vendredi 23 octobre 2026

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En bouclant les 9 mois de formation en faveur des femmes à mobilité réduite, les Fonds National d'Appui à la Formation Professionnelle (FONAP) a remis un kit à l'association des handicapées pour l'Alphabétisation et le Bien-être (AHABE) composés des machines à coudre, à broder et des vivres. Au total 20 femmes handicapées ont reçu une formation en coupe et couture organisée par le Centre Bella Couture avec l'appui financier du FONAP.

Pour Hamid Yamouda Djorbo, le Directeur général (DG) de Fonap cette formation a renforcé les capacités des personnes vivant avec un handicap surtout les femmes. Il estime que cette formation « est un facteur clé pour booster les développements socioéconomiques » du Tchad comme prôné par le Président de Transition (PT) Mahamat Idriss Deby Itno, dit-il. Le DG invite les bénéficiaires de cette promotion à faire preuve de courage, d'abnégation et aussi à faire bon usage des matériaux acquis. Il a aussi rassuré que le Fonap sera disponible à faire le suivi et l'accompagnement dans tous leurs projets ou activités professionnelles.

Pour clore, il a remercié Bella Couture pour sa disponibilité et son sens de professionnalisme qui contribue à l'autonomie de la femme tchadienne. Mme Oudalbaye Philomène présidente de Bella Couture a affirmé que cette formation financée intégralement par le FONAP vise à autonomiser les femmes. Elle estime que cette formation va permettre aux femmes à mobilité réduite à se prendre en charge.

Abderamane Moussa Amadaye

En prélude à la journée de la femme africaine (JIFA) édition 2023, la présidente de caucus des femmes du parlement panafricain, Amina Tidjani Yayami a organisé dans la soirée du 31 juillet dans un hôtel de la place un dîner en faveur des femmes leaders.

Démarrée à 18h, la soirée a pris fin à 22h. Elle a vu la présence des Femmes parlementaires, de la société civile ou aussi des hommes. Pour Amina Tidjani Yayami, le rôle de la femme dans le développement de l'Afrique est important. Elle a soulevé des difficultés qui entravent l'autonomie de la femme sont liées à la tradition. Elle a aussi souligné la place combien importante que joue la femme dans le développement surtout celle de campagne qui joue le rôle de productrice. Selon elle, la femme de campagne mérite une attention particulière non seulement pour ses droits, mais aussi pour son intégration et son autonomie dans la société. La question de l'éducation de la jeune fille a été aussi au cœur de ses préoccupations. Elle a notamment souligné le rôle que joue une fille ou femme éduquée dans la chaîne de développement d'un pays à l'exemple de l'éducation, de la santé voir même de l'économie. Selon Mme Amina, l'indépendance de l'Afrique et son développement dépend aussi des femmes qui représente la grande partie de la population du continent qui a de la peine à se décoller et de sortir de la pauvreté et du sous-développement. Elle invite les gouvernants à militer davantage pour que les droits des femmes soient respectés et leur autonomie soit une chose concrète pour le bien-être du continent afin qu'elles puissent contribuer inlassablement à son développement tant attendu.

Diverses interventions ont été enregistrées durant cet échange. La plupart ont des problèmes que traversent les femmes et apporter des solutions. Pour Amsadene Maïdé Hangatta, conseillère de transition et 3e secrétaire général adjoint du parti le Mouvement Patriotique du Salut (MPS), le rôle de la femme dans le processus de développement est incontournable. Elle estime que la Tchadienne n'est pas solidaire avec elle-même. « J’invite les femmes tchadiennes à surmonter leurs différends et à faire bloc pour relever les défis de développement ».

Abderamane Moussa Amadaye

La Coordination des actions citoyennes Wakit Tama a régi lors d’une conférence de presse hier, 31 juillet, à la Bourse de travail, à la désignation de Mahamat Idriss Deby Itno par la Communauté des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) comme émissaire pour aider à la résolution de la crise nigérienne.

Le porte-parole de Wakit Tama Soumaïne Adoum affirme, « les crises s'enflamment dans les pays voisins : coup d'État au Niger, guerre civile au Soudan, la presque guerre en RCA, l'insécurité en Libye et lutte contre le groupe terroriste Boko Haram au Nigeria ».

