Après la polémique sur les parapluies aux couleurs arc-en-ciel et leurs retraits, la 4e édition du festival culturel tchadien a été lancée hier 24 décembre 2022 au Palais du 15 janvier dans la commune du 8e arrondissement de la capitale tchadienne, N'Djamena en présence du Président de transition (PT), Mahamat Idriss Deby Itno. Sur le lieu, l'affluence est basse. Reportage.
Lancé, le festival Dary qui semble réunir les Tchadiens de tout bord dans l'enceinte du palais du 15 janvier. Si dans la matinée l'ambiance était électrique avec l'arrivée des personnalités publiques à leur tête le PT, général Mahamat Idriss Deby Itno. En soirée peu le public était très peu. Si le dispositif sécuritaire est au beau fixe, les travaux techniques se poursuivent dans certains villages du site et des stands.
Sur le site, des écolières, des jeunes et quelques rares personnes âgées font des tours pour la visite des expositions culturelles. Dans les cases abritant les provinces, le service d'accueil et guide sont quasiment inexistants. Pire, certaines sont même désertes. Les rares visiteurs n'ont pas le goût d'y rester plus d'une minute. C'est le cas de Mariam Abakar, « pour le premier jour, je suis déjà dégoûtée du festival. L'organisation est largement différente des années antérieures», a-t-elle confié. Un peu plus loin, un autre visiteur laisse entendre que pour le premier jour, c'est mal parti. Il estime qu'il y a moins d'engouement à cause de la délocalisation du site.
Signalons que festival Dary est un festival culturel, de brassage, d’apprentissage, de découverte, de transmissions et de promotion des différentes cultures du Tchad. Il a été institué en 2018 par feu Maréchal Idriss Deby Itno. À ce jour, c’est la 4e édition.
Abderamane Moussa Amadaye
La coordination exécutive du Collectif des Organisations des Jeunes du Chari-Baguirmi a tenu son Assemblée générale (AG) ce samedi 24 décembre dans la salle multimédia du Centre d’Études et de Formation pour le Développement (Cefod). Après avoir écrit aux autorités de la transition, les jeunes du Chari-Baguirmi font leur retour pour, disent-ils, attaquer le problème aux racines. Reportage.
C'était en présence de plusieurs participants que les jeunes du Chari-Baguirmi ont tenu leur AG cet après-midi. Les doléances des jeunes il y a quelques semaines ont été classées sans suite par les autorités de transition. Cette attitude, disent les organisateurs a provoqué le réveil de jeunes. Ils dénoncent la mauvaise gestion de 5% du pétrole qui leur revient de droit. Ils affirment qu'ils sont toujours forts et déterminés à continuer la lutte. Sur plusieurs petites affiches, formats 4×4, entre les mains des jeunes sont écrites, « la jeunesse de Chari-Baguirmi peut gérer le 5%» et «Mbang Hadji Woli, le 5% n'est pas votre bien patrimonial», déterminer dans leur lutte, ces jeunes ajoutent,« Chari-Baguirmi ou la mort nous vaincrons ».
Pour le coordonnateur du collectif Abdelkadre Djibia, le sultan du Baguirmi Mbang Hadji Woli a qualifié ses compatriotes de fourmi et des mouches. Pour lui, le sultan ne mérite pas de représenter la population de Chari-Baguirmi au Conseil National de Transition (CNT). Dans son allocution, il affirme que la jeunesse du Chari Baguirmi n'acceptera jamais que l'argent de 5% des revenus pétroliers serve à payer les dettes de Mbang Hadji parce que ce dernier a affirmé à Badoro qu'il est endetté. La jeunesse de Chari-Baguirmi ne se reconnaît pas dans les dettes du sultan, car cette jeunesse à besoin des infrastructures, des structures sanitaires et scolaires adéquates, un plateau technique dans son centre de santé a-t-il martelé. Il relève que la jeunesse du Chari-Baguirmi ne réclame que son droit social et dénonce la mauvaise gestion des 5% des revenus pétroliers gérer le sultan. Selon lui, le sultan aurait affirmé que, « le département de Loug Chari n'est rien» alors que ce département regorge le pétrole du Chari-Baguirmi dont il gère le 5% depuis neuf ans. M. Djibia au nom des jeunes du Chari-Baguirmi revendique toujours, la démission pure et simple de Mbang Hadji du 5% des revenus, le bilan des 9 ans d'activités de 5% ainsi le respect du décret 1911. Il ajoute, « nous demandons au Président de la Transition qui avait dit qu'il est au service de la jeunesse d'annuler le décret de nomination du sultan ».
