Le Parti pour les Libertés et le Développement (PLD) demande au gouvernement de dissoudre immédiatement le CNDT, la CENI et le BPE qui sont désormais obsolètes, budgétivores et inopportuns.
Selon le communiqué de presse signé par le Secrétaire à l’information, à la sensibilisation et à la mobilisation, Djassiri Ngar, il faut mettre en place une nouvelle forme de gouvernance électorale pour l’organisation des échéances électorales futures. Selon lui, le CNDP et la CENI étaient des organes paritaires (opposition et majorité), mis en place pour gérer les élections.
Il estime que la situation politique actuelle est caractérisée par une gouvernance de transition gérée le CMT et un gouvernement où participent tous les partis politiques qui ne se définissent plus en opposition ou en majorité pour assurer la continuité des services réguliers de l’État.
Toutefois, le secrétaire à l’information, à la sensibilisation et à la mobilisation du PLD, ajoute que les principales missions du gouvernement sont l’organisation d’un dialogue national inclusif et la préparation des élections libres, démocratiques et transparentes.
Les maires premiers adjoints des communes du 7e et 8e arrondissement ont procédé hier vendredi 23 juillet à la démolition du dalot situé au carré 41 du quartier Amtoukouin Koudou dans la commune du 8e arrondissement. Objectif : évacuer les eaux de pluie du quartier Amtoukoui 1, dans le 7e. Les habitants du carré 41 avaient fermé ce dalot il y a deux semaines pour empêcher d’être engloutis par les eaux du bassin de rétention situé de Amtoukouin 1.
C’est un Ouf de soulagement pour les habitants du quartier Amtoukouin 1. Les maires premiers adjoints des communes du 7e et 8e arrondissement s’entendent pour démolir le dalot, situé au carré 41, dans le 8e arrondissement, pour permettre d’évacuer les eaux de pluies du quartier Amtoukoui 1. La dernière pluie diluvienne qui s’est abattue sur la ville de N’Djamena a plongé les habitants de plusieurs communes et surtout ceux du quartier Amtoukoui 1 dans un désarroi. Pour le maire premier adjoint de la commune du 7e arrondissement, M. Pascal Kemkoï Gueou, cette dernière pluie a fait beaucoup de dégâts dans sa commune. À tel point qu’il était obligé de discuter avec Mme la maire du 8e pour trouver une solution. « Bien que la population du 8e arrondissement n’est pas d’accord, nous sommes obligés de le faire. Nous avons pris l’initiative d’ouvrir le canal et de frayer le chemin pour évacuer les eaux », explique ce dernier. Selon lui, les travaux sont faits, et c’est un processus qui est en train d’évoluer progressivement. Il espère que les choses vont arriver au point où l’on ne parlera plus d’inondation dans sa commune. Il précise que sa commune est l’une de communes la plus vaste de la capitale et qu’on ne peut pas sentir des efforts des autorités. Il souligne que, ces travaux sont un soulagement pour la population de sa commune. Les deux maires ont décidé de curer le bassin de rétention d’Amkoutoui Koudou pour soulager les habitants de cette commune. Malgré l’accord de ces deux maires pour ouvrir le dalot, les habitants de la commune du 8e ne sont pas d’accord. Ils craignent d’être inondés par les eaux de pluie. Toutefois, pour mener à bien ces travaux, les deux maires ont fait appel à la police municipale et à la police de proximité pour empêcher l’affrontement entre les résidents de deux communes. Pour le président des jeunes du quartier Amtoukoui Koudou, Amza Togona, c’est le soulagement pour les voisins de Amtoukoui 1. Selon lui, leurs voisins du 7e n’ont pas pu dormir, et que ce geste est à saluer. Certains habitants du carré 41, de la commune du 8e arrondissent étaient sortis massivement pour donner un coup de main aux voisins du 7e.
Pour avoir de plus amples explications, Ialtchad Presse a tenté de recueillir les commentaires du maire premier adjoint de la commune du 8e arrondissement et du directeur de la voirie de la mairie centrale, qui étaient sur les lieux, mais ces derniers ont refusé de s’exprimer sur cette affaire de dalot.
