Le Think Tank Tchad notre patrimoine a organisé une conférence débat sur le thème, « Quels constats et quelles perspectives sur la coopération Tchad-France? » hier jeudi 17 août au Centre d’Études pour la Formation et le Développement (CEFOD).
C’était un panel composé de plusieurs intervenants qui ont débattu le thème. Le premier intervenant Pr Ahmat Mahamat Hassan après avoir fait l'historique qui lie les deux États, a affirmé que le Tchad est caractérisé par des structures coutumières et traditionnelles en soulignant que la France est arrivée au Tchad en 1900. Il a également souligné le premier appuie de la France baptisée la force Tacoda a intervenue pour sauver le pouvoir du premier président tchadien François N’Garta Tomalbaye.
Au sujet du volet économique, le deuxième panelliste Ali Adji Seïd affirme « nous sommes engagés dans un partenariat qui nous lie. A chaque problème on s'est tourné vers la France ». Pour lui, il n'y a pas un engagement clair tout en soulignant la mise en place du coton Tchad et l'implantation des industries françaises sans que le pays ne bénéficie d’un partenariat gagnant ou à 50% des parts pour chaque pays. « La France pourrait être un bon partenaire si le partenariat est gagnant-gagnant ». Il poursuit que la France pouvait bien aider le Tchad dans les secteurs agricole et pastoral en rendant la coopération entre les deux pays plus dynamiques. « Le bilan dans l'ensemble est négatif, mais il y a une possibilité de se rattraper ».
Un troisième panelliste a dénoncé l'absence des entreprises françaises au Tchad, notamment dans l'automobile, la santé ainsi que l'absence des entreprises tchadiennes en France. Il propose la mise en place des mesures pour attirer des investisseurs gagnant-gagnant, la facilitation des visas aux entrepreneurs et aux étudiants.
M. Kebir Mahamat Abdoulaye quatrième intervenant a donné les chiffres des échanges commerciaux entre la France et le Tchad, notamment l'importation et l'exportation. Il soutient que les exportations françaises vers le Tchad s’élèvent à 131 millions d'euros en 2019, tandis qu'en 2022, le Tchad a vendu 80 millions d'euros soit plus de 50 milliards de FCFA. Il conclut que 98% du commerce du Tchad vers la France est le pétrole. S'agissant de la question de la monnaie, M. Kebir affirme « les pays africains n'ont pas cette technologie pour fabriquer leur propre monnaie ».
Enfin, le Conseiller aux Droits humains Makaïla Nguebla estime que la coopération entre le Tchad et la France est basée essentiellement sur les rapports humanistes, sanitaires et dans l'éducation. « Les deux pays ont une histoire en partage, la France a accompagné plusieurs groupes de société civile pour une tournée en Europe ».
Noël Adoum
L'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) a organisé un atelier de renforcement des capacités du personnel de la FAO, son principal partenaire l’État et les ONGS sur les transferts monétaires ce mercredi 16 août un hôtel de la place.
L'objectif de cet atelier est de renforcer les capacités techniques du bureau et de ses partenaires sur l'approche programmatique, opérationnelle et administrative de la FAO en matière de transfert d'espèces et de coupons a indiqué le représentant de la FAO au Tchad Marc Mankoussou. Il affirme que les programmes des transferts monétaires ou « cash en urgence » sont des interventions pour répondre aux besoins d'urgence et pour renforcer la résilience de la population.
Le ministre d'État, ministre de la Production et de la Transformation agricole, Laoukein Kourayo Médard dit, « qu’entre les événements climatiques extrêmes et extrême pauvreté, nous devrons agir pour rompre la fatalité. Les catastrophes naturelles condamnent encore plus à la pauvreté les populations qui les subissent de plein fouet ». Il poursuit que la résilience des populations pauvres est au cœur des préoccupations des pouvoirs publics. Pour lui, la réduction de l'extrême pauvreté est indissociable de la réduction des risques des catastrophes climatiques
« Le nombre de la population en insécurité alimentaire et nutritionnelle s’élève à 2 132 929 personnes ». Ces personnes sont en situation des déficits alimentaire considérable avec un taux de malnutrition aiguë globale (MAG) supérieur au seuil d'urgence. Ces citoyens ont besoin de soutien pour renforcer leur résilience, développer leurs moyens d'existence et maintenir le taux de malnutrition à un niveau acceptable, a-t-il laissé entendre.
