Les membres du Bureau exécutif du Conseil national des pétroliers (CNP) ont été installés ce matin 24 juin en présence de leur avocat.
Pour le Secrétaire général, 3e adjoint, Nouradine Saleh Bakay, la nouvelle équipe travaillera sans relâche et en franche collaboration avec ses membres pour en faire un véritable cadre d'échange pour tous les entrepreneurs du secteur pétrolier, dit-il. Le président du comité d'organisation, Dr Mahamat Lamine Yacoub affirme de son côté que la nouvelle équipe dirigeante va faire de son mieux que possible pour que les pénuries de produits pétroliers ne se répètent plus au Tchad.
Selon le Président par intérim installé, M. Ousmane Moussa Toloba, c'est un nouveau départ pour ce secteur qui est le pilier et le poumon de l'économie tchadienne. Il se fixe l'objectif de défendre et promouvoir les intérêts économiques des Tchadiens, de développer, coordonner et de faciliter les actions entre les marqueteurs, consommateurs et les transporteurs dans le secteur pétrolier, dit-il. Le nouveau président assure que son organisation luttera contre la cherté de vie et la rareté des produits pétroliers sur l'ensemble du territoire national. « Nous allons aussi lutter contre la corruption, le clientélisme, le népotisme et le monopole des produits pétroliers qui crée une pénurie artificielle », a-t-il confié. Il promet de valoriser le dialogue permanent avec les autorités pour rendre les produits disponibles en collaboration avec le ministère du Pétrole, la raffinerie, etc.
Pour finir, Me Benjamin Mamgodibaye souligne que conformément au texte de base et aux lois de la République le nouveau président est installé pour assurer l'intérim du BE du CNP jusqu'aux prochaines élections.
Abderamane Moussa Amadaye
La capitale tchadienne a enregistré hier dans la nuit du 22 au 23 juin une première grosse pluie pour ce début de saison pluvieuse. Cette pluie diluvienne a durablement touché une majeure partie du 5e arrondissement de N'Djaména. Reportage.
Contrairement aux années précédentes, le 5e arrondissement de N'Djaména a été cette fois-ci considérablement inondé. Une partie de l'axe bitumé reliant le quartier Amriguébé-Ridina qui passe par l'Université Roi Fayçal s'est transformé un marigot. Les ruelles sont à majorité impraticable, la boue est partout et les caniveaux non curés sont engloutis.
Le désastre, c'est à Ridina. Plusieurs maisons se sont écroulées, plus de 10 maisons se sont retrouvées par terre a dit le maire du 5e arrondissement, Saleh Goudja Mallah. Toujours selon lui, ce dégât est dû au blocus du canal qui est en réhabilitation. « Hier, nous avons enregistré une grosse pluie, les eaux ont stagné à cause du blocus du canal qui est en réhabilitation. Les eaux ne s’écoulent pas et ont créé d'énormes dégâts. Le bilan est en cours », a-t-il dit. Il rassure la population de sa circonscription que bientôt tout rentrera dans l'ordre et les victimes seront indemnisées. Il invite la population à la patience, à se rapprocher de leur commune et à ne pas être brutale. « L'entreprise Encobat doit cesser ses travaux en afin de minimiser les dégâts ».
Quelques victimes rencontrées sur places ont exprimé leur désolation à notre micro. C'est le cas de Ali Malloum Nour a qui affirme que 5 chambres et la clôture de sa maison sont écroulées. « Il nous reste qu'une seule chambre pour plus de 6 familles. Nous n'avons ni de lit, ni de drap, ni habits. Tout est dans l’eau », a-t-il déploré d’un triste. Il dit être étonné par le silence méprisant de la société responsable de la réhabilitation du canal. « Aucun membre de cette entreprise n'est venu nous consoler, alors qu'ils avaient sciemment bloqué le passage de l'eau ». Il soutient qu'il va attaquer en justice cette société pour la reconstruction de sa maison. De même, Acheikh Ibrahim Charfadine est aussi victime. Il déplore l'écroulement de plusieurs chambres, la perte des documents administratifs, etc.
