vendredi 23 octobre 2026

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Les examens de la 2e session du baccalauréat de l'Enseignement du Second degré 2023 commencent jeudi à 8h sur l’ensemble du pays. Les candidats se sont réunis en masse pour les préparatifs de plusieurs matières.

Ils sont au moins 23 975 candidats de différentes séries à composer la 2e série des épreuves. Au lycée Félix Éboué, les candidats sont venus de différents quartiers de la capitale, N'Djamena, pour préparer les épreuves. Certains sont encadrés par les enseignants, d'autres ont occupé la cour pour réviser leurs leçons.

M. Adoum Attom Djibrine, candidat de la série en D, explique, « les préparatifs évoluent bien. Je demande à Dieu de m'aider pour demain. Il n’y a plus du temps. Le jour J reste toujours crucial, Dieu agira inchallah ».

Mahdi Ali Mbodou Langa est enseignant de terminale D. Il est venu aider les candidats, « comme d'habitude, j'organise des cours de soutien pour aider les candidats. J'ai déjà aidé une dizaine d'élèves, candidats au baccalauréat série D. Ils vont réussir ».

Zeïnab Hangata est candidate en série A4, « les préparatifs avancent bien. Je me suis mis au travail aussitôt après la proclamation des résultats du premier tour. Une semaine, c’est suffisant pour me préparer. Je donnerai le meilleur de moi-même demain et Dieu agira par sa grâce ».

Noël Adoum

Depuis quelques jours une vive tension a éclaté entre le bureau de l'Union nationale des étudiants tchadiens section de N'Djaména dirigé par Yaya Barkai et certains étudiants de cette université. Tension engendrée à la suite de la destitution de l’ancien bureau et la mise sur pied d'un bureau de transition. Reportage.

Pour Abdelkerim Gulindouksia Adoum, nouveau président de transition, l'Assemblée générale (AG) réunie en assemblée extraordinaire le 12 juillet dernier a décidé de mettre terme au bureau dirigé par Barkai. Il brandit le fait que le mandat de ce bureau est arrivé à terme, échu depuis le 5 juin 2022, dit-il.  « Le bureau dirigé par Yaya Barkai Mahamat veut saboter les principes qui régissent l'UNET. Il se cache derrière le DNIS, la prorogation de la transition, etc. Un chapelet des raisons égrenées pour endormir les étudiants », a-t-il confié.

Aussi, il affirme que le système instauré par M. Barkai relève de la démagogie, « nous, étudiants de la base refusons catégoriquement d'avaler cette pullule amère », a-t-il ajouté. M. Gulindouksia soutient que plusieurs démarches ont été entreprises auprès du bureau dirigé de Barkai, une rencontre importante a eu lieu en novembre 2022 avec la présidence de l'université. Au cours de cette rencontre, une promesse a été faite, l'organisation d'une élection dans un délai n’excédant pas 3 mois, « mais rien n'est fait », dit-il. Il ajoute, « au-delà de la fin de mandat de Barkai, ce monsieur est déjà intégré à la fonction publique, récompense de sa traîtrise. Il perd automatiquement son statut, mais veut toujours être à la tête de cette organisation. Ce n'est pas faisable », explique-t-il.

Toujours selon M. Gulindouksia après que toutes les voies de recours diplomatiques sont épuisées, la base a décidé à l'unanimité de destituer l’ancien bureau et de mettre une nouvelle équipe composée de 8 membres pour assurer la transition pour un délai de 45 jours franc. « Notre mission, c'est de mettre sur pied un collège d'organisation des élections (COE), d'organiser les élections et de partir », a-t-il confié. Il a aussi révélé qu'à la suite de cette destination, l’ancien bureau, à sa tête Yaya Barkai Mahamat a mobilisé des individus armés des armes à feu, de gourdin, de manchettes pour attaquer les membres du bureau de transition. Il juge cette attitude de déplore et appelle Barkai au calme et à la retenue.