Selon lui, le Tchad est en crise non résolue, mais le président de transition, Mahamat Idriss Déby Itno se dépêche au Niger en émissaire pour résoudre un autre problème, cette mission va créer d’autres problèmes aux Tchadiens.

Pour Soumaïne Adoum, le coup d'État du Niger a entraîné une très ferme décision de l'Union africaine (UA) imposant un délai de 15 jours avec obligation de rendre le pouvoir au civil. Il ajoute, l’UA doit prendre également la situation du Tchad au même degré que celle des autres pays. « Au Tchad il y a eu aussi un coup d'État, mais l’UA a considéré que le Tchad est pays à part, on a fait confiance au pouvoir avec la feuille de route qu'il avait élaborée pour une transition de 18 mois. Ce délai s’est écoulé sans résultat. Et à proroger 24 mois ».

Depuis la mort du Président Idriss Deby Itno, l’UA traite le dossier du Tchad de manière particulière et spéciale qui a plongé le pays dans une situation d’impasse. « Une crise créée par la France, l’UA et une partie des Tchadiens », dit le porte-parole. Il renchérit en soutenant que l’UA a été molle sur la situation du Tchad et ferme sur le cas d'autres pays. Le deux poids deux mesure.

Wakit Tama appelle tous les acteurs politiques, la société civile, les groupes armés et le Gouvernement à une table ronde pour aborder les problèmes fondamentaux du Tchad qui n’ont pas été abordés lors du Dialogue national inclusif et souverain (DNIS). « C’est à l’occasion de cette rencontre que les solutions pratiques et les perspectives seront mises en œuvre pour sortir le pays de sa crise », dit l’organisation.

Noël Adoum

A peine 4 mois après une pénurie, une autre pénurie d’essence a commencé dans la capitale tchadienne, N'Djaména. La rédaction fait le constat ce 31 juillet. Reportage.

Des quartiers N’Djari en passant par Amriguebé, Moursal jusqu'à Farcha, une partie des stations-service sont fermées faute de carburant. Quelques rares stations-service sont ouvertes et servent difficilement les clients en file indienne constituée de mototaximan, des motocyclettes personnelles et des automobilistes. Les prix du litre en vente à la sauvette, dans certains quartiers, a doublé et même triplé. Une situation qui inquiète les citoyens.

C'est le cas de Mbaïgoloum Adrien. Il affirme être mototaximan. « La pénurie est réelle depuis hier dans la soirée. Plus d'essence depuis le matin. Le litre et demi est vendu à la sauvette à 2500 FCFA », dit-il. Selon lui, cette situation déplorable impacte négativement sur ses activités donc sur la poche du client. « Pas d'essence, le transport va augmenter et c'est le « bas peuple » qui paye le prix d'une mauvaise gestion organisée au sommet de l'État », a-t-il confié. Il invite les autorités à trouver une solution.

C'est aussi ce qu’affirme M. Bachir Al-Bouri. Il dit avoir fait pratiquement fait le tour de la capitale sans trouver de l'essence. Cette situation dramatique est inconcevable pour lui. « C'est inexplicable qu'un État pétrolier continue d'avoir la pénurie. C'est injustifiable. Il faut que cela s'arrête », a-t-il exprimé.

Pour Saleh Goudja, cette pénurie est artificielle. Elle est créée par les autorités de transition pour nous divertir et mieux nous contrôler, dit-il. « Cette manœuvre va s'arrêter un jour et les auteurs vont payer cher », a-t-il justifié.

Selon nos sources proches du ministère de pétrole, cette situation qui perdure en province depuis un mois est arrivée à N'Djamena. Elle est causée par l'acheminement frauduleux des carburants à la Centrafrique voisine pour être vendue à des prix plus élevés.

Abderamane Moussa Amadaye

L’Association Tchadienne pour l'Action citoyenne et le développement (ATCD) a organisé une cérémonie d'orientation pour les nouveaux bacheliers couplée à son lancement ce lundi après-midi à la Maison de la Femme au quartier N’djari dans le 8e arrondissement de la ville de N’Djamena.

Bakhit Abdoulaye Chaïbo président de cette association affirme lors ce salon que son organisation fera découvrir aux jeunes bacheliers, les métiers et les filières du futur. « Nous donnerons des exemples concrets dans des domaines et des métiers prometteurs et flexibles sur le marché de l'emploi », dit-il. Il affirme que pendant ce salon, son association encouragera les lauréats en leur donnant des prix d'excellence et en leur octroyant des bourses dans les universités. « Il faut préparer, orienter et former ces jeunes pour qu’ils aient un esprit de créativité et de compétitivité à l’internationale ».

