vendredi 23 octobre 2026

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Cet après-midi 5 juillet 2023 a eu lieu la cérémonie de passation de service à la tête de la Gendarmerie nationale, à Kléssoum, banlieue Est de la capitale tchadienne, N'Djaména.

Après une pluie diluvienne et sous la boue que le Directeur général, le général Ismat Issakha Acheikh, a passé le flambeau à l'entrant, général Ahmat Youssouf Mahamat en présence du ministre de la Sécurité publique et des cadres de l'armée nationale.

Pour le sortant, les 8 mois passés à la tête de cette institution ont été cruciaux, l’augmentation des moyens roulants et le rehaussement de niveau de professionnalisme des personnels, « cela a permis à la gendarmerie de pouvoir afin être disponible en tout temps et à tout moment pour sécuriser les personnes et leur bien », dit-il. Il a indiqué aussi qu’une tournée dans les provinces a permis d'instruire aux gendarmes d’agir avec fermeté, de lutter contre la corruption et le laxisme. Il a salué aussi le travail abattu par les différentes unités contre les malfaiteurs, les délinquants et autres fauteurs de trouble dont plusieurs ont été appréhendés et transmis à la justice. « De plus, certaines unités continuent à l'heure actuelle de sécuriser les couloirs de transhumance juger vulnérables ou à haut risque, d'autres encore sécurisent et protègent l'afflux des réfugiés à l'Est du pays », a-t-il confié.

Pour terminer, il invité ses désormais ex-collaborateurs à garder le même élan avec le nouveau DG afin le servir la population et ses biens. Le nouveau DG a pris la parole en remerciant le Président de transition d'avoir placé sa confiance à lui. Il a demandé à ses collaborateurs et à la troupe sur le terrain de collaborer et d’assurer la sécurité des citoyens et leurs biens, un devoir, a-t-il dit.

Abderamane Moussa Amadaye

Depuis la mise en retraite des hauts officiers de l'armée tchadienne un mécontentement s'est installé. Au sommet de la hiérarchie. Des généraux, pas les moindres s'opposent cette décision du président de transition.

Selon nos sources, ces généraux ont fait parvenir un message au président de la transition exigeant l’annulation du décret les renvoyant à la retraite. Lors de cette rencontre qui a eu lieu samedi passé, les deux émissaires ont fait passer le message : l'annulation du décret qu'ils jugent anormal dans un tel climat, le renvoi du contrôleur général des armées, général Saleh Ben Haliki, et enfin le limogeage du Ministre Directeur de Cabinet Civil, Idriss Youssouf Boy.

Selon nos sources, le limogeage du Général Saleh Ben Haliki n’a finalement pas eu lieu. Aux dernières nouvelles M. Haliki a été promu chef d'État-Major Particulier en remplacement du Général Bichara Issa Djadallah récemment admis à la retraite.

Depuis hier, un important déploiement des soldats est constaté dans les artères de la ville de N’Djamena. Cette forte présence militaire va du rondpoint double voies à la rue de 40 mètres jusqu'aux différents quartiers du grand Farcha. Une atmosphère pas normale enveloppe la capitale.

La rédaction

Ce 3 juillet, le Collectif des ex-détenus des évènements du 20 octobre 2022 a organisé une cérémonie de gratitude et de soutien au président de transition Mahamat Idriss Deby Itno pour la grâce présidentielle. La cérémonie s'est déroulée en présence du président de Conseil National de Transition (CNT) Haroun Kabadi dans la grande salle du palais des arts et de la culture. Reportage.

Tout a commencé par l'exécution de l'hymne national, suivi de la projection d'un film intitulé « Les enfants de Toumaï entre l'espoir et désespoir », ce film relate les différentes attaques rebelles, celui par exemple du 2 février 2008, les circonstances de la mort du maréchal Idriss Deby Itno et les manifestations du 20 octobre 2022. Dans la salle, sur les banderoles sont écrits, « le collectif des ex-détenus des évènements du 20 octobre 2022 invite toute la jeunesse tchadienne à se débrancher des manipulateurs », « à soutenir notre jeune président, le grand frère Mahamat Idriss Deby Itno, la seule voie de la réconciliation nationale, de la cohésion sociale et de la refondation d'un Tchad nouveau », « jeunes du Tchad ensemble, disons non à la manipulation, du 20 octobre ».  Les ex-condamnés ont porté des t-shirts floqués, « gratitude et soutien au président de transition ».

Pour le président de la commission Mortodé Bonheur, les ex-condamnés viennent de sortir d'un traumatisme, l'initiative d'organiser cette cérémonie fait partie de la prise de conscience des jeunes des dangers de participer à des évènements comme le 20 octobre 2022. Il ajoute, « du balcon de l'espoir à la vallée du désespoir et de la détention, vous voici aujourd'hui dans le temple de la réconciliation nationale et du dialogue. Après la transition, il y aura un Tchad un et indivisible ».

