samedi 24 octobre 2026

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Les traitements dégradants, les détentions arbitraires, les droits des personnes vivant avec un handicap et la protection de la petite enfance ont constitué le menu des différentes sous-commissions de la thématique : droits et libertés fondamentales. Objectif, permettre que les Tchadiens vivent dans la dignité et que les conventions et traités internationaux souscrits par le Tchad soient dignement appliqués. Les travaux ont été clôturés ce 12 septembre 2022 à l’ENA de Ndjamena. Reportage.

Selon la quintessence du rapport de la plénière plus jamais un être humain soit privé de sa liberté publique, civique et religieuse. Chaque jour des Tchadiens sont victimes de séquestrations, d’usage disproportionné de moyens de dissuasion par les forces de l’ordre sur les manifestants, les assassinats, les bavures policières, remarquent les participants. Ils rappellent la déclaration universelle des droits de l’homme qui dit que les hommes naissent libres et égaux. La politique de l’enfance est une question cruciale qui demande un véritable suivi, ont indiqué les participants. Selon eux, il est opportun de bien examiner le projet de charte de droits de l’homme. Les Tchadiens disent-ils ne doivent pas être inquiété par qui que ce soit sur leur liberté d’aller et de venir ou de mouvement. Ils insistent sur la consécration de la sacralité de la personne humaine.

En termes de recommandations, les participants affirment que les forces de l’ordre sont à l’origine des traitements inhumains et dégradants. Ils recommandent que les auteurs et leurs complices soient poursuivis et condamnés. Les délégués conseillent des formations continues en faveur des forces de défense et de sécurité sur les instruments juridiques internationaux relatifs à la protection physique des personnes. Les participants notent également qu’il faut rendre obligatoire l’instruction civique à tous les niveaux. Ils citent les casernes et les écoles primaires et secondaires. Selon les délégués, il faut mettre un numéro vert en alerte aux violations des droits humains. Les délégués de la police affirment que ce numéro existe déjà. Ils suggèrent qu’on accorde une attention particulière aux journées commémorant les droits et libertés fondamentales. D’après le rapport de la plénière, il faut interdire les détentions au secret et faire la lumière sur les disparitions forcées.

Abordant les recommandations relatives aux personnes vivant avec un handicap, ils estiment qu’il faut définir un quota en leur faveur dans les services publics. Les délégués demandent qu’on procède à leur recensement pour une meilleure orientation des actions en leur faveur. Les participants recommandent également l’assurance d’une couverture sociale des personnes vivant avec un handicap. Pour les délégués, il faut concevoir un curricula adapté aux formations des personnes vivant avec un handicap. Ils préconisent la création d’un service d’interprétation de gestes au niveau de l’ONAMA. Les participants disent qu’il faut rendre opérationnel le centre d’appareillage de rééducation. Sur la question du cadre juridique de la protection de la petite enfance, ils évoquent l’adoption d’une stratégie de prise en charge en éducation, santé, suivi et protection. Ils recommandent aussi l’adoption d’un code de procédure de protection de l’enfance, augmenter le nombre de cellules de la garde à vue dans les commissariats. Il dit également qu’il faut sensibiliser les chefs traditionnels sur la question de protection de l’enfant et les leaders d’opinions sur l’enregistrement des naissances. « Augmenter le financement pour la petite enfance. Interdire la mendicité des enfants, contrôler le contenu de l’enseignement dans les écoles coraniques », sont entre autres recommandations.

Moyalbaye Nadjasna

A quelques heures de la réouverture de la plénière du dialogue national inclusif et souverain, les travaux dans les différentes commissions sont bien avancés. Par exemple les travaux de la thématique 4, politique publiques et sectorielles qui se tient à la maison de la Femme dans la commune du 8e arrondissement de N'Djamena sont à la phase de restitution. L'équipe d'Ialtchad Presse a baladé son micro à quelques participants. Vox pop.

Mahamat Saleh Abdallah Lebine, « je fais partie de la sous-commission éducation nationale.  Nous avons parcouru de long à large les problèmes qui minent le système éducatif tchadien. Nous sommes conscients que l'école tchadienne est malade, donc il faut refonder le système éducatif tchadien. Il faut dépolitiser le système éducatif. Le Tchad à le plus beau texte au monde mais l'application reste un défi. Les textes doivent-être revus et conformés à nos réalités et non aux celles de la France ou autre pays ».

