La commission N1 : « Paix, Cohésion Sociale et Réconciliation Nationale » a présenté son rapport ce jeudi 15 septembre dans la grande salle du palais de la culture. Après lecture de la synthèse du rapport par Djimet Arabi, les participants sont rentrés dans les vifs sujets avec des débats houleux. Reportage
Dès l’ouverture de la plénière, le président du Présidium Gali gatta ngothé a recadré l’assistance sur la gestion du temps de la prise de parole. Même l’ancien Premier Ministre Delwa Kassiré s’est vu refuser la parole.
Le président de la Commission Paix, Cohésion Sociale et Réconciliation Nationale Abdramane Djasnabaye serait malade. C’est la vice-présidente Mme Achta Djibrine Sy qui a pris la parole. Elle a relaté la laborieuse ambiance lors des séances de travaux de la commission.
La Synthèse des travaux de la première commission du dialogue national inclusif et souverain dénombre toutes les questions abordées par cette dernière. Elles concernent la cohésion sociale au Tchad, les problèmes comme les causes et cela sur les plans politique, culturel, éducatif, social et économique. L’État de lieu sur les forces de défense et de sécurité, l’application de codes de famille, les conflits agriculteurs éleveurs étaient au centre des débats.
Prenant la parole le président du Parti Action Socialiste Tchadienne pour le Renouveau (ASTRE) Alladoum Djarma Balthazar a demandé de revoir le fond et la forme de la synthèse du rapport. Pour lui des termes racistes sont utilisés alors que le monde ne parle plus en terme de « noir et blanc » auquel il demande à être rectifier. Alladoum Djarma Balthazar dénonce également certaines résolutions proposées notamment celles qui réclame la suppression des partis politique. Pour lui toucher aux droits acquis enfreint aux libertés. Parlant de la restauration de la cour Martiale, Alladoum Djarma Balthazar explique soutient : « nous sommes engagées dans les conventions internationale alors que personne n’a forcé le Tchad à souscrire. Les gens font allusion aux États-Unis alors qu’il ne fait pas partie de ces conventions. Ce que les gens ignore et ne veulent pas comprendre ». Sur l’enseignement des arts et cultures dans les cours secondaire générale. Alladoum Djarma Balthazar suggère à l’État de créer des écoles propres à vocations culturelle, artistique afin que les jeunes puissent bénéficier.
Concernant le code de famille Brahim Ben Seid président Nationale de CLTT explique que le Tchad est un pays laïc mais plusieurs famille souffre des injustices de la part de leurs proches. Il y a des familles chrétienne qui sont légalement marié mais au décès de leurs maris la femme n’hérite pas des biens de son mari et parfois abandonné à sa triste sort avec à sa charge ces progénitures. Au cas où elle hérite les enfants sont confiés à un parent de son mari ce qui n’est pas faisable souligne-t-il. Il ajoute « je souhaite que le gouvernement traite cette situation ».
Le ministre de la Justice Mahamat Ahmat Alhabo crève l’abcès concernant le dossier de la disparition de l’opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh qui serait classé. Pour lui le dossier doit être dépoussiéré et remis sur la table de la justice. Il souligne ainsi : « je voudrais demander solennellement à tous ceux qui savent quelque chose sur la disparition d’Ibni Oumar. Qu’ils nous le disent afin qu’on ouvre ce dossier. On ne peut pas faire la réconciliation sans avoir dit la vérité ».
Le rapatriement de corps de l’ancien Président de la République Hissein Habré, les conflits agriculteurs et éleveurs a Kyabé, la secte nébuleuse Boko Haram dans le Lac ont été évoqués.
Djénom Josiane
Les travaux en plénière du dialogue national inclusif ont repris ce 15 septembre. Ils sont axés sur la présentation des rapports des différentes commissions suivies des débats. Ce matin, c’est la commission numéro 1 qui a pour thématique paix, cohésion sociale et réconciliation nationale qui a présenté son rapport. Reportage
Le président du présidium Dr Ngali Ngoté Gata a tout d’abord notifié que le présidium a pu faire quelques ajustements pour le bon déroulement des activités du dialogue. Six autres personnes issues des corporations des associations des droits de l’homme, des médias, des personnes handicapées et des partis politiques viennent s’ajouter aux 21 autres personnes qui composent le présidium. Aussi, les articles 12 et 19 du règlement intérieur du dialogue seront révisés. Ainsi un article du règlement intérieur qui donne droit aux participants de parler en 5mn est réduite à 3mn. Le président du présidium précise également que le présidium décide de la nature du vote et doit mettre en place toutes les dispositions ou cas où il y a nécessité de le faire. Sinon, c’est le consensus qui demeure le mode absolu a-t-il précisé. Ngali Ngoté Gata attire enfin l’attention de la plénière qui raconte qu’il y a eu des projets de recommandation et de résolutions préfabriqués qu’il n’en a pas une.
