Le diabète et l’hypertension sont des maladies silencieuses, mais leurs conséquences peuvent être dramatiques : accident vasculaire cérébral, crise cardiaque, insuffisance rénale… autant des risques qui surviennent quand elles ne sont pas dépistées ou prises en charge à temps.
Au Tchad, beaucoup de personnes vivent avec ces maladies sans le savoir. Pourtant, il est possible d’agir pour les prévenir.
Les comportements à éviter :
Les comportements à promouvoir :
Un petit effort, un grand bénéfice. Chaque pas de marche, chaque repas équilibré, chaque dépistage médical est une victoire contre le diabète et l’hypertension.
Agir à temps, c’est se protéger soi-même et protéger ceux qui comptent sur vous.
Ces efforts doivent bien sûr être accompagnés d’un dépistage régulier dans les hôpitaux et centres de santé.
La prévention est entre vos mains : prenez soin de votre cœur, de vos reins et de votre santé. Faites-vous dépister, à jeun, au Complexe Hospitalo-Universitaire Le Bon Samaritain ainsi que dans les autres hôpitaux du pays.
Ce vendredi 26 septembre 2025 le Maire de 10ème arrondissement Mahamat Khalil Abdelkerim a remis une importante quantité de bacs à ordure et des tables aux vendeuses du marché de Gaoui.
Selon le Maire Mahamat Khalil Abdelkerim, cette action en faveur des couches les plus vulnérables vise à renforcer l'hygiène et l’assainissement. Pour le Maire, la vente des marchandises à même le sol et l’absence des outils de collecte de déchets ne sont pas sans risque.
Ousmane Bello Daoudou
Ce jeudi 25 septembre 2035, le Maire Mahamat Khalil Abdelkerim accompagné du représentant de l'entreprise CGCOC Group et du chef de service technique communale Adoum Maina se sont rendu sur la rue principale de Gozator pour constater l'état de la voie avant le démarrage imminent des travaux de bitumage prévu dans deux semaines.
Retardés par les pluies, ces travaux visent à améliorer le cadre de vie des habitants et à mettre fin aux difficultés de circulation rencontrées pendant la saison de pluies.
Ousmane Bello Daoudou
La Haute Autorité des Médias et de l'audiovisuel (HAMA) organise depuis ce matin un double événement à N’Djamena. Le colloque international du réseau des instances africaines de régulation de la Communication (RIARC) sur le thème " Mécanismes de lutte : état des lieux et perspectives ".
Colloque qui s'inscrit dans la commémoration du 30ème anniversaire de la HAMA.
Le colloque a pour objectifs d'évaluer les 30 ans de régulation des médias impliquant les mutations technologiques et la montée des discours de haine. Ensuite informer et sensibiliser les participants sur les dangers de discours de la haine et les familiariser avec les instruments juridiques et les dispositifs légaux de prévention des discours de haine.
À cela s'ajoute le renforcement de la collaboration entre les plateformes numériques et les instances de régulation de l'audiovisuel et de la Communication.
Ousmane Bello Daoudou
Pour de nombreux observateurs, lorsque ce 30 septembre 2022, les réseaux sociaux et certains médias internationaux font état de bruits de bottes à Ouagadougou, il s’agit probablement d’un mouvement d’humeur d’une caserne militaire qui, vraisemblablement, se conclura rapidement par un retour à la normale. Mais lorsque se précise l’absence, voire le départ du lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba du palais présidentiel, l’idée d’un coup d’État militaire commence à gagner en crédibilité.
Quelques heures plus tard, le monde entier découvre le visage juvénile du nouvel homme fort de Ouagadougou dans les rues de la capitale burkinabè, Ibrahim Traoré, debout sur une jeep militaire, solidement entouré de ses frères d’armes. Une faction au sein de l’armée burkinabè vient de prendre les manettes du pouvoir.
Dans les moments d’incertitude qui ont précédé la confirmation de la réussite du putsch, il faut reconnaître que le jeune capitaine et ses troupes ont été d’une grande habileté manœuvrière.
Mobilisation de la rue et réappropriation de l'image de Sankara
En effet, face aux rumeurs pourtant fausses mais propagées à bon escient qui faisaient état d’une intervention imminente des forces françaises pour réinstaller au pouvoir le lieutenant-colonel Damiba (exilé au Togo), les partisans du capitaine ont su mobiliser la rue en faisant bon usage d’un populisme tactique et de circonstance.
