Le Maire de la commune du 9ème arrondissement M. DJIMTOGBAI ROHOM APPOLIN a lancé officiellement ce 18 décembre, le plan de développement communal ( PDC). Reportage._
La cérémonie du lancement a eu lieu dans les locaux de la commune du 9ème arrondissement au quartier Walia.
« Ce projet est rendu possible grâce à une démarche constructive et collective mené par le conseil communal », disent les conseillers.
« Le véritable développement se conçoit, se planifie et se réalise », martèle le Maire Djimtogbai Rohom Appolin. Il a mobilisé les acteurs de la commune pour la conception d'un document stratégique nommé projet du plan de développement communal (PDC). Ce projet fixe les grandes lignes de développement de la commune du 9e Arrondissement, dans les 5 prochaines années.
Ce PDC est ambitieux et rêve d'une commune modernisée, désenclavée et propre, dit-il. Lançant officiellement le projet. M. le maire affirme que son projet permet de recueillir les attentes et priorités des populations du 9eme avec comme seul but la conception d'un développement adapté, réaliste et qui prend en compte les enjeux réels de sa circonscription.
Il a résumé quelques priorités contenues dans le plan de développement. Entre autres choses : l'assainissement, l'aménagement des rues, des écoles, des marchés, des terrains de sport, des bibliothèques municipales, etc. Pour le Maire, les avis et l'adhésion de chaque habitant de sa commune compte.
Un point de vue partagé par l'administrateur délégué auprès de la commune du 9e arrondissement , M. FANGUIZOUNE PAUL et le secrétaire général du gouvernorat de N’Djamena, Adam MAHAMAT. Tous deux invitent la population à se mettre en marche pour la mise en œuvre de ce plan, en accueillant et répondant aux questions des enquêteurs qui seront déployés sur le terrain pour la collecte des données.
Mireille Kouladoum Modestine
Konoom est une application mobile money créé par des jeunes tchadiens avec un capital à 100% tchadien. Objectif : répondre aux besoins de transfert, de retrait, de paiement, etc. Une cérémonie de lancement officiel de cette application a eu lieu ce vendredi 12 décembre dans un hôtel de la place. Reportage
Dans un monde où la digitalisation transforme le quotidien, l'inclusion financière n'est plus un luxe mais une nécessité. C'est ce qui a motivé deux jeunes tchadiens pour créer cette application. Le directeur des opérations Agrey Moustapha explique comment l'application Konoom fonctionne, « il suffit juste d'aller dans play store ou appli store, télécharger l'application, l'installer et créer un compte Konoom mobile money », dit-il.
Les transactions via Konoom sont rapides fiables et sécurisées. Pas besoin d'internet. Désormais, les opérations chez les deviennent plus facile, indique-t-il.
La directrice commerciale et marketing Salma Mahamat Saleh soutient que les agents distributeurs sont installés dans 10 régions sur les 23. Les clients peuvent passer faire leurs différentes opérations. Avec ou sans un téléphone Android, l'on peut envoyer et recevoir de l'argent. Elle explique en détails les services de Konoom mobile money qui sont l'achat et la vente dans les marchés et en ligne, le paiement des factures, le retrait de l'argent sans carte bancaire.
La directrice souligne par ailleurs que le Tchad est en retard par rapport à d'autres pays de la sous-région qui n'utilisent rien que les services mobiles money pour les transactions, d'où l'urgence d'évoluer avec les autres. Elle rassure les clients qu'avec Konoom mobile money, ils seront à l'abri des arnaqueurs. Parce qu’un contrôle est effectué de temps en temps pour mettre la main sur les éventuels arnaqueurs.
Kouladoum Mireille Modestine
Lancé le 6 décembre passé sur site de la basilique Notre Dame de la Paix dans le 7ème arrondissement de la capitale tchadienne, N’Djamena, Ma Noël est un marché de Noël les fêtes de fin d'année.
C’est la 5ème édition placée sous le signe du partage et de la valorisation des initiatives commerciales et artisanales. Les organisateurs disent vouloir dynamiser les festivités de fin d'année et offrir un cadre convivial aux visiteurs.