Noël Adoum
Office for the coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) en collaboration avec Oxfam et l'organisation internationale de migration ont organisé une journée d'échange à l'occasion du 20e anniversaire de la journée mondiale de l'aide humanitaire ce mercredi 16 août au siège de l'OCHA sis au quartier Klémat dans le 2e arrondissement de la ville de N’Djamena.
Pour François Xavier Ada, chargé de communication de l'OIM l'aide humanitaire est fondée sur quatre principes, « l'humanité, l'impartialité, la neutralité et l'indépendance opérationnelle », dit-il. Selon les organisateurs, l'aide humanitaire consiste à assister et protéger les personnes vulnérables. Et répondre à leurs besoins parce qu’elles sont en danger. De plus, M. Ada a expliqué les typologies de l’aide humanitaire des articles non alimentaires, eau, hygiène, assainissement, nourriture, abris d'urgence. Ensuite, il a cité les acteurs humanitaires qui sont les organisations non gouvernementales (ONG), les agences du système des nations unies, les mouvements de la croix rouge, du croissant rouge et les bailleurs de fonds.
M. Ahmat Idriss Secrétaire permanent a accès sa communication sur le déplacement forcé de la population, le conflit intra et intracommunautaire, les effets du changement climatique, l'insécurité alimentaire et la malnutrition puis l'urgence sanitaire. Selon lui, le Tchad a accueilli 577 237 réfugiés. Il ajoute que 3,6 personnes au Tchad sont en situation d'insécurité alimentaire et 1,7 million d'enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aiguë.
Pour finir, le Secrétaire permanent dit que le Tchad est confronté à des multiples crises qui sont d'ordre exogène et endogène. Cette situation créée, selon lui, un coût supplémentaire sur les ressources de l'État.
Rappelons que la journée mondiale de l'aide humanitaire est célébrée tous 19 août. Elle vise à rendre un hommage aux travailleurs humanitaires bravant les dangers et les difficultés sans relâche pour assister des personnes nécessiteuses, parfois, au péril de leur vie.
Ousmane Bello Daoudou
Dans les rues de N'Djamena, les étudiants et élèves exercent en cette période de vacances des activités génératrices de revenus pendant la journée et parfois dans la nuit. Ialtchad Presse a sillonné les marchés publics et certains carrefours de la ville. Reportage
Élèves et étudiants s’adonnent à plusieurs petits boulots, durant les grandes vacances, pour se prendre en charge. Ils sortent tôt le matin pour envahir les grands carrefours, les devantures des agences de voyages, les marchés sous le soleil et la pluie.
Mbaïrané Kevin est étudiant en droit Master 1 à l'université de Ngaoundéré, il est vendeur ambulant des câbles électriques, écouteurs et chargeurs de téléphone. Il affirme, « le commerce est comme un jeu de hasard, parfois on gagne, quelquefois on perd. Par exemple quand je vends mes marchandises j'encaisses des bénéfices de 10 à 15 000 FCFA, mais il y a des jours je ne fais pas de bénéfice ». Il dit refuser de rester à la maison pendant les vacances, « c'est ennuyant ». Durant l’année scolaire, M. Kévin soutient que ce sont ses parents qui paient ses études pendant les vacances il fait ce petit commerce pour les aider.
Yacoub Djengué, élève et vendeur de cola et de cigarettes. Nous l’avons rencontré devant le rond-point fontaine, « je viens d’une famille de classe moyenne, mais pendant les vacances, je n’ai pas d’autres choix que de me plonger dans le commerce pour économiser et payer pension de ma scolarité et les fournitures scolaires. Je n'ai pas un lieu fixe, je suis ambulant ».
Tomnayal Gabin, élève en classe de 1re S vend des bonbons, des œufs et des mouchoirs jetables. Il dit que son petit commerce lui permet d'acheter des fournitures scolaires. « Je suis au carrefour espace vert, je vends aussi de l'eau fraîche et ça rapporte plus que les bonbons et les mouchoirs jetables. J'achète 3 bidons d'eau de 20 litres à 100F accompagnés d'une barre de glace à 1000 FCFA, je filtre l'eau dans des bouteilles pour le vendre à 50F ».
