jeudi 22 octobre 2026

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L’Ambassadeur du Royaume du Maroc à N’Djamena Abdellatifa Erroja a, le mardi passé lors d’une cérémonie, remis de parchemins à 3 inspecteurs des douanes tchadiens qui ont achevé avec succès le Cycle international de formation initiale des cadres d’inspection des douanes à l’Institut de Formation Douanière (IFD) de Benslimane, pour l’année 2024-2025.

L’ambassadeur du Royaume chérifien, a salué cette réussite en affirmant « que le résultat de cette réussite marque la volonté du Tchad de renforcer les compétences de ses cadres et de s’arrimer aux standards internationaux en matière de gestion douanière ».

Pour le diplomate marocain cette cérémonie symbolise la continuité d’une coopération exemplaire, engagée depuis plus de deux décennies, grâce au soutien de l’Agence Marocaine de Coopération Internationale (AMCI).

M. Neldji Ismaël Kondol, Directeur Général Adjoint des Douanes et Droits Indirects du Tchad, a remercié le Royaume chérifien en soulignant « cette initiative contribue au renforcement des capacités institutionnelles et à la modernisation de l’administration douanière du Tchad ». Il a salué en affirmant que « c’est un partenariat exemplaire entre les deux pays frères, fondé sur la solidarité, le partage d’expérience et la vision commune d’un développement africain intégré ».

Rappelons que depuis 1999, plus de 37 inspecteurs tchadiens ont été formés à Benslimane, sans compter les 3nouveaux stagiaires qui ont rejoint le Maroc en septembre dernier pour l’année académique 2025-2026.

Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, multiplie les actes de défiance envers les autorités de Bamako. Après le blocus imposé à plusieurs villes du pays, puis les attaques des convois des camions-citernes de carburant, le groupe djihadiste est passé à un autre palier. Il a émis​ récemment des règles pour les voyageurs au Mali​ et exige désormais le port du voile pour les femmes et la séparation avec les hommes ; dans les transports urbains notamment, selon une vidéo qui fait florès. Ce dernier épisode vient renforcer l'emprise du groupe djihadiste dans le pays.

C’est un nouveau palier qui a été franchi au Mali au mois de septembre dans le conflit armé qui oppose ​le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, au pouvoir central de Bamako. 

En effet, réagissant à la décision des autorités ​militaires maliennes de ne plus vendre du carburant hors stations-service en zones rurales, les terroristes djihadistes ont tout simplement pris la décision de perturber gravement l’approvisionnement des principales villes du pays en produits pétroliers, notamment ceux en provenance de Côte d’Ivoire et du Sénégal. Incendiant, depuis lors, des ​camions-citernes de carburant, ils ne s’attaquent pas seulement aux biens, mais aussi aux personnes. Des militaires et des convoyeurs ont été assassinés, certains ont été pris en otages, y compris certains officiels. Comme pour faire étalage de leur montée en puissance, les djihadistes du JNIM s’empressent de publier sur les réseaux sociaux leurs faits d’armes, accentuant ainsi leur stratégie savamment pensée qui consiste à terroriser la population et à discréditer le pouvoir de Bamako.

​Mise sur pied d'une administration parallèle

Après avoir détruit à nouveau des camions-citernes, le 17 octobre 2025, les fantassins du JNIM se sont désormais donné comme objectif de mettre sur pied une administration parallèle. Ainsi exigent-ils désormais que toutes les femmes qui emprunteront des moyens de transport de passage dans leurs zones d’influence arborent un voile conformément aux principes du rigorisme salafiste. Une décision à laquelle les concernées ont accepté de se conformer.​ Avaient-elles le choix ?

Bien plus, la compagnie de voyage Diarra Transport, « sous sanctions » du JNIM depuis quelque temps, verra son interdiction levée le jeudi 23 octobre​ 2025 sur les axes routiers contrôlés par le ​g​roupe djihadiste après avoir fait amende honorable.

Stratégie du chaos

Cette nouvelle donne dramatique sur le terrain des opérations suscite réflexions, interrogations et inquiétudes.