Jules Doukoundjé
La station de l’Office national des media et d’audiovisuels (ONAMA) de Sarh et la RFI n’émettent plus depuis hier, 22 juillet. Pour cause, les deux émetteurs ont été endommagés par la foudre suite à une abondante pluie. Ialtchad a joint au téléphone notre collègue, M. Djoningar Ngarinan.
Selon le Chef de programmes M. Djoningar Ngarinan de la station ONAMA de Sarh que nous avons joint au téléphone, les émetteurs de la radio locale et de la RFI, la console, et la Télé test ont pris un coup et tout est grillé. D’après lui, ce dégât matériel a été causé aux environs de 8 heures 33 min par la foudre suite à une grosse pluie d’à peu près 110 millimètres enregistrée par la ville de Sarh ce jeudi 22. « On est aux arrêts, les installations techniques sont endommagées. Cependant il n’y a pas de dégâts humains. Aussitôt saisi, le gouverneur de la province du Moyen Chari, Annadif Abakar Alkalil est venu constater les dégâts et compatir avec nous », dit-il. Heureusement, les journalistes et techniciens en plein service étaient épargnés. Djoningar Ngarinan rajoute que le gouverneur a demandé avec insistance aux autorités de la communication de N’Djamena de se mobiliser plus promptement afin de remettre la radio en marche.Notre confrère précise que monsieur Annadif Abakar Alkalil a indiqué que, la radio est un outil de l’État qui informe au-delà des frontières.
Lorsque nous avons cherché à savoir si un paratonnerre ne serait-il pas installé, le chef de programmes affirme qu’un paratonnerre a été installé il y a 3 ans déjà. Les journalistes et techniciens de l’ONAMA de Sarh demandent les plus hautes autorités répondre à l’impatience de la population de la ville de Sarh et es environs.
Sarh (nommé Fort-Archambault jusqu'en 1972) faut-il le rappeler, est une ville du Tchad située au sud du pays, à proximité de la frontière avec la République centrafricaine. Avec plus de 200 000 mille habitants, c'est la troisième ville du pays après N’Djamena, la capitale politique, et Moundou, la capitale économique. La ville est grande, elle était en moyenne de 2000 hectares il y a quelques années. Aujourd’hui, elle est à plus de 3000 hectares avec une forte densité de population. Sarh compte en tout 29 quartiers. La ville a une population cosmopolite. Elle est le chef-lieu de la région du Moyen-Chari et du département du Barh Kô.
Moyalbaye Nadjasna
L’Union africaine a fini par nommer un nouveau Haut Représentant (HR) pour superviser la transition au Tchad. Le choix est porté sur le diplomate congolais Basile Ikouebe, déjà désigné Représentant spécial de l’UA pour le Tchad.
Le bras de fer dure depuis un mois. Et ce jeudi 22 juillet, l’Union africaine a fini par faire machine arrière. À travers une note adressée à la mission permanente du Tchad auprès de l’UA, le président de la commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat a indiqué qu’en plus de son statut de Représentant spécial de l’UA, Basile Ikouebe assurera également la fonction de Haut Représentant de l’UA pour la transition politique au Tchad. Le diplomate congolais remplace le Sénégalais Ibrahima Fall. Cette nouvelle nomination vient mettre terme au bras de fer qui a mis aux prises les autorités de N’Djamena et la commission de l’UA. Même si N’Djamena n’a pas encore réagi officiellement à cette nouvelle nomination.
La nomination de Pr Ibrahima Fall comme Haut Représentant le 2 juin par la présidence de la commission de l’UA n’a pas été du goût des autorités de N’Djamena. Sous prétexte qu’elles n’ont pas été informées formellement de cette nomination, elles ont boudé la venue de ce diplomate le 25 juin à N’Djamena. Avec cette nouvelle nomination, il est clair que c’est la personne d’Ibrahima Fall que les autorités de transition boudent. Et non la procédure de sa désignation.
Basile Ikouebe, ancien ministre des Affaires étrangères du Congo, est attendu à N’Djamena le 25 juillet pour la prise de contact avec les autorités, indique la note. Il a pour charges d’aider à : réviser la Charte de la transition, organiser un dialogue national inclusif, respecter le délai de la transition qui est de 18 mois, réformer le système électoral, respecter le principe de l’incompatibilité des autorités de la transition aux échéances électorales, etc.