Yaya Barkai Mahamat, balais d'un revers de la main tous les faits. Il traite les membres du nouveau bureau de transition de désordonnés et des voyous qui veulent mettre à genoux l'Université. « Tout ce qu'ils font n'a aucun effet. C'est un groupe de délinquants qui se sont associés avec des personnes de la rue armées de machettes, de bâton, de pierres, de fer pour violenter les étudiants. Cela ne relève pas l'image d’une association étudiante. Ils sont responsables et payeront lourd le tribut », dit-il. Il ajoute, qu'il n'est pas inscrit à l'université pour être à la tête de l'UNET, « Nous sommes élus par les étudiants, bientôt un COE sera mis sur pied pour organiser les élections. Personnellement, j'y veillerai pour que les choses entrent dans l’ordre » a-t-il laissé entendre.

Abderamane Moussa Amadaye

Le coordonnateur national de la Coordination des Associations de la Société Civile et de Défense des Droits de l'Homme (CASCIDHO) a fait un point de presse ce mercredi 19 juillet pour dire qu’elle va organiser des campagnes de sensibilisation pour le futur référendum constitutionnel.

Son coordonnateur Mahamat Dingadimbaye affirme que le référendum constitutionnel se pointe à l'horizon avec la communication du président de la Commission Nationale Chargée du Référendum constitutionnel (CONOREC). « La CASCIDHO prend acte et s'engage à suivre et observer tout le déroulement du processus pour veiller à la transparence et à la crédibilité du scrutin référendaire à venir ».

Pour la CASCIDHO, le référendum est un acte fondamental et déterminant pour le retour à l'ordre constitutionnel. Cette phase est importante, il y a nécessité d'une véritable sensibilisation. Déjà, la CASCIDHO appelle à une véritable participation des électeurs à l’âge de voter de s’enrôler. « Nous serons sur le terrain pour sensibiliser, suivre et observer le déroulement de l'enrôlement des électeurs. Et produire à la fin de cette phase, un rapport sur la révision du fichier électoral ».

Le coordonnateur de CASCIDHO estime que cette mission de suivi et d'observation de l'enrôlement des électeurs apportera un plus à la CONOREC et de garantie de transparence à la révision du fichier électoral. Il souligne que «la réussite du référendum constitutionnel est un devoir citoyen et une exigence cependant son échec sera un faux départ vers la refondation d'un Tchad démocratique et du vivre ensemble que nous rêvons tous ». La CASCIDHO appelle les citoyens à œuvrer dès maintenant, pour un scrutin référendaire le 17 décembre.

Enfin, la CASCIDHO salue la mission de paix du facilitateur de la CEEAC le président de la République Démocratique du Congo (RDC) Félix Tshisekedi.

Noël Adoum

Ce mardi 18 juillet, le curé de la paroisse Saint-Isidore Bankandja de Walia Goré Abbé Madou a animé un point de presse dans son église dans la commune municipale de 9e arrondissement de la ville de N'Djamena. Sa déclaration est relative à l'organisation de café des admis aux nouveaux bacheliers.

L’Abbé Madou accompagne chaque année des jeunes aux examens du baccalauréat en organisant le café des candidats. Et après la réussite au bac il prépare le gâteau spécial des admis pour célébrer les candidats qui ont réussi baccalauréat.

« Le café des admis de cette année aura une particularité avec 500 nouveaux bacheliers des jeunes de Walia issus des différentes confessions qui seront présents à cette fête le 20 août prochain », précise-t-il. La communauté paroissiale va célébrer la messe d'action de grâce avec certains jeunes chrétiens le matin, et le soir à partir de 16h, tous les jeunes bacheliers seront dans un hôtel de la place pour couper ensemble le gâteau.

L’Abbé souligne que la cérémonie a pour objectif de féliciter les admis au bac avec un gâteau d'encouragement, présenter aux futurs étudiants leurs aînés qui ont reçu dans différents domaines notamment l'entrepreneuriat, d'éclaircir et orienter les jeunes. « C’est une manière d'inculquer la motion du patriotisme et la fierté d'être Tchadien et d'étudier aux universités du Tchad », a-t-il expliqué.

Selon le curé, orienter les jeunes par rapport aux besoins de développement du pays. L'agriculture, l'élevage, la pêche, l'environnement et la technologie sont des domaines qui ont besoin des jeunes formés. « Ce sont les fondamentaux où il faut aider les jeunes à choisir ces filières bénéfiques qui vont les aider et aider le pays dans les années à venir ».

