jeudi 22 octobre 2026

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A l’approche de la saison pluvieuse, l’opération de curage de caniveaux a commencé il y a quelques jours dans certains quartiers de la capitale tchadienne, N’Djamena. Au 4e arrondissement, les travaux sont très avancés, mais le ramassage des déchets après curage pose problème. Reportage

La saison pluvieuse avance à grands pas. La saison passée, plusieurs quartiers de la ville de N’Djamena ont été inondés dès les premières pluies. Les caniveaux qui permettent l’écoulement des eaux de pluie n’ont quasiment pas été curés. Pourtant ces caniveaux remplis d’immondices ne pourront pas écouler normalement les eaux des pluies.

Nous nous sommes rendus au 4e arrondissement pour rencontrer des jeunes du quartier en pleines activités. Abdoulaye Ali, un habitant raconte, « les accumulations d’eau chaque année nous met dans des difficultés, sans le caniveau l’eau ne coule pas et cela peut nuire à tout le quartier ». Il continue : la mairie a commencé tôt cette année à curer les caniveaux. C’est ce qu’il faut faire chaque année.  Cela nous rassure d’éventuels dégâts que peut causer la pluie. Nous nous organisons à arranger les canalisations secondaires qui aboutissent aux grands drainages, dit-il.

Un autre habitant du même arrondissement, Indjaye Ismaël. Il indique que leur commune les aide toujours dans le curage des caniveaux. Mais dit-il, le gros problème réside au Centre social numéro 2. En pleine saison de pluie affirme-t-il, l’eau monte à un niveau très inquiétant, un risque pour les habitants et les usagers des routes. La mairie a fait un bon travail cette année. Nous leur demandons d’en faire davantage, dit-il.

Dans un autre quartier, à Hilé Leclerc Naga 1. Abdallah Ali y habite. Selon lui, cette année les responsables de leur commune suivent le travail qui se fait sur le terrain. « C’est un peu mieux, il y a du sérieux, car le maire du 4e arrondissement fait le terrain. Les chefs de quartiers font de porte en porte pour mobiliser les jeunes qui ont fait un travail en amont sur les canalisations secondaires », confie-t-il. Pour Falmata, la trentaine révolue, depuis 2 ans ils n’ont jamais vu la Mairie faire un curage approfondi. Ils ont enlevé du sable jusqu’à 5 à 6 voyages. Ce qu’on a déploré l’année dernière c’est qu’après le curage tout a été abandonné au bord des caniveaux. « Nous avons été obligés de payer les jeunes pour tout ramasser. Il ne faut pas que la même chose ne se répète. » Ces immondices poursuit-elle, peuvent repartir dans les caniveaux si elles ne sont pas ramassées.  Elle estime que cela va être un non-sens.

Une commission de suivi des travaux est sur le terrain…

Neldé Matthieu, chef de service technique de la Commune du 4e arrondissement. Il a été désigné par le Maire pour faire partie de la Commission de suivi des travaux de curage des caniveaux dans la ville de N’Djamena. Une commission mise en place par la mairie centrale. « Je pense que les travaux de curage des caniveaux avancent bien dans le 4e arrondissement par rapport aux autres communes. Les caniveaux des grandes voies sont tous curés. Le problème qui se pose c’est le ramassage des terres d’ordures », dit-il.

Selon M. Neldé, la Mairie est dans la phase enlèvement des déchets avant l’arrivée des grosses pluies. « Si on n’enlève pas vite, les véhicules vont  rouler dessus. Et ça va retourner dans les caniveaux. Autrement dit, le travail n’aura servi à rien. Nous avons parcouru déjà 6 grandes rues. Nous mesurons la profondeur du curage a l’aide d’une barre de fer de 3m », note-t-il. 

Rappelons que la commune du 4e arrondissement compte 4 quartiers et 53 carrées. « Nous curons aussi les caniveaux secondaires, nous embauchons des manœuvres. La population aussi fournit des efforts à travers des petits groupes. On espère que tout ira mieux pour les habitants de notre commune », affirme M. Neldé Matthieu.

Younous Sidick Abakar

Les salles des classes des établissement scolaires publics de N’Djamena sont ouvertes ce 01 juin. Il y a une semaine le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET), section de N’Djamena, a suspendu les cours suite à des bavures policières. Ialtchad Presse a fait un tour dans quelques grands lycées de la capitale tchadienne et au bureau du SET départemental pour constater et recueillir les avis des uns et des autres. Reportage.

