vendredi 23 octobre 2026

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Le président du Cadre des Jeunes Leaders pour le Maintien de la Paix et de la Stabilité au Tchad (CJLPST) Keinodji Carmel Ndimaye a animé un point de presse relatif à la 63ème fête de l’indépendance du pays.

M. Keinodji Carmel Ndimaye affirme que la date de 11 est une journée solennelle qui marque l'accession du Tchad à la souveraineté. Cette célébration, selon lui, est tombée au moment charnière de l'histoire du Tchad. C'est pourquoi il demande à la jeunesse de prendre conscience du rôle qui est le sien, dans la refondation du pays. « Les actions de la jeunesse doivent concourir à créer un Tchad nouveau où règne la paix, l'unité nationale et le développement ».

M. Ndimaye a salué la prise de conscience patriotique qui a incité les ex-détenus graciés des évènements du 20 octobre 2022 à organiser une cérémonie de gratitude et de soutien au président de transition. « Les graciés ont annoncé à se mettre à la disposition des autorités pour participer aux sensibilisations de lutte contre la violence politique, l'incivisme, le communautarisme, la manipulation politique et les autres maux qui gangrènent la cohésion sociale du Tchad ».

Pour lui, les derniers événements à l'université de N’Djamena relatifs à la crise interne de l'Union Nationale des Étudiants tchadiens (UNET) section de N'Djamena qui a conduit à l'exclusion de certains est incompréhensible.  « Il faut que les étudiants adoptent un comportement responsable ».

Il a invité les étudiants à régler leur divergence par la voie du dialogue. Il les a appelés à la raison. Et le rectorat à la clémence vis-à-vis des étudiants sanctionnés.

Noël Adoum

Jour pour jour, il y a 63 ans que le Tchad est devenu souverain. Une indépendance octroyée par la France. Ialtchad presse a baladé son micro dans la ville de N’Djamena pour recueillir les avis des citoyens sur cette date historique ce vendredi 11 août 2023. Vox-pop.

Brahim Ahmat Malloum citoyen : S'il faut parler de l'indépendance du Tchad, à mon avis en tant que citoyen, je dirais que le Tchad n'est pas réellement indépendant. Il y a l'ingérence des certains pays étrangers dans la gestion sur tous les plans. La France a la main mise sur notre pays. C'est déplorable. »

Dr Adoum Inoua : vaste sujet que de parler de l'indépendance du Tchad. Il faut schématiser en disant que l'indépendance du Tchad se présente comme le verre moitié pleine et moitié vide. Textuellement le Tchad est indépendant le 11 août 1960. De 1960 à nos jours, il y a 63 ans. 63 ans après qu'est-ce que l'indépendance a apporté en termes de développement ? Pas grand-chose.  Après 63 ans nous avons le problème de l'électricité et d'autosuffisance alimentaire, agropastorale. Lee chemin reste à faire parce qu'il y a une main mise derrière ».

Sadia Saleh : « Le Tchad a eu son indépendance le 11 août 1960, mais le pays était mal parti dès le début, mais nous sommes en train de corriger cette erreur grâce à la prise de conscience de l'intérêt général de tous les Tchadiens, parce que c'est le Tchad d’abord ».

Propos recueillis par Ousmane Bello Daoudou

La Plateforme « le Tchad d'abord » a organisé une conférence-débat hier 10 août au Musée National dans le 5e arrondissement de la ville de N’Djamena sous le thème « La marche du Tchad vers l'indépendance. L'unité, la paix et la cohésion sociale après l’indépendance ».

Dr Mahamat Saleh Yacoub a affirmé que c'était en 1884 s'est tenue une conférence en Allemagne pour partager l'Afrique sur le papier « du Tchad jusqu'à Sénégal a été attribué à la France », a-t-il dit.

Selon lui, après la conquête des empires du Ouadaï, du Kamen Borno et du Chari Baguirmi, « quatre étapes ont marqué l'indépendance du pat ».

