samedi 24 octobre 2026

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Depuis un bon moment, l’appareil judiciaire au Tchad est en panne. Mais, qu’est-ce qui se passe ? La réponse est simple : les magistrats et les greffiers sont en grève. Ils revendiquent l’amélioration des conditions de travail. Les syndicats des magistrats poursuivent leurs négociations avec le gouvernement. Cette grève a d’importantes incidences sur les activités des professions libérales d’après le bâtonnier Me Laguerre Djerandi Dionro. Reportage.

Le vice-président du syndicat autonome des magistrats du Tchad, le procureur Taoka Bruno dans un échange téléphonique affirme que les négociations sont en cours avec le gouvernement. Pour le Bâtonnier Me Dionro Laguerre, la justice tchadienne est très malade. Ce qui n’est pas un secret de polichinelle, dit-il. Selon lui, cette justice est à l’image de la gouvernance du pays. « Ses tares sont bien connues, mais on ne fait pas d’efforts conséquents pour y remédier. Il en va de soi que c’est la justice qui est la mesure, le baromètre de l’État de droit », dit l’avocat. Le défenseur des droits humains la grève des magistrats et des greffiers marque encore une fois, le peu d’intérêt que les autorités accordent à la justice. Est-ce que c’est de façon délibérée qu’on agit ainsi parce que la justice en bon état de fonctionnement n’arrange pas, s’interroge-t-il ? Cette grève qui n’émeut pas les autorités suscite des interrogations sur les intentions réelles des gouvernants, affirme Me Laguerre.

Concernant l’impact de cet arrêt de travail des magistrats et greffiers, le Bâtonnier soutient qu’eux avocats en tant qu’acteurs judiciaires sont aussi affectés autant que leurs concitoyens. « Si nos gouvernants sont vraiment dans un État de droit, ils doivent se pencher le plus rapidement sur cette situation. Ensemble avec les syndicats des magistrats et des greffiers, des solutions idoines peuvent être trouvées », conclut l’avocat.

Lors de la présentation de la synthèse du rapport de la commission 2 sur la thématique « Réforme de l’Etat, constitution et réformes institutionnelles et processus électoral », il ressort pour la justice plusieurs recommandations. Il s’agit de poursuivre l’exécution de la politique sectorielle de la justice au Tchad. Améliorer les conditions de vie et de travail de l’ensemble du corps judiciaire. Assurer la sécurité des structures judiciaire, accélérer la réforme judiciaire par rapport à l’exercice des professions judiciaires libérales : avocats, huissier, notaires afin de les rendre accessibles à tous les citoyens. Recruter les magistrats dans le cadre d’un processus transparent basé sur le mérite et la compétence ainsi que les prédispositions à exercer cette carrière. Trouver la solution à la situation des magistrats non juristes, reformer la Cour Suprême. Créer une structure qui va juger les crimes économiques, lutter contre la corruption en milieu judiciaire. Accorder suffisamment les moyens à la justice dans le cadre du projet œil de justice (accès à distance à la justice grâce au système de modernisation en cours avec l’appui de PNUD), faciliter l’accès aux services de justice à tous les citoyens.

Moyalbaye Nadjasna

La rentrée scolaire 2022-2023 prévue pour le 3 octobre prochain se rapproche. Dans certains lycées de la capitale tchadienne, une présence militaire est constatée depuis plusieurs semaines empêchant ainsi certains parents d'élèves d'y rapprocher l'administration afin de finaliser l'inscription de leurs enfants. L'équipe d'Ialtchad a fait un constat au lycée technique commercial (LTC). Reportage.

Il est 10h23mn quand l'équipe d'Ialtchad a débarqué dans l'enceinte de LTC. Dès l'entrée, l'on peut voir des voitures militaires stationnées un partout dans la cour. Des treillis étalés sur le séchoir et certains militaires sont couchés sous les ombres des grands arbres en train de jouer à la carte, de converser ou se reposer sur des lits picots. Pire, certains allument la chicha ou fument  la cigarette. L'on peut confondre la cour de LTC à une caserne militaire. De l'autre côté, quelques parents d'élèves s'approchent du bureau de l'Intendant du lycée afin d'inscrire leur enfant pour la nouvelle rentrée scolaire.