A l'entrée du marché une colonne des stands sont alignées des deux côtés, tous sont occupés par des vendeurs. Divers produits sont étalés : des habits hommes femmes et enfants, des objets d'arts, des sapins de Noël, des jouets pour enfants, etc.
De plus, la gastronomie tchadienne est au rendez-vous avec des stands qui sont réservés exclusivement à l'art culinaire tchadien. Le tout couronné par la vente des boissons locales et embouteillé.
Vamla Diguim a un stand de gastronomie. Des boissons alcoolisées et non alcoolisée ont bonne place. Pour lui, le début de toute activité est timide, il parvient tout de même à vendre quelques casiers et de la nourriture. « C’est depuis l'année dernière qu'on s'associe avec un ami pour louer les stands. On se donne des objectifs à atteindre mais il y a également des difficultés. On va tout de même continuer pour voir ce que cela va donner », dit-
Madame Grace Dimbangar a aussi un stand. Elle vend les jouets pour enfants. Elle se plaint du fait qu'elle ne liquide pas ses produits, « des fois je ne vends pas un seul jouet. Mais j'espère que jusqu'au 20 décembre, je vais bien en vendre des tonnes », espère-t-elle.
Le marché Ma Noël est ouvert de 6h le matin à 23h le soir. Les stands qui autrefois se louent à 50.000 passent cette année à 75.000f
Kouladoum Mireille Modestine
Le nouveau pont de la refondation, plus la voie bitumée représente est un véritable moyen de désenclavement de la commune du 9e arrondissement. Au-delà de l’œuvre architecturale qu’il symbolise, il a un impact économique considérable sur les petites activités économiques locales. Et sur la vie des populations riveraines. Reportage.
Inauguré le 1er décembre 2025, l’impact économique du pont de la refondation est immédiat. Il facilite le transport des marchandises de la ville voisine du Cameroun Kousseri vers le Tchad, les 2,5 km sont une chance pour les populations riveraines. Les activités génératrices de revenus prospèrent aux abords de la voie bitumée jusqu’à tard dans la nuit vers le pont de N’Guéli. Hommes, femmes et jeunesse se frottent les mains sous les lampadaires solaires qui illuminent la voie tard dans la nuit.
Mme Maria M’bana est propriétaire d’une sandwicherie ouverte au lendemain de l’inauguration du pont à quelques mètres de leur domicile. Les affaires tournent bien surtout la nuit quand les jeunes se retrouvent entre amis pour discuter. Pour Maria M’bana, s’il existe quelque chose qui la rend fière et heureuse, c’est la construction du pont et tout ce qui va avec. « Ce pont est vraiment bénéfique pour nous les habitants du 9e arrondissement. Beaucoup de personnes profitent de l’électrification de cet axe pour mener leurs activités génératrices de revenus. Et ça marche. La nouvelle sandwicherie qu’on vient d’ouvrir fait une bonne recette par rapport aux deux autres. Merci M. le président de la République », dit-elle joyeuse.
De plus, le pont permet de faire des petites économies. Les coûts des déplacements quotidiens vers les autres quartiers de la capitale, N’Djamena ont drastiquement baissé. « Avant allé au marché de Dembé qui coûtait au moins 1000 F CFA le mototaxi « clando », n’est un mauvais souvenir. Aujourd’hui, avec 150 F CFA, l’on peut se rendre au marché de Dembé avec les minibus du transport en commun », dit Mme Bria Jonas. Elle ne pensait même pas voir Walia être bitumée de son vivant. L’enclavement de Walia tout difficile surtout le déplacement en saison de pluies.
Pour Mme Bria, le pont de la refondation est la meilleure chose qui soit arrivée à la commune du 9e arrondissement, « il permet la fluidité des traversés dans tout N’Djamena, la création des petites activités qui font vivre plusieurs familles et les petites économies. C’est tout ce dont nous avons besoin, le désenclavement. En quelques minutes je suis à Dembé à moindre pour acheter des produits de commerce. Je suis très reconnaissant envers le président pour cet ouvrage qui met fin à nos souffrances en saison pluvieuse », affirme-t-elle.
