, assure-t-elle. Cette journée de réflexions déclare-t-elle, va  permette de détailler les bonnes recommandations  qui visent à renforcer les capacités des  organisations. Mais également à promouvoir la cohésion  sociale et le vivre ensemble au sein de nos différentes communautés, insiste-t-elle. « Partager les expériences et recueillir les contributions des participants ainsi que les recommandations  sont les objectifs spécifiques de cette journée de réflexion. la société civile a pour rôle les apports pour un dialogue abaissé dans le contexte transitoire au Tchad' », a conclu Mme Alkhadara  Zena Abderrahim.

Sangnoudji  Francine

Depuis quelques jours des rumeurs font état de la destitution du maire de la commune du 2ème arrondissement municipal de N’djaména Youssouf Mahamat Yaro. Est-il destitué ? que lui reproche-t-on ? Yaro s'est ouvert à l'équipe Ialtchad Presse ce 5 août 2022.

 Au sujet de sa destitution, le Maire du 2ème arrondissement confie qu'il est en poste et dément formellement tout ce qui se dit sur lui. Il affirme que c'est un complot orchestré par Adji Kerim, un délégué de quartier et délégué au bureau politique du MPS du deuxième arrondissement. Il relève que le problème est parti d'un conflit de prise de parole lors de la dernière caravane du MPS organisé dans le 2ème arrondissement en perspectif au DNI. « Lors de la cérémonie j'ai été désigné de dire le mot de bienvenue entant que maire de cet arrondissement et le délégué Adji n'a pas voulu ». a-t-il affirmé. Il ajoute, « Adji qui serait frustré, a convoqué quelques conseillers municipaux proches de lui au Conseil d'arrondissement du MPS pour procéder à ma destitution sur instruction parait-il du Secrétariat du MPS de N'Djamena et désigné Djibrine Tchéré nouveau maire. Ce qui est complètement est faux » dit-il.

Le Maire souligne qu’on ne le reproche ni de la gestion administrative, ni financière mais juste d'un règlement de compte dont l'objectif est de le bouter de cet arrondissement. « Le conseil a été induit en erreur, je suis Maire du 2ème arrondissement » a-t-il déclaré. Le Maire Youssouf Mahamat Yaro ajoute, Adji Kerim n'est pas à son premier coup, « il y'a un temps, Adji Kerim et Djibrine Tchéré étaient venus dans mon bureau pour que je le nomme Secrétaire de l'arrondissement mais j'ai dit que je le ferai après avis du conseil ».

Le maire de la commune du 2ème arrondissement se dit confiant et rassurant quant à la poursuite de ses missions à la tête de la Mairie. « Quand on est leader surtout rigoureux, on n'y peut échapper aux contre-pied mais nous devons les acceptés et continuer à travailler calmement et sereinement afin d'atteindre les missions qui nous a été conférées » conclut-il.  

Abderamane Moussa Amadaye

La mutuelle des femmes de Mandouli (MUFEMA), province du Logone occidental ont procédé ce vendredi à N’Djamena, capitale tchadienne, au lancement officiel du projet « lutte contre les pratiques discriminatoires : sensibilisation et formation ». L’objectif de cette campagne est de promouvoir les initiatives de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) au Tchad. Reportage.  

Malgré le dynamisme noté dans la prise en charge et l’insertion des personnes vulnérables, beaucoup restent à faire pour l’amélioration des conditions de vie des personnes vulnérables. C’est dans ce contexte que la mutuelle des femmes de Mandouli (MUFEMA), a lancé officiellement ce vendredi le projet dénommé « lutte contre les pratiques discriminatoires : sensibilisation et formation ». L’objectif de ce projet est de contribuer à l’amélioration socioéconomique des femmes et des jeunes filles à travers la lutte contre l’expulsion des femmes au foyer après la mort de leurs maris et de sensibiliser les parents des jeunes filles sur les mariages précoces.

