Lors d’un point de presse animé cet après-midi, 22 août, le président du Cadre des Jeunes Leaders pour le Maintien de la Paix et la Stabilité au Tchad (CJLPST) Keïnodji Carmel Ndilmaye dit soutenir l'Armée nationale tchadienne (ANT) dans ses devoirs de défense du territoire national. Et invite les rebelles à déposer les armes.
À la suite des récentes attaques rebelles au nord du pays, le CJLPST dit suivre l'engagement patriotique que mènent les vaillantes forces de sécurité pour assurer la sécurité territoriale du pays. Le président de cette organisation affirme, « c'est avec dévouement et courage que l’ANT assume sa mission régalienne au service de la nation en sécurisant nos frontières du Nord et à l'Est du pays », dit-il. Pour lui, cette réussite est le fruit du président de transition (PT) Mahamat Idriss Deby. Il salut cet engagement et invite les leaders de la société civile, les partis politiques et l'ensemble des forces vives de la nation à œuvrer sans relâche aux côtés de l’ANT pour la défense de la patrie et le maintien de la paix au Tchad.
Aussi, il invite la jeunesse à faire bon usage des réseaux sociaux. « Dernièrement des individus aux intentions douteuses ont relayé sur les réseaux sociaux le décès du président Mahamat Idriss Deby Itno, alors que c'était faux. Cette manipulation a pour objectif de saper la paix et la quiétude », dit-il. Il demande aux jeunes de ne pas croire ce qui est relayé sur les réseaux sociaux. Vérifiez toutes les informations à la source ou dans les médias officiellement reconnus, dit-il.
Le CJLPST réitère son soutien à la transition et dit soutenir la politique de la refondation du Tchad. L’organisation invite les politico-militaires à déposer les armes et revenir au pays pour une refondation solide.
Abderamane Moussa Amadaye
Ce lundi 21, août 2023 a eu lieu la cérémonie officielle de remise des équipements informatiques et bureautiques au Cadre National de Concertation Politique (CNCP) par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au siège de CNCP dans le 8e arrondissement de la capitale tchadienne.
Plusieurs équipements entre autres des ordinateurs, des imprimantes, des rames de papiers et des blocs-notes ont été remis au CNCP. Ce soutien vise à renforcer les capacités des partis politiques dans l’organisation des élections au Tchad qui se pointe à l'horizon.
Le représentant adjoint du PNUD, Yacine Kouadio souhaite que le Tchad réussisse sa transition vers un avenir démocratique et pluraliste. Il a appelé toutes les forces politiques à redoubler d’efforts pour poursuivre le dialogue constructif afin de renforcer le fragile consensus national qui sous-tend la transition. Il affirme que le PNUD investit dans l’inclusion, la transparence et le renforcement de la confiance. « Dans le cadre de notre mandat sur le renforcement des institutions, nous nous engageons à créer des conditions égales en soutenant les plateformes et les processus qui facilitent le dialogue et le renforcement des capacités tout en renforçant les institutions et les structures nationales engagées dans le dialogue politique et améliorer la confiance entre les représentants des partis politiques », dit-il.
Le coordonnateur du CNCP, Dr Nasra Djimasngar, s’est dit satisfait par cette aide du PNUD. La remise de don intervient au moment où son institution est en train de se préparer pour lancer officiellement les échéances électorales pour le retour à l’ordre constitutionnel, a-t-il indiqué.
Noël Adoum
Par le biais de son président Bakhit Abdoulaye Chaibo, l'association tchadienne pour l'action citoyenne et le développement (ATCD) à remis ce 21 août une somme de 1 000 000 de F CFA à un citoyen pour son geste qualifié de patriotique par cette organisation.
Alkhassim Mahamat Lambo qui a ramassé par terre une somme perdue de 15 millions de F CFA par terre et les a restitués à son propriétaire à la suite d'un communiqué fait à la radio DJA FM a été honoré par l’ATCD qui lui a remis une rondelette somme de 1 000 000 F CFA.