Les propriétaires des maisons à Walia aussi se frottent et ne cessent d’annoncer la forte probabilité d’augmentation des tarifs du loyer dès la fin de l’année. Les locataires se plaignent de cette éventualité qui aura des conséquences sur leurs porte-monnaie.
Mireille Kouladoum Modestine
L’association des étudiants de la faculté des sciences de la santé humaine a lancé ce lundi 08 décembre une grève de 3 jours jusqu’au 10 décembre. Objectif : réclamer 18 mois d’arriérés de bourse impayés pour les années académiques 2023-2024 et 2024-2025. Selon les étudiants plusieurs démarches ont été menées au ministère de l’Enseignement Supérieur et à la direction du Centre national des œuvres universitaires CNOU qui n’ont rien donné. Reportage
Portail fermé, une cour vide, des amphithéâtres déserts. C’est ce qui saute aux yeux dès que l’on entre à la faculté des Sciences de la santé humaines. La majorité des étudiants est restée à la maison eux mais quelques-uns là comme pour monter la garde. Ils sont assis, ils bavardent entre amis.
Selon eux, c’est près de 2 ans d’attentes sans bourse, « nous avons décidé de passer à la vitesse supérieure », dit l’un d’eux. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est le doublement des frais d’inscriptions qui passe de 28 000 à 50 000 F CFA.
Ahmat Bichara est étudiant en troisième année, depuis son entrée à l’université j, il a perçu une fois la bourse de six mois. Pour lui, l’État a décidé de tourner le dos à la faculté de la santé humaine, « comment comprendre que la bourse n’est pas perçue depuis ce temps, mais le ministère augmente les frais d’inscriptions sans motif et sans leur consentement des étudiants », dit-il. A son avis, le ministère a utilisé la technique de diviser pour mieux régner en intimidant les étudiants admis nouvellement en première année en soutenant que leurs noms sont écrits en crayon donc ils peuvent facilement être effacés. « Le temps que le bureau de l’association convoque une rencontre pour statuer sur l’augmentation des frais de scolarité, ils se sont rendu compte que les étudiants nouveaux sont passés outre pour payer les 50 000. Nous sommes donc obligés de les suivre. Le CNOU doit nous verser nos arriérés également » peste M. Bichara.
Pour le chargé de bourse de l’association, M. Ibet Mahamat Taboye, les autorités sont de mauvaise foi. Sinon, comment comprendre que des démarches ont été menées auprès de la direction du CNOU, du ministère sans résultat. Le CNOU dit avoir proposé de verser 3 mois de bourse, mais les étudiants ont refusé.
L’association a donné un préavis de 6 jours aux autorités administratives. Et ce depuis le 2 décembre. Pour le chargé de bourse, les 3 mois de bourse proposés par le CNOU ne peuvent pas résoudre les besoins des étudiants, « parce que certains étudiants partent en stage, d’autres sont dans des locataires et se déplacent aussi », disent-ils.
Ce qui mit le feu aux poudres, c’est une note du ministère informant les étudiants qu’ils vont désormais payer 50.000 de frais d’inscription au lieu de 28.000. Cette décision est à l’origine de la grève d’avertissement de 3 jours. « Si dans 3 jours, la situation n’est toujours pas décantée, l’association va lancer une grève sèche et illimitée jusqu’à satisfaction totale. Que les autorités prennent la situation en main pour verser la bourse parce que les étudiants n’ont pas d’autres sources de revenus », a affirmé M. Taboye.
Rappelons que c’est durant les 16 mesures prises par le gouvernement en 2016 que les bourses ont été supprimées. Sauf les écoles comme l’école nationale d’administration (ENA) et les universités comme la Faculté des sciences de la santé humaine où les étudiants sont admis par concours qui ont droit à une bourse de 30 000 par mois.
Mireille Kouladoum Modestine
« Novembre bleu » est un mois dédié à la lutte contre le cancer de la prostate. L’association Mba Madji Leci (pour notre bien-être) a organisé une marche bleue hier samedi 06 décembre dans la commune du 9ème arrondissement. Reportage.