Pour Abakar Mahamat Sultan, tuteur venu inscrire son cadet, dit, qu'avec les charges familiales en plus de la lourde pluviométrie enregistrée cette année ce n'est pas du tout facile. Toutefois, il souhaite que cette année soit une année avec zéro grève et un succès pour tous les élèves ainsi que les enseignants qui ne ménagent aucun effort pour la formation des futurs cadres et aussi au gouvernement tchadien. Si le premier tuteur a affiché un sentiment d'optimisme, le second était au nerf, « ce lycée est transformé en un camp militaire, j'ai demandé à ma fille de rentrée », exclame-t-il les yeux rougis. Il ajoute, « je suis terrorisé par la présence des militaires dans ce lieu qui doit en principe être sécurisé et non occupé par des hommes en treillis », déclare une personne qui a requis l'anonymat.

Pour Mahamat Djibrine Saleh, délégué provincial de l'Éducation nationale pour la commune de N'Djamena, son équipe travaille d'arrache-pied pour que la rentrée scolaire eu lieu à la date prévue malgré que certains lycées sont inondés et d'autres occupés par les sinistrés à l'instar de lycée de Walia. Il souligne que des dispositifs seront pris pour régler ce problème afin de démarrer l'année au jour dit. Toutefois, le délégué justifie une lenteur au niveau des inscriptions, « contrairement aux années précédentes, il y a un faible taux d'élèves inscrits à cause de la forte pluviométrie de cette année », dit-il. Le Délégué dit être optimiste quant au démarrage, « l'Éducation nationale est une très lourde machine, nous allons faire le nécessaire pour que les choses démarrent dans de très bonnes conditions », a-t-il martelé. Au sujet de la présence des militaires dans différents lycées de la citée capitale, M. Mahamat Djibrine affirme qu'il s'agit d'un dispositif sécuritaire déployé dans le cadre du dialogue national inclusif et souverain qui se tient à N'Djamena. Il souligne que toutes les dispositions sont en train d'être prises pour que d'ici 72h ces derniers (militaires) se retirent des lycées, a-t-il conclu.

Abderamane Moussa Amadaye

Après la sortie médiatique d'un groupe des responsables des organes de la presse écrite ce lundi 26 septembre 2022, le patronat de la presse privée du Tchad réagit par un communiqué de presse. Il ne sent pas concerné par le point fait par ce groupe se réclamant être mandataire de tous les responsables des organes de la presse du Tchad.

Les responsables des organes regroupés au sein du patronat de la presse privée du Tchad regrettent que ces derniers temps, les sorties médiatiques de certains responsables des médias non affiliés aux organisations faîtières d'organes à savoir l'association des éditeurs de la presse privée du Tchad, l'union des télévisions privées du Tchad, l'union des Radios privées du Tchad et le patronat de la presse privée du Tchad violent allègrement le code d'éthique et de déontologie du journaliste tchadien. Le patronat estime que la lutte pour la viabilité des entreprises pécuniaires, des subventions et per diem aux reporters de terrain. Pour le Secrétaire général du patronat Allafi Amadou Nganansou, c'est pour attirer l'attention des certains responsables des organes de la presse de revenir à l'ordre. Il estime que les responsables des organes de la presse écrite et en ligne n'ont pas la compétence requise d'agir au nom des organisations faîtières. Il trouve que ce n'est pas normal, la logique a voulu que les responsables des organisations qui répondent aux normes qui doivent s’en occuper. Pour ce faire le patronat désapprouve la stratégie de réclamation non consensuelle adoptée par ce groupe et invite à la retenue.

Pour finir, Allafi Amadou Nganansou le patronat de la presse privée du Tchad encourage la haute autorité des médias dans sa politique d'assainissement du milieu de la presse pour que ce milieu soit nettoyé.