Première étape. Lycée de la Liberté, 4e arrondissement de la ville de N’Djamena, est la première étape de notre tournée. Il est 12h, un groupe d’enseignants qui ont fini leurs cours discutent devant l’administration. Le surveillant nous conduit au bureau du proviseur section littérature M. Idriss Hassan Kabba. Il nous reçoit chaleureusement. Nous échangeons sur l’effectivité de la reprise des cours dans son établissement, il nous informe que la machine administrative de l’éducation est un peu lourde. Selon lui, les enseignants étaient tous présents, mais ce sont les élèves qui ne sont pas venus nombreux comme d’habitude. « Le nouveau ministre et le secrétaire d’État nous ont réunis au centre curricula et disent que les examens prévus en août doivent être ramenés en juillet. Dans notre établissement, Dieu merci, nous n’avons pas eu beaucoup de perturbations de cours », dit-il. Pour le proviseur son établissement est en avance, mais il espère rattraper les heures perdues. Idriss Hassan Kabba l’élève doit aussi être un chercheur. « Si l’élève met du sérieux dans sa recherche il peut même dans les 45 jours restants affronter les examens. Je les exhorte au travail. Ils ont un objectif bien déterminé et doivent suivre leurs cours pas à pas, les travaux dirigés et multiplier les exercices. Les parents doivent les suivre avec rigueur », affirme le proviseur.

Deuxième étape. Lycée Technique commercial (LTC). Le proviseur M. Abdel Salam nous reçoit. Selon lui, la décision de la reprise n’est pas unilatérale. Elle a fait l’objet de l’ordre du jour d’un entretien entre chefs d’établissements scolaires, ministres de tutelle et les inspecteurs. Nous nous sommes retrouvés pour une exécution de programme, dit-il. « Conformément aux informations reçues, par l’intermédiaire de la presse, nous également en tant que premiers responsables et techniciens, nous avons notre stratégie propre à nous. Nous avons relayé l’information à nos enseignants et nos élèves par des messages téléphoniques ». Pour le proviseur du LTC, beaucoup d’enseignants ont déjà achevé leurs Travaux Dirigés et Travaux Pratiques. D’après lui, la plupart ont achevé 90% du programme scolaire. « Dans l’enseignement technique, nous avons 1004 heures. D’après notre analyse, nous avons trouvé que la 8e heure et 9e heure sont une stratégie qui nous permettra d’exécuter ce volume horaire. Dans l’ensemble, d’ici la fin de ce mois de juin, nous pensons pouvoir exécuter les 1004 heures allouées à l’enseignement technique », conclut Abdel Salam.

Violation des cours d’écoles et l’humiliation d’enseignants doivent cesser…

 « Nous avons décidé de nous-mêmes de la reprise des activités et de la levée du mot d’ordre de la suspension des cours. Cette suspension est une sorte d’ interpellation et des autorités en charge de l’éducation et celles de la sécurité par rapport au comportement peu orthodoxe des policiers envers les enseignants et les élèves. Malheureusement, ces autorités ont fait sourde d’oreilles comme si de rien n’était », dit Mamadi Atchim Jonas, Secrétaire Général Adjoint (SGA) du SET départemental de la commune de Ndjamena. D’après lui, cette reprise est la résultante d’une réflexion profonde des syndicats face à la situation des enfants. Pour lui, le syndicat n’obéit pas à l’ordre de l’administration, mais plutôt aux demandes de ses camarades enseignants. Le SET départemental, dit-il pour les autorités de tutelle qui méconnaissent, concerne l’Enseignement primaire francophone, mais il y a en son sein, l’enseignement moyen et secondaire, mais aussi une section du supérieur pour l’ensemble de la commune de N’Djamena.

Pour le SGA, la reprise des cours est actée, mais les enseignants ne vont jamais accepter que les enceintes des établissements soient violées ni les enseignants maltraités et humiliés.

Moyalbaye Nadjasna

Les autorités centrafricaines ont dépêché dare-dare une délégation conduite par la ministre des Affaires étrangère Mme Sylvie Baipo Temon chez le président de la Transition Mahamat Idriss Deby Itno pour faire baisser la tension provoquée par le massacre de 6 soldats Tchadiens par les Forces armées centrafricaines (FACA).

Malgré cela les autorités ne décolèrent pas, « c’est un affront qu’il faudra laver tôt ou tard », nous souffle un responsable. Un autre haut gradé rajoute, « il faut donner à ces « centros » une correction digne de notre rang militaire ».

Rappel des faits

Tout est parti le 30 mai 2021, Cherif Mahamat Zène, ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration africaine et des tchadiens de l’étranger, a annoncé par un communiqué du gouvernement une attaque d’un poste avancé de Sourou, en territoire tchadien par l’armée centrafricaine. Ce poste selon le communiqué est gardé par 12 éléments détachés de forces de Défenses et de la Sécurité tchadienne. D’après ce communiqué, cette attaque a occasionné la mort de 6 soldats tchadiens. Le gouvernement de la RCA a réagi ce 31 mai 2021. Il déplore l’incident qui s’est produit et réitère sa volonté d’entamer toutes les actions de sécurisation des frontières communes dans l’intérêt des deux peuples. Retour sur l’évènement.