Après ces notifications, le rapporteur de la commission paix, cohésion sociale et réconciliation nationale présente le rapport de leur travaux. Ce rapport comporte trois parties à savoir, la problématique de la paix et de la cohésion sociale, les causes du problème et les recommandations. Plus de 150 recommandations ainsi que des résolutions ont été formulées.
Quelques participants ont intervenus après la présentation du rapport pour apporter des amendements. Certains participants demandent à ce que les rapports des travaux soient distribués à la veille pour permettre aux participants de bien cerner le rapport. D’autres parlent sur le fond et la forme du document qui ne répond pas. Le débat est ensuite ouvert. Plusieurs voient se lèvent pour dénoncer le nombre exorbitant des généraux qui selon eux fait entrave à la paix, le cumul de fonction, le recadrage des écoles coraniques, la malhonnêteté des magistrats dans la résolution des conflits éleveurs-agriculteurs et l’exode rural.
Pour, Mianadji Tolkom Bertin, il faut se dire la vérité à visage découvert pour que la paix revienne au pays. De son avis, lorsqu’en cas de conflit on saisit abusivement les bœufs d’attelage des jeunes, ils sont obligés de venir en ville. En plus de cela, certains chefs traditionnels vendent des terres cultivables au profit des allogènes laissant ainsi les jeunes bras valides du village dans la désolation. " Ces jeunes constituent une bombe à retardement quand ils n’ont rien à faire, ils n’ont pas d’argent pour subvenir à leur besoin. Ils deviennent des agresseurs et cela constitue l’insécurité dans la ville, ils deviennent aussi des parasites alors l’État doit créer des structures pour maintenir les jeunes dans les provinces", propose-t-il. Il ajoute que ces jeunes sont des bras valides qui abandonnent femmes, enfants et vieillards à la recherche du travail et le spectre de la famine plane sur le village et partant le mal vivre. Il attire enfin l’attention des magistrats qui fixent des amandes arbitraires aux jeunes.
Pour Klamong Sou Niguetor, lorsqu’on fait place aux différences de clivages, des questions religieuses et des mœurs par rapport au bon vivre ensemble, cela crée de problème. Aussi, il faut recadrer l’armée pour qu’il y ait confiance entre les populations civiles et cette dernière qui est censée assurer sa sécurité.
Kouladoum Mireille Modestine
Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale tchadienne ont engendré beaucoup de victimes. Certains sinistrés ont trouvé refuge au lycée de Walia. Ils appellent les autorités à leur venir en l’aide. Reportage
Le lycée de Walia ressemble à un camp de réfugiés. Plusieurs milliers de personnes se sont réfugiées depuis plus d’un mois. La majorité de ces sinistrées constituées des femmes, des enfants et des personnes âgées viennent des quartiers du 9ème arrondissement de la commune de N’Djamena. La cour du lycée ressemble à un véritable camp, avec ses brouhahas et les cris des enfants. A moins d’un mois de la rentrée scolaire, la présence de ces sinistrés inquiète les responsables de ce lycée public.
Pour le proviseur littéraire du lycée de Walia, Rouané Abel, c’est depuis plus de trois semaines qu’il gère ces sinistrés. Selon lui, habituellement il reçoit les sinistrés sous l’autorité de la mairie, mais, cette année, les réfugiés ont défoncé la porte de l’établissement pour s’installer d’eux-mêmes. Le proviseur souhaite que les chefs hiérarchiques trouvent une solution le plutôt que possible pour libérer le lycée vers le 15 septembre pour la rentrée administrative, faute de quoi il serait difficile d’organiser la rentrée scolaire.
Helimita Mahamat Abdelkader, victime des inondations, âgée de plus 70 ans qui s’exprime avec beaucoup d’émotion, soutient qu’elle est contrainte d’abandonner sa maison à Walia Ngonmba pour s’installer au lycée. Elle explique que si elle ne quittait pas sa maison, elle allait mourir, car sa maison s’est écroulée après qu’elle ait quitté. La vieille dame installée à l’air libre dans la cours du lycée ajoute que la situation est insupportable car il continue de pleuvoir et les victimes ne savent quoi faire. Abondant dans le même sens, Souleymane Mahamat, lui aussi sinistré, a dû quitter sa maison avec ses 8 enfants et deux femmes pour se réfugier au lycée de Walia. Ce père de famille exhorte les autorités à leur venir en aide pour reconstruire leurs maisons après le retrait des eaux des pluies. Il souligne aussi que ce n’est pas par la gaité du cœur qu’il se réfugie au lycée avec sa famille. Selon lui, depuis l’arrivée des sinistrés il y’a un mois au lycée, les enfants, les femmes et les personnes âgées sont exposés à différentes maladies, surtout au paludisme à cause des moustiques.
