La présentation du rapport de la thématique 5 sur les questions sociétales présenté par le rapporteur général du présidium a irrité beaucoup de participants lors de la plénière de ce mardi. Certains pensent que le présidium refuse d’insérer les propositions et les recommandations. Reportage.
Après 5 jours des débats en plénière sur la thématique 5 qui aborde les questions sociétales, le rapporteur général du présidium Limane Mahamat a présenté le rapport provisoire ce mardi. Mais la présentation de ce rapport n’a pas plu à beaucoup de participants. Ils pensent que le présidium n’a pas pris en compte leurs propositions et recommandations.
Pour Djimet Bagaou, président du parti démocratique du peuple tchadien et conseiller national, si les gens sont sérieux et s’ils veulent que le dialogue soit une réussite, il faut qu’on prenne en compte certains éléments nécessaires pour la consolidation de la paix dans ce pays. Selon lui, si l’on ne prend pas en compte les préoccupations des uns et des autres, on perd inutilement du temps et les débats seront sans issus. Le conseiller a pris le cas des chefs traditionnels qui sont menacés de perdre leurs territoires. Il rappelle aussi que les chefs traditionnels sont tout le temps humiliés par les commandants de brigades illettrés.
Au sujet de l’armée, il souligne que si on ne réforme pas l’armée, tous les conflits ne cesseront pas et il n’y aura pas de démocratie. Il évoque la corruption qui gangrène notre pays et qu’on n’ose pas en parler à la plénière.
Dans la même démarche, Adoum Bourma Mahamat, secrétaire général (SG) du mouvement populaire tchadien (MPT), ajoute que beaucoup de propositions ont été faites, mais elles sont omises par le présidium. Il exprime sa surprise que les recommandations ne sont prises en compte par le présidium. Ce dernier estime que beaucoup de participants ont au cours de la plénière demandé de revoir les accords militaires avec la France. L’homme politique souligne aussi le problème de deniers publics qui n’est pas mentionné dans le rapport.
Pour Me Bongoro Théophile, président du parti pour le Rassemblement et l’Equité au Tchad, toutes les thématiques sont transversales, c’est-à-dire on n’aborde pas un sujet dans le premier thème, c’est sûr que les autres thèmes prendront en compte. Il précise qu’il est prévu qu’en dehors des thématiques, la mise en place des groupes Ad hoc qui vont s’atteler sur certains sujets et rassure que rien ne serait oublié. Me Bongoro reconnaît qu’il existe des tares, et pense que certains domaines relèvent purement de la loi. Il explique que la valeur des recommandations, ce sont des grandes orientations qui vont être traduites dans le fait par le parlement et par certaines directives relevant de certaines administrations. « Nous dans la salle ne pouvons pas décider de l’humilité accordée aux chefs traditionnels », dit-il. Il leur propose des privilèges de juridiction, ça veut dire, ils ne seront pas jugés dans le tribunal de leur domicile.
Le président du parti pour le Rassemblement et d’Equité au Tchad affirme qu’il n’a pas d’inquiétude sur certaines propositions qui sont omises, mais qu’il est sûr qu’à la fin des travaux, tout rentrera dans l’ordre et tout le monde trouvera satisfaction.
Jules Doukoundjé
J’avais rendez-vous tôt le matin à 8h au palais du 15. J’ai traîné le soir dans mon salon pour me coucher tard me disant gaillardement que je serais non seulement au rendez-vous, mais à l’heure. J’ai psalmodié pour me convaincre d’un fort InchAllah mais Morphée avait eu raison de mon souhait et de ma prière.
8h00 j’étais encore dans mon lit à ronfler. Je me suis réveillé en sursautant. Rapidement je me prépare. Je file au palais. Ce fameux dialogue commence à me renter dans le corps.
8h 45 min. J’entre en salle, le présidium vient de s’installer….Gali est encore dans les salamalecs d’usage.
9h 22 min. Un journaliste cameraman de la télévision publique est décédé la veille. Il était là samedi. Il était bien portant. Le président Gali demande 1 minute de silence à l’assistance. Silence fut, mais Tahir Younouss n’est plus. Rien ne vaut la vie, la vie ne vaut rien disait un esprit. Je ne sais plus qui. La salle se rassit.
9h 24 min. Gali fait une mise au point. Il semble qu’il y a des participants malins qui changent de travée lorsqu’ils n’ont pas réussi à avoir la parole dans leur travée. Ils suivent le micro. Ils veulent vaille que vaille être vus à la télé, peu importe les niaiseries qu’ils diront.