Noël Adoum
Je devais écrire une chronique sur les 63 ans d’indépendance du Tchad. J’ai vite abandonné l’idée. Au lendemain de ce 11 août je suis donc allé faire mes lectures quotidiennes des nouvelles du monde comme pour éviter celles du pays. Je n’ai pas pu m’en empêcher. Je clique. Et je tombe sur cette phrase de M. Caman Bédou Oumar dans une entrevue dense qu’il a accordée dans nos colonnes. Il parle des Tchadiens en affirmant avec conviction « qu’on n’est pas seulement bon à rien, on est mauvais en tout ».
Comme disent les jeunes N’Djamenois « grando kalamak sey » (le grand-frère a dit la vérité) à 90%. J’ai trois exemples pour illustrer comment nous sommes presque mauvais en tout.
Dossier pétrole : Vous avez vu les membres de l’équipe de choc des négociateurs du dossier pétrole décoré et élevé au Grade de Commandeur et faits officiers. Ils chantaient partout avoir gagné sur toute la ligne au sujet du dossier COTCO. La célébration de nos champions négociateurs, leur élévation et leurs médailles n’ont rimé à rien parce que le Tchad a perdu la première manche du jugement en référé. L’arbitre a donné raison à Savannah qui reste actionnaire à 41, 06 % du capital de COTCO. Les autorités se sont murées dans le silence et le déni.
Dossier référendum : Durant le Dialogue national inclusif et souverain (DNIS), la question de la forme de l’état avait chauffé les esprits. Étant participant représentant des médias j’avais senti la peur bleue du président du présidium la veille du débat en plénière sur la question. Il avait même convoqué un huis clos avec quelques représentants de différentes « corporations ». Lors des débats, j’avais pris la parole pour dire qu’il fallait plutôt proposer 2 constitutions, une en faveur du fédéralisme, et une autre pour l’État unitaire fortement décentralisé, mais un seul référendum. Les Tchadiens choisiront. Voilà que le mauvais génie tchadien a encore frappé. Ils ont tout fait pour que les Tchadiens votent sur la seule constitution de l’État unitaire décentralisé. Personne n’est dupe. C’est un tour de passe-passe pour faire gagner l’option de l’État unitaire. Une filouterie pure et simple inspirée par notre malfaisance.
Dossier Armée nationale: Cette institution représente parfaitement le mal faire tchadien. Plus de 600 généraux, en majorité analphabète, sur 100 000 hommes pour une population d’une dizaine de millions. Cela frise le ridicule. Même la puissante Chine avec ses plus d’un milliard d’habitants et plus de 2 millions de soldats n’a que 200 généraux comme l’a si bien dit M. Caman. Pourtant dans le dossier de « askarié » (militaire) on s’y connait. Non? Je ne suis pas sûr de cela. Une chose est certaine, on est plutôt « une bonne bande de guerriers violents et indisciplinés »
Enfin, factuellement c’est cela le pays. Seul le monde des arts, de la musique, des lettres et des médias privés qui brillent par leur ingéniosité. Bref, dans ce pays on est finalement tous des « bons en rien et mauvais en tout ».
Bello Bakary Mana
A l'occasion de la fête de l'indépendance, Wakit Tama, section politique, a animé un point de presse ce 11 août pour dénoncer les ingérences politiques françaises dans les affaires internes du Tchad. Et lance une alerte pour disent les membres « bouter hors du Tchad », les forces françaises qui sont stationnées à N'Djamena et en provinces. Reportage.
Pour le coordonnateur de Wakit Tama section politique Ordjeï Abderrahim Chaha, les forces françaises qui garantissent et sécurisent l'exploitation de nos richesses sont les facteurs qui freinent notre développement. « L’ingérence violente et menaçante des autorités françaises est faite depuis plusieurs décennies par leurs forces armées. Nous n'avons ni l'indépendance ni la souveraineté, c'est la France qui décide de notre sort », dit-il.