Christian Allahadjim
La seconde phase du projet d'appui à la petite entreprise démarre bientôt. L’association Bet ALNadjah (BAN) vient de lancer officiellement ce 22 juillet 2021 ses activités du programme chèque service Tchad au CEFOD.
L’association Bet ALNadjah initie un dispositif dénommé « chèque service ». Ce dispositif vise à inciter les Petites et Moyennes Entreprises ainsi que les entrepreneurs à recourir aux prestataires de service afin d'évoluer dans leurs affaires. Selon la directrice générale Adjointe de cette association Mme Rohimy Carolle Ngomibé, Bet ALNadjah a pour objectif de faire connaître aux différents partenaires et prestataires de service l’existence de la mise en œuvre du programme chèque service Tchad. Elle souligne aussi que, les deux jours d'atelier permettront aux consultants venus du Cameroun de présenter le programme de la mise en œuvre de ce nouveau dispositif. Mme Rohimy Carolle Ngomibé insiste sur l’assiduité et la contribution de tous pour satisfaire les attentes.
Pour Altengar Bedaye, responsable de chèque service, le dispositif géré par les personnes formées permettra d'aider les jeunes entrepreneurs à améliorer leurs performances et de bien établir le business plan. Le business plan d’après lui, est un document de plan d'affaires qui renferme toutes les informations sur les projets. « Il permet de montrer aux bailleurs de fonds que le projet est viable pour être financé », rajoute-t-il. Selon lui, les consultants qui ont été envoyés par différents cabinets ont suivi une formation de trois semaines sont évalués positivement. Monsieur Altengar Bedaye précise qu’ils sont accrédités à délivrer le service sur deux produits notamment, le diagnostic d’entreprise et l’élaboration du business-plan.
Il assure également que l'équipe dirigeante de ce programme est capable de mener le service. Pour lui, ceux qui reçoivent l'agrément aujourd’hui sont habiletés à faire leur travail parce qu'ils ont reçu une formation et ont été ensuite évalués. « Officiellement, les cabinets vont être agréés pour exercer dans les dispositifs chèque service », informe-t-il.
Concernant le mécanisme du dispositif de gouvernance de chèque service, il relève qu’il y a un comité de pilotage qui fait un examen minutieux du programme avec son staff. Ce comité explique-t-il, est ensuite évalué par la gouvernance de programme d’activité. « Une brigade de contrôle, les agences de distribution, etc. et au bout de la chaîne se trouve un mécanisme de coordination qui joue un rôle de courroie de transmission entre les différents partenaires », indique-t-il.
La remise du chèque de financement est prévue pour demain en présence du bailleur notamment, l’Agence Française de Développement (AFD). Et l’atelier en question va durer deux jours.
Koumassen Juste
Une réunion des chefs des partis politiques, convoquée par le ministère d’État chargé de la réconciliation nationale et du dialogue Acheikh Ibni Oumar, a failli tourner en ring de boxe. Il a fallu l’intervention du ministre d’État pour calmer les esprits. Retour sur la réunion avec Ialtchad Presse.
Remarques, motions, questions, opinions et propositions ont constitué les temps forts de cette rencontre entre les responsables des partis politiques et le ministère d’État chargé de la réconciliation nationale et du dialogue. L’objet de la rencontre de ce jeudi 22 juillet est d’adopter les modalités de désignation des représentants des partis politiques au sein du comité d’organisation du dialogue national inclusif. Mais très vite, la réunion s’est transformée en une immense cacophonie.
La plupart des présidents et secrétaires généraux des partis politiques qui ont répondu présents et qui ont pris la parole ont relevé que le quota donné aux partis politiques est insignifiant et qu’il faut au moins 50 places pour les représentants des partis politiques. Selon la présidente du Rassemblement pour le Progrès et la Justice Sociale (RPJS), Mme Louise Ngaradoumri, la situation actuelle est purement politique et non technique. Donc, il ne faut pas les repousser en arrière pour dire que cela ne regarde pas les partis politiques, ça regarde que les techniciens. Pour elle, le dialogue national inclusif représente à peu près la conférence nationale souveraine donc, il faut inclure tout le monde. « Est-ce que vous voulez qu’on fasse ce dialogue politique semblable au deuxième forum national ? », demande la présidente du RPJS.