Parmi les sinistrés installés au lycée, deux femmes ont accouché et ont besoin d’assistance.
Pour Dénédouba Adeline, c’est depuis des années qu’elle vit avec ses 5 enfants dans l’eau. Cette veuve explique que cette année, la situation s’est aggravée car les deux chambres qu’elle partage avec ses 5 enfants sont écroulées sous l’effet de la pluie. Elle confie qu’elle est obligée d’abandonner ses enfants dans la cour du lycée pour aller se débrouiller au marché pour leur trouver de quoi à manger. Elle interpelle les autorités de la transition à se pencher sur leur sort.
La plupart des sinistrés du lycée de Walia disent avoir occupé les salles de classes malgré eux et souhaitent que les autorités agissent promptement en leur faveur à fin qu’ils libèrent le lycée. Ce souhait est aussi partagé par le proviseur qui affirme que la rentrée est proche et il faudrait que les sinistrés libèrent les salles de classes.
Jules Doukoundjé
Les Magistrats tchadien après quelques mois d’attente des promesses non tenues par le gouvernement de transition, jettent leurs robes noires. Le premier Substitut du procureur de la République et vice-président du syndicat autonome des magistrats du Tchad (SAMT), M. Bruno Taoka au cours d’un échange téléphonique, mercredi, 14 septembre 2022, a expliqué le bien-fondé de ce retour à la grève.
Le dysfonctionnement de la justice tchadienne on n’en parlera jamais assez. Alors que les greffiers durcissent le ton et poursuivent leur grève, les magistrats aussi cessent les activités. Selon le vice-président du syndicat autonome des magistrats tchadiens Bruno Taoka, ils ont décidé après une assemblée générale depuis 48 heures d’observer 2 semaines de grèves. Pourquoi cette grève ? Le syndicaliste précise leurs revendications en évoquant deux points. Primo, la question de la revalorisation des indemnités des magistrats. Secundo, la dotation partielle des magistrats en armes de points. Il ajoute que jusque-là, le complément tarde pour couvrir la totalité de nombre des magistrats.
Le vice-président du SAMT termine sa réponse en rappelant que le Président du Conseil militaire de Transition (PCMT) avait donné de fermes instructions. Mais poursuit-il, qu’au niveau du gouvernement les choses continuent à piétiner. Les magistrats ont dans le passer fait mention de la question de l’insécurité des magistrats dans l’exercice de leurs fonctions. Sur la longueur d’une année encore en cours, plusieurs magistrats ont été brutalisés voire assassinés.
Moyalbaye Nadjasna
Par une note circulaire publiée le 13 septembre 2022 par le Président de l'Université de N'Djamena, la date de la reprise a été prorogée pour la énième fois. L'équipe d'Ialtchad Presse s'est rendue à la Faculté d'Ardedjoumal pour faire le constat.
En raison de l'abondante pluviométrie enregistrée cette année, le Président de l'Université de N'Djamena Dr Mahamat Saleh Daoussa Haggar a prolongé pour la deuxième fois les vacances académiques dans la plupart des facultés de l’université. Il a signifié qu'en dehors de la Faculté de la Santé humaine, qui reprendra les activités académiques (cours, séminaires et examens) le 15 septembre 2022, les autres facultés reprendront le 3 octobre à 7h00.
Selon une source proche de l'Université, la prorogation de la reprise est due à deux mobiles. Elle confie, « la faculté d'Ardebdjoumal n'est pas viable lorsqu'il pleut, il faut attendre plusieurs heures ou jours avant de trouver un accès », a-t-elle expliqué. Elle poursuit, les routes qui donnent accès à l'université sont argileuses donc l'emprunt est difficile. L'autre mobile, c'est la réfection des salles de classe. L'on constate une équipe des manœuvres, des peintures, des menuisiers, etc. travaillant d'arrache-pied sur les bâtiments. Certains refont la peinture, d'autres s'occupent de l'électricité, des ventilateurs. À l'heure actuelle, les différentes structures sont en train d'être perfectionnées. La perfection pourra prendre au maximum deux semaines, rajoute cette même source.
Il faut le rappeler, la reprise des cours à l'Université de N'Djamena est prévue pour le 15 septembre, mais qui concerne exclusivement la Faculté de Santé humaine. Le campus d'Ardebdjoumal verra ses portes ouvertes à partir de début de mois d'octobre.