La bataille pour le contrôle des voies d’acheminement des produits pétroliers est grosse de dangers pour l’avenir et l’issue de ce conflit. On peut dire sans exagération aucune que les produits pétroliers sont le « nerf de la guerre », voire le nerf de toute guerre. Ils sont à une armée ce que l’oxygène est à la vie humaine. Il faut se souvenir, que durant la Seconde Guerre mondiale, le contrôle de cette matière première stratégique fut déterminant pour l’issue du conflit. Le Troisième Reich fit feu de tout bois pour le contrôle du pétrole roumain ou du Caucase. Dans ce dernier exemple, ce fut l’une ​des raisons stratégiques majeures à l’origine de ​l’opération Barbarossa​ (qui a duré de juin 1941 à janvier- février 1942​) et signa l’effondrement du régime hitlérien. Il est évident que, dans l’esprit du JNIM, il s’agit non seulement de s’approvisionner en produits pétroliers, mais aussi de susciter des pénuries qui pourraient engendrer des grognes au sein de la population et provoquer l’effondrement du régime.

En imposant désormais leurs lois obscurantistes aux femmes, leur objectif est d’administrer la preuve de l’incapacité de l’État à remplir ses missions régaliennes, en dépit des messages de ses dirigeants qui se veulent rassurants et de leurs appels à la « résilience ».

Or, il est loisible de constater que les populations maliennes ont fait jusqu’à présent preuve d’une résilience extraordinaire. Au regard des derniers événements, on peut légitimement affirmer sans céder au catastrophisme que la cote d’alerte est atteinte. Il faut toujours avoir à l’esprit que le pouvoir en place à Bamako tient sa légitimité originelle de sa promesse faite au peuple malien de reconquérir l’intégrité territoriale du pays et de mettre les populations à l’abri de la peur. ​Jamais par le passé, notamment depuis la tentative de déferlement des djihadistes sur Bamako​ en 2013, stoppés net par l’armée française​ (dans le cadre de l'opération Serval lancée en janvier 2013​), sous la présidence de François Hollande, l’État malien n’avait autant vacillé sur ses fondements régaliens.

​Et les mercenaires russes de l'Africa Corps​ ?

C’est à se demander quelle est l’efficacité opérationnelle des mercenaires russes au Mali. Il y a lieu de souligner que ce regain de puissance pour le JNIM intervient dans un contexte où l’union sacrée originelle au sein des ​Forces armées maliennes (FAMa) ne cesse de se détériorer. L’arrestation, la mise en détention et la radiation récente de hauts gradés sont encore présentes dans les esprits. Cet épisode que certains considèrent comme une purge a assurément eu un impact sur le moral des troupes, et ce d’autant plus que certains de ces hauts dignitaires de l’armée jouissaient d’une incontestable popularité dans la troupe.

Par ailleurs, et c’est le moins que l’on puisse dire, la collaboration avec les mercenaires de l’Africa Corps, l’ancien groupe Wagner, ne cesse de se détériorer. Un rapport d’octobre 2025 du GITOC (Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée) est assez éloquent à ce sujet. Il relève non seulement des atteintes graves aux droits humains commises par des mercenaires russes, leur manque d’estime pour la FAMa, l’utilisation ou le vol du matériel de guerre de ces derniers. Selon ce rapport, les mercenaires de l’Africa Corps, payés 10 millions de dollars par mois, sont arrivés au Mali bien moins équipés que les discours officiels le laissaient initialement croire.

Les semaines à venir pourraient s’avérer décisives. Sans céder à un catastrophisme hors de propos, il faut espérer que le Mali ne basculera pas dans une situation de non-retour comme celle à laquelle le monde a assisté,​ impuissant, au moment du débarquement des talibans à Kaboul, le 15 août 2021​. Il y a tout juste quatre ans.

Éric Topona Mocnga, journaliste à la Deutsche Welle, à Bonn (Allemagne).

Le Président de la Chambre de Commerce d’Industrie, d’Agriculture, des Mines et de l’Artisanat (CCIAMA) M. Ali Adji Mahamat Seid et la délégation qui l’accompagne ont entamé la première réunion de travail avant le forum d’investissement du Plan National de Développement Tchad-Connexion 2030 ce lundi 20 octobre à Abu Dhabi avec le groupe Émiratis APEX Investment PSC. 