Le président du parti Mouvement pour l’Égalité et le Rassemblement des Citoyens (MERCI), quant à lui, trouve anormal qu’on donne cinq (5) places aux membres du Conseil militaire de transition (CMT). On ne comprend pas pourquoi donner 5 places aux militaires, s’interroge-t-il. D’après lui, le Conseil militaire de transition est égal au militaire. Donc, il faut qu’on augmente le quota pour les partis politiques à 50 places. Pour lui, il ne faut pas exclure les partis qui n’ont pas de représentation à l’Assemblée nationale. Il faut tenir compte de regroupement de chacun ou des partis politiques, suggère-t-il. « Monsieur le ministre en tant que garant de la paix, cette fourchette on vous a donné et vous savez parfaitement la situation du pays, je voudrai que vous soyez sage quand on vous envoie la liste de nos représentants, même si cette liste est individuelle. Tenez compte des propositions faites par les uns et autres », demande-t-il.
Étant donné que la plupart des interventions étaient des opinions et questions, le ministre d’État chargé de la réconciliation nationale et du dialogue, M. Acheikh Ibn-Oumar a tout d’abord signifié qu’ils ne sont pas là pour régler les problèmes des partis politiques, ni en train d’organiser la conférence nationale souveraine. « L’objet de notre rencontre est très clair. C’est la concertation pour trouver les modalités afin de mettre en place le comité d’organisation du dialogue national inclusif. Moi en tant que ministre de la réconciliation, je n’ai pas la légitimité pour trancher certaines affaires. J’ai une mission très précise » a-t-il affirmé.
Le débat est tellement vif que la salle allait être transformée en ring. Certains chefs des partis étaient prêts à s’échanger des coups de poing. « Je n’ai peur de personne moi », lance un chef de parti à son collègue qui a pris le contrepied de son intervention. Comportement que le ministre d’État chargé de la réconciliation nationale et du dialogue a déploré et qualifié d’indigne des présidents de partis politiques. « On a donné une mauvaise image à la classe politique tchadienne parce que si le public apprend cette nouvelle, il va dire que les présidents des partis politiques se sont réunis et ils se sont chamaillés », regrette M. Acheikh Ibn-Oumar.
La rencontre s’est achevée en queue de poisson. Les présidents des partis n’étant pas à mesure de s’accorder sur les modalités de désignation ont fini par se remettre au ministère en charge de la Réconciliation. En conclusion, les présidents et secrétaires généraux de partis politiques ont jusqu’au lundi 26 juillet pour faire parvenir leurs propositions ou la liste de leurs représentants au sein du comité d’organisation du dialogue national en vue. « Les partis politiques doivent nous envoyer leurs candidats individuellement. Une fois la liste envoyée, on va l’étudier pour tirer une conclusion », a dit M. Acheik Ibn-Oumar.
Il faut rappeler que lors de l’allocution du secrétaire d’État chargé de la réconciliation nationale et du dialogue, Djimadjibaye Kantangar Aimé, le président d’honneur du Front nouveau pour le changement (FNC), Yaya Dillo Djérou Bétchi et ses éléments ont claqué la porte.
Allarassem Djimrangar
La déclaration du ministre de la Fonction publique Brah Mahamat « la Fonction publique est saturée » continue par mécontenter les diplômés sans emploi. Ce jeudi, le collectif des lauréats des écoles professionnelles a organisé une manifestation pacifique dans les locaux de cette institution. Reportage.
10h00mn ce jeudi 22 juillet 2021. A N’Djamena, la capitale tchadienne une grosse averse s’abat sur la ville. Dans les bureaux du ministère de la Fonction publique, logé à Farcha, les fonctionnaires vaquent à leurs occupations. Aux abords du ministère, des lauréats des écoles professionnelles en instance d’intégration s’impatientent. Ils sont venus pour exprimer leur colère. Ils sont mécontents de la déclaration du chef de ce département, Brah Mahamat qui affirmait que « la Fonction publique est saturée ».