Cette stratégie de mobilisation populaire a été décisive et payante.
Mais il faut reconnaître que le capitaine Traoré a su également capitaliser sur ce qu’il n’est pas inopportun de considérer comme le péché originel de l’ancien pouvoir : la tentative de réhabilitation (début juillet 2022) de l’ancien chef de l’Etat Blaise Compaoré en exil en Côte d'Ivoire depuis sa chute le 30 octobre 2024. Son retour épisodique au Burkina Faso le 7 juillet 2022 a heurté au-delà du « pays des hommes intègres », les nostalgiques et les zélateurs du glorieux capitaine révolutionnaire Thomas Sankara.
Sur les plans de l’image et du symbole, le nouvel homme fort de Ouagadougou n’est pas allé chercher trop loin. Il a compris tout le capital symbolique et politique qu’il pouvait tirer de la réappropriation circonstancielle de la vénérable mémoire de Thomas Sankara, ce d’autant plus qu’ils ont en commun la jeunesse, le grade dans l’armée, et une rhétorique souverainiste et de rupture avec l’ordre hégémonique néocolonial.
Aussi, conclut-il parfois ses discours en puisant dans la rhétorique de son illustre prédécesseur : « La patrie ou la mort, nous vaincrons ». Mais la comparaison s’arrête-là.
Désenchantement à l'épreuve du pouvoir
Si à l’occasion de son voyage à Moscou lors du Sommet Russie-Afrique qui a eu lieu debut juillet 2023 à Saint-Pétersbourg (Russie) et qui fut aussi son baptême de feu sur la scène internationale, le capitaine Ibrahim Traoré a fait une sortie remarquée sur la nécessité pour l’Afrique d’assurer sa souveraineté alimentaire ce d’autant plus qu’elle en a largement les moyens, force est de reconnaître que ce volontarisme qui lui a valu un tonnerre d’applaudissement dans toute l’Afrique, passe aujourd’hui pour un propos de circonstance lorsqu’on observe le capitaine Traoré à l’épreuve de la gestion quotidienne du pouvoir.
Au prétexte de la lutte contre le djihadisme au Sahel, force est de constater pour le déplorer que le Burkina Faso se mue chaque jour en autocratie où la contradiction est l’exception, l’unanimisme la règle.
Alors qu’on se serait attendu à ce que le nouvel homme fort de Ouagadougou crée une union sacrée pour venir à bout de la pieuvre terroriste, il s’est plutôt empressé de museler tous les contre-pouvoirs ou de les réduire au silence.
De tous les pays d’Afrique subsaharienne francophone, le Burkina Faso est assurément avec le Sénégal celui où historiquement, la société civile est solidement structurée et a joué un rôle crucial dans les grandes dynamiques de transformation sociale et politique.
Arrestations, enlèvements arbitraires
Le placement en détention du célèbre avocat Guy-Hervé Kam est un exemple emblématique de cette dérive du régime du capitaine Traoré. (Guy-Hervé Kam est détenu à la prison militaire de Ouagadougou depuis le 24 janvier 2024 et est accusé d’avoir participé à un « complot » contre la sûreté de l’État). Nous ne passerons pas également sous silence les autres enlèvements. On peut citer le cas d'Ablassé Ouédraogo, président du Parti Le Faso Autrement et ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré qui a été kidnappé le 24 décembre 2023 par « des individus » disant appartenir à « la police nationale ». Il a été libéré en mars 2024 et s'est depuis, muré dans le silence.
Le 16 septembre 2024, Yassimina Bassolé, la fille de Djibrill Bassolé, l’ancien ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, a disparu à Ouagadougou, enlevée par des hommes cagoulés. Six mois après, ses proches sont toujours sans nouvelles d'elle.
L'armée accusé d'exactions sur des civils
À ce sombre tableau, viennent s'ajouter les accusations récurrentes contre l'armée coupable de nombreuses exactions contre des civils dénoncées par des ONG de défense des droits de l'Homme.
Récemment, l'ONG Human Rights Watch (HRW) a appelé la junte au pouvoir au Burkina Faso à « enquêter » et « poursuivre » les responsables de massacres de civils perpétrés dans l'ouest du pays mi-mars, par des hommes accusés d'appartenir aux forces de sécurité.
« Les autorités doivent enquêter de manière impartiale et poursuivre de manière appropriée tous les responsables de ces crimes graves », a déclaré HRW dans un communiqué.