9h 30 min. Le rapporteur général Limane Mahamat prend la parole pour rajouter son grain de sel sur le comportement peu orthodoxe de certains participants.
Les interventions démarrent dans la salle 400. Elles sont redondantes à mourir. Je décide d’aller faire quelques pas dans les couloirs pour accrocher des personnalités et prendre rendez-vous pour mon émission.
11h 00. Un monsieur dont je n’ai pas entendu le nom à la parole. Il se lève, se tient droit et parle d’un sujet que personne n’ose aborder : la question des castes ou les « castés ». Il est docteur. Il est issu de cette couche de la société. Il en est fier. Il dénonce les discriminations dont sont victimes ces citoyens tchadiens, moins citoyens pour d’autres. Ils sont forgerons, bouchers, charbonniers. Ce sont des hommes des petits métiers. Il demande que cela cesse. Son intervention m’a ému… mais comment croire à la justice dans ce pays lorsque même le ministre de la Justice demande justice comme l’a fait remarquer un intervenant.
12h 25 min. Un participant que je connais bien me tape dans le dos. Il se penche vers moi pour me dire à l’oreille qu’un membre du gouvernement vient de démissionner. Je lui retorque qui? Il dit « je ne te dirais pas ». J’avais envie de lui dire « cela se saura dans quelques secondes grâce au Net ». Il n'a même pas repris sa place que le démissionnaire lui-même s'auto-divulgue sur le Net. Il s’agit du ministre des Affaires étrangères Chérif Mahamat Zène. La nouvelle a fait le tour de la salle. Je lis sa lettre, il a expliqué les raisons de sa démission. Sa démission a eu un impact dans la salle parce qu’il a été le négociateur en chef de l’accord de Doha. Il s’en va parce que sur instruction du président de la transition des initiatives parallèles sont prises de manière répétitives qui entravent l’exercice de ses fonctions. Dans la salle et dans les couloirs du palais du 15-janvier, il n’y a que le nom de Chérif sur toutes les lèvres…
En après-midi les travaux ont repris sans grand enthousiasme. Ce dialogue commence à ronronner.
Bello Bakary Mana
Au cours de la plénière sur la thématique 5 axée sur les questions sociétales, les participants sont revenus plusieurs fois sur l’épineux problème de délestage de courant. Ils plaident aussi pour une solution pour mettre fin à ces coupures intempestives de courants. Reportage.
La thématique 5 qui aborde les questions sociétales est l’une des thématiques a attiré l’attention des participants, car elle aborde le quotidien des Tchadiens. Ce matin encore, lors de la plénière, plusieurs participants sont revenus sur le problème d’énergie, surtout les coupures intempestives de courant.
Un participant a interpellé le présidium sur cette question. Selon ce dernier, notre pays a une raffinerie qui produit de l’énergie et du gaz butane, mais chaque jour les Tchadiens crient leur désarroi à cause de coupure d’électricité et du manque de gaz butane. Il souhaite que l’État mette une commission sur place pour enquêter sur cette question et de trouver une solution définitive. Il ajoute aussi que les coupures d’électricité ont un impact négatif sur la santé humaine et animale. Il suggère la création d’un mécanisme pour soulager les usagers.
Dans le même ordre d’idée, Mme Achta Adoum ajoute que pour qu'un pays se développe il faut de l'énergie. Selon elle, le pays vit dans le noir et les entreprises sont incapables de fonctionner correctement. Elle propose le système solaire dans toutes les provinces.
Ousmane Bello
Après 1 an aux affaires étrangères, Chérif Mahamat Zene vient de démissionner de son poste. Il a publié dans son compte électronique la lettre de sa démission au PCMT. Le désormais ancien ministre des Affaires étrangères du Tchad a justifié sa démission par le manque de respect à son égard.
Le ministre tchadien des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des tchadiens de l’étranger, Chérif Mahamat Zene démissionne de son poste ministériel ce lundi. « Je viens de présenter ma démission au président du conseil militaire de la transition sous couvert de Monsieur le Premier Ministre de la transition, chef du gouvernement, a écrit le désormais ancien ministre des Affaires étrangères.