Le point de départ de la marche va de la mairie du 9ème jusqu’à N’Gueli. Le député du 9ème arrondissement, l’exécutif communal ainsi les présidents des organisations étaient présents.
Habillé en tenue de sport avec des écharpes sur lesquels étaient écrit « lutte contre le cancer de prostate ». Des jeunes filles, des jeunes garçons, des personnes âgées ont répondu à l’appel à la marche bleue pour stopper le cancer de prostate qui tue en silence. Ils ont parcouru presque 10 km à pieds en chantant. Arrivé à destination, ils ont fait presqu'une heure d'étirement question d'être en forme.
La présidente de l'association Mba Madji Leci Mme Raïssa Mamadjibeye a pris la parole pour expliquer le contexte dans lequel cette marche a été organisée. L’association, dit-elle veut atteindre les objectifs qui vise à promouvoir le sport, un moyen efficace de lutte contre le cancer et beaucoup d’autres maladies. Elle soutient que les membres de l’association veulent aussi inculquer la culture de la marche aux personnes pour les prévenir du cancer de la prostate. Mais aussi pour lever l’équivoque sur le cancer de prostate. « Nous savons tous que la santé de reproduction précisément l’appareil génital masculin est considéré comme un tabou dans le milieu tchadien. A travers cette marche bleue, j'appelle les hommes qui ont plus de 50 ans à se rapprocher des professionnels de la santé pour se faire dépister le plus vite possible », dit-elle.
Le secrétaire de séance de la commune du 9ème arrondissement M. Lansana Rouské loue l'initiative. Il invite les hommes à se faire dépister, « le cancer de prostate est un mal qui fait très mal ».
Pour lui, « novembre bleu » est une activité annuelle qui se déroule tous les mois de novembre. Il demande aux jeunes de se rapprocher des hommes de plus de 40 ans pour les sensibiliser au cancer de la prostate, sur ses symptômes pour qu’ils soient avisés, « beaucoup ignorent cette maladie ». Il demande aux chefs de carré, de quartiers et les jeunes de faire les sensibilisations de proximité pour toucher un nombre important de personnes.
Dr Doumgo Monna Doni Nelson, médecin généraliste explique les facteurs de risque, les symptômes, et les moyens de prévention. Selon lui, beaucoup de personnes par ignorance pensent que la prostate est en elle-même une maladie. « L’homme a naturellement une prostate. C'est avec l’âge que le volume de la prostate augmente. Les facteurs qui favorisent la maladie sont liés aux modes de vie: la sédentarisation, la consommation de l’alcool, du tabac, de la viande rouge et grillée. Il conseille la consommation des fruits et légumes. Les symptômes se caractérisent par l’envi constant d’uriner et la douleur qui va avec. « Pour prévenir le cancer de la prostate, il faut se faire dépister de manière précoce. Plusieurs personnes sont sensibles au toucher rectal mais il faut le faire. C’est le moyen le plus efficace, le plus facile et le plus accessible.
Les organisateurs de la marche demandent aux participants d’être des ambassadeurs de lutte contre le cancer de la prostate.
Selon l’association, il n’existe nulle part au Tchad un plateau technique pour la prise en charge de ce cancer. Tous les spécialistes s’accordent pour dire que le cancer de la prostate détecté à temps peut être guéri à 100%. Cette marche bleue vient clôturer les activités de novembre bleu dédié à la lutte contre le cancer de prostate.
Mireille Kouladoum Modestine
Le pont de la refondation a été inauguré le lundi 1er décembre dernier après quelques années de travaux. Reportage.
Selon les usagers rencontrés sur place, son ouverture est un grand soulagement pour tous. Surtout pour les populations qui vivent de l’autre côté du fleuve Chari. « Les interminables embouteillages de tous les jours sur le pont à double voies n’est qu’un mauvais souvenir », dit un usager.