Pour lui ATCD s'engage pour un Tchad uni et réconcilier pour créer une génération forte, citoyenne et civique. L’ATCD sensibilisera les jeunes sur l'utilisation de l'internet et les opportunités qu'elle offre et aidera le gouvernement à investir dans l’éducatif et le social, disent les membres de l’association.

Ousmane Bello Daoudou

Après le Mali, le Burkina-Faso, le peuple du Niger se réveille pour déposer son président valet de la France, Bazoum.  Il faut être la France pour croire qu’il s’agit que des coups d’États.

La France, pays très pauvre naturellement, mais seconde économie de l’Union Européenne grâce aux détournements massifs des biens des pays autrefois colonies françaises est toujours démasquée, localisée et entrain d’être neutraliser. Ce n’est pas un secret aujourd’hui, la France est construite à partir des pillages permanents des ressources des pays africains et la manipulation illicite du Francs CFA. Autrement, la France sera derrière tous les pays du sud de l’Europe notamment l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Grèce.

Démasquée et aux abois, la France essaie misérablement à vouloir à tout prix saboter l’élan général de conscience de la jeunesse Africaine. C’est une tentative dérisoire, car aujourd’hui la jeunesse africaine, majoritairement d’ailleurs, a identifié les maux qui ont miné son développement : c’est bien la France. En Afrique (Côte-d’Ivoire, Niger, Tchad, Centrafrique, Libye, Biafra, Congo, Gabon, Togo, Benin, Cameroun, Mali, Burkina, Madagascar, Sénégal, Guinée Conakry, Mauritanie, Burundi, Rwanda, Algérie, … ), l’esclavage, les guerres fratricides, les rebellions, les coups d’Etats, les massacres, le 20 octobre 2022, les assassinats des leaders africains, les déportations, les conflits interethniques, les pillages et autres détournements des ressources naturelles africaines, les dictatures, les démocraties bidons, les élections truquées, sont l’œuvre de la France et la France seule.

Aujourd’hui, la France ambitionne continuer à nous infantiliser mais peine perdue. L’Afrique est entre les mains d’une génération consciente, la vraie décolonisation est lancée, elle est inéluctable, elle est irréversible. Partout en Afrique, la jeunesse continuera sa lutte pour chasser la France hors de nos frontières, jusqu’à l’indépendance totale et effective.

Il ne s’agit pas de coup d’État, que la France prenne conscience ou pas, la jeunesse africaine ne veut plus des négriers et voleurs français, sources de tous les maux dont souffre l’Afrique. La jeunesse africaine vaincra la France et cela partout en Afrique. Le Mali est aux maliens, le Burkina-Faso est aux burkinabés, Le Niger est aux nigériens, ainsi de suite.

Oudalbaye Koriadoum

Le président de transition (PT) Mahamat Idriss Deby a été invité à Abuja au Nigeria pour se joindre à la réunion d’urgence de la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) à la suite du coup d’État au Niger où le président élu Mohamed Bazoum a été destitué. Il a été désigné médiateur à la surprise de tous. Mais une petite gêne, en petit caractère est écrit au bas du contrat : « un médiateur sans mandat acté de la Cédéao ».

En apprenant la nouvelle, j’ai compris pourquoi il a été invité. Je me suis alors posé cette question : ces dirigeants ouest-africains sont-ils sérieux? Non. Ils ne le sont pas. Pourquoi?

D’abord, le Tchad n’est pas membre de la Cédéao. Il est curieux que cette responsabilité soit accordée au président de mon pays. Le fait que le Niger soit notre voisin n’est pas suffisant. Le PT devait décliner poliment cette invitation et cette responsabilité. Pis, probablement le Tchadien a accepté la mission en espérant un jour le retour de l’ascenseur où lui aussi aura besoin que cette Cédéao plaide pour lui. Erreur. Il est aujourd’hui le seul militaire qui a fait un coup d’État et qui est ami avec la politique française en Afrique. Cette même classe politique de la « si grande France » qui mène la vie dure à ses collègues militaires. La politique de deux poids, deux mesures prend tout son sens.