Le coordonnateur affirme qu'économiquement le Tchad est à la queue sur le rang des pays, qui se grouillent pour sortir du seuil de la pauvreté. Les ajustements structurels qui nous ont été imposés par la France, n'ont rien apporté de positif pour le Tchad, toute conception structurelle des ajustements dictés, est au profit de la France, dit M. Ordjeï. « Nous appelons les Tchadiens à une révolte populaire, pour notre dignité, pour le développement de notre pays. Tant que nous acceptons la domination française, tant que nous observons la guignolisation des institutions républicaines, nous faisons applaudir notre propre régression ».
M. Ordjeï déclare que la France vit des pillages discrets de nos ressources. Elle détient parfois 50% ou plus de 50% de notre argent. Ces pillages ont un impact direct sur le développement. Toujours selon, M. Ordjeï tant que les bases sont implantées sur le territoire tchadien, il n’y aura ni la paix, ni la sécurité et moins encore le développement. La France est une menace à la démocratie, à la justice et elle nous maintient dans le sous-développement.
Selon lui, nous avons des soucis pour avoir en permanence l'électricité pour pouvoir contribuer à notre développement. « L’électricité est le moteur du développement, sans l'électricité pas le développement », conclu le coordonnateur.
Noël Adoum
Le Coordonnateur de la plate-forme des partis politiques pour le soutien de la transition au Tchad Dr André Bondo Kaïnkoula a organisé un point de presse ce samedi 12 août à la Maison des médias du Tchad. Il a annoncé le lancement officiel de ses activités.
Pour le coordonnateur Dr André Kaïnkoula, la plate-forme regroupe plusieurs partis politiques. « Elle a pour mission la sensibilisation, la conscientisation, la mobilisation des acteurs politiques, de l'opinion nationale et internationale sur les efforts du gouvernement de transition », dit-il. Il demande aux jeunes de contribuer à la construction en apportant leur contribution. Il clame, « ensemble luttons, pour consolider la paix, facteur déterminant pour la démocratie, la liberté, la dignité, l'honneur et le respect de l'autre ». Il soutient que la conquête de la justice sociale, de l'égalité, de la sécurité et du développement proclamé par le gouvernement de la transition dans le cahier de charge est exécutée à plus de 60%. « C’est à saluer ».
Pour finir, le coordonnateur appelle les citoyens en âge de voter de se faire enrôler pour être électeur au prochain référendum de décembre 2023, « c'est la seule possibilité d'exprimer et accomplir son droit et son devoir ».
Noël Adoum
Lors d’une annonce faite par son président Bakhit Abdoulaye Chaibo, ce 12 août à son siège à Bololo dans le 3e arrondissement de N'Djamena, l'association tchadienne pour l'action citoyenne et le développement (ATACD) annonce le lancement du salon de l'excellence et la remise de prix aux meilleurs bacheliers. La cérémonie aura lieu du 26 au 27 août prochain.
Pour Bakhit Abdoulaye Chaibo l'objectif principal de l'association est d'œuvrer pour le développement du Tchad. « A l'ATACD, nous sommes conscients que cet objectif ne sera atteint que par l'éducation. C’est le socle et le fondement de tout développement humain. C'est dans cette optique que nous vous annonçons le lancement du salon de l'excellence (SONOBBAT) en vue de récompenser les meilleurs bacheliers tchadiens », dit-il. Pour lui, cet évènement va motiver les meilleurs du baccalauréat de cette année, mais aussi ceux qui vont passer l’examen dans les années avenirs. Il affirme que les meilleurs bacheliers tchadiens sont l'avenir du pays. Les encourager pour leurs efforts est un devoir pour l'ATCD, explique-t-il.
Toujours selon, M. Bakhit, plusieurs activités seront organisées aux bénéfices des lauréats, tels que, les orientations, l'exposition des universités et les instituts tchadiens, la formation professionnelle et aussi développer chez ces jeunes un esprit de compétitivité positive. « À la clôture du salon, des ordinateurs portables, des chèques de motivation et des possibilités des bourses nationales et internationales seront octroyés aux 100 lauréats toutes séries confondues qui seront tous à N'Djamena ce jour ».
Pour rappel, l'ATCD est une association apolitique qui œuvre pour le développement au Tchad en s'appuyant sur l'éducation, l'environnement, le social, etc.
Abderamane Moussa Amadaye