Le plus grand pont du pays est construit non pas seulement pour relier N'Gueli, Walia, Toukra dans la commune du 9ème arrondissement, aux quartiers du centre de la capitale tel que Chagoua, Moursal, Dembé, dans le 7eme arrondissement, mais surtout pour désengorger l’autre pont plus au sud communément appelé pont à 2 voies. Le pont de la Refondation compte lui 6 voies. Selon les autorités publiques, il répond à un besoin pressant d’amélioration de la circulation dans la capitale. Sa mise en service permet de rendre fluide les déplacements quotidiens tout en désengorgeant les axes saturés et rendre accessible les deux zones en pleine croissance démographique.
Toujours selon les responsables des infrastructures et du transport, au-delà de son rôle de franchissement du fleuve, l’infrastructure a un impact économique immédiat. Son inauguration ce jour 1er décembre a été très bien accueilli par les premiers bénéficiaires que sont les habitants des quartiers Walia, Toukra, N’Gueli et même celles de la ville voisine du Cameroun, Kousseri.
Tout le monde s’accorde pour dire que c’est une infrastructure importante pour le développement urbain et le commerce frontalier entre le Cameroun et le Tchad.
Pour les usagers, la grande voie bitumée et électrifié, l'ouverture du pont de la refondation a également des avantages. Il réduit le temps de trajet, contribue à alléger la pression du temps sur les ménages et va améliorer la qualité de vie.
Toutefois les moto-taxis appelés « clandoman » y voient inconvénients, leur chiffre d'affaires a baissé d’un coup. « Pas de sollicitation de nos services comme avant. Avec seulement 150f, le client peut se rendre au marché de Dembé à bord d'un minibus de transport en commun », dit un clandoman.
Autre inconvénient, ce sont les accès. Les usagers sont obligés de contourner jusqu'au rondpoint pour prendre un virage à cause des ouvertures qui manquent à la grande voie bitumée qui relie le pont aux quartiers du 9ème arrondissement.
Le pont de la Refondation est construit grâce au financement de l'État tchadien, il s’impose comme un levier de développement et de modernisation de la capitale. Sa construction illustre l’importance des investissements publics dans des infrastructures durables, capables de transformer la ville et d’offrir de nouvelles perspectives à ses habitants. Il est long de 320 mètres. Il est doté de 6 voies de circulation ainsi que de deux trottoirs pour piétons. De plus, il a 2,5km de voie bitumée. Dans un communiqué publié au lendemain de son inauguration, la commune de la ville de N'Djamena a décidé d’interdire le passage des véhicules gros porteurs de plus de 7 tonnes pour des raisons de sécurité, de fluidité et de préservation de l’infrastructure.
Mireille Kouladoum Modestine
Hier 1er décembre a été marqué par la journée de la liberté et de la démocratie au Tchad, particulièrement dans la capitale, N’Djamena. Une cérémonie de prise d’armes s’est déroulée le matin à la Place de la Nation. C’est depuis 4 ans que cette journée n’a pas été célébrée avec autant d’ardeur. Reportage.
Le président de la République, le Premier ministre, les ministres, les présidents des grandes institutions et le corps militaire étaient présents à cette cérémonie ce lundi férié, chômé et payé.
Le moment fort de ce 35e anniversaire, célébré en grande pompe, à été le défilé militaire. Après le dépôt des gerbes de fleur par le président de la République Mahamat Idriss Deby Itno au monument des martyrs, commence le défilé des différents détachements des Forces de Défense et de Sécurité (FDS).
Gendarmerie nationale, Force d’intervention rapide, armée de l’air, Garde nationale et nomade du Tchad, Groupement mobile d’intervention de la police de la forestière, les enfants de troupe se sont succédé aux pas cadencés sous la musique militaire.
Présent à la cérémonie, le député Ngarmbatna Lamane a fait un survol historique de la journée du 1er décembre. Pour lui, la liberté et la démocratie sont acquises par les Tchadiens au prix du sang des plus courageux qui ont pris les armes contre le régime dictatorial d’Hisseine Habré à l’époque. « En 1993, il y a eu libéralisation de l’espace politique avec la création des multiples partis politiques. Plus tard en 1996, le Tchad a organisé le 1er référendum qui a consacré la 3e République et le scrutin présidentiel » dit-il.