Toujours selon Abbé Madou, le thème de gâteau des admis est intitulé, « le baccalauréat tchadien, un avenir universel ». Plusieurs personnalités viendront encourager les heureux bacheliers. La liste des invités, dit-il, comprend les membres du gouvernement, des partenaires, etc. Ils viendront remettre le cadeau des admis et déclarer des bourses qui seront octroyées aux bacheliers.

Adoum Noël

Le championnat national se poursuit dans les trois stades de la capitale tchadienne avec les 12 équipes. La rédaction s'est entretenue avec les organisateurs de la phase finale du championnat national.

La poule A qui compte 6 équipes : Aiglons FC de N’Djamena, As PSi de N’Djamena, Foullah Édifice, Université de Moundou, AS Draib et Élect sport de Bongor. Les organisateurs expliquent que dans cette poule, AS PSI premier avec 12 points. Il est suivi d'Aiglons FC  9 points, vient après Foullah Édifice avec 6 points, Université de Moundou et Élect sport de Bongor ont 3 points chacun. La notification de la 4e journée est cours de publication.

Dans ce championnat national 2023 pour le moment le premier buteur est Brahim Ousmane de l'équipe éléphant d'Amtiman avec 8 buts suivi de Karl Max d'Élect Sport de N’Djamena avec 5 buts.

Dans la poule B, Élect sport de N’Djamena est première avec 9 points et Éléphant d'Amtimane, Aigle d'Abéché, As Mairie de Pala ont chacune 6 points. Ensuite, BEAC de Sarh et Sahel de Faya ont 0 point.

Le championnat est à sa quatrième journée dans les trois stades de la capitale.

Ousmane Bello Daoudou

Par un communiqué de presse rendu public hier 17 juillet, la Fédération nationale des Organisations des Producteurs des Semences du Tchad (FENOPS) dénonce l'assassinat crapuleux de l'entrepreneur Ali Mahamat Brahim, président fédéral de cette organisation dans la province de Wadi-Fira.

Selon Ahmed Moussa N’Game, président national du FENOPS, M. Ali Mahamat Brahim, président de la fédération provinciale des organisations des producteurs de semences de Wadi Fira a été la victime d’assassinat. « Ça constitue un crime crapuleux et odieux qui a eu lieu le 15 juillet dernier en pleine journée dans une rue de la capitale, N’Djamena. Inacceptable qu’un concitoyen pacifique, non armé soit tué». Toujours selon M. N’Game, il a été abattu et dépouillé de l’argent provenant de la vente des productions qu’il venait de retirer de la banque pour permettre le développement des activités de production semencière des producteurs de sa province, dit-il.

La FENOPS dit être déçue par l’attitude des forces de sécurité, présentes sur les lieux qui n’ont rien fait pour arrêter les assassins au vu et au su de tout le monde. « Nous doutons de la réelle volonté des autorités tchadiennes à engager des recherches pour retrouver ces criminels et les traduire en justice », dit-il. Il ajoute, « devant la recrudescence de tels actes, cruels commis dans l’impunité, la FENOPS exprime sa colère et son amertume », a-t-il déclaré. La FENOPS condamne le crime contre les producteurs sans défense, livrés à eux-mêmes face à une insécurité croissante, a-t-il déploré. La FENOPS interpelle le ministre de la Sécurité publique à prendre des mesures fortes et efficaces pour lutter contre la lassitude des agents de sécurité.

Pour finir, M. N'Game présente ses condoléances à la famille et aux proches de la victime ainsi qu’à toute la communauté des producteurs de Wadi Fira, éprouvés par cette horreur et exige que lumière soit faite pour l'âme du défunt.

Abderamane Moussa Amadaye

Le Collectif des ex-détenus des Événements du 20 octobre (CEDE20) a lancé aujourd’hui ses activités.

Après avoir organisé le 3 juillet dernier une cérémonie de soutien au président de transition Mahamat Idriss Deby Itno pour la grâce présidentielle accordée. Le président du CEDE20 Mbaïramadji Alexis déclare que le CEDE20 a pour mission de soutenir les efforts de paix et de réconciliation nationale, conscientiser la jeunesse contre la manipulation, etc.