Ousmane Bello Daoudou

Les sinistrés installés au lycée de Walia dans le 9e arrondissement de la ville de N’Djamena vont être réinstallés à Nguéli dans le même arrondissement. Pour permettre aux élève de ce lycée public de reprendre les cours, la commune du 9e arrondissement avec l’appui du gouvernement et ses partenaires sont en train d’aménager un autre camp propice pour réinstaller ces sinistrés qui ont fui leurs maisons à cause des eaux des pluies. Reportage.

Ouf de soulagement pour les responsables du lycée public de Walia. Ce lycée situé dans le 9e arrondissement de la commune de N’Djamena a été occupé depuis plus de 2 mois par les sinistrés qui ont fui les intempéries. Ces sinistrés composés essentiellement des femmes, des enfants et des personnes âgées se sont réfugiés dans cet établissement public pour fuir leurs maisons inondées par les eaux des pluies. Avec la rentrée scolaire 2022-2023 qui pointe son nez, les responsables de ce lycée ne savent que faire. Mais pour soulager leur angoisse, les autorités communales avec l’appui de l’État et ses partenaires sont en train d’aménager un terrain vide à Nguéli dans le même arrondissement pour reloger les sinistrés.

Pour le nouveau proviseur du lycée littéraire de Walia, Saï-Allah Adda, l’organisation matérielle est déjà faite, les salles de classes sont balayées, les tableaux sont réfectionnés, les emplois du temps sont établis et il ne reste qu’à convoquer un conseil de professeurs pour une prise de contact. Selon lui, le problème des sinistrés n’est pas à leur niveau. Ils n’ont pas la possibilité de les déloger. Il annonce qu’ils vont faire recours aux autorités pour pouvoir les amener à libérer les classes. Il exhorte les autorités de la commune du 9e arrondissement à tout faire pour reloger ces réfugiés climatiques afin de libérer les salles de classes car les cours reprendront le lundi prochain. Le proviseur du lycée littéraire de Walia souhaite que la cour soit libérée afin de la nettoyer pour reprendre la nouvelle année.

Le secrétaire général adjoint de la commune du 9e, Yamadji Sotinan, rassure les responsables du lycée de Walia que la commune et ses partenaires sont en train d’aménager une place pour les réinstaller et libérer les salles de classe. Selon lui, concernant les sinistrés, c’est le ministère de la Santé publique et de la Solidarité nationale qui a la charge de la prise en charge de ses sinistrés. Il ajoute que le ministère de la Santé publique et les autorités de la commune de Walia ont déjà fait un travail d’identification. « Nous avons retenu un site qui dans un premier temps a été abandonné au profit d’un autre qui se trouve en face du petit marché de Nguéli où la mairie a envoyé les niveleuses qui sont en train de nettoyer ce site », explique Yamadji Sotinan. Il soutient que le ministère de la Santé et la mairie de Walia sont à pied d’œuvre pour qu’au plus tard le 29 septembre, tous les sinistrés soient réinstallés dans le nouveau site.

Jules Doukoundjé

Après une longue réflexion, la coordination des actions citoyennes, Wakit Tamma menace d’organiser son propre dialogue dénommé « Dialogue Citoyen ». L’annonce a été faite au cours d’un échange avec la  presse.

À la fin de ce dialogue national inclusif souverain (DNIS), Wakit Tamma va aussi organiser le sien dénommé dialogue citoyen. Ce dialogue va permettre de jeter les bases d’un nouveau Tchad accepté par tous, et cela pour barrer la route au dialogue du Président du Conseil Militaire de Transition et du Mouvement Patriotique du Salut (MPS ex-parti au pouvoir), dit la coalition.