M. Bakhit Abdoulaye Chaibo, président de l'ATCD qualifie la restitution de 15 millions à son propriétaire d'acte d'honnêteté de civisme. Selon M. Bakhit, l'ATCD est une organisation qui sensibilise à la citoyenneté. Et c'est dans cette optique qu'il veut encourager Alkhassim. « C’est un citoyen honnête et un modèle pour la nouvelle génération. Nous devons l'encourager pour son acte très remarquable. Ce n'est pas du tout facile de trouver ces genres des personnes qui sont dignes et honnêtes dans la vie, notre jeunesse doit s'inspirer », dit-il.
M. Alkhassim Alkhassim Mahamat dit être reconnaissant, « Dieu nous a recommandé d'être honnête et nous devons être exemplaire pour les jeunes tchadiens et au-delà », a laissé entendre le récepteur.
Abderamane Moussa Amadaye
12 mois sur les 24 mois sont presque épuisés depuis que la seconde phase de la transition s’est enclenchée. Il ne reste plus qu’une année pour clore cette seconde phase de transition. En attendant les échéances électorales prochaines, quel est le bilan à mi-parcours?
Globalement il n’y a pas de grandes réalisations qui ont changé la vie des Tchadiens pour leurs faire sentir les prémices de la refondation du pays. Il n’y a que du « parlage » comme diraient les « tirailleurs sénégalais ». Il n’y a que de la politique « politicienne » dans un Tchad de plus en plus fragile. Le tout sur un ton guerrier du président de transition (PT), et un autre ton mi-moqueur mi-ironique de son Premier ministre.
Le premier, le PT Mahamat Idriss Deby s’est fendu d’un direct, sur la page Facebook de la présidence, en plein désert pour démentir, sur un ton guerrier, les nouvelles sur les combats entre l’armée tchadienne et la rébellion du Conseil de Commandement Militaire pour le Salut de la République (CCMSR) aux confins nord du pays. Dans ce qui se ressemble à une base arrière aux bâtiments climatisés, on voit le PT entouré de ses généraux, son Chef d’État-major, du chef des Renseignements généraux, du ministre de la Défense et de son puissant ministre et Directeur de cabinet civil, expliquant en Arabe locale les raisons de son déplacement. Et surtout affirmant attendre de pied ferme les rebelles. « Vous avez 2 options à votre choix. Si vous voulez la paix, la porte est ouverte. Si vous voulez la guerre, je vous attends ici à Kouri. », dit-il. Cela annonce une transition sur le pied de guerre et une paix qui s’éloigne, premier signe annonciateur, peut-être, d’une transition qui va s’éterniser.
Le second, le Premier ministre de transition (PMT) Saleh Kebzabo a démontré, il y a quelques jours lors d’une entrevue à nos confrères camerounais de la télévision Équinoxe que le bilan de la transition est négatif en esquivant la question, tout en reconnaissant la difficulté pour lui, de parler de bilan. D’abord, il récuse le titre « de principal opposant » au chef des Transformateurs Succès Masra, en ironisant sur son retour, le moquant, en le désignant de « communicant » et non d’homme politique. Ensuite, il a reconnu qu’il y a eu trop des morts le 20 octobre 2022 en qualifiant toujours la manifestation d’insurrection populaire. Enfin, il s’est lancé, pour justifier ce bilan négatif, en s’appuyant sur les 50 ans de guerre fratricide. Deuxième signe d’une transition qui va jouer, peut-être, les prolongations.
Entre temps, les Tchadiens sont fatigués de cette transition qui a un bilan négatif à mi-parcours. Parce que leur quotidien est difficile : pas de perspectives, pas d’électricité, pas d’emplois, mal gouvernance, inondations, guerre en perspectives, nominations claniques et fantaisistes, conditions du futur referendum contestées, etc. Alors qu’est-ce qu’il y a de positif sous la transition? Rien, sauf l’air que les Tchadiens respirent, mais jusqu’à quand? La perspective d’une guerre est presque inévitable d’autant plus que les voisinages sont en déliquescence. La guerre. Encore la guerre. Toujours la guerre et la guerre.