Le représentant des ex-détenus Mbaïramadji Alexis avoue, qu'au nom de ses collègues qu'ils ont été aveuglés par des manœuvres d'endoctrinement. « Nous sommes aujourd’hui devant vous pour faire notre mea-culpa, nous repentir. Aucune raison, aucune vision, aucune liberté ne saurait justifier l’atteinte à la vie d'un être humain. Non, rien ne justifie la mise à feu et à sang de notre propre pays », a-t-il déclaré.

Le président du Conseil National de Transition Haroun Kabadi a appelé à la prise de conscience et à la maturité politique des jeunes.  « Accepter sa faute, reconnaître ses défauts et changer de cap est une grandeur d'esprit et de l'amour de son pays ». Le président de transition Mahamat Idriss Déby Itno a toujours prôné la paix, l'unité, la cohabitation pacifique et le vivre-ensemble, aujourd'hui comme demain il n'hésitera pas à tendre la main à ses frères et sœurs y compris ceux des transformateurs qui veulent rentrer au pays pour participer à la refondation du Tchad, a-t-il dit.

Noël Adoum

L’ancien vice-président du parti Les Transformateurs, Moustapha Masri crée son parti, baptisé, le parti pour la Paix et Cohésion Sociale (PCS).

C'est sous le folio 559 du ministère en charge de l'administration du territoire que le parti est officiellement reconnu annonce l’ex-numéro 2 de Succès Masra. Il a affirmé à la rédaction que son parti est rassembleur, pour l’unité, la paix et aspire à participer à la réussite de cette transition en cette phase déterminante de la vie politique du pays. « Le sentiment qui nous anime est un sentiment de bonheur et de fierté pour nos militants et pour le peuple tchadien », a déclaré Masri. Il estime que la validation de son parti montre que le Tchad n'est pas seulement dans la démocratie, mais aussi dans la consolidation de cette démocratie pour permettre au présent de préparer un futur radieux pour le Tchad.

Selon M. Masri, l'honneur revient au gouvernement d'union nationale à leur tête le président de transition, Mahamat Idriss Deby Itno. Sur son passé politique avec les transformateurs, M. Masri répond que ce nouveau parti aura une ligne diamétralement opposée à celle de son ancien parti. « Nous serons sur nos bases unitaires, nous ferons de la pédagogie et éduquerons notre peuple pour permettre l'avènement d'un Tchad nouveau ». Il soutient que le peuple tchadien souffre et en est assez, « il tire le diable par la queue. Ce parti est là pour élever le peuple. Nous tenons à être différents des autres partis, mais dans la complémentarité en faisant des actions concrètes sur le terrain tout en créant de l'emploi, générer des revenus, etc. ». M. Masri indique que le parti compte déjà à son actif 20.000 adhérents. Ils ont adhéré en ligne ou par une fiche, on y retrouve les anciens militants des transformateurs et aussi des engagés en politique qui épousent notre projet pour ce pays, a-t-il expliqué. Pour les futures échéances électorales, M. Masri dit son parti sera sur tous les fronts politiques pour la conquête et l'exercice du pouvoir.

Abderamane Moussa Amadaye

L’esprit de la fête de Tabaski a fait ses effets sur le président de transition. Il s’est souvenu des manifestants du 20 octobre 2022. Ceux que j’appelle les « sacrifiés en exil » de la seconde phase de la transition, ou « les insurgés armés » comme dirait le Premier ministre de transition Saleh Kebzabo.

Ils sont pardonnés. Oui pardonnés. Vous êtes surpris? Pas moi.

Je me rappelle une discussion avec un compatriote qui approuvait cette répression. Parce que, argumentait-il, « ces manifestants sont tous manipulés par le président du parti Les Transformateurs Succès Masra, ils sont tous originaires du sud, ils sont tous des drogués, ils sont tous des antis de ceci, des antis de cela, des haineux, des détestables, etc. ».

J’ai eu de la peine à lui faire comprendre que manifester pacifiquement est un droit. Et même s’il détestait ces manifestants ou les partisans des transformateurs, il se doit de dénoncer cette répression aveugle, inacceptable, exécutée par des Tchadiens sur d’autres Tchadiens. Et qu’il faudra faire attention à ne pas faire du « Kebzabo ». C’est-à-dire vouloir être plus dur que les durs partisans du président de transition.

Surtout que demain, les mêmes qui ont qualifié cette manifestation « d’insurrection armée », ne pourront invoquer le droit de manifester. Ils s’exposent, en soutenant une telle répression, d’être à l’avenir victimes de la même méthode. Les Tchadiens ont un adage pour bien résumer cela, « la lame qui a rasé Issa, rasera Moussa ».