L’objectif de la rencontre est d’échanger avec un groupe d’investisseurs à leur tête Ahmed Al Amry fondateur de plus de 70 entreprises dans différents secteurs. La délégation a présenté les potentialités économiques et commerciales du Tchad avant d’exposer les projets portés par le secteur privé tchadien. 

Selon les participants, les échanges ont été fructueux. Les investisseurs ont signifié leurs intérêts à explorer ensemble avec le secteur privé tchadien les différents domaines  de collaboration.

Une délégation du secteur privé tchadien dirigée par la Chambre de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture, des Mines et de l’Artisanat (CCIAMA), est à Abou Dhabi, aux Émirats des préparer a Table Ronde du Plan National de Développement « Tchad Connexion 2030 » qui aura lieu au début du mois de novembre.

L’objectif de la mission est de mobiliser les investisseurs émiratis pour saisir les opportunités d’affaires qu’offre le Tchad. ET présenter les projets porteurs de croissance inclusive et durable.

La délégation a eu plusieurs rencontres importantes, entre autres : avec la Fédération des Chambres de Commerce des Émirats, la Chambre Islamique du Commerce et du Développement. Aussi, il y a eu une séance de travail avec l’Ambassade du Tchad aux Émirats arabes unis.

« Cette rencontre marque une étape clé vers la réussite du PND « Tchad Connexion 2030 » et la promotion d’un partenariat gagnant-gagnant entre le Tchad et les Émirats », disent les membres de la délégation tchadienne.

En ce mois d’octobre Rose, le programme national de lutte contre le cancer en collaboration avec la Commission conditions de la Femme, Droits de l’Enfant et Solidarité nationale (CFDEN) de l’Assemblée nationale, a organisé une journée de sensibilisation suivie du dépistage volontaire du cancer de sein et du col de l’utérus le vendredi dernier au quartier Gassi.

L’objectif visait à affirmer l’engagement politique des parlementaires dans la  lutte contre le cancer de sein et du col de l’utérus, d’informer et de sensibiliser les députés et l’ensemble du personnel administratif à l’importance de se faire dépistage précocement.

Pour la députée Mme Zenaba Bechir Moussa, le rôle des députés ne se limite pas au contrôle de gouvernement, mais aussi à soutenir les efforts garantissant la santé des citoyens et citoyennes. Il est essentiel de sensibiliser les citoyens sur l’importance du dépistage précoce et sa prise charge à temps. « Si le cancer est détecté tôt, il est possible de guérir. Ensemble on peut combattre cette maladie avec détermination, solidarité et conscience », dit la députée.

Selon la présidente de la CFDEN, la députée Mme Guemdjé Liliane, la lutte contre le cancer interpelle tout le monde, « les facteurs de risques sont multiples, les interventions doivent suivre la même trajectoire  en prenant une dimension pluridisciplinaire et en mobilisant beaucoup d’acteurs ». Toujours selon Mme Guemdjé, octobre rose est un grand évènement, « il s’agit pour nous tous de nous investir dans la lutte contre le cancer. Ce mois doit être un mois pour une intense campagne de communication et de sensibilisation sur l’intérêt vital du dépistage ».

Enfin, le député Francois Djékombé, 6e vice-président de l’Assemblée Nationale, soutient que le cancer est l’une des causes de mortalité des femmes. « L’Assemblée nationale se joint à cette célébration à travers une journée de sensibilisation de dépistage et de témoignage de victimes du cancer. L’objectif est de sensibiliser les femmes et les invités à se faire dépister et à prendre en charge pour diminuer le nombre de décès dû au cancer. Nos pensées aux malades du cancer. Que la lutte continue et que notre espoir illumine le chemin de personne dans la tourmente ».

Les expressions de la puissance et de la domination, dans le champ des relations internationales, ne relèvent pas systématiquement de la coercition brute à l'effet d'imposer une vision ou un ordre du monde. Elles peuvent revêtir des formes diverses dont certaines tiennent de la persuasion des esprits.