Sur les lieux, une association s'est mobilisée pour assister les victimes. Moussa Idrissa Abakar, président de l'association « Debout et à l'ouvrage », dit que son organisation est là pour soutenir la population. « Nous leur donnons un coup de main pour récupérer leurs objets récupérables, les déplacés, etc. Nous invitons les organisations humanitaires et les personnes de bonnes volontés à faire la même chose ».
Abderamane Moussa Amadaye
Les cadres, personnels et enfants du SOS villages d'enfants antenne du Tchad ont célébré ce 23 juin dans leur local situé à Ndjari dans le 8e arrondissement de N'Djaména la fête internationale des villages d'enfants SOS.
Roassoum Ngarbim Cyril, représentant par intérim de SOS villages d'enfants (SOSVE) à cette cérémonie a d'abord rappelé que cette organisation non gouvernementale à but non lucratif fondée est en 1949 à Imst en Autriche par Herman Gmeiner. « Elle œuvre dans le domaine de protection et promotion des droits de l'enfant en générale et particulièrement ceux qui ont perdu ou qui risquent de perdre la prise en charge parentale », dit-il. Toujours selon lui, pour garantir la protection, le bien-être et le développement de l'enfant, SOSVE défend les droits d'enfants et s'engage pour que l'enfant d'aujourd'hui devienne demain un citoyen indépendant, responsable et actif au sein de sa communauté. Il a également indiqué que cette institution s'est installée au Tchad depuis 2005 et se repose sur trois piliers qui sont, la prise en charge de remplacement, le renforcement des familles et le plaidoyer. Il a affirmé que « SOS Villages d'Enfants dispose d'un programme à N'Djamena qui renferme le village d'enfants, le renforcement de la famille, le centre médical, une École primaire Herman Gmeiner, etc. », soutient-il. M. Roassoum a laissé entendre que plus de 184 enfants et jeunes sont soutenus au sein du SOSVE et plus de 800 enfants issus de 168 familles sont dans le programme de renforcement de famille à Ligna à la sortie Est de N'Djaména.
Pour finir, le représentant du Directeur de SOSVE a rendu un hommage aux cadres de cette organisation qui ont consenti depuis 18 ans à l'encadrement des enfants, qui selon lui, est une mission noble.
Rappelons que le 23 juin est une fête internationale des villages d'enfants SOS. Elle commémore l'anniversaire de naissance de Hermann Gmeiner, fondateur des villages d'enfants SOS. L'ONG a été créée en 1949 et œuvre pour la protection de l'enfant dans plus de 137 pays à travers le monde, afin que chaque enfant grandisse dans une famille.
Abderamane Moussa Amadaye
Le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH) a organisé un atelier sur le sujet des droits de l'homme ce vendredi 23 juin tel qu’évoqué dans le cahier de charges du Dialogue national inclusif et souverain.
Abdoulaye Seye Représentant le représentant de Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme affirme qu'en juin 2011 le Conseil des droits de l'homme intergouvernemental de l'ONU chargé de promouvoir et protéger les droits de l'homme a adopté dans sa résolution 17/4 les principes directeurs relatifs aux droits de l'Homme. « Ces principes ont marqué la première étape qui est le premier cadre réglementaire mondial de référence valable pour les États comme pour les entreprises ».
Il ajoute que ces principes directeurs s'articulent autour de l'obligation incombant à l'État de protéger les droits de l'homme y compris les entreprises. La responsabilité incombe aux entreprises de respecter les droits de l'homme. Il dit que l'objectif est d'offrir un espace d'apprentissage et d'échange en vue de stimuler, de soutenir l'élaboration et d’adopter de plans d'action nationaux des pays d'Afrique centrale. Il affirme que grâce à ce dialogue, le Tchad devrait être en mesure de partager les préoccupations et les principaux défis et obstacles auxquels il est confronté pour mettre en œuvre des principes directeurs au cours de la deuxième décennie. Il conclut que ce dialogue national sera utilisé comme une opportunité pour propulser les efforts en cours au Tchad. Et lui donner l’opportunité de contribuer de manière significative à la mise en œuvre de la feuille de route de la prochaine décennie.
