Depuis le lundi 14 mars, les cours sont suspendus au collège d’Abena dans la commune du 7e arrondissement. Pour cause, la direction de l’établissement a surpris quelques élèves en train de participer au jeu de hasard et un second groupe qui jouait action et vérité un jeu d’amour. Après la convocation des parents, la tutrice d’un élève a mal pris la correction de l’administration et cela a soulevé les autres élèves contre les enseignants. Reportage
Les portes des salles de classe et la direction du CEG d’Abena sont hermétiquement fermées. La cour de l’école est déserte, et cela depuis 4 jours déjà. Pour cause, le comportement inapproprié de certains élèves dans la cour de l’établissement. Abdel-bassid Mahamat Yacoub Dabio, Directeur du CEG d’Abena explique qu’un groupe des élèves qui se réuni dans la cour de l’école et qui jouent à un jeu qu’ils ont nommé « action et vérité ». « Le jeu consiste à appeler une fille, lui demander de montrer ses seins et aussi avec combien de garçons elle a couché. Ensuite, on lui demande de se déshabiller et il appelle un garçon qui vient coucher elle. Quelques élèves sont venus signaler à la direction qui a mis la main sur cette bande d’élèves », a-t-il précisé. Il souligne qu’en plus de cette bande, il existe un groupe d’élèves qui joue au jeu de hasard. La direction a convoqué les parents d’élèves qui se sont présentés. Mais parmi eux, la tutrice d’un élève injurié les directeurs des études et les surveillants de tous les maux. A-t-il ajouté « la réaction de la dame a fait que les élèves sont sortis des salles de classe pour jeter des cailloux sur les enseignants. La hiérarchie est saisie et a instruit les enseignants de quitter l’établissement. Depuis ce jour l’établissement est resté fermé parce que les enseignants se sentent menacés », affirme-t-il.
A l’initiative du directeur du CEG, une rencontre a eu lieu ce jeudi 17 mars chez le chef de carré numéro 30 du quartier Chagoua Abdelkader Béchir pour chercher des solutions à ce problème. On prit part à cette rencontre, les enseignants, les représentants de l’inspection départementale de l’éducation nationale, la direction et les chefs de carré. Au menu des échanges, sensibiliser les parents d’élèves pour attirer l’attention de leurs enfants quant à leur comportement déviant. Assurer la sécurité des enseignants pendant les heures de cours. Après échange, les parties prenantes se sont mises d’accord sur deux choses après la reprise de cours. Il s’agit notamment de convoquer les chefs de classe et les parents d’élèves vendredi 18 mars pour les sensibiliser.
Mireille Kladoum Modestine
Ousmane Bello Daouda
Les discussions entre les politico-militaires continuent. Les délégations des mouvements armés sont au repos aujourd’hui après plusieurs jours des débats houleux entre eux. Une entente ne s’est pas dégagée après la suspension de 72h accordée par les Qataris pour permettre aux politico-militaires d’arrimer leurs positions.
Hier, un délai supplémentaire de 48 heures a été donné par les Qataris pour arriver à un résultat. Au moment de publier ces informations, 3 groupes se sont formés selon des affinités politiques. Chacun de ces 3 groupes a désigné ses délégués pour entamer les négociations avec le gouvernement. Chaque politico-militaire peut adhérer au groupe qu’il veut en fonction des conditions qu’il pose.
À titre d’exemple, celui qui veut rentrer avec le minimum de condition n’adhère pas au groupe qui réclame par exemple la modification de la charte. Les discussions devraient en principe commencer demain vendredi ou au plus tard samedi.
Des cas de la rougeole ont été enregistrés dans plusieurs districts sanitaires de la commune de N’Djamena. Parmi ces districts sanitaires, c’est celui du Sud de la capitale tchadienne qui aurait enregistré le plus de cas. Pour lutter contre la propagation et la contamination, le médecin chef de district Sud exhorte les populations à faire vacciner leurs enfants. Reportage.
La rougeole est une maladie contagieuse et virale qui se manifeste par les éruptions cutanées. Les signes apparents sont : avoir des yeux rouges, écoulement nasal, parfois la bouche rouge et accompagnée des fièvres. Cette maladie apparaît souvent dans les zones sahéliennes, en période de forte chaleur, et touche souvent les enfants de de 0 à 5 ans.