Hayatte Abderahim Ndiaye, « On a énormément des choses qui entravent le secteur de l'habitat, qui n'est pas occulter par la thématique politique publiques et sectorielles. Les questions portent essentiellement sur les lois qui doivent normalement asseoir la profession d'architecte et d'ingénieur au Tchad qui n'existe pas. Actuellement nous travaillons sur la base d'un décret. Nous devons très rapidement trouver les moyens de créer un cadre beaucoup plus formel qui nous permettrait de définir dans le détail comment est-ce que ce secteur doit-être organisé. Et ça, ce ne peut se faire qu'à travers une loi organique, une loi fondamentale qui dit très exactement comment ce secteur doit-être régi, le fonctionnement et surtout une ordonnance d'application. Avoir la loi seule ne suffit pas. Dans notre secteur, il y a aussi le problème de passation de marchés publics. Des marchés qui se font de plus en plus de gré à gré alors que le gré à gré est censé être une exception. Aujourd'hui c'est ça qui imposé comme règle. Notre avons discuté aussi des questions de permis de construire et tant que ces questions ne sont pas traitées, je pense que nous n'évolueront pas vers une meilleure urbanisation de notre capitale et autres villes ».

Abdelgader Abderamane Koko, « Nous avons eu à examiner durant presque une semaine dans notre sous-commission, culture, art, jeunesse, sport et tourisme les contours des questions importantes. Nous avons fait des constats. Ces secteurs sont négligés. Ailleurs ce sont de secteurs qui portent même l'économie mais ici, ils ne bénéficient ni de l'attention, ni de l'investissement nécessaire. Sur la base de ses constats, nous avons proposé qu'il y ait des politiques adaptées pour ces différents secteurs. De sorte à ce qu'ils puissent être performants, créateur de richesses mais également pourvoyeurs d'emplois ».

Mahamat Yamani Emma, « en sous-commission qui parle des infrastructures et transports. Nous avons relevé tous les problèmes qui minent nos infrastructures routières. Après plusieurs constats nous avons formulés des recommandations. Parmi lesquelles les entretiens courant et périodique des routes ».

Abderamane Moussa Amadaye

La sous-commission partis politiques et processus électoral présidée par M Ahmat Abdoulaye Ogoum vient de rendre compte lundi, 12 septembre 2022 au Centre d’Études et de Formation pour le Développement (CEFOD), ses travaux des journées du 8 et 9 septembre à ses membres pour les dernières retouches. Reportage.

Les questions abordées dans les séances des 8 et 9 septembre 2022 concernait la charte des partis politiques au Tchad et le statut de l’opposition politique. Les participants ont relevé la prolifération et la pléthore des partis politiques. Selon eux, ceux-ci n’ont pas une idéologie précise et ne fonctionnent pas comme il se doit. Leur seul objectif, profiter des subventions de l’État. Les acteurs politiques estiment que la loi 032 est suffisamment contraignantes pour remettre de l’ordre au sujet des partis politiques qui ne fonctionnent pas comme il le conviendrait. Il suffit que cette loi soit appliquée dans toute sa rigueur. Les délégués ont suggéré que la loi 032 soit révisée de manière à retenir les plus positives des dispositions possibles. Le point sur la représentativité des partis politiques sur l’étendue du territoire, les participants ont suggérer un quota de 2/3 au lieu de 1/2 car le Tchad compte 23 provinces. Ils reconnaissent en fait que les partis politiques sont libres et peuvent s’organiser en groupe, mais ils proposent que cela se fasse par idéologie. C’est une émanation de l’accord du 13 août.

Dans les débats, les participants ont proposé aussi la modification de l’article 17 de la loi 032 de 2019 pour ajouter les autorités religieuses. Ils proposent également le maintien de candidature indépendante dans toutes les élections. Sur la question de la création des radio, télévision et presse écrite ou en ligne par les partis politiques, ils estiment que c’est une injustice qu’il faut réparer.