Noël Adoum
Pas de messe de minuit dans la mythique cathédrale de N’Djamena. Elle est toujours en chantier. La rédaction a échangé avec le curé de la paroisse Achille Djimwoï Teldjim sur les causes de la ruine et le chantier de réhabilitation de cette cathédrale. Reportage.
Des informations avaient circulé sur la possible célébration de la messe de minuit le 24 décembre 2022 dans le bâtiment en reconstruction. Selon nos sources, cela ne sera pas possible. Après avoir donné un délai de 2 ans, l'église cathédrale Notre-Dame-de-la-Paix de N'Djamena ouvrira ses portes seulement le 22 avril 2023.
L’histoire de la cathédrale se confond avec celle du pays, notamment la guerre civile de 1979. Il y a eu des rebelles et les forces gouvernementales, qui étaient dans ce lieu pour la réconciliation, c’est la raison pour laquelle certains ont tiré des obus qui était à l'origine de l'incendie. C'est la guerre qu'a connue le pays qui a fait que la cathédrale est tombée en ruine. Dans les années 1980 avec Monseigneur Charles Vandamme qui a décidé de rebâtir à l’identique la cathédrale en organisant une levée de fond des fidèles, mais cela n'a pas donné les résultats escomptés. Le temps est passé, le pays a commencé à se reconstruire pour que ce lieu soit rebâti. Selon lui, l'État tchadien était alors obligé de réparer les dégâts commis. « Il fallait rebâtir la « Maison de Dieu ». C'est nous les fils du Tchad qui l’avons détruit », dit le curé.
Pour le curé Achille, le délai n'a pas été respecté pour des raisons multiples. D'abord, la crise financière que le pays a connu, ceux qui étaient au-devant de ce projet ne sont plus de ce monde comme le défunt maréchal Idriss Deby Itno. Il a tout fait pour que le financement soit parfait. Certains matériaux sont venus d'ailleurs pour la construction de la cathédrale. Ensuite, il y a eu la pandémie, Corona virus. Il fallait également faire venir certains techniciens de l'extérieur pour la reconstruction. Enfin, il faut attendre la remise technique de l'édifice par le constructeur au chef de l'État. C’est ensuite qu’il remettra la clé à église. Pour qu’à la fin de toute cette procédure suive la célébration officielle de la consécration. C’est prévu pour le 22 avril 2023. « Notre souhait est de fêter sur cet endroit en pierre, mais il y a encore des travaux de retouche », dit-il.
Pour les préparatifs de la fête de Noël, l'ambiance reste comme d'habitude, dit le curé. Pour lui, «la cathédrale Notre-Dame est la mère des églises, la source de la foi et la toute première église de l'évêque qui a engendré d'autres églises ». Il ajoute qu'elle est aussi le symbole de la communion dans ce diocèse. Pour la fête de cette année malgré les évènements de 20 octobre dernier, il poursuit que les fidèles resteront en prière et communion avec les défunts pour que les cœurs meurtris soient réconfortés. Ils vont prier également pour ceux qui ont le pouvoir entre les mains pour que Dieu leur donne le discernement de bien diriger le pays en faveur du peuple.
Noël Adoum
Le Secrétaire Général (SG) du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD), Mahamat Ahmat Alhabo a animé ce 23 décembre une conférence de presse au siège de sa formation politique. Il dénonce une insurrection institutionnelle contre sa personne orchestrée par « des militants de 24h », à leur tête l'un des fils du défunt premier Secrétaire Général, Ibni Oumar Mahamat Saleh. Reportage.
C’est dans le siège du parti bondé des militants habillés aux couleurs du PLD que la conférence de presse a démarré. Le SG a tout d'abord rappelé l'historique ensuite les principes fondamentaux et enfin des mesures fortes contre les militants contestataires, qui agissent malgré leur suspension au nom du PLD. Pour Alhabo, depuis sa création en septembre 1993, le PLD a connu trois phases.