Pour Adoum Soumaïne, rapporteur de Wakit Tamma qui se demande si le DNIS pourra construire des bases solides pour un nouveau Tchad souhaité par tous les Tchadiens. Il ajoute que ce dialogue est tout, sauf inclusif. Le rapporteur de Wakit Tamma souligne que malgré les 30 ans du régime du défunt président Idriss Deby Itno, jusqu’au temps du PCMT, les personnes reprennent les mêmes formules. Selon lui, ce qui se passe au Palais du 15 janvier, n’est rien d’autre que la continuité du pouvoir MPS.

Wakit Tamma prévient qu’il n’acceptera pas de telles perspectives. « Nous les actions citoyennes Wakit Tamma, nous allons organiser notre propre dialogue citoyen ouvert aux citoyens et produire un rapport en regardant le chantier qu’ils ont abattu au palais du 15 janvier, notre rapport aura des fruits » explique Adoum Soumaïne. Il souligne que l’objectif d’organiser le dialogue alternatif citoyen sera  de traiter les problèmes essentiels du pays qui ne sont pas pris en compte au DNIS.  « Nous sommes tous des citoyens et ce pays appartient à tout le monde, alors nous avons les mêmes droits que  ceux qui sont en salle », insiste M. Soumaïne.

Selon Wakit Tamma, pour organiser ce dialogue citoyen, lui et ses partenaires ont fait une grande coalition de 10 grandes plates-formes pour produire un rapport de poids, même avec les pressentiments  du refus de leur rapport par le gouvernement. Ils prévoient mettre leur rapport à la disposition du public et de la communauté internationale.

Pour Wakit Tamma, cette mascarade de dialogue national inclusif ne produira rien de positif pour un avenir radieux pour les Tchadiens.

Les responsables de la presse privée du Tchad dénoncent une manigance de la Haute Autorité des Médias et l’Audio Visuelle (HAMA) concernant la répartition du Fonds d’Aide spécial  du PCMT à la presse. Reportage.

Au cours d’une rencontre avec la presse ce lundi à la maison des médias de N’Djamena, le représentant des médias privés, Bienvenu Ngarnan précise que les médias privés n’ont pas mandaté  la HAMA à se substituer à eux pour remercier le PCMT. Il dénonce aussi le manque de considération que la HAMA a pour la presse privée. Selon lui, si le travail abattu par la presse aux  assises du DNIS est apprécié par la HAMA, il est clair que les plus hautes autorités considèrent que les médias privés sont une source crédible d’informations.

Il soutient que si le PCMT et le gouvernement de la transition accordent de respect à la presse en général et les médias privés en affectant de manière inclusive sans aucune condition l’aide spéciale pour permettre aux médias privés de faire face aux difficultés de leur engagement, il répare un tort qui a duré plus de 10 ans. Il précise que depuis plusieurs années, la presse privée dans sa globalité n’a pas bénéficié de l’aide à la presse hors mis quelques aides événementielles notamment pendant les périodes électorales, lors de la pandémie de la Covid-19 et tout récemment avant l’ouverture du DNIS.

Il souligne aussi les difficultés que rencontre la presse privée et c’est ce qui a amené le PCMT à donner un avis favorable aux doléances des médias privés par le biais de la HAMA. « Le Président de la HAMA avait déclaré que l’aide à la presse de cette année est là dans une interview accordée le 8 septembre dernier à un journal de la place.  À cette occasion, le patron de la HAMA a informé qu’un plaidoyer est en cours pour augmenter cette aide de manière substantielle sans trop de précision », ajoute Bienvenu Nganan.

À son avis, ce fonds dont la répartition doit se faire de manière équitable afin d’éponger les arriérés de plusieurs années d’aide à la presse afin de permettre à la presse privée de pallier à certaines difficultés fait l’objet de manipulations et de discrimination par la HAMA.

Il exige de la HAMA que ce fonds soit dégagé le plus rapidement possible pour le besoin de la cause et non servir à un semblant de formation basée essentiellement sur les textes et lois qui d’ailleurs sont en refondation au DNIS. « Si la HAMA continue à se cacher derrière ce mur de silence, on sera dans l’obligation de saisir les hautes instances du pays en l’occurrence le PCMT et mener des actions de grande envergure pour se faire entendre », annonce ce dernier.