Pour le médecin-chef de district de N’Djamena Sud, Dr Besso Ernest Mahamat, le district sanitaire de N’Djamena Sud a été déclaré épidémique depuis le mois de février dernier. Selon lui, le mois dernier, son district a notifié 4 cas qui ont été confirmés par le laboratoire. Dr Besso Ernest Mahamat révèle, dans sa zone d’intervention, jusqu’à présent, 22 cas ont été notifiés. Ces cas déclarés sont répartis comme suit : 11 au centre de santé d’Atrone, un cas au centre de santé de Boutalbagara, Harangadji a un cas notifié, l’hôpital Notre Dame des Apôtres a 4 cas, l’hôpital de l’Union a enregistré un cas, le centre de santé de la léproserie a un déclaré et confirmé, le centre de santé de SOS village d’enfant, un et le centre de santé de Ndjari a connu un cas.
Au sujet de la riposte, le médecin-chef de strict sanitaire de N’Djamena Sud souligne que pour toute la ville de N’Djamena, sur les 5 districts que compte la délégation provinciale de la Santé et de la Solidarité, 4 sont déjà déclarés épidémiques. Il estime que, vu cette situation, le district sanitaire de N’Djamena Sud ne peut pas organiser seul une campagne. Le médecin spécialiste en santé publique et nutrition, affirme que le Ministère en charge de la santé publique avec l’appui de ses partenaires ont décidé d’organiser du 23 au 25 mars prochain, une campagne de riposte, où tous les enfants de 0 à 5 ans seront vaccinés contre la rougeole. Il ajoute aussi que cette campagne de vaccination va leur permettre de rattraper les enfants qui ont raté la vaccination contre la rougeole l’année précédente. À propos de son district sanitaire, il note que les cas suspectés ou confirmés ont été pris en charge sur le plan médical.
Pour prévenir contre la rougeole, le médecin-chef de district sanitaire de N’Djamena Sud précise que la meilleure prévention, c’est la vaccination. Il demande aux parents de faire vacciner leurs enfants de 0 à 12 mois contre la rougeole. Il explique qu’une fois que l’enfant est vacciné, même s’il fait la rougeole, ce ne serait pas un cas qui entraînera la mort. Mais, il ajoute que si l’enfant n’est pas vacciné et qu’il contracte la maladie, son cas serait compliqué et cela pourrait causer sa mort. « La meilleure façon de prévenir la rougeole, c’est de se vacciner contre la rougeole, contre toutes les autres maladies évitables par la vaccination », dit-il. Pour le médecin, le district n’a pas encore enregistré les cas de décès liés à la rougeole. La plupart des cas sont des cas simples pris en charge à domicile.
Le Dr Besso Ernest Mahamat demande aux populations de son district sanitaire, de 23 zones de responsabilité, s’il y a des enfants qui ont des éruptions cutanées, des yeux rouges, ou des nez qui coulent, de les amener dans les centres de santé ou à l’hôpital le plus proche. Cela permettra de confirmer le diagnostic et d’isoler le malade. « Cette stratégie va permettre de réduire l’extension de la maladie ».
Jules Doukoundjé
L’association « Chad Environment Protection » (CEP) est installée à Kournari à environ 50 km de N’Djamena la capitale tchadienne. Elle veut apporter sa contribution pour la lutte contre l’environnement au Tchad. Le CEP produit du Charbon Bio d’une comestibilité très économique à un prix à la portée de toutes les bourses de ménages. Reportage.
L’association « Chad Environment Protection » (CEP) vise comme objectif la protection de l’environnement. Elle lutte aussi contre la déforestation, une véritable solution pour le phénomène de la désertification. La CEP fait un travail de recyclage des déchets. Elle fabrique des charbons bio à base de déchets végétaux sous la supervision de l’entrepreneur Mahamat Abdelsalam.
Le charbon bio est un excellent facilitateur de cuisine pour les ménages mêmes moyens. Il cuit rapidement les aliments et en un temps record. Les tenanciers des points de grillades peuvent faire usage de cette énergie pour répondre vite aux attentes de leurs clients. Ce combustible est d’une qualité remarquable. Il est également économique par sa longue durée, sans fumée ni odeur indésirable. Le Charbon Bio est vendu à seulement, 250 FCFA le kilogramme.
Ce combustible Bio peut frire un plat entier avec seulement un kilogramme. Le sac de 25 kilogrammes avec son foyer est vendu à 7 500 FCFA. La CEP utilise son propre fonds essentiellement pour la cueillette et le transport des déchets. Important, l’association « Chad Environnement Protection » (CEP) s’engage chaque année à planter 1000 plants. Une façon de contribuer positivement à préserver l’environnement.