La première phase, c’était de l'arrivée du Mouvement Patriotique du Salut (MPS, ex-parti au pouvoir) à 2001, elle est marquée par la participation du parti au gouvernement jusqu'aux dérives du régime.
La deuxième phase coulait de 2001 jusqu'en avril 2022, elle est marquée par l'opposition au régime de Deby père.
Et enfin, la dernière phase va d'avril 2021 à nos jours, elle est marquée par l'ouverture d'une nouvelle ère marquée par la transition.
M. Alhabbo affirme que c'est durant cette phase, un 26 mars 2022 lors de la commémoration de la Journée des Martyrs et de la Démocratie au siège du PLD, qu’un groupe de militants à leur tête Hicham Ibni Oumar ont perturbé la commémoration et se sont donnés en spectacle devant les médias nationaux et internationaux, ce qui a conduit à l’annulation de l'activité. Toujours selon lui, face à ce comportement peu orthodoxe, le Comité Exécutif (CE) réuni en conseil ordinaire a suspendu provisoirement les auteurs, qu'il qualifie des « conspirationnistes ». Selon les mots du SG, l'entrée du PLD au gouvernement de transition a aiguisé l'appétit des enfants de Ibni qui considèrent le parti comme un bien particulier ou un héritage familial, dit-il. M. Alhabo dit également qu'aucun des fils d'Ibni n'est pour le moment militant du parti, « Des quatre enfants IBNI, un seul est militant. Il a décidé de démissionner de son propre gré », a-t-il confié.
Face à ces dérives, le SG a annoncé une poursuite judiciaire, «le CE réuni en session extraordinaire le 18 décembre, a unanimement décidé de poursuites judiciaires pour mettre fin à toute tentative d'accaparement du parti par les enfants du SG défunt », a-t-il déclaré.
Abderamane Moussa Amadaye
Ce vendredi 23 décembre à eu lieu le lancement de la campagne « femmes et jeunes pour un Tchad sans faim» par Oxfam dans la grande salle de la Maison de la Femme au quartier Ndjari dans la commune de 8e arrondissement de la ville de N'Djamena. Cette cérémonie a vu la présence du ministre de l'Aménagement du territoire Mahamat Assilek Halata. Reportage.
La campagne «Femmes et Jeunes pour un Tchad sans faim» a été lancé ce matin en présence du ministre de l'Aménagement du Territoire, des conseillers nationaux et de plusieurs autres personnalités accompagnées des jeunes et des femmes venus d'autres horizons de la ville de N'Djamena. Tout a commencé par la prestation musicale de l'artiste Yasmine Abdallah qui a fait le show dans la salle. Sédo Yapia, Directeur de Oxfam affirme que le travail pour l'égalité explique l'appui du projet qui contribuera à soutenir le foncier, la mise en valeur et la sécurisation des propriétés foncières des femmes ainsi que la sécurité alimentaire.
La représentante de la femme Mme Dembété Robertine soutient que le secteur rural contribué à 40% de l'économie tchadienne et du produit intérieur brut (PIB). Pour elle, les investissements en agriculture restent à améliorer, car le pays investit moins de 10% dans ce secteur. Les femmes et les jeunes du Tchad constituent la force motrice de l'économie nationale et une force de l'économie agricole.
Le représentant des jeunes, M. Moussa Tahir Mahamat Abdallah a formulé plusieurs doléances notamment la mise en œuvre des résolutions prises lors du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS) relatif au foncier, la reconnaissance du droit de mise en valeur de terre des jeunes et des femmes, l'implication des autorités administratives et traditionnelles dans la sécurisation de ces droits et la reconnaissance de mise en valeur des femmes et des jeunes, la mise en œuvre de la stratégie des finances inclusives, etc.
Enfin, le ministre de l'Aménagement du Territoire Mahamat Assilek Halata affirme que, « là où il y a la femme, il y a la vie, là où il y a les jeunes, il y a l'avenir ». Cette campagne est le projet d'une vingtaine d’organisations de la société civile. Il appelle tous les acteurs nationaux et internationaux de mettre dans leur intervention la problématique d'autonomisation des femmes et des jeunes afin d'alléger leur souffrance et d'améliorer leur condition de vie. L'accès à la terre est un facteur essentiel. Il prend l'engagement solennel pour l'accès des femmes et des jeunes à la terre. Il rajoute qu'il veillerait pour que la sécurité alimentaire soit effective.