Ce paradigme dans la gestion des rapports de force entre États est déjà vérifiable au moment des grandes campagnes d'expansion coloniale. À titre d'exemple, la mission civilisatrice des empires coloniaux européens avait comme leviers de pouvoir, entre autres, la religion chrétienne et l'œuvre "civilisatrice" de l'école occidentale. Même les grands empires conquérants musulmans des siècles antérieurs ont fait usage d'outils semblables dans la panoplie de leurs moyens d'expansion et de domination.

Le soft power, précédents historiques

 Le soft power tient ses origines de ces précédents historiques.

Ce concept a cependant été formalisé au début des années 1990 par le géopolitologue américain ​Joseph Nye​ (mort le 6 mai 2025 à Cambridge​). Il le définit comme étant “l'habileté à séduire et à attirer”, notamment pour une grande puissance aux ambitions hégémoniques. La Russie actuelle de Vladimir Poutine, dans la bataille géopolitique qu'elle livre à l'Occident, précisément à l'Europe, pour imposer son narratif en Afrique subsaharienne et même en Afrique du nord, en fait un usage massif.

Maisons russes en Afrique​, creuset de la propagande russe

Les Maisons ​r​usses en Afrique sont actuellement le centre névralgique de cette campagne de légitimation de la présence ​d​e Moscou en Afrique et, par ricochet, de délégitimation de l'Europe. Ces maisons ayant été présentées à l'origine comme des espaces philanthropiques de diffusion de la culture russe sur le continent africain, force est de constater que l'on ne s'y occupe pas seulement de répandre des connaissances sur la langue, la littérature ou l'histoire glorieuse de la Russie. Elles sont également devenues, au fil des ans, des centres de recrutement, de formation idéologique des agents de désinformation au service des ambitions géopolitiques de Moscou. ​C​'est pourquoi un certain panafricanisme dévoyé, différent du panafricanisme des pères fondateurs, est conçu et diffusé à partir de ces laboratoires du soft power russe.

​Maxime Audinet​, chercheur “Stratégies d'influence” à ​l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire (IRSEM) ​et spécialiste de la Russie, en donne une illustration saisissante dans une étude intitulée ​« En quête de désoccidentalisation : la stratégie d'influence de la Russie en Afrique subsaharienne » : « À l'été 2024, de grands panneaux publicitaires sont dressés sur plusieurs axes routiers de la ville d'Accra, capitale du Ghana. Le visage de Kwame Nkrumah, grand leader du panafricanisme et premier président du pays indépendant y apparaît [...]. Juste au-dessous figure un logo carré et vert pomme apparemment sans rapport avec le sujet, celui de la chaîne RT, ou Russia Today, le principal média d'État russe transnational. »

Cette propension à travestir l'histoire de l'Afrique à partir de l'Afrique aurait pu être tenue pour négligeable s'il ne s'agissait que d'un fait isolé ou anecdotique. Le plus préoccupant, dans cette entreprise de construction d'une vérité alternative sur l'Afrique, c'est le choix de leur public cible : les jeunes. Qu'il s'agisse des Africains mobilisés par les Maisons ​r​usses en Afrique pour leur servir de relais de propagande ou du public ciblé : il s'agit de jeunes qui constitueront, à l'horizon 2050, les deux tiers de la population ​s​ur le continent. Ils s'abreuvent de ces contre-vérités historiques, et ce d'autant plus qu'ils sont massivement présents sur les réseaux sociaux. Sur ces plateformes où le discernement est l'exception, où tout effort de fact-checking est plutôt suspecté de servir les intérêts de l'Occident, les influenceurs à la solde de Moscou sont plutôt considérés comme de braves combattants, voire des héros en lutte pour la libération et la souveraineté de l'Afrique.

 ​L’avenir des Maisons russes en Afrique

Quel avenir pour ces Maisons ​r​usses en Afrique ? Cette interrogation, en dépit de son actualité et de sa gravité, n'a pas encore trouvé de réponse appropriée. Et pour cause, ces outils de propagande et de désinformation que sont les Maisons ​r​usses en Afrique s'implantent et s'étendent avec le soutien affiché et appuyé de certains régimes autoritaires et antidémocratiques qui redeviennent à la mode en Afrique subsaharienne.