Bienvenu Nganan invite la HAMA au respect de l’article 66 qui dispose que la HAMA publie la liste des bénéficiaires du fonds d’aide à la presse.

Djénom Josiane

Les travaux sur le dialogue se poursuivent au Palais du 15-janvier. Ialthad Presse a promené son micro ce lundi 26 septembre 2022, des citoyens qui se sont prononcés sur les débats et sur la suspension des travaux pour quelques jours. Vox pop.

Mht Zene Chérif, « concernant les travaux, nous au niveau du TCHAD UNI, bien que nous ne sommes pas dans la salle, nous constatons que les gens ont biaisé la portée de cet événement historique et décisif dans la vie du Tchad. Nous assistons à des débats qui ne reflètent ni l'aspiration populaire ni le niveau politique. Nous assistons aux agissements de quelques individus à la recherche de visibilité d'une part et d'autres parts des « opportunistes à  l'origine de tous les malheurs du peuple tchadien qui viennent nous narguer avec des propos qui frisent le ridicule. Nous pensons que le Présidium à des difficultés à conduire le débat de manière démocratique et transparente. Et surtout, lorsqu'il fait face à des sujets aussi importants que la forme de l'État, l'inéligibilité  des dirigeants de la transition, etc. Au lieu de faire des débats sincères avec les participants, le Présidium a failli à ses responsabilités et préfère se dédouaner derrière une commission. C'est bien dommage pour la suite de ses travaux et pour la démocratie ».

Gomanso Bolomkamla, « c'est une rencontre historique qui a fait vivre l'ambiance de cet événement rare marqué par des débats sensibles dans les différentes thématiques concernant la vie du Tchad nouveau que tout le monde rêve. La suspension des débats est normale parce que le reste de thématique 2 est très sensible comparativement aux autres. Dans cette thématique les choses sont très importantes et compliquées. Il faut bien se prendre pour mieux sauter. »

Tolna Maibeye, « je pense que c'est une très belle initiative pour que les Tchadiens s'entendent pour un Tchad nouveau, mais dommage pour ce qui se passe. 62 ans de guerre, c'est un grand rendez-vous qui devrait changer et tourner la page. Je demande à tous ceux qui prennent part de prendre conscience de l'avenir de ce beau pays. »

Ousmane Bello Daoudou

Le débat sur la thématique 2 qui aborde la Forme de l’État, la Constitution, les Réformes institutionnelles et Processus électoral commence avec une contestation. Certains partisans du fédéralisme ont signé une pétition pour un État fédéral. Reportage.

La thématique 2 qui traite la problématique de la forme de l’État, la constitution les réformes institutionnelles et le processus électoral risque de mal tourner. À l’ouverture du débat sur cette thématique, la tension était palpable. Les participants qui optent pour un État fédéral ont signé une pétition citoyenne pour un État fédéral du Tchad.

Pour Natoi Allah Ringar, président du parti PISTE, lors de la conférence nationale souveraine (CNS) de 1993, les participants ont jeté leur dévolu sur la décentralisation comme la forme de l’État à même de donner satisfaction en matière de démocratie à la base. Selon lui, les gens ont opté à ce changement, mais 30 ans après, le système n’a rien donné. Le jeune politicien a cité les problèmes de la mal-gouvernance administrative, économique et financière qui ont les conséquences de ce régime politique. Il envisage une autre voie susceptible de donner satisfaction aux aspirations légitimes des populations locales en termes de participation effective au processus de prise de décisions afférentes à la gestion des affaires locales. « À cet égard, le fédéralisme semble être la voie royale pour gérer les diversités socioculturelles dans un pays comme le Tchad », propose, Natoi Allah Ringar. Pour lui, la pétition vise à requérir les signatures des partis politiques, des acteurs de la société civile, des leaders religieux, des personnes ressources, des fonctionnaires et des délégués du monde rural.    

Jules Doukoundjé

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