Pour le statut de l’opposition politique, les délégués suggèrent la révision de l’ordonnance 40 de 2018. Pour le processus électoral, l’organisation des élections est une question hautement politique qui doit revenir aux politiciens. Pour les mandats de la CENI, les participants proposent une CENI permanente avec un nombre normal. Ils doivent être inamovibles afin de les rendre réellement indépendants. A propos du Bureau permanent des élections, les participants suggèrent qu’il soit une structure administrative et technique de la CENI. Pour eux, il faudrait qu’il y ait un organe de gestion des élections qui soit indépendant et les membres devraient être des personnalités avec de profil avéré. A propos des mandats des élus, ils proposent pour le poste du président de la république un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois. 5 ans renouvelable aussi pour les députés, six (06) ans renouvelable pour les sénateurs mêmes mandats pour les élus locaux. Concernant l’âge, la majorité s’est dégagée entre 35 à 70 ans pour le président de la République, 35 ans pour les sénateurs, 25 ans pour les députés, élus locaux 21 ans. Les questions de gestion des nomades et les cartes électorales ont été aussi abordées. Les participants ont relevés que seulement pour la biométrie, l’État avait dépensé 15 milliards pour rien. Tant qu’il n’y a pas de kits d’identification dans les bureaux de vote, la biométrie n’a pas de sens. La biométrie intégrale serait la meilleure, disent-ils. Le présidium promet prendre en compte toutes les observations faites pour les intégrer dans le rapport final de la sous-commission.

Les participants ont suspendu les travaux pour les reprendre dans l’après-midi.

Moyalbaye Nadjasna

La sous-commission paix et cohésion sociale est à son dernier jour des travaux. Ce lundi matin, les membres du bureau ont présenté le projet de rapport suivi des amendements. Ensuite, les deux sous-commissions : paix, cohésion sociale et réconciliation vont se mettre ensemble pour produire un rapport commun qui sera présenté demain lors des travaux avec le présidium.  

Le rapporteur adjoint la sous-commission paix et cohésion sociale a fait la lecture du projet de rapport. Ce projet de rapport est subdivisé en trois parties. La première aborde le problème de la cohésion sociale et de la paix. La deuxième parle des causes du problème et la dernière partie fait des recommandations. Au vu du problème de la paix, de la cohésion sociale et les causes qui en découlent, les participants ont recommandé entre autres, le désarmement sans exception des populations civiles, la promotion de l’éducation des enfants nomades. Aussi, ils préconisent la redéfinition des couloirs de transhumance, la promotion de la bonne gouvernance, la promotion du mariage entre les différentes confessions religieuses, la véritable séparation des trois pouvoirs. Ils n’ont pas perdu de vue la lutte contre le repli identitaire, la restauration de la Cour martiale, la suppression de la dia, l’interdiction des répressions des manifestants et la redistribution équitable des ressources naturelles du pays.

La parole est accordée aux participants qui ont apporté quelques amendements. Ils demandent la création d’une brigade nomade en plus de la gendarmerie nationale et nomade du Tchad. Que les chefs des organisations faîtières de l’agriculture et de l’élevage soient associés dans la résolution des conflits qui opposent les deux communautés, faire des forages d’eau afin d’éviter une descente précoce dans les zones soudaniennes. Les participants  insistent également pour que les résolutions issues de leur sous-commission soient traduites en acte et que les chefs de brigades arrêtent de dire plus qu’ils n’ont pas de carburant pour faire une descente dans une zone de conflit.

L’insuffisance rénale est une des pathologies qui tue le plus, mais elle est méconnue par les Tchadiens. Pour ce numéro de votre chronique Santé, Ialtchad Presse a rencontré le Pr Mahamat Abderraman G. Zalba médecin Néphrologue, chef de service Néphrologie-Dialyse au centre hospitalier universitaire (CHU) la Renaissance pour faire lumière sur cette maladie. Chronique.

L’insuffisance rénale est une maladie qui survient sur un rein atteint par une maladie. Selon le Pr Mahamat Abderraman G Zalba, ces maladies vont l’affaiblir et c’est à ce moment qu’il devient une insuffisance. Il explique que pour comprendre cette maladie, il faut d’abord connaître le rôle du rein. Selon lui le rein est chargé d’éliminer les saletés générées par l’organisme en produisant les urines. Il est un organe régulateur et génère du calcium, potassium, sodium, pression artérielle. Le rein permet aussi la sécrétion de beaucoup d’hormone vital pour l’organisme, notamment l’érythropoïétine qui permet au sang immature de devenir mature. Le médecin soutient que l’absence du rein entraîne des anémies à répétition.

Il souligne que toute maladie qui atteint le cœur, tension, diabète ou toute autre maladie infectieuse sans être traité devient insuffisant comme le souligne le terme « Insuffisance Rénale ».

Au sujet de la manifestation de la maladie, Pr Mahamat Abderraman G. Zalba explique que quand il y a insuffisance rénale il y a le manque d’urine. Cliniquement, dit-il, le malade ressent de fatigues, vertiges, pâleur, qui sont des signes qui sautent à l’œil nu. Le médecin ajoute aussi qu’il y a le trouble d’humeur, le malade est anxieux ou le matin il n’arrive pas à se concentrer avec une somnolence diurne et des insomnies nocturnes.  Il explique que les causes les plus croissantes sont le diabète, l’hypertension artérielle. Il évoque aussi le cas de la consommation des médicaments de la rue.