La première étape a été de changer la Constitution française du 10 octobre 1946. La 2e étape c’est en 1956 avec la loi sur le droit de vote et la 3e étape a eu lieu en 1958 avec le référendum du 28 septembre 1958 à l'échelle de l'ensemble des colonies Africaines

Ensuite c’est la proclamation de la République le 28 novembre 1958 mettant fin à AEF (Afrique-Équatoriale Française). « C’est à partir de cette date que chaque colonie est devenue une République. Au Tchad cela a conduit à la création du gouvernement provisoire le 26 août 1959. Un an plus tard, le 11 août 1960 c’est l'indépendance du pays », affirme-t-il.

Après l'indépendance, la contestation armée gagne le pays. Et après la mort de François Tombalbaye premier président tchadien, suite à un coup d’État, « le pays a glissé doucement dans la guerre civile, dans le tribalisme, etc. »

De son côté Mahamat Saleh Moussa Coordonnateur de Tchad d'abord dit le 11 août un moment historique et un tournant décisif dans l'histoire du Tchad. Pour lui la marche vers l'indépendance que nous célébrons avec l'émotion et fierté le chemin parcouru par notre pays. Il confirme une nation qui a bravé l'adversité et se monter les défis pour prendre son propre destin caractérisé par le moment de lutte et de sacrifice estimable.

Ousmane Bello Daoudou

À l'occasion de la fête de l'indépendance, une cérémonie de prise d'armes a eu lieu le matin du 11 août à la place de la nation dans le 2e arrondissement de N'Djamena. Reportage.

Cette cérémonie a vu la présence du président bissau-guinéen, Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo, du Premier ministre de Sao Tomé et Principe, Patrice Trovoada, du vice-président libyen de transition Moussa Al-Kouni et bien d'autres représentants diplomatiques et consulaires résidants au Tchad.

C'est à 10h30 minutes que la cérémonie a démarré après l'arrivée du président de transition Mahamat Idriss Deby, suivi du dépôt de germe de fleurs aux martyrs. Démarré dans une ambiance chaleureuse, le défilé est marqué par le passage aérien des aéronefs, puis le défilé pédestre militaire et elle s'est clôturée par le passage des blindés, des chars, dont quelques-uns sont dans un état délabré dégageant de la fumée. Cette fête de l'indépendance a été appréciée par certains et désapprouvée par d'autres.

Pour Takilal Ndolassem, conseiller national, le bilan des 63 années de souveraineté nationale est négatif. « Nous sommes indépendants que sur la parole, mais pas sur les faits », a-t-il confié. Toujours selon M.   Takilal, la souveraineté devrait s'expliquer par l'indépendance militaire, économique, culturelle, etc. « Nous sommes dépendants de la France. Malgré qu'aujourd'hui, nous avons tous nos 1.284.000 km². On n’a pas besoin d'un autre pays pour cultiver, pour avoir du blé, du maïs », dit-il. Il rajoute, « il faut que la France nous laisse tranquillement s'occuper de notre pays. Aujourd'hui, elle est responsable de 70% de nos problèmes ».

Pour Netoi-Allah Ringard, président du Parti des Intellectuels et Socialistes Tchadiens pour l'Évolution (PISTE), l'indépendance politique n’est pas une réalité. « Que la France sache que nous sommes assez mûrs, nous n'avons plus besoin qu'on nous dicte quoi que ce soit ». Il estime que depuis l'accession du pays à l'indépendance, la France s'ingère et voit le Tchad comme un quartier français. « Non, nous sommes un pays libre et indépendant », a-t-il lancé. M. Ringard souhaiterait que dès l'année prochaine, le Tchad soit totalement indépendant et fédéré. Et que la prochaine célébration de l'indépendance soit la dernière dans un état unitaire, « chacun célébrera dans sa région et dans l'amour et la bonté », dit-il.

Contrairement aux deux intervenants, M. Daoud Mahamat Abakar, coordonnateur du Conseil national des jeunes du Tchad (CNJT) du Ouaddaï affirme que le Tchad est totalement indépendant. « C’est cette indépendance qui nous a permis de nous retrouver et de fêter cette journée avec faste. Aucun État, même la France ne s'est jamais ingérée pour dicter ou décider à la place des Tchadiens ou du Tchad », a-t-il assuré. M. Daoud explique aussi qu'il y a eu des avancées considérables en matière de développement. S'agissant des indices de développement humain publiés par certaines organisations internationales, M. Daoud soutient qu’elles sont biaisées, « elles ont pour seul objectif de traîner le Tchad dans la boue du sous-développement ».