Pour Bourkou Louise, Secrétaire d'État représentant le ministre de la Justice et des Droits humains, le Tchad est partie prenante de plusieurs instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits civils et politiques. Et aussi aux droits économiques, sociaux et culturels. Pour elle, le gouvernement du Tchad accorde une place importante à la promotion et protection des droits de l’Homme.
Ousmane Bello Daoudou
L'association socle des jeunes pour le développement (SOJEDEV) a lancé cet après-midi 23 juin ses activités au Centre d'études pour la formation et le Développement (CEFOD) au quartier Ardeb-Djoumal.
Ahmat Oumar Adam, président de SOJEDEV, affirme que son association vise à lutter pour un environnement sain, contribuer à instaurer un climat de paix et d'entente entre les Tchadiens de tous les bords, apporter notre pierre à la mise sur pied d'un système éducatif confiant, venir en aide aux nécessiteux, qu'ils soient réfugiés, orphelins, sinistrés, etc.
M. Ahmat dit que son organisation a des ambitions malgré ses moyens limités. « Nous avons réalisé plusieurs activités à caractère social, humanitaire et éducatif. Avec par exemple des descentes sur site des sinistrés, etc. ».
Le président a invité les conseillers nationaux, les responsables des Nations unies et les associations sœurs qui sont présentes dans la salle à les soutenir. « Notre pays dans son élan de progrès nous interpelle tous. Nous devons conjuguer nos efforts, et contribuer dans la mesure du possible à son plein épanouissement », a-t-il précisé.
Enfin, le président a rappelé à l'audience leur responsabilité vis-à-vis de leur pays. « N’oublions pas que les défis qui nous attendent sont importants. Pour laisser un Tchad meilleur, mettons-nous ensemble dès maintenant, et donnons le meilleur de nous-même pour un Tchad de demain qui brille de mille feux », a-t-il conclu.
Abderamane Moussa Amadaye
Lors d’un point de presse organisé ce 22 juin à la salle du 27 novembre de la Radio FM Liberté, l'observatoire des droits et libertés au Tchad (ODL) dénonce l'arrestation de l'ancien ambassadeur tchadien en Égypte, professeur Adoudou et impute la responsabilité à l'armée.
Franck Nakingar, responsable de cette organisation affirme que depuis la prise du pouvoir par la junte militaire en avril 2021, les libertés et les droits fondamentaux ont reculé considérablement, un cauchemar pour les citoyens, dit-il. « La libre opinion sur la vie publique du pays est systématiquement sanctionnée par les tenants du pouvoir d'une manière ou d'une autre », dit-il.
Son organisation, l'ODL dit être ébahie par l’arrestation de l'ex-ambassadeur, le professeur Al-Amine Adoudou qui n'a exprimé que ses opinions et ses inquiétudes sur les réseaux sociaux comme tout autre citoyen. Toujours selon le M. Nakingar les autorités de transition sont allergiques à la libre expression surtout quand elle touche l'armée. Il soutient que cette arrestation origine d’une plainte de l'État-major de l'armée. Ce qui, toujours selon lui, prouve l'implication active de l'armée dans la répression et la restriction des libertés fondamentales, « cela met à rude épreuve la justice qui cherche peu à peu, à reprendre sa place dans la chaîne des pouvoirs. Loin d'être un secret d'État au nom duquel on prétend se cacher pour régler des comptes, la question de l'armée et les comportements nuisibles des hommes en armes chargés d'assurer la sécurité des citoyens, préoccupe les citoyens qui veulent vivre en sécurité », dit M. Nakingar.