Dans une lettre adressée au PCMT Mahamat Idriss Deby Itno, Chérif Mahamat Zene explique les raisons de sa démission. Selon lui, depuis quelques mois, son engagement et sa volonté de servir le Tchad se trouvent contrariés par des initiatives et actions parallèles de certains membres du cabinet du PCMT et du gouvernement. Il estime que ces actions entreprises à son insu sont sur les instructions du PCMT. Le désormais ancien ministre des Affaires étrangères soutient aussi que ces initiatives et interférences répétitives et intempestives visent à entraver l’exercice de ses fonctions et d’empiéter sur les prérogatives de son département.
Devant cette situation, Chérif Mahamat Zene pense qu’il ne peut pas continuer à se réduire à un simple figurant.
Chérif Mahamat Zene occupe depuis le 2 mai 2021 le poste ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger. Il a conduit la délégation tchadienne à Doha au Qatar pour le pré dialogue entre les politico-militaires et le gouvernement de la transition.
Jules Doukoundjé
Les personnes en situation de handicap ne sont pas d’accord qu’on les classe dans la sous-commission solidarité avec les couches vulnérables. Au cours de la plénière du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS), ils demandent aux autorités d’appliquer les engagements nationaux et internationaux relatifs aux personnes vivant avec un handicap. Reportage.
Au cours de la plénière sur la commission thématique 5 axée sur les questions sociétales, les participants ont fait des propositions et des suggestions devant permettre de régler les problèmes qui minent le Tchad. Mais dans la sous-commission qui prend en charge la question de la solidarité avec les couches vulnérables, la lutte contre la précarité et la pauvreté, les personnes vivant avec un handicap pensent qu’elles sont stigmatisées.
Pour le président national du réseau des organisations des personnes handicapées au Tchad (REPHAT), Galmaï Moussa Abdramane, participant au DNIS, les personnes en situation de handicap ne doivent pas être classées dans la sous-commission solidarité et les couches vulnérables, mais on doit faire leur promotion. Selon lui, la question de handicap n’est pas une question de charité ou médicale, mais elle est basée sur la logique de droit. Il souligne que le Tchad a pris des engagements nationaux et internationaux pour protéger et valoriser des droits des personnes en situation de handicap. « Lorsque ces textes ne sont pas appliqués, c’est pourquoi ces personnes sont classées dans la catégorie solidarité », dit le président national du REPHAT. Galmaï Moussa Abdramane demande l’application de ces textes. Il affirme que partout dans monde, des personnes en situation de handicap disposent la carte nationale d’invalidité et que cette carte a beaucoup d’avantage pour ces personnes sur le plan sanitaire et éducationnel. Mais au Tchad, dit-il, les personnes en situation de handicap ne disposent pas cette carte. Pour que leurs revendications soient prises en compte, les personnes en situation de handicap proposent la création d’une structure administrative, tel que le secrétariat d’Etat, chargé aux droits des personnes handicapées.
Le président REPHAT évoque aussi la question d’intégration qui ne prend pas en charge les personnes en situation de handicap. Il soutient que les personnes vivant avec un handicap ont déposé plus de 300 dossiers d’intégration à la fonction publique, mais aucune personne en situation de handicap n’est intégrée et qualifie d’injuste cette discrimination. Il souhaite qu’à la sortie de ce dialogue, ce texte soit appliqué pour que les personnes handicapées puissent gagner dignement leur vie et avoir l’égalité de chance.
Au sujet des mutilés de guerre, Galmaï Moussa Abdramane pense que ce sont des personnes qui ont sacrifié leur vie pour la nation et au final, ils sont abandonnés à leur triste sort, leurs enfants trainent dans les rues de la capitale et cela n’est pas normal qu’il faut réparer. « La question des handicapés doit être traitée sur le principe de droit et non de solidarité », insiste-t-il.
Pour permettre aux personnes en situation de handicap de se prendre dignement en charge, il propose que le gouvernement crée dans toutes les provinces du pays, des centres de formation professionnelle. Il estime que si les personnes en situation de handicap mendient dans les carrefours, c’est parce qu’ils ne sont pas formés et n’ont pas de métiers et déplore que ces personnes soient abandonnées dans les rues par les autorités publiques.
Jules Doukoundjé
Les débats sur les questions sociétales continuent à délier les langues lundi 19 septembre au palais du 15-janvier de N’Djamena. Sur la question du bilinguisme au Tchad, certains participants estiment qu’il faut un investissement public, d’autres c’est juste une question de manque de volonté des enseignants arabophones. Reportage.