Abderamane Moussa Amadaye
Le groupe des religieux et aînés a organisé un point de presse ce mercredi 14 septembre dans l’enceinte de la Conférence épiscopale du Tchad relatif au Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS) pour trouver un terrain d’attente entre le gouvernement, les non-signataires des accords de Doha et les non-participants au DNIS. Reportage.
Depuis l’ouverture de dialogue national inclusif, quelques partis politiques et des politico-militaires ont refusé de participer au DNSI. Alors les groupes religieux et les aînés se sont engagés de jouer le rôle de médiateur, neutre pour négocier avec le gouvernement, les partis politiques, la société civile, et les non-signataires de l'accord de Doha. Selon eux, après plusieurs démarches de négociations menées, ces derniers ont trouvé un point d’accord avec les groupes de N’Djamena.
Suite au point d’accord, les signataires de la déclaration de 19 mai, le parti Les Transformateurs désignés par le groupe de N’Djamena s’accordent sur les points suivants : le quota et le processus de prise de décision, il soulève, l'ajustement de quota des participants au DNIS conformément aux annexes 1, 2 et 3. Le groupe de N’Djamena se répartit lui-même les quotas qui lui sont réservés et en désignant les bénéficiaires, mettre en place un processus transparent de certification de tous les participants au dialogue pour vérifier leur mandat, mettre en place un processus transparent de prise de décision garantie par un présidium provisoire composé des groupes religieux et des aînés complétés par des personnes neutres, créer dans le règlement intérieur un « comité de consensus » qui devra intervenir chaque fois que le consensus n’est pas atteint sur des questions d’importances nationales durant toute la durée du dialogue national.
Il suggère au présidium de : veiller à ce que le règlement intérieur qui sera amendé et soumis à l’approbation de la plénière d'intégrer tous les points d’accord contenus dans le présent document, prendre toutes les dispositions nécessaires pour regagner la confiance des Tchadiens dans le processus du dialogue national, mettre en place un processus transparent de certification de tous les participants au dialogue pour vérifier leur mandat, s’assurer du respect des quotas et de la qualité des participants telles que définies dans les annexes 1, 2 et 3 du présent document, formuler des recommandations appropriées sur les conditions matérielles d’organisation du dialogue induit par le présent document, s’assurer que le nouveau présidium qui sera élu par la plénière tienne compte de la diversité des corporations ainsi que de la probité morale des candidats. Il ajoute que les partis politiques s’engagent à participer au DNIS et à accepter toutes les décisions qui seront prises de façon démocratique et transparente, travaillé dans un esprit de consensus en privilégiant le compromis nécessaire à une sortie de crise au Tchad. Il souligne que l’État tchadien s’engage à créer les conditions matérielles nécessaires pour la mise en œuvre des mesures contenues dans le présent protocole d’accord, garantir aux leaders politiques et associatifs les libertés fondamentales en cessant toute surveillance illicite, harcèlement, intimidation et toutes autres privations des libertés. Le groupe appel à la suspension provisoire du DNIS.
Annas Abdoulaye
Une Table ronde sur la prévention de la violence en milieu scolaire et la promotion du dialogue a eu lieu mardi à l'hôtel Radisson Blu de N'Djamena. Elle a été organisée par le Centre d'Études pour le Développement et la Prévention de l'Extrémisme (CEDPE). Les questions de violences en milieu scolaire et les pistes de solutions ont été débattues. Reportage.
Lancé ce matin à 9h dans un hôtel de la place, la table ronde sur les violences en milieu scolaire et les pistes de solutions a été au menu des échanges entre plusieurs experts nationaux, internationaux et des participants venus pour la circonstance.
Pour l'expert Djimrassem Thalès, plusieurs mobiles expliquent les violences en milieu scolaire. Parmi lesquels, le rejet de l'autre à cause de son appartenance sociologique, l'insuffisance de l'éducation de base ou familiale, le vol des objets, etc. De même, Dr Lambatime explique que ces violences contribuent excessivement à la baisse de niveau et entrave le système éducatif tchadien. Quelques pistes de solutions ont été données par les experts. Yousra Ndiaye a estimé pour que la base de l'éducation soit la maison. Pour elle, les parents doivent inculquer à leur progéniture la culture de la paix et de la tolérance. Et dans les établissements scolaires, les enseignants doivent organiser des travaux collaboratifs, des activités artistiques, théâtrales pour tisser des liens forts entre les élèves, puis les enseignants et le reste de l'environnement qu'il fréquente quotidiennement. Si Mme Ndiaye s'est focalisée plus sur l'éducation de base, Kosseida Bouba s'est penchée sur la sécurité. Elle confie que le défi sécuritaire doit être au cœur des établissements scolaires afin d'éviter le danger de violences. « Il faut placer des caméras de surveillance, des agents de sécurité, rendre strict le contrôle de port de tenue, la carte scolaire... », dit-elle.