À 11h 20, les lauréats des écoles professionnelles décident de braver la pluie. Il ne tombe que des gouttelettes. Papiers imprimés en noir sur blanc sur lesquels les textes « non au clientélisme, non au népotisme, nous sommes fatigués de vos promesses masquées, fonction publique égale fonction parent, fonction publique saturée, Brah dégage » en mains, les mécontents avancent à l’entrée de la Fonction publique. L'hymne national « la Tchadienne » est entonné. Regroupés sous le hall central de l’institution, les manifestants ont commencé par faire leur show, sans violence. L’air triste, ils entonnent leur chant de détresse : " nous sommes les professionnels, nous sommes formés par l'État suite à un besoin, nous sommes la réalité du pays, nous sommes les enfants des pauvres, nous avons aussi les diplômes, nous voulons notre intégration, nous n'avons pas l'argent pour négocier, nous sommes aussi Tchadiens, nous sommes abandonnés, la Fonction publique n'est pas saturée, nous avons aussi droit, nous sommes humiliés pendant 15 ans, nous sommes maltraités pendant 15 ans et aujourd'hui la Fonction publique est saturée, non à discrimination, trop c'est trop." Ce chant est repris en chœur durant tout le temps qu’a duré la manifestation.
Selon le porte-parole du collectif, Neuzilka Emmanuel, cette manifestation est motivée par la cause pour laquelle ils sont engagés depuis 2019, l’insertion socioprofessionnelle. « Nous ne revendiquons que notre intégration, car nous le méritons aussi », a-t-il réaffirmé. Nouvelle exigence, le collectif demande la démission du chef de département de la Fonction publique.
12h. Les éléments de la police antiémeute surgissent par surprise dans la cour de la Fonction publique. Des grenades lacrymogènes fusent de partout. Aucune arrestation n’est signalée sauf deux cas de blessures et des vitres des véhicules parties en éclat, établit Neuzilka Emmanuel.
Le collectif d’indiquer que des actions seront organisées en continu jusqu’à satisfaction de leur revendication.
L’Or Orthom
Christian Allahadjim
Les diplômés en instance d’intégration ont tenté de perturber le déroulement du Brevet de l’enseignement fondamental (BEF) hier. La Police en a interpellé 39 d’entre eux.
Ils ont promis et ils l’ont fait. Les diplômés en instance d’intégration à la Fonction publique ont tenté de perturber le bon déroulement du Brevet de l’enseignement fondamental (BEF) hier, 21 juillet à N’Djamena. Aux centres d’Habbena, Gassi, Atrone, Amtoukouin et Walia, ils ont font irruption dans les salles d’examen, demandant aux candidats de vider les salles. La panique s’est installée. Mais la situation a été très vite contrôlée. La Police est intervenue sans pour autant semer davantage la panique avec des lacrymogènes. Bilan, 39 membres de la plateforme sont interpellés. « 34 ont été relâchés aussitôt, mais ce sont les 5 d’entre eux qui ont été gardés. Les deux autres sont au niveau de CSP9 et les 3 autres dans un lieu inconnu », affirme Ndingadjinan Thomas, un des leaders de la plateforme des diplômés en instance d’intégration.
Selon M. Ndingadjinan Thomas, c’est une action non violente qui a été menée. « On avait le plus poliment possible demandé à nos cadets de ne pas composer cet examen », dit-il. D’après lui, la Fonction publique est saturée, référence à la déclaration du ministre, pourvoyeuse d’emploi. « Si c’est le cas, ça ne sert à rien de continuer par former les gens. Autrement les cadets perdent leur temps à composer ces examens », lâche-t-il.
Toujours selon lui, les actions revendicatives vont continuer. « Que les autorités nous trouvent une solution, l’emploi. Et tout va s’arrêter ».
En rappel, la plateforme des diplômés revendique l’intégration de 13 202 candidats à la Fonction publique. Ce chiffre représente le reste 20 000 intégrations qu’avait promis le défunt président de la République Idriss Déby Itno en 2019. « Ce restant, avait déclaré le défunt président, doit revenir aux enfants des pauvres que nous sommes. C’est ce que nous revendiquons », rappelle Ndingadjinan Thomas. Depuis fin 2020, aucune intégration n’a été faite. Et depuis lors, la plateforme est au four et au moulin pour avoir satisfaction. Manifestation, sit-in, sont des voies qu’elle utilise pour protester contre le silence du gouvernement.
Christian Allahadjim