Les autorités tchadiennes sont tellement furieuses qu’elles refusent de recevoir, au moment de publier cet article, une délégation centrafricaine bloquée à Douala au Cameroun en attente d’un feu vert pour arriver dans la capitale tchadienne. Entre temps, les réseaux sociaux tchadiens crient vengeance. La tension entre les deux voisins est vive. La cause : 6 soldats tchadiens sont morts dans une incursion des FACA au poste avancé de Sourou, en territoire tchadien non loin de la localité de Mberé en lisière de la frontière de la RCA, selon le gouvernement de la République du Tchad. D’après le ministre Cherif Mahamat Zène, le Tchad est agressé sur son propre territoire par les FACA.

Tout a commencé ce dimanche, 30 mai à 5 heures du matin dit-il, l’attaque du poste avancé de Sourou gardé par douze éléments détachés, en territoire tchadien. Des assaillants lourdement armés ont tué un soldat tchadien et 5 blessés, 5 autres enlevés puis exécutés à Mbang du côté centrafricain, note-t-il. Selon Cherif Mahamat Zène, le DG de la gendarmerie centrafricaine a saisi l’ambassade du Tchad à Bangui pour que les autorités tchadiennes récupèrent auprès du chef de village Mbang les dépouilles de ces 5 soldats faits prisonniers puis exécutés.  Pour le gouvernement tchadien, ce crime de guerre et d’une gravité extrême. Elle est préméditée et opérée à l’intérieur du Tchad, dont seul le gouvernement de la RCA en connaît les raisons ne sauraient restés impunis. Le Tchad conclut le communiqué, tient à alerter la MUNISCA, l’UA et la CEAC de cette grave agression dont il est la cible.  

Le gouvernement centrafricain a réagi par le truchement de son porte-parole M. Ange Maxime Kazagui, ministre centrafricain de la Communication et des Médias, Porte-parole du gouvernement. Pour lui les échanges de tirs qui ont eu lieu départ et d’autre ont malheureusement occasionné des morts deux côtés. Le gouvernement de la RCA, impute l’attaque de ce dimanche 30 mai  aux éléments de la rébellion  Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). La RCA condamne le mode opératoire de la CPC qui procède par des attaques sur la population centrafricaine avant de traverser la frontière. Il déplore les pertes des vies humaines et adresse ses condoléances aux familles endeuillées. Il réaffirme en outre leur détermination et leur volonté d’œuvrer conformément à la lettre des dispositions de la commission mixte tchado-centrafricaine de décembre 2019. La RCA se dit prête à entamer toutes les actions de sécurisation des frontières communes dans l’intérêt des deux peuples. Elle est disponible pour travailler avec la partie tchadienne pour préserver la paix et la sécurité des deux pays. Les hautes autorités de la RCA proposent la mise en place d’une mission d’enquête conjointe.

Aux dernières nouvelles N’Djamena peine à contenir sa colère. Des attroupements de l’armée tchadienne sont signalés à la frontière centrafricaine.

Younouss Sidick

Les chefferies traditionnelles sont chargées de la prévention et du règlement des conflits dans leur terroir. Elles sont aussi gardiennes des us et coutumes. Elles jouent un rôle important dans le maintien de la paix sociale dans les milieux ruraux. Elles sont souvent la chasse gardée des hommes. Mais au département de la Tandjilé, centre, province de la Tandjilé, une femme est cheffe traditionnelle. Elle s’appelle Djangbeye Habdekebeng Rebecca. Qui est-elle ? comment exerce-t-elle cette fonction ? Portrait d’une cheffe hors du commun.

Teint noir, collier au cou, simple, affable dans sa robe africaine, Djangbeye Habdekebeng Rebecca, la soixantaine est la fille de feu chef de canton du département de la Tandjilé centre Sa Majesté Djangbeye Malloum décédé le, 14 janvier 2014. Ingénieure de formation, spécialité Génie rural, Djangbeye Habdekebeng Rebecca est l’actuelle Chef de canton du département de la Tandjilé centre, province de la Tandjilé. Elle est aussi responsable du développement social-genre du Programme interdépartemental d’adaptation au Changement climatique PIDAC. « Lorsque mon père sentait sa mort, il m’a légué le pouvoir.  Il y a moi et mon petit frère. Mon petit frère a bien voulu que je prenne le pouvoir et c’est depuis 2014 que j’exerce. Je suis en fonction depuis 6 ans », dit-elle. Majestée Djangbeye Habdekebeng est l’aînée d’une famille de dix enfants. « En ce moment, on est six en vie dont quatre filles et deux garçons », précise-t-elle. Selon elle, le pouvoir n’est pas seulement l’apanage des hommes. D’après elle, la question de sexe n’est pas un obstacle. « Il n’y a pas un texte qui dit que tel ou tel pouvoir n’est que pour les hommes. Mon papa a vu en moi quelque chose et ce n’est pas fortuit qu’il a légué le pouvoir à sa fille, à moi, bien qu’il a des garçons. J’ai accepté cette responsabilité. J’ai pris le pouvoir et je l’assume jusque-là. En fait, il n’y a pas un travail qui ne peut concerner que les hommes. Les femmes et les hommes sont égaux ».