Enfin, l'Observatoire des Droits et Libertés au Tchad exige la libération sans condition de M. Adoudou. « Puisque la justice a déjà relaxé M. Adoudou dans une première plainte du ministère public sur le même sujet. À moins qu'il existe deux justices au Tchad », a conclu M. Nakingar, responsable de l'ODL.
Abderamane Moussa Amadaye
L'Union des jeunes avocats du Tchad (UJAT) et le Centre d'étude et de formation pour le Développement (CEFOD) signent une convention de partenariat ce 22 juin. Objectif : lier la théorie à la pratique.
Pour Me Frédéric Nanadjingué, président de l’UJAT dit l'idée est de formaliser le rapport entre l'union des jeunes avocats du Tchad et le CEFOD à travers les différents services. Pour lui, c'est un lien pour relier la théorie à la pratique. Selon lui, les jeunes avocats donneront les cours au sein de CEFOD Business Scholl, ensuite assisteront les étudiants en les encadrant dans leurs cabinets respectifs leur offrant des stages pratiques et de fin de formation afin de rendre professionnelle leur entrée dans la vie active. « L’intérêt de cette convention n'est pas à démontrer par un partage d’expériences qui donnent un équilibre de connaissance pour avoir une maîtrise du droit. Le droit s'intéresse à des questions quotidiennes qui nous entourent, mais lorsque c’est mal expliqué vous avez une idée théorique vague », dit-il.
Dr Ludovic Lado Directeur du CEFOD soutient que cette convention vient renforcer les relations de son organisation pour rendre service à la jeunesse tchadienne. Il ajoute, « notre filière ne se limite pas seulement à une filière de droit privé ou public, mais sur le volet de carrière judiciaire basé sur le professionnalisme. Nous sommes heureux de créer ce pont entre les futurs juristes et les juristes de terrain ». C'est un partenariat gagnant-gagnant, dit M. Lado afin de concrétiser les relations entre les différentes parties prenantes.
Ousmane Bello Daoudou
Lors d’un point de presse conjoint animé ce 21 juin au Tribunal de Grande Instance de N'Djaména, le syndicat des magistrats du Tchad (SMT) et le Syndicat Autonome des Magistrats du Tchad (SYAMAT) ont décidé unanimement d'observer une grève sur l'ensemble du territoire national, à la suite du projet de loi de la nouvelle constitution qui prévoit la nomination du président du conseil supérieur de la magistrature.
Selon les syndicats, cette décision intervient à la suite d’une réunion en assemblée générale (AG) conjointe, tenue le 21 juin passé au palais de justice de N'Djamena, « le Syndicat des Magistrats du Tchad (SMT) et le Syndicat Autonome des Magistrats du Tchad (SYAMAT) avons débattu sur le seul point inscrit à l'ordre du jour la réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) prévue dans le projet de la nouvelle constitution », disent-ils. Ils ajoutent que conformément au projet la nouvelle constitution en cours de discussion au Conseil National de Transition (CNT), les magistrats estiment qu'au titre de la réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature, leurs préoccupations et attentes n'ont pas été prises en compte malgré l'interpellation du Président de Transition. Les responsables syndicales des magistrats ont signifié que l'AG a contesté la forme du CSM prévue dans le projet de la nouvelle constitution et optent pour l'institutionnalisation du Conseil Supérieur de la Magistrature composé exclusivement des magistrats professionnels élus par leurs pairs, « le cas échéant, le maintien de la forme actuelle où le CSM est présidé par le Président de la République », ont-ils clarifié.
Avant de finir les responsables syndicales ont relevé que l’AG a décidé à l'unanimité de la cessation de travail sur l'ensemble du territoire national jusqu'à satisfaction. Les magistrats ont décidé également de se vêtir de leur toge et de camper au palais de justice de N’Djamena demain vendredi. Toutefois, ils disent être ouverts au dialogue.
Abderamane Moussa Amadaye