M. Mbaïramadji Alexis a réaffirmé, la sincérité et l'objectivité de leur démarche, laquelle consiste à œuvrer, à la lumière de ce qu'ils ont vécu avec tous ses contours, « que plus jamais un autre 20 octobre ne se reproduise dans l'histoire de notre pays », a-t-dit. Il relève qu’ils ont décidé de soutenir le président de transition Mahamat Idriss Deby, « qui est à leurs yeux, au regard des actes patriotiques, de grandeur d'âme, et d'homme d'État qu'il a déjà posé, le seul à pouvoir refonder le Tchad dans la réconciliation nationale, la justice et la fraternité pour le développement du pays ».

Selon lui, c'est une décision consciencieuse, réfléchie et irréversible. « Ceux qui nous vilipendent n'ont pas vécu ce que nous avons vécu », a-t-il dit. Il ajoute, « nous avons fait la prison de Korotoro, de Moussoro et de Kléssoum. Nous savons comment les choses étaient préparées pour mettre notre pays à feu et à sang pour satisfaire la soif de pouvoir d'un individu ».

Il affirme, « si aujourd'hui, nous avons pris cette décision, ce n'est ni anodin ni subjectif ». Tout en invitant ceux qui leur en veulent, et ils sont minoritaires de regarder les raisons profondes de leur engagement aux côtés du président de transition, au lieu de s'adonner à des raccourcis infâmes.

M. Mbaïramadji Alexis relève que le CEDE20 compte 347 ex-détenus et graciés dont ils disposent pour chacun, une copie du certificat de libération comme pièce d'adhésion. Il invite incessamment tous ses camarades qui hésitent encore à le rejoindre rapidement pour l'amour de notre patrie et le bien de la jeunesse,

Enfin, le CEDE20 réitéré son soutien au président de transition et demande solennellement au Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République Démocratique du Congo et facilitateur de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) en visite actuellement à N'Djamena de bien vouloir les recevoir, en tant qu'acteurs majeurs des évènements du 20 octobre 2022 pour les écouter.

Noël Adoum

La ville de Sarh, capitale du Moyen-Chari, appelé aussi ville verte. C’est aussi l’une des villes la plus propre du pays grâce à une femme à la tête de la Mairie Mme Kabo née Sioudina Mitadjina qui y veille. Petit tas de saleté au tableau, c’est le problème des incivilités avec le phénomène de vol des panneaux solaires publics, un des soucis majeurs dont la ville fait face. Reportage.

Les quartiers Kassaï, Tombalbaye, Mayngara, petit marché et Kété-Gala, sont tous propres, mais les vols des panneaux solaires, plantés au bord des voies bitumées qui servent d'éclairer la ville, font rage. Mme Kabo explique, « c’est un vrai problème. Les voleurs on les guette, ceux qui sont pris seront remis à la justice. Je lance un cri d'alarme à la population d'être vigilante pour signaler tous les cas de vol des panneaux », insiste-t-elle. Sinon, la ville est pacifique, il n'y a pas d'agression grâce à la rigueur du gouverneur qui met de l'ordre, dit la mairesse.

Un commerçant du grand marché de Sarh Abakar Daoud Ali dit, «la propreté urbaine dans la ville de Sarh constitue un des défis majeurs de notre quotidien à tous et de la vie de cette ville verte. Nous sommes des commerçants et nous voulons que le grand marché ainsi que toute la ville soient propre à son image ».

La Maire de la ville de Sarh Mme Kabo née Sioudina Mitadjina affirme, « la propreté est l’affaire de tous et la Mairie entend renforcer son action en faveur d’une ville toujours plus solidaire, dynamique et durable. Une ville propre pour tous et par tous ». Elle poursuit, la propreté de la ville a commencé par l'effort de la commune en collaboration avec les différentes associations des jeunes qui contribuent à l'assainissement de la ville. Elle compte continuer avec la sensibilisation pour que la population prenne conscience et s'engage pour le bien-être de la ville.

Selon elle, si la ville est propre, parce que, « nous avons établi le calendrier de nettoyage dénommé « samedi propre » où on nettoie de 6h à 10h ». Elle ajoute, ce plan de propreté a pour objectif de traduire concrètement cette volonté de renforcer les moyens et de relever les défis liés à la propreté afin de lutter contre toutes les maladies.

La mairesse Mme Kabo affirme que sa ville est connue par son « vivre-ensemble ». « C'est une ville cosmopolite qui représente le Tchad en miniature composé de plusieurs ethnies qui vivent en parfaite harmonie depuis la nuit des temps ».

Noël Adoum

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