Le Charbon Bio de l’association « Chad Environment Protection » (CEP), est disponible partout à N’Djamena. Il est un protecteur écologique. Contacts : 63590010 / 93268545
Moyalbaye Nadjasna
Un document de propositions, fuité, des politico-militaires circule dans les coulisses à Doha, au Qatar. Il s’agit d’un document d’un groupe dénommé « les mouvements politico-militaires et Alliés (MPMA) et le gouvernement. Ce projet attribué aux politico-militaires sera, dit-on, soumis aux discussions à la délégation gouvernementale. Contacté par la rédaction un opposant politico-militaire dément ce projet de proposition et parle d’une fuite orchestrée par des politico-militaires espions. In extenso, ci-dessus, les 20 propositions en question :
1- Les membres de toutes les institutions de la transition (CMT et Gouvernement) ne doivent pas participer aux premières élections post-transition/
2- Cessation de toute hostilité de quelle que nature que soit, de campagnes médiatiques de dénigrements.
3- Libération effective, immédiate et sans conditions de tous les prisonniers de guerres, prisonniers politiques et d’opinion par un décret spécial.
4- Procéder d’un commun accord au Désarmement-Démobilisation-Réinsertion (DDR) des combattants. Les dispositions de réinsertion doivent s’appliquer aussi aux militants civils exilés de retour au Tchad. Ils bénéficieront de l’aide à la création d’entreprises.
5- Création d’une véritable Armée nationale républicaine, apolitique, pluriethnique, creuset de la nation.
6- Création d’une Commission spéciale d’enquête quadripartite (CMT/Politico militaires et Alliés/Médiateur/Nations unies) afin de déterminer les responsabilités dans la disparition des prisonniers de guerres et que les coupables subissent la rigueur implacable d'une justice impartiale.
7- Création d’une Commission d’enquête, de recensement et d’évaluation des dommages perpétrés par l’armée tchadienne depuis18 ans dans la région de Korbol et environnants en indemnisation des victimes
8- La même Commission d’enquête spéciale doit mener ses investigations sur tous les autres crimes similaires dans les régions du Lac, Kanem, BET, les 2 Logones, Ouaddaï, Dar Sila, Salamat et autres.
9- Prise solennelle d’engagement du CMT de mettre fin immédiatement et sans conditions des répressions sanglantes et mortelles de toutes les manifestations pacifiques.
10- Participation des politico-militaires aux pouvoir à tous les structures de l’État et autres Institutions.
a- Exécutif
b- Législatif
c- Judiciaire et autres institutions de l’État Nationales et Internationales
11- Révision de la Charte de transition et participation équitable des membres des Mouvements politico-militaires et Alliés dans les organes de la transition.
a- le CMT (Conseil Militaire de transition)
b- le CODNI(Comité du Dialogue National Inclusif)
Outre les Mouvements politico militaires et Alliés, les membres de la société civile et partis politiques doivent intégrer le CMT.
12- Intégration des cadres civiles de retour d’exil dans la fonction publique (pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire) pour ceux qui le souhaitent.
13- Création d’une Commission vérité et réconciliation afin de renforcer la paix et la cohésion sociale.
14- Dans l’attente d’un nouveau gouvernement issu du DNI, tous les responsables civils et militaires coupables de crimes et délits doivent être traduits devant la justice.
15- Instauration d’un cessez-le-feu général, immédiat et concomitant sur l’ensemble du territoire national avant le démarrage du Dialogue national inclusif.
16- Le pays médiateur et les institutions internationales (ONU, UA) seront sollicités pour garantir le suivi et le respect des engagements pris lors de la signature du présent document par le CMT et les MPMA.
17- Reformuler la structure et la composition des Forces mixtes Tchad-Soudan avec l’implication des politico-militaires.
18- Après l’accord de paix, les MPMA qui souhaitent contribuer à l’édification de la démocratie, pourraient s’ériger en parti politiques. À cet effet, une procédure spéciale accélérée devra être adoptée afin de légaliser une liste collective des partis inscrits.
19- Création des trois (3) Commissions tripartites (CMT-MPMA-Organisation de la société civile)
- Politique et Juridique,
- Défense et Sécurité,
- Économique et sociale
20- La Commission constituée du pays Médiateur, de l’ONU, l’UA, pays limitrophes et organisations sous régionales, afin de garantir la sécurité des Mouvements politico militaires et Alliés avant, pendant et après le Dialogue National inclusif.
Les mouvements signataires sont : ADR, CNR, FACT, FPN, FSR, MPRT, UFCD, UFDD, UFR, CCSMR, FNDJT, RAFAD, ACTUS PRFE, NAR, CNRD, MAR, MJST, MDJT et FPL.