Selon Ilaria Allegrozzi, spécialiste du Sahel à HRW, « des vidéos macabres d'un apparent massacre commis par des milices pro-gouvernement au Burkina Faso soulignent l'absence systématique de responsabilité de ces forces ». C'est pourquoi, ajoute-t-elle, « les autorités doivent prendre des mesures immédiates pour mettre fin aux attaques de civils en punissant ceux responsables pour les atrocités comme celles de Solenzo ».
« Des familles entières » de ressortissants peuls ont été tués dans la zone de Solenzo, entre le 10 et le 11 mars, ont confirmé des témoins qui accusent des soldats du 18e BiR (Brigade d'intervention rapide) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), des milices civiles.
Régulièrement, les membres de la communauté peule sont régulièrement stigmatisée dans les pays du Sahel. Ils sont assimilés aux djihadistes dont certains responsables sont issus de cette communauté.
Human Rights Watch a dénombré 58 corps dans les vidéos. Cependant, l'ONG estime que le bilan pourrait être plus lourd, car des cadavres sont empilés les uns sur les autres.
Réponse du Premier ministre burkinabè, Jean-Emmanuel Ouédraogo « ce sont des actions de manipulation qui visent à remettre en cause les actions des forces combattantes. De grandes opérations de lutte contre le terrorisme sont actuellement en cours. Le rouleau compresseur de l'armée est en train d'écraser l'ennemi dans ces zones ».
Transition à la peine et impasse idéologique
Au plan institutionnel, la transition n’en est plus une et tout semble confirmer que le pouvoir actuel est parti pour s’éterniser aux affaires comme à l’époque des partis uniques d’inspiration stalinienne.
À l’occasion « d’assises nationales » (24-25 mai 2024) dont les résolutions étaient connues d’avance comme dans ces réunions du politburo du parti communiste soviétique, il a été décidé de prolonger la transition en cours de cinq ans. Il s’agit sans exagération d’un coup d’État dans le coup d’État. Ce bricolage institutionnel prête le flanc à ceux qui estiment que cette fuite en avant manifeste est la conséquence d’une impréparation idéologique du nouveau maître de Ouagadougou lorsqu’il arrive aux affaires.
Dans cette même veine, comme d’ailleurs ses pairs de la Confédération des États du Sahel (AES) et au-delà en Afrique, le capitaine Ibrahim Traoré a su se servir de la tarte à la crème idéologique du panafricanisme qui semble être devenu le credo de ces nombreux hommes politiques en Afrique qui tentent ainsi, de camoufler le vide conceptuel et idéologique de ce qui leur tient lieu de projet politique.
Au fur et à mesure que le temps s’égrène et que les Burkinabè s’impatient de ne pas voir advenir un pays véritablement pacifié et débarrassé de la gangrène terroriste, il est loisible de constater qu’à l’exaltation révolutionnaire des premiers jours, a succédé dans les esprits une perplexité rampante et diffuse, voire le sentiment d’une impasse idéologique d’une prise de pouvoir qui a posteriori, semble plutôt avoir été une révolution de palais.
Éric Topona Mocnga, journaliste à la rédaction Afrique francophone de la Deutsche Welle à Bonn (Allemagne).
Merci président Mahamat Idriss Deby pour cette importante et audacieuse décision de rompre les accords militaires. Et de veiller au départ des militaires français. Donc le dernier avion a quitté jeudi 30 janvier à 15h 30 minutes le pays. La base militaire Adji Kossei a donc été rétrocédée. L’armée française a donc plié bagage. Ce n’est pas un rêve. C’est une réalité. Elle est partie pour de bon...enfin pour l’instant. Elle était présente depuis plus d’un siècle. Quelques officiers sont restés pour finir les formalités d’usage.
La cérémonie marquant ce départ revêt un cachet historique qui sanctifie le retour à la souveraineté totale. À l’indépendance totale. Elle s’est déroulée sans fausse note. L’ambiance dégageait la sérénité, la fierté retrouvée. Enfin, le jeune président, Mahamat Idriss Deby pour ne pas le nommer, à peine la transition bouclée a pris la meilleure décision : dénoncer les accords militaires, obtenir le départ de ces reliques coloniales et veiller à ce que cette armée étrangère quitte définitivement notre pays. C’est une décision audacieuse. Mieux, c’est une décision importante pour le pays.