J’ai fini en disant à mon contradicteur, « si j’étais le conseiller du président de transition, je lui aurais conseillé de choisir Succès Masra comme Premier ministre. Parce que, objectivement, c’est son meilleur allié et adversaire. Cela le débarrassera de cette vieille classe politique de l’opposition. Et surtout marquera la rupture, la montée d’une nouvelle génération, même si cela risque d’être symbolique. Les symboles comptent en politique ». Mon ami est resté insensible à mes arguments.

J’avoue que le Tchad est le paradis des apprentis politiques. La répression du 20 octobre a fait des dizaines de morts, un millier de jeunes incarcérés, des centaines d’exilés, un parti politique décimé, son chef chassé du pays, des procès bidons, une justice aux ordres tout cela est passé comme lettre à la poste à part le rapport du président de la Commission Nationale des droits de l’Homme (CNDH) Mahamat Nour Ibédou qui a dit la vérité. Depuis lors, on lui mène la vie dure.

Ce qui choque dans ce pardon, c’est le fait que le président, de surcroît d’une transition, se réveille le matin d’une fête et dit avoir pardonné ceux qui ont offensé sa présidence pour avoir manifesté après les avoir massacrés, embastillés, forcés à l’exil, etc. Lui le maître du ciel et de la terre tchadienne pardonne à qui il veut sans rendre de comptes à personne.

Je me suis alors rappelé la fougueuse sortie du président de transition clamant qu’il ne baissera jamais la tête devant un autre président d’un autre pays.

Mais selon plusieurs sources, son dernier voyage en France lors du sommet pour un nouveau Pacte Financier Mondial, le tête-à-tête, la veille du sommet entre le président français et tchadien, cachait autre chose. L’Élysée a d’abord remonté les bretelles du président de transition au sujet de l’arrestation des militaires français à la frontière soudanaise. Ensuite, il a exhorté le Tchadien à se ranger sur la position du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) demandant qu’aucun acteur de la transition ne se présente aux futures échéances électorales. De plus, il a fortement été recommandé au Tchadien une ouverture politique sincère à la principale opposition armée le Front pour l’Alternance et la concorde au Tchad (Fact), le retour du chef des Transformateurs et de ses militants exilés au pays et un apaisement des tensions sociales.

Voilà les raisons cachées de ce pardon le jour de la Tabaski. Un pardon sur commande. Menton levé « Jupiter Macron » a ordonné. Tête baissée « Mahamat Kaka » a exécuté. Reste à savoir s’il s’abstiendra de se présenter aux futures élections. Là, c’est une autre histoire.

Bello Bakary Mana  

Une Assemblée Générale de l'Ordre National des Architectes du Tchad (ONAT) s'est tenue ce samedi 1er juillet dans la salle multimédia au Centre d'Étude de Formation pour le Développement (CEFOD). Ordre du jour : plan d'action (PA) 2023-2025.

Le secrétaire général Abdelkader Djidda a présenté plusieurs axes du PA. Pour lui, le redressement de l'ONAT est reparti en quatre actions. Notamment la demande des audiences avec les autorités, dont l'évaluation est de 1 million, la réforme et l'harmonisation de texte de l'ONAT, la relecture de texte, le lancement de concours, etc.

Le président de l'ONAT Senoussi Ahmat Senoussi a lancé un appel au gouvernement de leur donner accès à l’administration publique pour rencontrer tous leurs grands décideurs administratifs pour faire de N'Djamena une ville verdoyante attractive et là où il fait bon vivre.

Selon lui, « A la veille de la saison de pluie, l'inondation va venir bientôt et on aimerait que toutes nos réflexions se focalisent pour les longs termes. Le quotidien d'urgence ne peut que résoudre les problèmes actuels, mais pour le futur. Il faut que les architectes soient présents pour accompagner nos villes ».

Pour l’ONAT toutes ces occupations anarchiques, tous ces espaces publics qui deviennent des propriétés privées peuvent redevenir publics. Ce sont des endroits qui permettent l'écoulement des eaux de pluie. Ils sont hélas quasiment bloqués.  M. Senoussi affirme, « en pleine vacances on aimerait voir nos enfants dans des lieux sécurisés et non sur les voies publiques.  L'équipe est motivée pour réaliser tout ce plan d'action avec la forte volonté politique des autres et l'aide de Dieu ».

Enfin la secrétaire aux Finances Loubna Matar Hissein, a lancé un appel à ses confrères et consœurs de mettre leurs cotisations à jour, « ensemble nous réaliserons ces actions très importantes ».