La question de la participation des médias privés pour la couverture médiatique du pré-dialogue de Doha avec les politico-militaires a fait l’objet de deux rencontres ce jeudi 17 mars 2022 à la maison des médias.
La première rencontre s’est tenue dans la matinée avec les organisations reconnues de la presse qui sont l’Union des Journalistes Tchadiens UJT, l’Union des Radios privées du Tchad URPT et autres. Au cours de la première rencontre, un certain nombre d’actions sont arrêtées pour exprimer leur désapprobation vis-à-vis des autorités. Une journée sans presse est décrétée.
La deuxième rencontre de l’après-midi est organisée par le collectif des médias privés créé pour la circonstance. Le collectif a balayé d’un revers de main les décisions prises par les organisations de presse légalement reconnues. Ce collectif demande aux médias privés de ne pas assurer la couverture médiatique du dialogue national inclusif à venir. Un délai de 48h a été donné par le collectif au ministre de la Communication porte-parole du gouvernement afin de trouver une solution urgente à leur revendication. Toutefois, le collectif aura une rencontre demain avec le ministre de la Communication.
Depuis un certain temps, la police et la gendarmerie nationale ont pris l’initiative de présenter les personnes appréhendées au cours de leurs opérations à la presse. Ces personnes présumées sont traitées de tous les noms d’oiseau lors de la cérémonie de présentation. Cette manière a amené le ministre de la justice chargé des droits humains Mahamat Ahmad Alhabo à sortir une note qui interdit aux procureurs et substituts d’assister à ces genres de cérémonies. Reportage.
Cette note est signée depuis le 11 mars prochain avant le départ du ministre pour Doha. Mais elle est rendu publique que ce 15 mars 2022. Le ministère de la justice fait remarquer dans la circulaire que le ministère en charge de l’administration du territoire et de la sécurité publique excelle dans une pratique qui consiste systématiquement à présenter dans leurs locaux, avec un grand renfort médiatique, toutes personnes appréhendées par les agents de la police nationale ou de la gendarmerie au cours de leur opération. Et ce, très souvent en présence des représentants du ministère publique.
La note instruit les procureurs de la République ou leurs substituts à ne plus assister à la cérémonie de présentation de ces personnes appréhendées pour quelque motif que ce soit. Pour le ministre, ces personnes qui sont exposées sous les projecteurs et caméras au cours d’une cérémonie sont qualifiées de voleurs, malfrats et bandits de grands chemins. Cette pratique ternit l’image de l’institution judiciaire du pays a-t-il noté. Pour le ministre de la justice, ces personnes sont des présumées coupables et comme tel, il n’est pas question qu’on leur attribut des qualificatifs avant leurs procès. Il fait mention des dispositions de l’article 11 de la charte universelle des droits de l’Homme du 10 décembre 1948 pour appuyer sa thèse. L’article dit que « Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumé innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établit au cours d’un procès public ou toutes les garanties nécessaires à sa défense lui aurait été assurée ».
Le ministre de la justice chargé des droits humains indique que ces pratiques n’ont pour seul objectif d’humilier et porter ainsi atteinte à la dignité de ces personnes présumées innocentes et constituent des actes de traitements inhumains, dégradants et humiliants. Il rappelle que cette pratique est interdite par les dispositions de la déclaration universelle des droits de l’Homme ainsi que la charte de transition de la République du Tchad dans son article 10.
Kouladoum Mireille Modestine et
Ousmane Bello Daoudou
Les déguerpis de N’guéli ont exprimé leur mécontentement ce matin à travers une manifestation dans leur ancien site. Ils revendiquent leur réhabilitation effective sur le nouveau site qui leur a été accordé à Toukra et leur dédommagement.
Ils ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène par les forces de l’ordre et de sécurité. Ils estiment que les ordres donnés par le feu président Idriss Deby Itno au ministère de l’Aménagement du territoire et celui des Finances pour les octroyer un nouveau site et les dédommager ne sont pas exécutés. Rien, disent-ils, n’a été fait pour eux. Ils affirment être obligés de se faire entendre autrement.
Pour eux, les autorités ne les ont pas saisis pour discuter du problème du nouveau site et de leur dédommagement. Ils affirment avoir envoyé des correspondances aux autorités compétentes, mais aucune d’entre elles n’a daigné répondre. Les déguerpis ont décidé de manifester tous les mercredis pour se faire entendre.