Pour le Président du Centre d'Études pour le Développement et la Prévention de l'Extremisme (CEDPE), Dr Ahmat Dobio, cette table ronde permettra de diagnostiquer les types de violences et faire de recommandations afin de soumettre à l'État et partenaires. Ces recommandations visent à éradiquer les violences en milieu scolaire et offrir un cadre idéal d'apprentissage aux élèves. Le Président a confié aussi qu'après trois, ils se réuniront à nouveau pour évaluer la situation.
Abderamane Moussa Amadaye
Cet après-midi, la sous-commission forme de l’État a finalisé ses travaux. Mais la restitution de la synthèse des travaux par le bureau de la sous-commission a failli diviser ses membres. Ils trouvent que la restitution n’est pas fidèle et ne respectent pas les aspirations des membres de la sous-commission. Des voies se sont levées dans la salle pour contester. Reportage
La majorité de la salle crie malhonnêteté intellectuelle, méchanceté quand le président de la sous-commission forme de l’État a indiqué que c’est la forme unitaire fortement décentralisée qui est adoptée. Pour les participants, le bureau de la sous-commission n’a pas restitué de manière fidèle l’esprit qui a prévalu surtout en ce qui concerne la forme de l’État. Pour eux, beaucoup ont opté pour l’État fédéral. Alors s’il n’y a pas consensus, le referendum va trancher. Mais, ils se rendent compte que les aspirations de la majeure partie des participants ont été délaissées. L’option pour la fédération s’explique selon ses adeptes qu’il y a un problème de mal gouvernance, d’injustice, de discrimination et d’exclusion. On a acheté les partis politiques 0 millions le soir pour venir adopter les positions contraires à la fédération. Ils ont tous été invités, mais eux ont refusé.
Madame Lydie Beassoumda opte pour la fédération. Pour elle, c’est une abomination de voir les gens dire que l’État unitaire fortement décentralisé est égal à la fédération. Elle soutient que dans l’État fédéral, les trois pouvoirs sont effectivement séparés. « L’état unitaire est un système qui a ruiné les Tchadiens. Il n’y a que le système fédéral qui peut redistribuer le pouvoir, les ressources et permettre à chacun de s’exprimer. Les gens qui sont dans la salle vont vivre encore pour combien de temps l’espérance de vie. Nous voulons donner plus d’opportunité et d’épanouissement aux jeunes à travers le fédéralisme», a-t-elle souligné.
Mianbe Romain partage l’avis de la présidente de PDI. Selon lui, historiquement, géographiquement et socio-culturellement, la forme de l’État qui convient au Tchad c’est la fédération. Il ajoute que la forme de l’État fortement décentralisé a échoué du moment où même ceux qui l’ont adopté disent qu’ils n’ont pas encore expérimenté. « Ils ont essayé avec l’élection des maires ou ce même régime a sorti un décret pour créer ce qu’on appelle les administrateurs délégués pour étouffer les maires légalement élus. C’est un échec de l’État unitaire alors qu’on va à la fédération qui permettra au Tchad de prendre le train de son développement » dit-il. Il souligne également que ce sont les adeptes de gain facile qui fuit la fédération, comme ils sont habitués à prendre l’argent pour construire des villas et s’acheter des V8 facilement.
Weddeye Ramadan Adji lui pose la question de savoir est-ce que le problème du Tchad est un problème de forme de l’État ou un de mal gouvernance. À son avis, l’État unitaire fortement décentralisé est le commencement de la fédération. Sinon actuellement le pays n’est pas prêt pour adopter la forme fédérale de l’État. Il soutient que la majeure partie de la population tchadienne voit en la fédération, la scission. Alors, il ne veut pas que le Tchad soit divisé et que les Tchadiens s’entretuent à cause de la forme de l’État.
L’État unitaire fortement décentralisé a été mis en place lors de la conférence nationale souveraine, mais malheureusement les organes n’ont pas été mis en place pour une application adéquate pour pouvoir vraiment réussir à cette décentralisation, rappelle madame Bourkou Louise. Elle poursuit que l’État unitaire fortement décentralisé est la grande sœur de l’État fédéral si on la réussit alors ne trouve aucun inconvénient quant à son adoption.
Mireille Kouladoum Justine