La chef de canton du département de la Tandjilé centre relève que les difficultés et les préjugés sont les propres de nos sociétés, surtout lorsqu’on est une femme. Mais dit-elle, quand on est devant une situation, on est obligé de s’y mettre avec conviction. Elle rajoute qu’un adage dit, vouloir c’est pouvoir. « Il ne faut jamais avoir peur d’écouter les préjugés et les critiques. Ce sont des obstacles du progrès dans la vie. Il faut affronter la vie en face. Ce que les autres font, je me mets à leur place pour le faire. Point », signifie-t-elle.  Lors de ma nomination poursuit-elle, c’était étonnant pour tout le monde.  Pour elle, jusqu’à présent beaucoup de Tchadiens ne savent pas qu’il y a une femme cheffe de canton au Tchad. Sa majesté rappelle qu’à la première conférence nationale des chefferies traditionnelles quand elle s’était présentée, il y avait des murmures lourds dans son dos, mais elle a fait fi de cela et à assumer ses responsabilités jusqu’à la fin des travaux. « Je me souviens encore, comme hier, de ce moment-là, deux chefs de cantons se sont levés pour dire non, encourageons notre sœur. C’est historique pour le Tchad. Il ne faut pas murmurer. Maintenant, tout le monde est autour de moi pour m’encadrer et m’encourager, c’est un plus », dit-elle émue.  Sa majesté Djangbeye Habdekebeng Rebecca, indique qu’il y a encore des machos de certains villages qui essayent de contester son autorité, « je les remets à leur place. Ma force provient du soutien de ma population ».

« Je déteste l’hypocrisie, je ne la tolère pas »

Djangbeye Habdekebeng Rebecca gère ses deux fonctions, qu’il s’agisse du chef de canton ou de la responsable du développement social-genre du PIDAC. L’ingénieure en Génie Rural se montre très pragmatique. « Je sensibilise ma population sur l’unité qui fait la force, capable de braver de toutes les difficultés. Ce qui me marque depuis six ans c’est la collaboration avec ma famille et le peuple de mon terroir autour de moi. Mes chefs de villages me respectent, ma population aussi. Lors de nos réunions, on discute très cordialement sur toutes les questions et on trouve toujours de solutions », affirme-t-elle.

La cheffe affirme que c’est le courage et la grâce de Dieu qui la guident en ce moment. Elle dit avoir en horreur l’hypocrisie et rajoute « je suis toujours impartiale sur la question du règlement des conflits ».  Selon la dépositaire des us et coutume de la Tandjilé centre affirme que pour être bon leader, il ne faut pas tenir compte des « on dits ». « Je tranche les conflits sur la base des faits réels et d’une manière claire et véridique », insiste-t-elle.

Pour cette dignitaire traditionnelle, le Tchad en ce moment est en phase de transition et la 2e conférence des chefs traditionnels est arrivée à un bon moment. Ces réflexions fondues en une idée commune nous serviront pour le dialogue inclusif qui se pointe à l’horizon, conclut-elle.

Moyalbaye Nadjasna

Depuis quelques mois, la Radio Dja FM est confrontée à des difficultés énergétiques.  Le jeudi 27 mai dernier, elle a interrompu son programme. Qu’est-ce qui peut expliquer cette interruption ?

La radio Dja Fm est la toute première radio privée au Tchad. Elle se veut une radio de proximité. En un mot proche des résidents de N’Djamena, la capitale. Elle est située entre le grand marché et le marché à mil. L’interruption de ses programmes intervient au moment où les auditeurs ont besoin de s’informer au quotidien. Ismaël Abdoulaye est un auditeur fidèle de DJA-FM. Selon lui, c’est une radio qui a beaucoup d’auditeurs à cause de son contenu très riche et diversifié. « La radio DJA FM est une excellente radio. Elle donne aussi des bonnes informations. Nous nous soucions fort de son interruption. Personnellement je m’ennuie depuis qu’elle n’émet pas. Qu’Allah le miséricordieux puisse leur venir en aide pour qu’il arrange rapidement leur panne. Car, nous avons raté nos émissions, débats, etc. », affirme-t-il.

« Je ne suis pas tranquille depuis l’interruption de son programme. Parce que c’est une radio qui me rassure et me convainc en termes d’informations. Cette interruption est comme un plat que tu as l’habitude de manger tous les jours. Subitement on te dit que tu n’auras plus ton plat préféré », affirme un auditeur assidu. 