Comment audacieuse? Par le « timing » ou le contexte dans laquelle elle a été prise. La transition vient à peine de se clore avec les différents rendez-vous électoraux : présidentielles, législatives, provinciales, communales. C’était la chose à faire pour espérer pouvoir poser les jalons de la fondation de la refondation du pays. Peu importe les divergences entre Tchadiens, les différentes chapelles politiques, il faut reconnaître au jeune président d’avoir compris qu’on ne reconstruit pas sa maison alors qu’un ami confisque les matériaux servant de solidifier les fondations, les plans de construction et le toit.
Pourquoi importante? Parce qu’il s’agit de la souveraineté pleine et entière de notre pays. Autrement dit en plus du contrôle exclusif des pouvoirs législatifs, exécutifs, judiciaires, un État véritablement souverain doit avoir le contrôle exclusif de son territoire, de ses frontières terrestres, maritimes et aériennes. Le Tchad n’avait pas avant ce départ le contrôle par exemple exclusif de son espace aérien. Ce qui mettait le pays à la merci d’un autre pays. Par exemple au vouloir des troupes françaises au Tchad, donc au gouvernement français. 65 ans après l’indépendance politique, il était temps de s’affirmer. D’assumer cette souveraineté qui au-delà de ses implications politiques donnera un coup de main aux décisions économiques. Et donc au développement du pays pour que la refondation du pays ne soit pas seulement un slogan de campagne, mais une réelle volonté de changer le pays.
Bello Bakary Mana
C’est dans la liesse et des manifestations de rue, le mardi 28 janvier 2025, que des foules ont célébré par milliers la sortie officielle du Burkina Faso, du Niger et du Mali de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Au Mali, l’ambiance était nettement moins festive que dans les deux autres Etats de la nouvelle confédération dénommée Alliance des États du Sahel (AES).
Si son acte constitutif a été officialisé le 16 juillet 2024, la date du 29 janvier 2025 constitue la consécration officielle d’une rupture historique pour ces trois États et une frange de leurs populations. Du côté de la Cedeao, il a été laissé à ces trois États six mois supplémentaires pour réintégrer « sans conséquences » ce qui fut jusqu’à cette date leur grande famille géopolitique ouest-africaine. La porte demeure ouverte comme en témoignent les efforts incessants de la diplomatie togolaise pour reconstituer l’ensemble Cedeao, ou l’initiative récente du nouveau chef de l’État ghanéen, John Dramani Mahama qui a nnommé un émissaire chargé de négocier avec l’Alliance des Etats du Sahel: Larry Gbevlo-Lartey, ancien haut gradé de l’armée ghanéenne et qui fut également chargé de la lutte anti-terroriste au sein de l’Union africaine.
Si la date symbolique du 29 janvier 2025 a donné lieu à moult analyses et commentaires, c’est en partie parce que jusqu’à cette date butoir, ils étaient nombreux qui espéraient voir les trois initiateurs de ce schisme revenir sur leur décision de rupture.
Rupture définitive?
Toutefois, peut-on conclure rétrospectivement à une rupture véritable avec la Cedeao et à la constitution effective d’un nouveau bloc géopolitique distinct et autonome ?
Si les griefs de ces trois Etats à l’endroit de la Cedeao ne manquent pas de pertinence en certains points, leur volonté effective de créer une alliance distincte et souveraine des Etats et des Peuples n’est pas moins questionnable. La nouvelle AES n’est pas née d’un projet idéologique profondément pensé et construit, mais d’une conjoncture politique commune à ces trois Etats du Sahel, à savoir leur refus de se soumettre aux sanctions de la Cedeao qui leur enjoignait un retour à l’ordre constitutionnel, tout en les soumettant à un régime de restrictions sévères qui s’est avéré à la longue contre-productif, dont l’une des conséquences a été de légitimer dans l’esprit des populations le discours souverainiste de ces régimes militaires.
Mais dans le même temps, depuis l’acte constitutif du 16 juillet 2024, l’Alliance des Etats du Sahel, initialement portée sur les fonts baptismaux pour sécuriser leurs territoires respectifs et lutter contre la nébuleuse terroriste à laquelle ils sont tous confrontés et dans des proportions véritablement dramatiques, a multiplié des initiatives bien au-delà d’une mutualisation des forces de défense et de sécurité qui jusqu’à présent ne sont pas allés au-delà des effets d’annonce : la création d’une banque et d’une monnaie commune, la création d’un passeport commun, et plus récemment la création d’une force commune de 5000 hommes pour assurer la sécurité des personnes et des biens sur leurs territoires respectifs.