Pour la présidente de la MUFEMA, Mme Bolina née Larnam Tébéro Martine, depuis sa création en 2005, la raison de l’existence de la MUFEMA est de soulager la souffrance des femmes soumises à des conditions humiliantes et dégradantes. Selon elle, cette mission fondamentale s’est traduite au cours de son existence par de nombreuses réalisations. Larnam Tébéro Martine souligne que ce projet vise à identifier toutes les femmes discriminées et expulsées de leurs foyers après la mort de leurs maris en utilisant des techniques de sondage et d’entretien. Elle ajoute aussi que le projet permettra de former 50 ménages monoparentaux et de sensibiliser 20 parents des filles contre les mariages précoces, le maintien des filles à l’école et 30 filles seront formées en matière des droits humains.

Prévu pour un délai d’exécution d’un an, le projet est financé par l’ONG ACRA Tchad d’une valeur de 5 millions 560.000 F CFA et va permettre d’améliorer des conditions socioéconomiques des femmes et des jeunes filles. Pour cela, la mutuelle des femmes de Mandouli en collaboration avec un cabinet a préparé un plan d’action d’assurance sociale à l’échelle de la zone du projet pour contribuer au renforcement de la résilience des femmes et des jeunes filles vulnérables aux effets néfastes des VBG et la précarité économique dès la conception de ce projet.  

Dans les pas de la présidente de la MUFEMA, le représentant de la cellule de liaison et de formation des associations féminines (CELIAF), Dillah Romain, pense que le projet de la mutuelle des femmes de Mandouli est inscrit dans le grand projet des défis de lutte contre les violences basées sur le genre et permet de contribuer à l’égalité des sexes. L’animateur précise que cela va permettre d’amener les femmes et les filles à être émancipées et à être autonomes. Le représentant de la CEELIAF souligne que le projet couvre 6 zones du Tchad, dont les 2 Logones, le Mandoule, N’Djamena, le Moyen Chari et le Salamat.  

Créée en 2005, la mutuelle des femmes de Mandouli initie ses membres à la création des activités génératrices de revenus et lutte contre les mariages précoces et les mutilations génitales, mais aussi sensibilise les communautés sur les maladies.

Jules Doukoundjé

Le lancement officiel de la campagne de sensibilisation citoyenne à l’adhésion populaire au Dialogue Nationale Inclusif (DNI) a été lancé ce jour vendredi, 5 août 2022 au sein de la commune du 2e arrondissement de N’Djamena par l’Association Chad Innovation. Reportage.

En présence du maire de la commune du 2e arrondissement, des conseillers municipaux et de la population que la cérémonie de la campagne de sensibilisation citoyenne à l’adhésion populaire au Dialogue Nationale Inclusif a été lancé par le l’Association Chad Innovation.

Pour Sefanassour Al Mahi, coordonnateur de Chad Innovation pour la ville de N’Djamena, cette campagne est initiée par le Ministère de la Réconciliation et le Dialogue en déléguant la tache aux associations locales. Il affirme que cette campagne vise à sensibiliser la population de la ville de N’Djamena et plus particulièrement celle du 1er, 2e et 3e arrondissement pour le DNI. Il soutient que plusieurs équipes vont faire les porte-à-porte, les caravanes, etc, pour faire comprendre à tout Tchadien l’importance du DNI. « Aucun Tchadien ne doit être sous informé du DNI et pourra contribuer même avec la moindre idée à sa réussite et enterrer définitivement la hache de guerre », a-t-il déclaré. Il ajoute aussi  que le problème du Tchad n’est pas seulement politique ou économique, il est aussi social, « nous allons  sensibiliser la population afin de donner une importance au DNI et régler nos problèmes internes », affirme-t-il.

Youssouf Mahamat Yaro, maire de la commune du 2e arrondissement affirme que cette cérémonie consiste à donner les clés de la commune à l’Association Chad Innovation. Il estime cette campagne tombe bien avec le DNI qui se tiendra d’ici quelques jours à N’Djamena. Pour lui, « le vivre-ensemble est mis en mal depuis un temps par des politicards, cette sensibilisation permettra à coup sûr d’éveiller la population afin de refermer la plaie », dit-il.

Abderamane Moussa Amadaye

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