Dans un communiqué de presse, du 29 mai 2021, la directrice générale Zara Mahamat Yacoub, affirme que Dja Fm traverse ces dernières années une crise financière due en partie à l’effet de la Covid-19. Selon elle, une partie de son personnel a été compressé pour pallier à la situation, mais sans succès. « Comme tout cela ne suffisait pas, depuis le mois d’avril, Dja Fm est confrontée à des difficultés d’ordre énergétique. La capacité de fonctionnement de son groupe électrogène a été perturbée à cause de son utilisation excessive pour compenser les coupures intempestives d’électricité de la SNE », argumente-t-elle.

D’après elle, cette radio a enregistré des pannes incessantes du groupe électrogène, en plus des coupures d'électricité. « Notre émetteur de 1000 W a reçu un choc électrique qui a détruit certaines de ses composantes. Malgré notre situation peu reluisante, au sujet de nos capacités financières, nous espérons pallier à cette situation le plus rapidement possible », rassure-t-elle.

Alamine Bineye, Rédacteur en Chef de la station, a posté sur sa page Facebook que c’est la SNE qui serait responsable des dommages causés sur le matériel de Dja Fm. Il affirme que des dizaines de plaintes ont été déposées suite aux dégâts causés par la SNE. « Nous appelons Youssouf Tom et le ministre de la Justice à fouiller dans les tiroirs pour relancer la procédure, car pour nous c’est un devoir d’informer la population en cette période.

Allarassem Djimrangar

Donc le Conseil Militaire de Transition (CMT) a plus d’un mois d’existence. Il a été créé dans un moment particulier. Pour les uns, il est illégitime parce qu’issu d’un coup d’État; pour les autres, il est une chance parce qu’il est une bouée de sauvetage qui a empêché le pays de sombrer dans le chaos. Où en est le CMT et le gouvernement?

Le président de la transition Mahamat Kaka parle peu. C’est peut-être une qualité. Mais dans cette période d’incertitude, être silencieux est un handicap. Pis cela devient même un problème. Le jeune président est certainement en train de s’en rendre compte. Il faut qu’il parle. Qu’il parle de temps en temps. Qu’il parle en disant des choses sensées. Qu’il se prête à l’exercice. Il l’a fait en rencontrant les partis politiques, la société civile, etc. C’est bien, mais il ne suffit pas de parler pour parler en répétant des choses déjà dites et connues. La parole d’un président de la transition ne doit ni être rare, ni banale. Bref, lors de sa rencontre, Mahamat Kaka dit en substance aux Tchadiens que la transition fait son chemin dans le calme, la paix. Que les 18 mois seront respectés (il ne reste plus que 17 mois). Que la junte ne confisquera pas le pouvoir, etc. Et que donc tout va bien.

Non tout ne va pas bien comme veut le faire croire le président de la transition.

D’abord, la primature est restaurée dans la nouvelle structure de transition. Un Premier ministre (PM) est nommé. Il y a eu erreur sur le casting de ce PM et du choix de certains ministres de ce gouvernement. On le voit. On le sent. Ça commence à tourner en rond. À ronronner. Certains ministres ne sont pas à leur place. Un remaniement s’impose pour ajuster les choses. Il faudra d’abord commencer par la primature en remettant en marche la machine administrative qui a été détruite il y a quelques années par feu Maréchal. Pahimi Padacké Albert est bien placé pour remettre les choses en place. Il a été le dernier PM de l’ancien régime. Et le premier PM de la transition. Il peut faire plus et vite pour remettre la machine en marche et expliquer sa feuille de route. Les Tchadiens ne voient rien de clair 40 jours plus tard. On sait à peine où sont les bureaux de la primature. Ce que fait le PM. Il bricole, dit-on. L’adresse où loge la primature est presque inconnue. Le PM est peu vu, peu entendu et pas questionné par les médias sur sa feuille de route et sur les affaires courantes. On ne sait pas grand-chose de ses actions futures. Tout est touffu et approximatif.

Ensuite, il y a un élément important de la machine du nouveau système : le ministère d’État à la Réconciliation et au Dialogue national. L’idée est géniale. La personne responsable de faire fonctionner cette machine est la personne la plus apte : Acheikh Ibni Oumar. Il est « travaillant » comme disent les Canadiens français, ouvert, humble, modeste et à l’écoute. Il a su rester neutre depuis son retour au pays. Il a beaucoup de qualités. Seulement, il faudra qu’il exige à ce qu’on y mette les moyens rapidement à la disposition de son département. Il faudra aussi qu’il mette vite en place son équipe et à imposer sa méthode pour faire avancer les choses. Le président de la transition et son PM reconnaissent l’important rôle de ce ministère. Hélas, ce ministère un mois après n’a pas un bâtiment public à lui, n’a pas de personnel, n’a pas un budget spécial d’installation ou de démarrage compte tenu de la mission centrale qui lui est assigné celle d’être la matrice du dialogue qui permettra aux Tchadiens de  se réconcilier et se pardonner. Il faudra que le CMT fasse vite pour donner rapidement à ce ministère les moyens d’agir.