Les leaders religieux ont également pris part à l’évènement. L’archevêque métropolitain de N’Djamena monseigneur Edmond Djitangar Ngotbé, affirme que le 1er décembre est un évènement qui marque la vie des Tchadiens. La liberté et la démocratie ne sont pas seulement des événements à célébrer, mais plutôt un projet de construction parce que la liberté et la démocratie se construisent tous les jours. Il a interpellé les autorités du plus haut niveau à fournir encore plus d’efforts pour consolider la liberté et la démocratie. « Nous pensons qu’après 35 ans, il y a eu des avancées, mais il y a encore du chemin à parcourir. C’est pourquoi nous joignons notre présence et prière à ceux qui font des efforts pour les consolider », dit monseigneur.
Pour rappel, c’est le 1er décembre 1990 que le j colonel Idriss Deby Itno au nom du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) a renversé le régime d’Hisseine Habré accusé d’avoir éliminé 40 000 Tchadiens. Depuis lors, le 1er décembre est célébré comme la journée de la liberté et de la démocratie. Depuis la mort de ce dernier en avril 2021, c’est seulement ce 1er décembre 2025 que cette journée est célébrée avec autant de faste à travers le pays.
Mireille Modestine Kouladoum
Merci président Mahamat Idriss Deby pour cette importante et audacieuse décision de rompre les accords militaires. Et de veiller au départ des militaires français. Donc le dernier avion a quitté jeudi 30 janvier à 15h 30 minutes le pays. La base militaire Adji Kossei a donc été rétrocédée. L’armée française a donc plié bagage. Ce n’est pas un rêve. C’est une réalité. Elle est partie pour de bon...enfin pour l’instant. Elle était présente depuis plus d’un siècle. Quelques officiers sont restés pour finir les formalités d’usage.
La cérémonie marquant ce départ revêt un cachet historique qui sanctifie le retour à la souveraineté totale. À l’indépendance totale. Elle s’est déroulée sans fausse note. L’ambiance dégageait la sérénité, la fierté retrouvée. Enfin, le jeune président, Mahamat Idriss Deby pour ne pas le nommer, à peine la transition bouclée a pris la meilleure décision : dénoncer les accords militaires, obtenir le départ de ces reliques coloniales et veiller à ce que cette armée étrangère quitte définitivement notre pays. C’est une décision audacieuse. Mieux, c’est une décision importante pour le pays.
Comment audacieuse? Par le « timing » ou le contexte dans laquelle elle a été prise. La transition vient à peine de se clore avec les différents rendez-vous électoraux : présidentielles, législatives, provinciales, communales. C’était la chose à faire pour espérer pouvoir poser les jalons de la fondation de la refondation du pays. Peu importe les divergences entre Tchadiens, les différentes chapelles politiques, il faut reconnaître au jeune président d’avoir compris qu’on ne reconstruit pas sa maison alors qu’un ami confisque les matériaux servant de solidifier les fondations, les plans de construction et le toit.
Pourquoi importante? Parce qu’il s’agit de la souveraineté pleine et entière de notre pays. Autrement dit en plus du contrôle exclusif des pouvoirs législatifs, exécutifs, judiciaires, un État véritablement souverain doit avoir le contrôle exclusif de son territoire, de ses frontières terrestres, maritimes et aériennes. Le Tchad n’avait pas avant ce départ le contrôle par exemple exclusif de son espace aérien. Ce qui mettait le pays à la merci d’un autre pays. Par exemple au vouloir des troupes françaises au Tchad, donc au gouvernement français. 65 ans après l’indépendance politique, il était temps de s’affirmer. D’assumer cette souveraineté qui au-delà de ses implications politiques donnera un coup de main aux décisions économiques. Et donc au développement du pays pour que la refondation du pays ne soit pas seulement un slogan de campagne, mais une réelle volonté de changer le pays.
Bello Bakary Mana