Traitements 

Concernant les traitements recommandés, Pr Mahamat Abderraman G. Zalba explique que c’est selon les symptômes de la maladie. À son avis, il y a aussi les traitements étiologiques c’est-à-dire le traitement de la cause.  Il relève que si le malade a un calcul, avec la collaboration des urologues, ils prennent en charge le patient. Il poursuit que c’est les techniques d’épuration qui se fait à l’aide de machine ou il est extrait les déchets et poissons qui n’ont pas été éliminés dans les urines à cause du rein malade.

Au sujet de la dialyse, le formateur dit qu’il y a deux types de dialyse, dont celle par le sang qui est appelé Hémodialyse et celle Péritonéale qui parle du péritoine qui est la membrane graisseuse qui recouvre l’abdomen. La dialyse permet d’épurer le sang et ce que le rein est incapable d’évacuer les saletés.

La prévention

Pour prévenir l’insuffisance rénale, il avoir un mode de vie sain c’est-à-dire mangé moins sucré, moins salé, peu de graisse, mais aussi faire du sport, éviter le tabagisme qui est l’un des facteurs de cette maladie. La consommation abusive d’alcool aussi et surtout éviter la consommation des médicaments de la rue.

À propos des statistiques, Pr Mahamat Abderraman G. Zalba révèle que selon les dernières études réalisées, il y a à peu près 2000 cas de maladies rénales chroniques au Tchad par an. « Jusqu’à présent il y’a pas encore des statistiques fermes sur la maladie d’insuffisance rénale, mais il y a plus de 200 à 300 cas d’insuffisance rénale chronique sévère », confie le Pr. Le néphrologue souligne qu’il y a 5 générateurs de dialyse à l’hôpital Moderne la Renaissance et que cette quantité ne peut pas couvrir la prise en charge de tous les malades.

Pour le moment il y a peu près une dizaine de malades dialysées au CHU la Renaissance et les restes le font dans les pays limitrophes et en Europe, parce que le nombre de machines ne leur permet pas à prendre tout le monde en charge, explique-t-il.

Au CHU la Renaissance, il y a un service de Néphrologie, une unité d’hospitalisation, une unité de Dialyse avec un Plateau. L’hôpital a les moyens de prendre en charge des patients en termes de médicaments et soignés. Mais ce qui fait défaut, ce sont les générateurs qui permettent de faire la dialyse qui manquent.  

Djénom Josiane

Le dialogue national qui devait être « INCLUSIF et SOUVERAIN » a démarré le 20 août passé. Un exercice au rabais. Une bonne partie de politico-militaire, de la société civile, de parti politique et des religieux ne participe pas. Et ils ont raison.  C’est une mascarade pour conserver le pouvoir. Pour ceux qui ne le savent pas, le contexte n’est plus favorable aux manipulations d’antan, le peuple tchadien ne consacrera plus jamais la tyrannie d’un clan ou d’un groupe.

Persécuter Succès Masra ne suffira pas. L’ancien parti au pouvoir surreprésenté dans le dialogue ne suffira pas. Les hiérarques de l’ancien régime assis aux premières places ne suffiront pas. Le Comité d’Organisation du Dialogue National Inclusif (CODNI) déguisé ne suffira pas. L’armée clanique et ses généraux armés ne suffiront pas. Les tchadiens sont prêts et veulent tourner la page des dictatures et de cet État d’exception. Un Tchad de démocratie et de justice ou rien.

En ce moment au Tchad, personne n’est élu. Personne n’est légitime pour décider. Personne n’empêchera le changement au Tchad pas moins que les pharaons n’ont pu empêcher d’appartenir à l’histoire et au tourisme. Ceux qui participent aujourd’hui à la persécution rendront des comptes un jour. Aujourd’hui la documentation numérique est de plus aisée.

D’abord la souveraineté appartient au peuple et même dans les démocraties consolidées aucun dirigeant ne perd de vue cette évidence. Le Maréchal du Tchad, à ses dernières années, était en difficulté permanente face aux aspirations de son peuple. L’autoritarisme n’ayant plus le monopole de l’information, le Maréchal le savait, il ne peut plus revendiquer le soutien du peuple. Les tchadiens ont bien compris, le pouvoir reste une légitimité et elle est détenue par le peuple. Il ne sera plus possible de gouverner par la force.