Aussi, l’autre organe important de la transition, le Conseil National de Transition (CNT) fait l’objet de toutes les convoitises. L’ex-parti au pouvoir le Mouvement Patriotique du Salut (MPS) réclame la part du lion. Les partis de l’opposition, la société civile, les myriades des diasporas et les personnalités indépendantes, tous, se livrent une guerre sans merci pour faire partie du CNT. Chacun veut arracher une part du butin, un morceau du gâteau. S’en est rendu explosif et presque sans issu. Le CMT n’a pas le choix que de créer un Comité ad hoc confié au Vice-président de la transition. Ce Comité se chargera de sélectionner les 93 membres de cet organe législatif. Qui dit Comité, dit report ou tactique pour mieux noyer le projet. Ou encore pour mieux éliminer les candidatures. Ou encore pour rendre plus opaque le processus de sélection. À vos candidatures et périls serait-on tenté de dire. Et comme si cela ne suffisait pas, les forums, les symposiums se multiplient ces derniers jours. Tous ont en tête le futur forum de dialogue ou de réconciliation. Tous veulent se positionner. C’est légitime, mais il y a un jeu malsain qui s’y déroule. Et qui risque de favoriser les mêmes sans rien apporter de bénéfique au pays. Déjà dans le décret fixant les critères désignant des membres du CNT, y apparait une faute grave. Le décret laisse entendre, subtilement, que la maitrise d’une des langues officielles le Français ou l’Arabe n’est plus obligatoire. Place donc aux analphabètes. Qui a dit que le Tchad a changé? Le CMT et le gouvernement doivent tirer cela au clair. Ils doivent simplement retirer cette disposition du décret.

Enfin, les  jeunes du Conseil National de la Jeunesse du Tchad (CNJT) réclament leur place et affirment que le Tchad sans eux n’est pas le vrai Tchad. Les Chefs traditionnels aussi se sont concertés entre eux. Ils préparent à leur façon le futur forum sur le dialogue et la réconciliation. Mais avant cela ils réclament plus du pouvoir. Ils veulent même se substituer à l’administration publique. Ils exigent d’avoir une immunité juridique. Bref, ils ont oublié que la république des chefs de canton est morte avec le Maréchal. Mahamat Kaka et le gouvernement de transition ne doivent pas céder aux injonctions moyenâgeuses de ces chefs traditionnels. Ils resteront tout au plus des auxiliaires de l’administration. Et pour qu’un nouveau Tchad émerge, il faut faire table rase des anciennes mauvaises méthodes. Et détenir la légitimé par la voix du peuple. Vox populi, vox dei.

Bello Bakary Mana

Qu’on l’ait aimé ou détesté, l’homme qui a dirigé à la destinée du Tchad pendant trente longues années vient de disparaitre tragiquement, laissant le peuple tchadien sur le qui-vive au moment même où une énième rébellion armée est repoussée. Comme tout bon croyant le ferait, nous ne pouvons que constater en disant « toute âme goutera à la mort; à Dieu nous appartenons et à lui nous retournons ». En plus de son Président, le Tchad pleure encore une fois de plus beaucoup de ses fils peu importe la cause de leur disparition.

L’autre réalité est qu’en lieu et place du Président Deby Itno, se trouve aujourd’hui le Conseil Militaire de Transition (CMT) qui semble être une couleuvre difficile à avaler pour les uns et un espoir de pérenniser le pouvoir de l’ancien régime pour les autres. Pourtant, qu’on ait été muselé ou invité à la mangeoire, embastillé ou enrôlé pour réprimer, nostalgique du passé ou enthousiaste pour le futur, les Tchadiens doivent se faire à l’idée que dorénavant rien ne sera comme avant. Il est plus que jamais temps que chacun commence à modérer ses ardeurs et privilégier plutôt l’intérêt collectif par-dessus tout. Autrement dit, il serait aberrant que l'égoïsme et l'égocentrisme puissent encore primer sur la chose commune. En outre, s'il est recommandable de faire preuve d’indulgence en ce qui a trait aux erreurs du passé, il serait en revanche important d’exiger plus de rigueur pour ce qui concerne le futur. Le peuple tchadien est mis à l’épreuve et il se doit d’assumer ses responsabilités en se surpassant pour solutionner la crise constitutionnelle qui l’attend: comment basculer vers un pouvoir légitime sans effusion de sang?  