Noël Adoum

L'Alliance Citoyenne pour l'État fédéral au Tchad (ACEFT) Natoi-Allah Ringar a animé un point de presse ce vendredi 30 juin au cours duquel, elle a dénoncé l'adoption du projet de loi de la Constitution.

Le porte-parole de l’ACEFT M. Natoi-Allah Ringar affirme que lors de la conférence nationale et souveraine de 1993, les participants ont jeté leur dévolu sur la décentralisation vantée comme étant la forme de l'État qui satisfera la démocratie tchadienne. « La population qui a cru à ce changement a vite déchanté ». Le fédéralisme est la voie royale pour gérer la diversité socioculturelle et politique du pays.

Dans son plaidoyer pour le fédéralisme, le porte-parole a souligné 12 vertus de la fédération notamment. Il qualifie l’État unitaire de système des « voleurs politiques de la république ». Et affirme, « les promoteurs de cette machine ont une stratégie et plan de détournement. Voler l'avenir, les rêves, la passion, le salaire, l'éducation, la santé, la force et la joie des autres pour développer leur propre région ». Seul l'État fédéré bloque et empêche le détournement de deniers publics, a dit-il. Un digne fils d'un État fédéré ne peut ni piller ni détourner les biens de son État. La fédération est une alternative pour contrecarrer les plans des partisans de l’État unitaire. « L'État fédéral mettra fin aux gouvernements des illettrés et des incompétents armés ». Il fera disparaître le complexe de supériorité ou d'infériorité de certains « aucune ethnie ne sera supérieure aux autres, aucune ethnie n'a aura plus de droits que d’autres, aucun éleveur armé ne peut détruire les champs d’un agriculteur. Les éleveurs seront systématiquement désarmés. Personne ne pourra être traité de Abite, Kirdi, Doum c'est la fin de la haine tribale et religieuse », dit-il.

Selon les fédéralistes, la fédération éradiquera l'exploitation de l'homme par l'homme et bannira « le business de la rébellion » qui coûte des milliards au Trésor public. Il poursuit en soutenant que l'État fédéral empêchera les riches de s'enrichir quotidiennement sur les pauvres.   

Avec véhémence, M. Ringar affirme que, les filles, les enfants, les femmes, dans un État fédéral, seront protégés, défendus et sécurisés. Toujours selon lui, « notre pays le Tchad est enterré et vendu ce 26 juin 2023 par les vendeurs d'illusions en quête de gain facile. L'adoption du projet de constitution de l'État unitaire par les conseillers nationaux de transition acquis à la solde de la junte au pouvoir tombe comme un coup de massue sur la tête des Tchadiens ».

L'alliance citoyenne pour l'État fédéral du Tchad, condamne cette adoption. Elle rejette cette démarche boiteuse qui viole allègrement les résolutions et recommandations du DNIS et demande au gouvernement et au président de transition d'annuler sans délai cette adoption qui mettra en péril l'unité nationale et la cohésion sociale.

Noël Adoum

Lors d’un point de presse animé ce 30 juin à la Maison des médias, l'association « Tchad notre pays » a lancé une campagne de collecte de fonds en faveur des réfugiés soudanais.

Pour la présidente, Mouna Kallimi Sougui, depuis l'éclatement des conflits au Soudan, des vies sont bouleversées et des rêves brisés qui ont drainé des milliers de réfugiés dans la partie orientale du Tchad. « Ces personnes ont besoin de notre aide, de notre solidarité et de notre soutien », a-t-elle déclaré. Toujours selon la présidente, des liens forts existent entre les peuples, du Soudan et du Tchad, liés par l'histoire, la culture, l'éducation, la santé, etc. Elle estime que les réfugiés soudanais sont des frères et des soeurs, « ils sont nos parents, ils ont tout perdu et ont besoin de nous ».

C'est dans ce sens que son organisation, « Tchad notre patrimoine » a décidé de lancer une campagne mondiale de collecte de fonds en faveur de réfugiés et déplacés soudanais en vue de collecter sur chaque individu 1 dollar. Elle justifie ce projet par le slogan, « Au-delà des statuts et des frontières, l’humanité ».

Mme Mouna invite chacun à être solidaire à ce projet humanitaire, « aujourd'hui, je m'adresse à vous au-delà des frontières et des statuts, en tant que membres d'une seule et même humanité à participer à cette campagne mondiale de collecte de fonds en faveur des réfugiés et déplacés soudanais. Cette campagne de collecte de fonds ne connaît pas de frontières, de limite géographique ou de statuts social. Elle est ouverte à tous, car nous sommes tous concernés par cette crise humanitaire. Peu importe votre origine, votre religion, votre nationalité ou votre situation financière, vous pouvez faire une différence en donnant 1 dollar ».

Abderamane Moussa Amadaye

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