Aussi, le peuple tchadien est fort de ses expériences. 29 ans après la Conférence Nationale Souveraine (CNS), il n’est pas difficile à comprendre ce qui n’a pas marché et refuser légitimement tout ce qui entravera à l’avènement d’une véritable démocratie. Dorénavant, en toute cohérence, les tchadien se donneront les moyens de refuser les textes qui consacreront la participation de ceux qui sont en charge de la transition aux prochaines échéances électorales. Ils se donneront les moyens de résister à tout plan permettant la confiscation du pouvoir par un groupe ou un clan.  

Je dis bien il ne suffira pas de remplir la salle de Dialogue des personnes du même bord politique. Ceux-là mêmes qui ont abjectement taillé en faveur du Maréchal les deux dernières Constitutions. Les tchadiens s’opposeront totalement aux textes qu’ils jugeront arbitraires et réaffirmeront leur aspiration à une véritable démocratie.

Le contexte international a aussi les étoiles alignées avec celles des valeurs d’émancipation démocratique et de justice revendiquées par des peuples. Bien de chancelleries occidentales et autres représentations internationales sont aujourd’hui rattrapées par leur passé discutable. Et leur influence dans le monde a pris un coup. Une autre Afrique maintenant. Un autre Tchad maintenant. Non, aujourd’hui il n’est plus possible d’imposer des zouaves ou de soutenir des états d’exception. La jeunesse est aujourd’hui une entité majoritaire et elle n’est plus silencieuse désormais.

Aujourd’hui, dans leurs fuite en avant, les « anciens », ceux-là mêmes qui ont conforté 30 ans de dictature, des pseudos opposants, cherche à persécuter Yaya Dillo Betchi, Max Loalngar, Succès Masra. Nous ne sommes plus à l’heure des faux procès. Le Maréchal l’aurait fait. Il n’a pas fait. Comprenez la leçon. Yaya Dillo Betchi, Max Loalngar, Succès Masra ne sont plus seuls maintenant. Ils sont une conscience, celle la mieux partagée par les tchadiens et les tchadiennes de nos jours. La barbarie est révolue.

Le message de Moussa Faki est juste pour notre époque : « Aucune communauté, aucun groupe, aucun parti ne peut désormais à lui seul prétendre gouverner ou diriger ce pays.

Aucune entité, quels que soient sa force, ses ambitions, ses atouts actuels ou potentiels ne peut prétendre gouverner seul ce vaste pays, complexe, divers et diversifié ». Comprenez la leçon.

Seul le peuple est souverain. Et un jour ensemble (tchadiens) nous verront le soleil, nous atteindront la vraie JUSTICE. C’est inévitable, le petit clan laissera la place au seul GRAND TCHAD.

Douksou Lipelba

Lancés le 20 août passé et plus tard subdivisés en plusieurs thématiques, les travaux du Dialogue National Inclusif et souverain (DNIS) avancent à grands pas.  A la thématique 3, Droits et libertés fondamentales, les participants rassurent qu'ils sont vers la phase finale. Vox pop.

Clément Abaifouta, « je suis satisfait dans ma commission Droit et libertés fondamentales. Les débats ont été beaucoup plus francs que j'imaginais. Vous savez que dans ce pays nous souffrons des écueils de manque de respect aux droits de l'Homme. À travers ces débats, je pense que les Tchadiens veulent aller de l'avant avec un Tchad refondé. Nous avons fini, il ne reste qu’une relecture des résolutions que nous avons proposé et demain le lundi nous allons faire notre plénière en commission et si un séisme ne vient pas le mardi nous serons dans la grande plénière. Nous n'avons pas droit à l'échec et c'est le peuple tchadien qui en sortira grandi ».

Sakiné Algoni Daoud, « tout début n'est pas chose facile, mais actuellement les choses évoluent bien. Je suis dans la sous-commission sur les enfants, le genre et les personnes handicapées. Nous avons discuté sur le droit de l'enfant, de l'éducation, de sa protection... et aussi sur l'égalité de la femme et son insertion dans la vie professionnelle et les droits de personnes à mobilité réduite. Nous avons beaucoup mis l'accent sur les personnes vivantes dans les provinces qui sont souvent oubliées par l'État. Aucune question n'a été mise sur côté sur ce dossier. Nous espérons qu'au sortir de ce dialogue, aucun enfant ne sera exposé ni maltraité, aucune femme rejetée ou humiliée et aucun handicapé écarté de la société et les grandes décisions de l'État et de la société ».