Le Tchad étant un pays géographiquement stratégique et naturellement riche, fait l'objet de beaucoup de convoitises de la part des pays occidentaux, sans oublier qu’il fait partie du fameux pré-carré cher à la France. Celle-ci ne semble pas prête à sacrifier sa chasse gardée au nom du principe de la souveraineté des États indépendants. De plus, l’efficacité avérée de l'armée tchadienne, qui n'est plus qu'un secret de polichinelle, partout où elle a eu à opérer se trouve être le condiment qui manquait à la sauce pour rendre les intérêts géostratégiques encore plus alléchants.

Par conséquent, nous savons par expérience que les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts. A quoi servirait-il donc de pleurnicher sur son sort sachant qu’aucune épaule étrangère ne sera prêtée au peuple tchadien pour pouvoir consoler sa peine? Ceci étant, la solution à la crise tchadienne ne saurait provenir de l’extérieur. Elle doit être d’abord tchado-tchadienne et la communauté internationale pourrait à la limite se contenter de l'accompagner.

Pour ce faire, à notre humble avis, il faudrait résoudre une équation à multiples inconnues qui puisse prendre en compte toutes les parties prenantes : la junte au pouvoir, la société civile, l’opposition démocratique, la diaspora, les politico-militaires ainsi que les personnalités ressources. Chacune desdites partie doit pleinement jouer son rôle pour relever le défi qui l’attend :

  1. Le CMT

Le CMT et son gouvernement de transition doivent sortir des sentiers battus en rompant définitivement avec les méthodes de l’ancien système, en proposant des nouvelles idées et en montrant des signes manifestes de bonne volonté et surtout en faisant beaucoup de concessions. D’abord, ils doivent inviter inclusivement tous les acteurs de la vie publique tchadienne à la table des négociations au terme desquelles une nouvelle constitution représentative des aspirations du peuple devra être votée. Ensuite, s’ensuivra l’organisation des élections libres et transparentes avec tous les préalables que cela implique, à l’issue de laquelle un président civil sera élu. Enfin, la grande muette devra impérativement regagner les casernes pour poursuivre la noble mission inhérente à toute armée républicaine :  observer la stricte neutralité et garantir l’intégrité territoriale de la patrie. C’est à ce prix seulement que le CMT et son Président rentreront dans l’histoire par la grande porte et Dieu seul sait combien ce serait mieux pour tout le monde.

  1. Les politico-militaires  

A partir du moment où les nouvelles autorités les invitent à la table des négociations, les politico-militaires doivent ipso facto abandonner l'option militaire et privilégier le dialogue. Ils doivent répondre à l'invitation officielle du CMT avec pour seul préalable la garantie de leur sécurité ainsi que de leurs biens. Une fois rentrés au bercail, ils peuvent activement participer au processus de changement qui s’amorce avec bien entendu la possibilité de transformer leur mouvement en parti politique légal.

  1. L'opposition démocratique et la société civile

Il va sans dire que l'opposition démocratique et la société civile ont un rôle déterminant à jouer pour influer sur le processus de changement que les Tchadiens appellent de leurs vœux. En revanche, elle doit à son tour rompre définitivement avec les vieilles méthodes abjectes du passé telles les alliances contre nature, l'opportunisme démesuré, le vagabondage politique, le griotisme vulgarisé, le marchandage d’illusions ou encore le colportage des ragots et mensonges. Elles ne doivent pas non plus inciter la population à se livrer à des manifestations outrancières qui n’ont rien à envier à des actes de vandalisme organisé. Toute manifestation, si nécessaire, doit se dérouler pacifiquement dans le sens strict du terme; autrement dit, dans le respect des concitoyens et de leurs biens. 

L'opposition démocratique doit jouer pleinement son rôle régalien à savoir la défense des idéaux de son parti et non se réduire à des considérations d’ordre subjectif et individuel. Aussi, savons-nous par expérience que la qualité d'une démocratie ne s’évalue nullement en fonction du nombre des partis politiques en lice, mais de la substance de leur projet de société.  Et ce dernier doit être porteur des vraies aspirations des militants du mouvement. Aujourd'hui, les Tchadiens attendent de leurs leaders politiques un engagement ferme de s'attaquer aux vrais enjeux de société: la corruption qui gangrène l'appareil étatique, le combat pour la moralisation de la vie publique, la lutte contre la dépravation des mœurs, les détournements des deniers publics, la cherté de vie, le problème d'eau et d'énergie, la défaillance du système éducatif, judicaire et sanitaire...

La société civile doit aussi prendre son mal en patience et saisir toute opportunité de dialogue pour se sortir de crise. Elle doit surtout être prête à sacrifier certains conformismes procéduraux sur l'autel de la paix et de la stabilité politique. Par exemple, si le CMT s’engage solennellement à restituer le pouvoir aux civils selon les règles de l’art au bout de dix-huit mois d’exercice, le retour à l’ordre constitutionnel pourrait très bien attendre. En plus, pourquoi vouloir rétablir une constitution qui reste quand même discriminatoire?