Selon l’enseignant chercheur Dr Alfred Ramadji, pour que chaque Tchadien puisse écrire et parler l’arabe, l’Etat doit instituer un service de suivi de formation. Il suggère à ce que tous les jeunes bacheliers puissent apprendre l’arabe ou le français. « Si vous êtes arabophone, après le bac, vous apprenez le français pendant une année et si vous êtes francophone, vous apprenez l’arabe pendant une année. Il faut que cela soit obligatoire », dit-il. Pour Alfred Ramadji, l’État doit mettre des moyens pour que les nouveaux bacheliers qu’ils soient arabophones ou francophones aient de bourses de motivation d’une année. L’enseignant chercheur propose aussi que la délivrance de l’attestation d’admission au bac soit conditionnée par la certification d’une année d’apprentissage de deux langues. Il assure qu’il faudra expérimenter cela pendant 5 à 10 ans pour en faire une déduction. D’après lui si cette expérience est faite, la problématique du bilinguisme ne restera qu’un vieux souvenir. « Ce n’est pas un tabou, la langue arabe est celle ou les vocabulaires sont plus faciles que la langue française. Il suffit de mettre les partenaires à contribution. Expérimentons et l’avenir nous donnera raison », conclut Alfred Ramadji.
André Mamadou aborde la question dans le même sens. À son avis, le bilinguisme nécessite beaucoup de moyens et une bonne volonté de l’État. Il faut bien former les instituteurs arabophones devant être mis à la disposition de ministère de l’Éducation nationale.
Thomas Alkali, un autre participant signifie que le bilinguisme est mal construit du fait que les instituteurs arabophones se comportent comme des marabouts. Doukssidi Robert ne voit pas non plus de problème sur la question du bilinguisme au Tchad. Selon lui, tous les Tchadiens apprennent l’arabe. « Il y a des arabophones qui font du bon travail, mais certains sont fainéants et ne veulent pas travailler. J’invite les arabophones de prendre les craies et d’être sur le terrain », remarque-t-il. Robert déclare qu’il faut que les enseignants arabophones se mettent résolument au travail et l’apprentissage de la langue arabe va s’imposer de lui-même. « Ainsi, vous aurez plein des arabophones au Tchad. Au lieu de rester dans la routine théorique du parler, il faut aller à la pratique », expriment-ils.
Moyalbaye Nadjasna
Le Conseil de Commandement Militaire pour le Salut de la République/ Renouveau (CCMSR-R) a fait face aux médias nationaux ce dimanche 18 septembre 2022 à l'hôtel Radisson Blu. Une conférence de presse au cours de laquelle, le Président de ce mouvement s'est expliqué sur son engagement dans la politique, son retour au pays dans le cadre du DNIS, les mobiles de sa scission avec sa base à Doha et l'avenir de son mouvement. Reportage.
Au cours d'une conférence de presse animée ce matin, l'un de plus jeunes leaders des mouvements armés rentrés au bercail à la suite de l'accord de Doha, Gassim Cherif, Président du CCMSR-R a tenu à clarifier que son engagement politique qui, selon lui, débute bien avant l'intégration de la rébellion. Il affirme qu'il a toujours dénoncé ce qui est injuste et cet engagement est né dans une association dénommée « Survie » en France, pour dénoncer l'ingérence de la France en Afrique.
Pour son engagement au sein du CCMSR, M. Gassim dit, « notre pays depuis des années traverse des crises successives, étant jeune, je pensais qu'il fallait intégrer le CCMSR pour pouvoir apporter ma contribution dans le changement de notre pays », dit-il. Au sujet de la scission du CCMSR à Doha, il clarifie que deux groupes sont nés, l'un veut quitter la table de négociations et « nous, nous pensons à l'époque qu'il fallait continuer dans le processus de Doha et les raisons évoquées par l'autre groupe n'étaient pas très claires ni évidentes moins encore sérieuses », a-t-il martelé. C'est cette raison qui les a poussés à continuer les pourparlers et en tant que chef de délégation, il a signé l'accord de paix. Il poursuit que cette discorde a occasionné la scission du mouvement en deux, l'un le CCMSR Renouveau qui a regagné le bercail et l'autre toujours actif sur le front, a-t-il confié. Pour le Président Gassim, le plus important c'est d'avoir accepté la main tendue du Président du conseil militaire de transition (PCMT) qui a l'idée d'organiser le dialogue à la suite du décès du Maréchal Idriss Deby Itno. Pour lui, les assises de N'Djamena est une chance pour tourner la page sombre de l'histoire du Tchad et d'en ouvrir une nouvelle.