Noël Adoum
Le sous-préfet de Moundou rural Ngondingam Mobéang Amos a présidé la cérémonie du lancement officiel des activités du Collectif des jeunes leaders pour la paix et le développement du Logone occidental (COLJPAD) ce jeudi 22 décembre 2022 dans la salle de réunion de PASOC. C’était en présence des autorités administratives, les représentants des organisations des jeunes.
Dans son allocution le coordonnateur de COLJPAD Djébégoto Galion a souligné que à travers la création de ce cadre, le collectif se met entièrement à la disposition de la Jeunesse pour son épanouissement et apportera sa pierre à la construction de cet édifice, « je voudrai parler ici de notre chère patrie qui est le Tchad », dit-il.
M. Galion a indiqué que désormais la jeunesse du Logone dispose d’un cadre juridique crédible sur lequel les acteurs à divers niveaux peuvent s’appuyer pour des actions visant le développement de la jeunesse, bref le développement tout court.
Le coordonnateur de COLJED lance un vibrant appel aux ONG et aux associations sœurs pour leurs différents appuis et partenariats en vue d’aider à mener à bien les objectifs fixés. « A l’opinion provinciale et nationale, nous voudrions vous faire savoir que compter sur nous et sur nos actions sera un gage de réussite et de stabilité perpétuelle à tous vos programmes de développement ».
Le sous-préfet de Moundou rural Ngondingam Mobéang Amos a déclaré, lui, que le pays est à l’une des phases les plus importantes de son histoire, avoir des jeunes leaders qui malgré les difficultés auxquelles ils font face décident de se regrouper au sein d’un cadre comme celui-ci pour échanger et agir en faveur de la paix et du développement est à saluer. Il poursuit son intervention en disant que pendant qu’il y a eu des jeunes qui il n’y a pas encore longtemps, se sont laissés manipuler par des hommes politiques véreux qui ne songent qu’à leurs intérêts égoïstes et politiciens sans toutefois penser au bien-être de cette même jeunesse qu’ils utilisent comme bon leur semble.
Toujours selon lui, un tel cadre, jadis servait de faire valoir pour les hommes politiques qui s’en servaient pour leurs propagandes politiques et voir démagogiques. « Pour ne pas que vous tombiez dans les mêmes erreurs que vos prédécesseurs, je vous demanderai d’être sincères avec vous-même, faites violence à vos ego respectifs et fiez-vous à votre mission. Nul doute que vous serez par moment courtisés, mais soyez à tout moment en droite ligne avec votre mission et objectif ». Et il a rappelé que c’est seulement cette crédibilité qui assurera un avenir radieux à votre Collectif renchéri le sous-préfet.
Pour lui, en voyant ces jeunes regroupés au sein de ce cadre et avec cette mission qu’ils se sont assignée, il est certain que demain ils seront capables de conduire ce pays sur le bon rail.
Pour finir il rassure les jeunes, que les autorités provinciales et nationales seront toujours à leurs côtés pour les aider à atteindre les objectifs louables qu’ils se sont donnés, « il n’y a rien de meilleur que de soutenir ceux qui se battent corps et âme pour la paix et le développement », a-t-il conclut.
Mbaiwanodji Adrien, Moundou, Ialtchad Presse
Ce Jeudi 22 décembre s'est tenu un atelier de validation du rapport de participation des femmes au Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS) dans la grande salle Toumaï 1 à la Maison de la Femme. Cet atelier s'est déroulé en présence de la coordinatrice du mécanisme pour la participation des femmes au DNIS, Mme Élise Loum. Reportage.
C'était en présence de plusieurs femmes et des journalistes des différents médias que le rapport des femmes sur la participation des femmes au DNIS a été examiné et validé par les participantes. Pour la coordinatrice du mécanisme pour la participation des femmes au DNIS, Mme Élise Loum, la coordination de mécanisme est mise en place sous l'impulsion de Mme la ministre de Genre et de la Solidarité Nationale Mme Amina Priscille Longoh. Deux mois après la clôture du DNIS, les femmes se sont organisées à travers leurs différentes structures pour réaliser des activités dans le sens de s'impliquer dans le processus de la première phase de transition. Cela a permis à ce mécanisme d'offrir aux femmes un espace d'échange et de participation citoyenne, des préparations préalables au dialogue, du suivi d'évaluation de la mise en œuvre des conclusions.