Abderamane Moussa Amadaye

À la veille de la célébration du 63e anniversaire de l'indépendance du Tchad, ce vendredi 11 août 2023. La rédaction a interrogé deux acteurs de la vie politique tchadienne. Il s’agit entre autres du président du parti Rassemblement pour la Justice et l'Equité (RJE) Ordjeï Abderrahim Chaha et Caman Oumar Bédaou de Wakit Tama. Réactions.

Le président du parti RAJET Ordjeï Abderrahim Chaha affirme lui que le 11 août est une date répugnante pour les nationalistes qui souffrent de voir que leur pays n’a pas encore l’entièreté de sa souveraineté est une déception. « Cette date n'est jamais mémorielle, elle est festive et cérémoniale pour les tchadiens qui baignent dans l'inconscience et la manipulation française », a-t-il souligné. La véritable date qui sera mémorable, c'est lorsque nous arriverons contre vent et marée à arracher notre indépendance. Il ajoute, « nous ne sommes pas libres économiquement. Cette fête est une tâche honteuse pour ceux qui résistent pour leur dignité, ceux-là qui veulent effacer cette honte ».

Enfin pour Caman Oumar Bédaou le pays n'a jamais été indépendant depuis 1960 jusqu'à nos jours. « Après cette indépendance factice, il y a des déchirures qui ont mis à mal le vivre-ensemble entre les Tchadiens », dit-il. Faisant référence au passé, il déclare que la France a parachuté les armes aux rebelles du défunt président Hisseine Habré lors de l'affaire Claustre. La dernière gouvernance, celle du défunt président Idriss Deby Itno, a baigné dans le népotisme, le clanisme et les détournements des deniers publics. « Le Tchad n'a jamais été indépendant parce que c'est la France qui le pilote. C'est elle qui a adoubé l'actuel président de transition ».

Noël Adoum

La centrale pharmaceutique d'Achats (CPA) situé à Sabangali dans le 3e arrondissement de N'Djaména a offert un don de produits pharmaceutiques à l'association Tchad notre pays (ATNP).

Ce don vient en aide aux réfugiés soudanais. Pour Mouna Kallimi Sougui, c’est un don qui s'inscrit dans logique de la campagne « aidons les réfugiés soudanais avec 1 $». « Cette campagne de collecte de médicaments rappelle aux Tchadiens et au-delà qu'il existe une seule communauté au service de ceux qui sont en difficultés », dit-elle. Toujours selon la présidente de l'association, le geste de la CPA est symbolique, humanitaire et vital pour les réfugiés. « Nous remercions tous les cadres de la CPA pour cette aide. Nous invitons les autres à emboîter le pas ».

Pour Nang-Yade N. Richard, directeur général adjoint de la CPA, accompagner ce projet humanitaire est un honneur pour son organisation qui est au service de la santé humaine. « Ce don est destiné aux réfugiés soudanais ». Pour finir, il invite les autres institutions et les personnes de bonne volonté à soutenir ce projet humanitaire.

Abderamane Moussa Amadaye

Les précipitations sont encore faibles en ce début de mois d’août, pique de saison pluvieuse mais une pluie diluvienne s'est abattue dimanche 6 août sur la capitale tchadienne, N'Djaména, faisant d’énormes dégâts et des inondations.

Du quartier Farcha en passant par Klémat, Walia, N'Djari, Diguel ou Bourdbourdoub, les conséquences de cette pluie sont visibles dans les rues. Des maisons et rues submergées par l'eau stagnante. Certaines veilles maisons ou mal construites se sont écroulées. Le rêve de voir N'Djaména vitrine de l'Afrique se noient peu à peu reste dans les eaux fluviales. Selon Senoussi Ahmat Senoussi, architecte et urbaniste plusieurs facteurs peuvent expliqués cet enfer.