  1. La diaspora tchadienne

Tout au long des trois décennies qui ont précédé la mort du Président Deby, la diaspora tchadienne a été assurément la force vive la plus active et la plus critique de toutes les autres, du fait certainement de sa liberté d’action et d’expression. Malheureusement, certains membres de la diaspora, ignorant la réalité du terrain, se laissent parfois emporter par des considérations subjectives qui les poussent à la culture de la haine et à l’incitation à la violence plutôt que de prôner la paix et la cohésion sociale. Sont-ils seulement conscients des conséquences de leurs démarches? Comme disait Ghandi à juste raison d’ailleurs, « qui connait la mort a plus de responsabilité devant la vie » et surtout poursuivait-il : « Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous ». La triste réalité est qu’une guerre si elle devait s’éclater, ne saurait faire des victimes sélectives en fonction de leur degré de culpabilité. Est-il nécessaire de rappeler que si le Tchad est ce qu'il est aujourd'hui (avant dernier pays le plus pauvre de la planète malgré ses immenses ressources), c'est quand même par la faute de beaucoup de ses propres fils et filles, toutes obédiences confondues? N'est-il pas temps que chacun fasse sa propre autocritique, son mea-culpa en se demandant ce qu'il aurait dû faire quand il en avait l'opportunité. 

  1. Les personnalités ressources

Les personnalités ressources ne doivent pas non plus attendre de se faire inviter à la table des négociations pour émettre leur opinion. Elles doivent participer activement et contribuer généreusement à bâtir l’édifice national de la paix et de la stabilité politique et ce, indépendamment de leur position géographique ou rang protocolaire

En somme, le pari qui s’annonce difficile n’est pas irréalisable, pourvu que tout le monde y mette du sien.

À bon entendeur salut !

Hissein Idriss Haggar

Les lunettes sont des accessoires qui permettent de pallier aux défauts visuels  ou de protéger les yeux. Aujourd’hui, les lunette de protection  (dont les solaires) ont également un rôle de parure. Au Tchad, des nombreux Tchadiens les portent soit pour se protéger contre la poussière soit tout simplement par imitation en guise d’esthétique. Pourtant  ces lunettes solaires doivent être aussi portées après une consultation ou le conseil d’ophtalmologue. Ialtchad Presse vous propose un deuxième reportage d’une une série de 2 suivi d’une entrevue.

Le port des lunettes surtout solaires se démocratise au Tchad depuis des années. Elles envahissent les rues et les marchés de N’Djamena, capitale tchadienne. Vendues par des colporteurs dans les coins et recoins des rues, elles sont faciles à s’en procurer. Tout le monde l’achète, piétons, conducteur des motocyclistes ou de voitures. Il s’appelle Baba, il a cassé ses lunettes correctrices qu’il s’est procurées chez l’opticien Maïna. « Je porte les lunettes sombres pour me protéger contre le soleil. Je suis clandoman et toute la journée je fais de tours donc sans ces lunettes, avec la poussière à N’Djamena, c’est difficile.», dit-il. « Je vous assure, s’il arrive que je ne porte pas les lunettes sombres un ou deux jours, je remarque de grains de sable dans mes yeux le matin au réveil. C’est vrai, au début lorsque je portais, mes yeux larmoyaient. Mais maintenant ça va nettement mieux», affirme Beassoum Ngueassal, habitant de Toukra, 9e arrondissement.

Pour Dr Mahamat Adam Dicko, ophtalmologiste, les lunettes du coin de la rue, surtout solaires, sont très dangereuses. « Lorsqu’on dit lunettes solaires, au niveau de la matière de sa fabrication (anti Ultra-violet : des rayons lumineux qui sont très nocifs pour les yeux). Les vraies lunettes solaires empêchent que ces UV pénètrent dans l’œil. Celles qu’on voit sur les marchés n’ont pas de traitement UV», indique-t-il. Selon lui, le port de ces lunettes mitraille l’iris. D’après lui, tous les UV entrent dans l’œil et  le noir de l’œil se rétrécit sous l’effet du soleil. Ce qui peut causer de problème au niveau des cellules sensorielles, des rétines et à la longue cela entraîne des maladies encore plus graves, dit-il. « Or lors qu’il s’agit de vraies lunettes solaires, l’œil doit s’ouvrir si la lumière du soleil bloquée», conclut-il.

L’opticien Mahamat Maïna pour sa part estime que, les lunettes solaires sur les marchés sont dangereuses pour la vue. Elles ne sont même pas testées. Il faut que la population fasse attention. Les yeux sont la lumière du corps. Devenir aveugle peut provenir de notre propre négligence.

L’ophtalmologiste Mahamat Dicko conseille à la population tchadienne la prudence. Et, dit-il, la meilleure option du port de lunettes solaires demande un conseil ou une consultation  ophtalmologique.

Moyalbaye Nadjasna

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