Bello Bakary Mana
Le Coordonnateur du Cadre National de Concertation des Partis Politiques (CNCP) Dr.Nasra Djimasngar a animé une conférence de presse hier samedi 19 août au siège de CNCP au quartier Ndjari dans la commune municipale de 8e arrondissement de la capitale tchadienne.
Pour Dr. Nasra Djimasngar, le CNCP est créé à la suite des résolutions du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS) tenu du 20 août au 5 octobre 2022 entre les filles et les fils du Tchad. L'objectif du CNCP est de maintenir une concertation permanente. « Le DNIS a fait une kyrielle de recommandations et a pris des résolutions contenues dans le Cahier de charges de la transition », a-t-il dit.
Il affirme que le CNCP prendra toute sa place bien qu'il vient d’être désigné à sa tête, « nous sommes en train de nous rattraper dans le suivi des enrôlements des électeurs pour le processus à venir. Le plus imminent est le référendum où il sera posé la question de la forme de l'État et de la nouvelle constitution dont l'élaboration s'est basée sur la constitution de 1996 telle que résolue par le DNIS ».
Le coordonnateur dit que son équipe et lui travaillent d'arrache-pied aux côtes du gouvernement pour trouver une solution définitive à la question des rébellions récurrentes au Tchad depuis les indépendances du Tchad à nos jours, « mieux vaut plusieurs partis politiques pacifiques que des rebellions armées ». Il se réjouit de la signature de protocole d'accord de 196 partis politiques sur 260 partis.
Selon lui, Il n'est pas superflu de se remémorer que les évènements du 20 octobre 2022 qui ont été le résultat du refus de dialoguer. « À n'importe quel prix et dans n'importe quelle situation, le dialogue reste et restera le seul moyen par lequel, même les pires ennemis peuvent s'entendre sur un minimum et avancer ensemble dans la paix pour préserver des vies humaines ». Les pays voisins, la Libye, le Soudan, la Centrafrique, le Nigeria et le Niger sont touchés par les tensions, le Tchad est la terre d'asile pour les populations voisines, selon lui.
Le coordonnateur a souligné les perspectives du CNCP qu'il qualifie de bonnes dans le cadre de la collaboration avec les partenaires techniques et au développement du Tchad, des projets comme les formations des jeunes, femmes et hommes ainsi que les hommes politiques sont en vue. M. Nasra Djimasngar annonce la création bientôt d’une « Maison des Partis » qui sera une bibliothèque des partis politiques.
Noël Adoum
Les jeunes du Parti Socialiste sans Frontière (PSF) ont organisé hier samedi 19 août 2023, « une journée citoyenne pour la salubrité » à l'hôpital de l'Union de Chagoua dans la commune municipale de 7e arrondissement de la ville de N'Djamena pour, disent-ils, assainir l'hôpital. Reportage.
Samedi 19 août au matin. Il était 8h. Plusieurs jeunes du parti PSF se sont mobilisé balais, râteaux et éponges en mains. Ils envahissent l'hôpital de l'Union de Chagoua communément appelé « Hôpital américain » pour le nettoyer sous les regards des habitants du quartier un peu surpris. Ils ne sont pas venus les mains vides, ils ont remis des couvertures de couchage aux patients.
Le Secrétaire Général chargé de la communication et porte-parole des jeunes du PSF Ngabna Fatcher Évariste affirme qu'ils ont un plan d'action dans lequel, cette journée dénommée, « journée citoyenne pour la salubrité » figure. Cette activité, selon lui, a pour objectif de mener des actions pour nettoyer la ville. « Nous sommes venus donner un coup de balai à l'hôpital, mais aussi venir au secours des personnes vulnérables avec la remise des cadeaux aux nouveau-nés, ainsi qu'à d'autres patients ». Il ajoute, « le parti socialiste sans frontières est un parti ouvert qui mène ses actions citoyennes et sociales selon son plan d’action ». Dans les jours, à venir, ils comptent faire d’autres activités dans d'autres lieux publics.
Sur le dossier de l'insalubrité, M. Évariste dit être sidéré de voir la capitale tchadienne aussi sale parce que le pays a les moyens de nettoyer la ville. Selon les jeunes du PSF le Tchadien doit-être au service de son pays même si nos gouvernants négligent.