La coordination de ce mécanisme a été opérationnelle pendant le dialogue. Un QG (quartier général) a été installé au palais du 15 où se déroulait le dialogue. Plus de 252 femmes ont été enregistrées au niveau du QG et ce sont attelées à participer au dialogue. Plusieurs résolutions et revendications ont spécifiquement fait référence aux revendications des femmes. Toutes les femmes participantes ont apporté leur contribution.
La Secrétaire Générale Moudalbaye Noubadissem Apolline, se dit fière d'accueillir toutes ces femmes leaders qui représentent le courage, l'abnégation, la détermination et les vertus. Pour elle, le DNIS était une occasion de pour consolider la paix. Selon elle, le mécanisme a permis aux femmes de participer d'une manière indépendante et souveraine. Les activités d'information et de plaidoyer des femmes ont bien fonctionné. Elle ajoute qu'il faut que les femmes marquent leur présence dans les grandes décisions du pays.
Noël Adoum
Par une notre circulaire, le Président de l'Université de N'Djamena, Mahamat Saleh Daoussa Haggar a supprimé les congés de Noël et du Nouvel An. Une suspension qui s'explique, selon lui, par le retard dans l'exécution du chronogramme académique 2021-2022. Ialtchad a fait réagir l'exécutif de l'Union Nationale des Étudiants tchadiens (UNET) et quelques autres étudiants ce 22 décembre à la faculté d'Ardemdjoumal.
La nouvelle de la suppression des congés de Noël et de la fête du Nouvel An est tombée hier, 21 décembre. Ce matin à la faculté d'Ardemdjoumal, les étudiants et les qu'enseignants sont présents. Le service de restauration est ouvert et les bus font leurs navettes habituelles.
Toutefois la décision fait polémique et divise les concernés en deux camps.
Nodjitoum Isidore, étudiant à la Faculté des Sciences économiques et de Gestion dénonce. Il estime que la décision n'est pas nouvelle. Pour lui, elle existe même dans les années antérieures. « Nous constatons avec tristesse qu’à l'approche de la fête, les cours continuent malgré que nous aimerions avoir du temps pour préparer cette occasion qui ne vient qu'une fois par an », a-t-il dit. Selon lui, la suspension des congés est un mal nécessaire. Pour lui, la période de congé est devenue un moment de rattrapage pour les enseignants qui dispensent des cours dans les instituts. « Ils nous maintiennent au cours pour pouvoir finir leur programme, sinon quand les cours vont reprendre dans les instituts, ça sera difficile pour eux de s'en sortir parce que là-bas c'est obligatoire et ici non. Telles sont nos réalités » a-t-il affirmé.
Contrairement à Isidore Nodjitoum, l'étudiant en licence 2 en économie Marceline Kominata satisfaite de la décision. Pour elle, la suppression des congés leur permet d'achever l'année au plus tard en février. Idriss Mahamat Doungouss, étudiant en communication partage le même avis que Marceline. Il estime que les congés ne pourront pas leur arrangé surtout vu le programme inachevé. M. Doungouss pense également que la suppression des congés est une obligation pour le respect du calendrier et l'achèvement des programmes dans un bref délai.
Interrogé sur le sujet, Yaya Barkai Mahamat, Secrétaire exécutif (SE) de l'Union des Étudiants tchadiens (UNET) affirme que c'est une décision mûrement réfléchie. Pour lui, cette année, des retards sont constatés. « les cours ont été suspendus lors du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS), les inondations, etc. Ces évènements ont impacté le calendrier», dit-il. Il souligne que les congés vont plomber davantage l'année académique en cours. « Certes nous ne pourrons pas rattraper le temps perdu, mais nous pouvons désormais cesser de perdre de temps tout en exploitant ce congé et finir en beauté l'année », a confié le SE de l'UNET.
Abderamane Moussa Amadaye