Ensuite, je ne vois pas comment le président de transition va faire pour que ses amis « militaires et putschistes »; un peu comme lui, accepteront-ils de l’écouter? Lui aussi est en pleine médiation. Lui aussi est doublement fautif pour avoir piétiné la Constitution de son pays. Lui aussi a violé son propre engagement en ne respectant pas le délai de transition de 18 mois. Lui aussi a pris le pouvoir par la force. Lui aussi semble se préparer à ne pas respecter l’appel de l’Union africaine (UA) lui demandant de ne pas se présenter aux prochaines élections. Il y a dans cette mission quelque chose d’incongru.

Enfin, la Cédéao ne semble pas être aidée par le discours agressif des autorités françaises. C’est pourquoi le président de transition tchadienne devrait se tenir à l’écart. Il a déjà plein sur les bras avec sa transition à lui. Il n’a aucun intérêt à jouer ce rôle complexe dans un contexte compliqué. Pourquoi un président légitime et démocratiquement élu comme le Béninois Patrice Talon ne peut pas être désigné médiateur? Surtout que son nom était sur toutes les lèvres. Pourquoi un président en fin de mandat comme le sénégalais Macky Sall ne pouvait-il pas mieux assumer ce rôle? À l’allure où les choses se déroulent, il risque gros au cas où la junte nigérienne refuse de céder. Et la Cédéao, refusant de perdre sa crédibilité, s’engage militairement à chasser la junte nigérienne. Il ne faut pas oublier que Wagner et le président russe Poutine ne sont pas loin et voleront, peut-être via le Mali ou le Burkina Faso en sous-main, au secours des putschistes.  Bref, cette mission confiée au président tchadien, arrivé au pouvoir par la force, sans expérience de médiation et étranger à la Cédéao est maladroite et dangereuse.

Bello Bakary Mana

Dans un point de presse organisé ce samedi 29 juillet à son siège à Amtoukouin, un quartier de la capitale tchadienne, N'Djaména, le parti Mouvement Révolutionnaire pour la Démocratie et la Paix (MRDP) dénonce l'ingérence de la France, invite le président de transition à la raison et le peuple à se tenir prêt pour une marche contre l'impérialisme français au Tchad.

Pour M. Abdelkerim Djibril, président fondateur du MRDP affirme, « la transition en cours au pays est l'œuvre de la France ». Il dénonce la France et appelle le président de transition à la retenue estimant que « la France, ce pays partenaire a outrepassé ses limites en s'ingérant indirectement dans la déstabilisation du pays ». Il estime que depuis l'ouverture de la transition, le Tchad va de mal en pire. Les institutions sont à terre, la justice est absente, l'autorité de l'État est sapée par des hommes sans foi et qui croient être au-dessus des Tchadiens et de la loi, a-t-il expliqué. Il affirme que des démarches et des déclarations ont été faites pour attirer l'attention des autorités de transition, « mais ils persistent dans la dérive sans écouter aucune personne ».

Selon M. Djibril, le président de Transition doit tirer une leçon sur ce qui s'est passé au Niger. « Bazoum s'est pris pour l'enfant chéri de la France en obtempérant à tous ses souhaits sans écouter le peuple nigérien, mais Dieu a décidé autrement. Il a été chassé. Cela doit servir de leçon à Mahamat Idriss Deby Itno », dit-il. Toujours selon lui, personne ne peut gouverner un pays sans son peuple. Il estime que cette époque est révolue et invite le président à revenir à la raison. Dans la même lancée, M. Djibril appelle les hommes politiques à l'union sacrée autour d'un seul idéal, « le Tchad libre sans aucune influence de la France. Le combat pour la liberté et l'indépendance totale du pays doit-être le crédo de tous les politiciens. Que certains opposants comme Masra cessent de dissimuler leur position sur l'ingérence de la France et arrêter de jouer sur des fibres religieuses. Cette façon de faire fragilise le combat digne que nous menons ».

Pour finir, le président du MRDP invite les Tchadiens à se tenir prêts pour la marche de gloire contre l'impérialisme français. « Nous allons nous organiser. Que le peuple se tient prêt, du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest, le moment venu nous allons investir les rues pour exiger le départ de la France qui nous maintient depuis plus de 60 ans dans le néocolonialisme et la servitude ».

Abderamane Moussa Amadaye

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