Abdelkerim Kodbé, « ici nous avons commencé à travailler en sous-groupes. Nous avons essayé d’harmoniser par rapport aux engagements de texte que le Tchad a ratifié pour pouvoir rendre les lois dignes de son nom avec toutes les prérogatives en intégrant les besoins de personnes à vulnérabilité spécifique, les enfants, les femmes, les handicapés, etc. En ce moment nous sommes vers la fin. Le lundi on fera une plénière pour harmoniser et valider en sous-groupes et on ira vers la grande plénière pour avoir l'avis de tout le monde. S'il y a observation, nous le faisons, dans le cas contraire on valide. Je suis satisfait des travaux, parce que nous suivons les indicateurs en termes des droits humains au Tchad et toutes ses observations ont été prises en compte, donc pour nous c'est une satisfaction ».

Nehoudamadji Nailar Clarisse, « je suis de la sous-commission démocratie et citoyenneté. Les travaux avancent dans de très bonnes conditions. Les questions de droits, principes, valeurs démocratiques, la citoyenneté, la liberté de la presse nous avons travaillé. Nous sommes pratiquement à la fin. Beaucoup d'instruments juridiques ont été ratifiés par le Tchad, mais on constate qu'il y a de faiblesse dans l'applicabilité. Avec ce dialogue, on est en train d'évaluer ce qui n'a pas marché et formuler des recommandations pour améliorer la mise en œuvre. Les questions de droits de l'homme sont essentielles pour un État qui aspire à une démocratie pleine ».

Abderamane Moussa Amadaye

La sous-commission paix et cohésion sociale de la thématique : 1 paix, cohésion sociale et réconciliation est à son 2e jour des travaux. En cette matinée du samedi 10 septembre, les travaux ont commencé avec la présentation de la synthèse des activités du vendredi suivi des observations faites par les participants. La tension est vive quand les participants se sont rendu compte de l’omission de certains points qui font obstacle à la paix. Reportage

La sous-commission paix et cohésion continue ses travaux dans une salle qui se vide du jour au lendemain. Les participants ont débattu des problèmes de la paix et ont proposé des solutions. Ils ont énuméré les problèmes d’incompétence des brigades territoriales, de la manipulation des populations par les hommes politiques, l’ingérence de l’extérieur dans les problèmes internes, les conflits éleveurs-agriculteurs. Les participants ont proposé une égalité de chance, une justice équitable, la restauration de l’autorité de l’État, la professionnalisation de l’armée, l’éducation de la jeunesse, revoir les accords militaires avec la France.

Certains participants ont rappelé certains points qui ont été omis par le bureau de la sous-commission. Des vives tensions flottaient dans la salle. P

Pour M. Haouni Tidassa Ndagamsou un point important a été occulté, celui de l’alternance politique. À son avis, tant qu’on confisque le pouvoir au Tchad, on n’aura jamais la chance d’avoir la paix. « Moi je veux envoyer un message très fort à mon jeune frère Mahamat Idriss Deby pour qu’à la fin de cette transition, qu’il se retire du pouvoir. Il est le fils du défunt président qui a régné pendant trente ans, alors tant que le pouvoir sera confisqué par un clan, il n’y aura jamais la paix au pays », dénonce-t-il. Il ajoute que c’est l’occasion ou jamais de parler de l’alternance puisqu’on nomme les personnes du même clan du planton au gouverneur. « L’injustice s’installe et la paix est remise en cause », pense ce dernier. Haouni Tidassa Ndagamsou regrette aussi le fait que leur sous-commission n’a pas parlé du retrait des catholiques et des protestants du dialogue comme il s’agit de la paix, mais cela n’a pas été le cas.  

Laoukein Kourayo Médard, maire de la ville de Moundou, province du Logone Occidental demande au bureau de la sous-commission de restituer fidèlement les travaux. Il fait allusion à la question de la dia qui a été omise. Pour lui, on impose la dia à un peuple qui n’a pas qui ignore cette pratique et met en cause le vivre ensemble des Tchadiens. « Nous étions à 52 préfectures avant, mais maintenant j’ignore le nombre. Les chefs des différentes préfectures dans l’exercice de leur pouvoir ont fait que le Tchadien ne peut pas vivre en paix avec son frère. Il y a une méfiance réciproque », dit l’homme politique. Il estime que si leur sous-commission échoue, ce serait le dialogue qui va échouer et exhorte les uns et les autres à réaliser un travail accepté par tous.

Kouladoum Mireille Modestine

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