Force est cependant de constater que de la parole aux actes, seul le seuil de la parole a été franchi. Même le passeport communautaire de l’AES n’est pas encore effectif, même si le chef de la junte du Burkina Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré s'est fait enrôler en milieu de semaine et a reçu son passeport biométrique.
La force commune est en réalité en grande partie effective. Elle s’est déployée au Burkina Faso lorsque le pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré a vacillé à la suite de bruits de bottes que certains observateurs considèrent comme une révolution de palais. En revanche, cette entraide militaire n’a pas été effective lorsque Bamako a été victime d’une attaque de grande ampleur et à plusieurs points névralgiques de la capitale malienne. Quant aux résultats de la lutte contre le terrorisme, ils demeurent mitigés.
Identité diplomatique
Sur le plan diplomatique, nul ne peut dire à ce jour quelle est l’identité diplomatique de l’Alliance des Etats du Sahel. Comment se positionne-t-elle par rapport aux grands enjeux du monde actuel et plus proche de celle-ci, quelles relations entend-t-elle entretenir avec la Cedeao? Au-delà de ses positions sur la circulation des personnes, tout reste à bâtir quant aux relations futures entre l’AES et la Cedeao.
Dans le même temps, il est très important de souligner que les Etats de l’AES demeurent membres de de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Elle continue de partager avec de nombreux États de la Cedeao des convergences économiques et monétaires, se soumettant avec ceux-ci à des principes de régulation communs.
Au regard de cet état des lieux de ce nouveau projet communautaire, peut-on parler d’un « retrait effectif » de la Cedeao de ces trois États de l’AES ? Des raisons objectives penchent plutôt pour le doute, voire le scepticisme. L’interdépendance prononcée qui caractérise le champ des relations internationales actuel est tel qu’un acte de rupture ou la volonté de faire cavalier seul, ne se décident pas sur un coup de sang, y compris lorsqu’il s’agit des nations parmi les plus anciennes ou des Etats les plus avancés. Huit années plus tard, après le Brexit qui était censé rendre au Royaume-Uni sa grandeur, ce divorce a coûté à ce pays 170 milliards d’euros. En raison des restrictions à la circulation des personnes, les fermiers britanniques n’ont plus recours à la main-d’œuvre des saisonniers des pays de l’Est lorsqu’arrive le temps des récoltes. Un dramatique retour à la réalité qui fait dire à un fermier britannique qui regrette son vote en faveur du Brexit : « C’est mon cœur qui l’a emporté sur ma tête ».
Éric Topona Mocnga, journaliste à la Deutsche Welle
Vendredi 31 janvier au matin, un vent frais soufflait sur la base militaire Adji Kosei de la capitale tchadienne, N’Djamena. La fanfare militaire s’installait. La joie se lisait sur les visages des invités tchadiens où presque toutes les sensibilités politiques du pays étaient présentes. C’est la cérémonie marquant le départ des militaires français du pays. Deux heures plus tard, le président de la République Mahamat Idriss Deby préside la cérémonie.
Sur la base Adji Kosei de la capitale tchadienne, N’Djamena, les troupes françaises se sont installées depuis 125 ans. Le président Mahamat Idriss Deby dit que c'est un jour exceptionnel dans la marche du pays. « C’est au bas mot, un nouveau lever de soleil dans le ciel tchadien. Notre pays est entièrement souverain et résolu à assumer son destin ».
Toujours selon lui, la présence militaire française remonte aux années 1900, plus d'un siècle de présence sous une forme ou une autre de l'époque coloniale à jusqu’hier le 30 janvier avec ou sans accord.
Pour le chef de l'État, cette décision est une nouvelle orientation qui émane de sa volonté de prendre en main le destin du pays, de renforcer son autonomie et de bâtir un avenir où la sécurité nationale repose d'abord sur nos propres forces de défense et de sécurité.
Enfin, il a aussi réaffirmé l’attachement du pays aux relations internationales transparentes agissantes et réciproques. « Le Tchad souscrit pleinement aux principes d'une coopération respectueuse de la souveraineté des États et avantageuse pour toutes les parties ».
Ousmane Bello Daoudou