L'urbaniste-architecte, Senoussi Ahmat, et président de l'ordre national des architectes du Tchad estime que la capitale s'est agrandie de façon anarchique sans planification. « Depuis 3 décennies, les autorités ont laissé les gens construire sans plan d’urbanisation et sur des lieux ou des zones non habitables », dit-il. L'urbaniste a indiqué aussi que le schéma directeur de la ville n'a pas été aussi respecté. Toujours selon lui, la ville n'a pas été viabilisée et s'est ajouté le manque des canaux de drainage des eaux, « c’est une de principale cause des stagnations d'eau dans les rues de la ville ».

Pour M. Senoussi, à N'Djamena sur chaque 2000 hectares habités, il est nécessaire d'avoir une unité de retenue (bassin de rétention) qui doit séparer une zone d'occupation à une autre avec des canaux de drainages modernes souterrains et sécurisées. « Malheureusement, aujourd'hui tous les terrains sont occupés y compris les réserves. Pas de planification, ni d'anticipation, ni un investissement conséquent à la hauteur des attentes. Toutes ces tares ou éléments combinés font qu'à la saison de pluies, la ville plonge dans l'eau, dans la misère et la risée des réseaux sociaux ».

Pour relever le défi, l'urbaniste-architecte affirme que la tendance actuelle est que le monde rural n’attire pas mais c’est plutôt la ville qui attire. « Le système des nations unies a conseillé d'investir davantage dans la ville ». Il invite le gouvernement à laisser les professionnels (urbanistes et architectes) du public mais aussi du privé à dresser un schéma directeur aux décideurs politiques pour sauver non seulement la capitale mais toutes les villes du Tchad. « On ne peut pas faire dans le tiroir et entre les 4 murs, difficile d’être à la fois décideur et exécutant. Rien ne peut évoluer dans un pareil système et c'est cela notre réalité malheureusement ».

Abderamane Moussa Amadaye

Le Bureau de soutien au Mouvement Patriotique du Salut (MPS) Djamouss a organisé cet après-midi du 8 août une campagne de vulgarisation du projet de la constitution à la maison de culture Baba Moustapha dans le 3e arrondissement de la ville de N’Djamena.

Le Bureau de soutien Djamouss a fait face à la jeunesse du 2e 3e et 5e arrondissement. Il était composé de Djibersou Dahaye Yoma, de Dr Korom Acyl Dagache et de Abakar Mahamat. Ils ont tenu en haleine le public cible constitué majoritairement des jeunes.

À l'entrée du jeu, Djibersou Dahaye Yoma a défini l’État comme une personne morale de Droit public constitué des éléments à savoir le territoire et la population puis il a souligné qu'il y a deux formes de l'État qui est à savoir, l'État unitaire et l'État fédéral. Ensuite, Djibersou Dahaye Yoma a expliqué en premier lieu l'état unitaire qui est un État que l'on trouve un seul centre d'impulsion juridique et politique.

Pour lui, dans cette forme de l'État, elle peut être centralisée, déconcentrée ou décentralisée qui caractérise la forme de l'État unitaire. Il indique que si l'État est centralisé, c’est qu’il y a concentration du pouvoir juridique, politique et de décision. Toujours selon lui, dans l’État déconcentré il y a un transfert de pouvoir par délégation de compétence. Après vient la forme de l'État décentralisé qui a un transfert de pouvoir central vers les collectivités territoriales décentralisées. Il affirme que « l’ordonnance 019 du 10 octobre 2010, le Tchad est passé d'un État centralisé à un État déconcentré avec la création des certaines institutions administratives sur l'ensemble du territoire », a-t-il éclairé. Toutefois, il indique la décentralisation n'est pas effective au Tchad, « parce que jusqu'à là nous n'avons pas encore organisé des élections locales à l'exemple pour les gouverneurs, les préfets, etc. »

Pour clore la campagne, Djibersou a défini le fédéralisme qui, selon lui, est un système d'organisation, d'administration et de gouvernement dans lequel l'État est organisé en fédération et partage avec les États fédérés les diverses compétences constitutionnelles : législatives, juridictionnelles et administratives. Il soutient que cette forme de l'État n'est pas compatible avec le Tchad et les Tchadiens, selon lui, ne sont pas encore prêts. Il affirme qu'il est de préférence opté pour l'état unitaire décentralisé, qui est une forme de partage du pouvoir, mais qui va permettre aux Tchadiens de vivre davantage dans l'unité et la concorde nationale.

Ousmane Bello Daoudou

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