A la question d'un journaliste sur la transformation du CCMSR-R à un parti politique, M. Gassim affirme qu'à l'état actuel, ils sont pris par les échanges du DNIS qu'ils n'ont pas réfléchi à ce sujet, « c'est une question qui nous traverse l'esprit et on va jauger la situation, peser le pour et le contre et le moment venu on va voir s'il faut s'engager en politique ou rejoindre une mouvance qui est déjà dans le jeu politique, ce sont des questions qui vont être élucidées dans les semaines avenirs », dit-il. Au sujet de l'éligibilité du PCMT, il affirme que cette question ne sera pas tranchée pas le CCMSR-R, mais plutôt au DNIS. « Il n'appartient pas au CCMSR-R de décider ou de répondre à cette question », a-t-il lâché.
Sur la présence ou l'ingérence de la France dans les affaires internes et son départ exigé par des milliers des Tchadiens, le Président Gassim relève qu'il est vrai que le pays de Gaulle s'immisce dans les affaires qui ne le concernent pas, mais demander son départ n'est pas commode. « Notre pays est géographiquement situé dans une zone bien sensible en termes de géopolitique, d'équilibre économique, social...on ne peut pas demander dans l'état actuel des choses à la France de quitter le Tchad », a-t-il lancé. Il poursuit, « c'est irresponsable, ça c'est quelque chose qui va être décidé, pas de manière passionnée. C'est quelque chose qu'il faut discuter. Il y a un certain point positif sur la présence de la France. En matière de coopération militaire, du développement à travers l'AFD...sa présence est d'une importance capitale » explique-t-il à un journaliste.
Abderamane Moussa Amadaye
Tous les 17 septembre de chaque année se célèbre la journée Mondiale du nettoyage à travers le monde. Le mouvement Let’s Do it en collaboration avec l’association Green-Chad a donné un coup de balai ce samedi dans les locaux du marché central et le marché cholera dans le 4ème arrondissement de N’Djamena, capitale tchadienne. L’objectif de cette opération, éliminer les déchets sauvages et inculquer des valeurs citoyennes aux populations. Reportage.
Cette journée mondiale du nettoyage célébrée par les deux associations Let’s Do It et Green-Chad vise à évacuer les caniveaux, éliminer les déchets plastiques et inculquer des valeurs citoyennes aux populations selon les organisateurs. Enjeux, c’est d’amener la population à adopter des comportements éco-citoyens en faveur de l’environnement, disent-ils. A leur avis, le Tchad est à sa 4ème édition. Dès 6heures du matin, une forte mobilisation des jeunes des deux associations s’est faite vite remarquée. Pèles, râteaux, balaies bref, tous les kits inhérents au nettoyage en main. Dans les coins et recoins des marchés, les mains passent et repassent pour débarrasser les ordures et toutes sortes de moisissures.
Selon Tarik Aziz Youssouf, membre actif de l’association Let’s Do It, ils ont choisi le marché central pour mener une action d’ensemble avec la mairie. « Le marché a besoin réellement d’être assaini. C’est est un lieu qui nous sert d’achats et de commercialisation des vivres et non-vivres. Il faut offrir un environnement propre avec des aliments propres à nos populations. Notre environnement doit être gardé sain », confie-t-il. Il renseigne qu’ils ont un programme qui s’étale sur un mois. L’opération nettoyage va continuer dans les 10 arrondissements de la ville de Ndjamena, précise Tarik Aziz. D’après lui, chaque arrondissement a un point focal. Il informe aussi que pour cette action citoyenne, le mouvement Let’s DO It a déjà sensibilisé plus de 100 personnes pour nettoyer les quartiers remplis de déchets sauvages. Mahamat Ali, président délégué de marché central est satisfait du travail abattu ce matin par les jeunes des deux associations dans les différentes artères du marché. Pour lui ce sont des initiatives à encourager afin de changer positivement les comportements des usagers des marchés à N’Djamena.
Le président de l’association Green-Chad, Abdallah Soumaïne et son association se sont engagées à rendre l’environnement sain pour le bien être de la population. La dynamique de cette action citoyenne, dit-il, c’est de parvenir à atteindre l’objectif zéro déchet afin d’inculquer à nos enfants la notion et l’esprit de nettoyage de notre environnement. La santé humaine résulte également d’un environnement propre et où il fait bon vivre. Il cite un verset biblique selon lequel, « éduque l’enfant selon la voie qu’il doit suivre et quand il sera grand il ne s’en ne détournera point. »
Sangnoudji Francine
Ousmane Bello Daoudou