Le surveillant général de l'hôpital Wangmené Pilbar soutient que l'acte mené par les jeunes du PSF est salutaire parce que nos hôpitaux sont sales, mais grâce au nombre des jeunes mobilisés venus donner un coup de balai l’établissement est propre. « La santé commence par la propreté, quand un lieu est saint la santé y est aussi. Le problème de salubrité n'est pas le problème seulement de la mairie, tout citoyen doit contribuer à garder les hôpitaux et la ville propres »
Noël Adoum
Lors d’un point de presse animé hier 18 août, la coalition des associations de la société civile pour les actions citoyennes (CASAC) invite les tchadiens à cultiver la paix, l'amour et la tolérance. Elle annonce une campagne de sensibilisation dans le Tchad profond.
C'est en grande pompe, entouré par ses membres habillés des polos jaunes, couleur de l'organisation, les couleurs du drapeau national en main que le président du CASAC, Mahamoud Ali Seid s'est prononcé après plusieurs mois de silence. Il a axé principalement son intervention sur la paix. L'ancien ministre de la Jeunesse estime que, « les Tchadiens aspirent dans leur écrasante majorité à la paix et au développement », dit-il. Il estime que la paix n'a pas de prix, elle doit être sauvegardée jalousement. Il a donné l’exemple du Soudan et la Libye, deux pays limitrophes qui traversent des crises graves engendrées par des conflits fratricides. Il pense que ses crises doivent servir de leçon aux Tchadiens afin de préserver la paix et d'éviter de glisser dans une voie sans issue. « Nous sommes, aujourd’hui, plus qu’avant, interpellés. Il est hors de questions de demeurer apathique et impassible face à ces malheurs qui assaillent nos voisins. Nous sommes dans l’obligation engagée de mobiliser notre génie, voire notre intelligence citoyenne pour vulgariser davantage les valeurs de paix, de stabilité et de cohésion sociale qui sommeillent en nous », a-t-il confié.
Dans sa déclaration, le président du CASAC invite les Tchadiens de tout bord et de toutes les sensibilités à privilégier le dialogue, seule issue pour une paix durable. « Il peut y avoir des mécontents, chose normale en démocratie, mais le dialogue demeurera, la seule alternative viable et plausible, à même de résorber les différends entre les concitoyens d’un pays ». L'ancien ministre a aussi parlé brièvement du processus électoral en cours. Il invite les Tchadiens à s'acquitter de leur devoir. « A l’horizon des échéances électorales prochaines, il est de bon aloi loisible que nos compatriotes fassent usage de leur droit civique et démocratique pour le renforcement de la paix et de la démocratie dans notre pays ».
M. Mahmoud a annoncé le lancement de sa campagne de sensibilisation dans les 23 provinces du pays, « pour vulgariser davantage l’importance que revêt la pérennisation de la paix », affirme-t-il.
Abderamane Moussa Amadaye
L'Association pour la Sensibilisation et la scolarisation des jeunes tchadiens (ASJT) a organisé une conférence de presse ce 18 août pour lancer la deuxième édition du salon de l'excellence et de l'orientation des nouveaux bacheliers (SENOBAT) qui se tiendra du 24 au 25 août 2023.
Pour Ahmat Tanguir, président de l'ASJT l'objectif du SENOBAT est d'informer et d'orienter les nouveaux bacheliers dans le choix des domaines d'études supérieures afin qu'ils puissent être compétitifs sur le marché d'emploi. Il affirme qu'il faut valoriser les bacheliers du Tchad. « Il faut les orienter sur les métiers et les filières promoteurs afin qu'ils développent l'idée de l’entrepreneuriat », dit-il.
Toujours dans sa déclaration, M. Ahmat dénonce l'usurpation de leur projet par des individus. « À quelques jours du salon, un groupe d'individus se réclamant membres d'une organisation ont accaparé le projet, ce qui a entraîné l’affaire devant la coordination générale de la police judiciaire », explique-t-il.
Notons que l'ASJT est une association à but non lucratif qui œuvre dans l'éducation. Elle a été créée le 3 septembre 2013.
Ousmane Bello Daoudou