Ces régimes sont d'autant plus à l'aise avec le narratif sur un complot des puissances occidentales contre l'Afrique qu'ils peuvent ainsi masquer leurs échecs ou trouver des boucs émissaires, notamment quand ils se montrent incapables de répondre aux besoins essentiels de leurs populations. Cette dynamique est particulièrement perceptible dans les nouveaux régimes autoritaires qui essaiment au Sahel, dissolvent tous les contre-pouvoirs, embastillent les opposants politiques et les voix de la contestation dans la société civile. Or, dans le même temps, ces nouvelles tyrannies qui se rangent sous le parapluie protecteur de Moscou accumulent des échecs cuisants sur le terrain de la lutte contre le terrorisme.

En revanche, la propagande de Moscou, dont les forces paramilitaires sont pompeusement présentées comme les protecteurs et les libérateurs de l'Afrique, attribue ces échecs aux agents militaires de l'Occident, qui agiraient dans l'ombre aux côtés des terroristes djihadistes.

 Cependant, un basculement s'opère et progresse dans les opinions publiques. Les échecs visibles de ces régimes et leur incapacité à faire reculer la corruption, à garantir aux populations un bien-être minimal, décrédibilisent de plus en plus le narratif de Moscou et de ses alliés.

Éric Topona

 

 

Mercredi, c’est 160 millions USD d’investissement pour l’Éducation. C’était le financement reçu par le ministre d’État, ministre des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale Tahir Hamid Nguilin, a pris part à la table ronde de haut niveau sur le financement intelligent pour l’éducation (SmartEd – Phase II).

Le projet SmartEd Tchad est d’un montant total de 160 millions USD. C’est le fruit d’un financement conjoint : du Groupe de Coordination des fonds arabes, notamment la BID (40 M USD), la BADEA (30 M USD), l’OFID (30 M USD), le Fonds saoudien (30 M USD) sous forme de prêts confessionnels et le Partenariat mondial pour l’Éducation GPE (30 M USD) sous forme de dons.


Le ministre a remercié les partenaires internationaux en affirmant, « le Tchad mesure pleinement la portée de cette initiative qui incarne l’esprit de solidarité et d’innovation au service de l’éducation. Nous remercions nos partenaires pour leur engagement constant et pour la confiance renouvelée envers notre pays ».



Jeudi, le ministre Tahir Hamid Nguilin et ses collègues de l’Énergie et de l’Eau, M. Passalet Kanabé Marcelin, ainsi que la ministre déléguée Fatima Haram Acyl, ont assisté à une importante séance de travail sur le secteur de l’énergie. La rencontre, conduite par M. Farouk Mollah Banna, Représentant résident de la Banque mondiale au Tchad, et M. Affouda Léon Biaou, Spécialiste en chef Énergie pour le Sahel. Sujet des échanges : l’accès à l’électricité, la transition vers les énergies renouvelables et la consolidation des investissements pour un développement énergétique durable au Tchad.

Le président tchadien Mahamat Idriss Deby Itno s’est rendu à la réunion de haut niveau du processus d’Aqaba à Rome, en Italie. Une rencontre consacrée à la lutte contre le terrorisme.

Le président a fait un plaidoyer en soutenant que pour éradiquer ce fléau, le terrorisme, il faudra aller aux racines du mal en intégrant dans les actions gouvernementales les questions de développement, « ce qui évitera la récupération de la jeunesse par les terroristes, les trafiquants et les réseaux qui commercent sur l’émigration clandestine », a dit le président.

Il a appuyé sa conviction en affirmant, « c’est pourquoi le Tchad a lancé son Plan National de Développement (Tchad Connexion 2030) pour bâtir un avenir stable, inclusif et prospère. Ce plan, axé sur l’innovation, la gouvernance, les infrastructures et la jeunesse, est une réponse stratégique à l’instabilité. Mais il a besoin des partenaires, non de promesses ». 

Pour le président, la lutte contre le terrorisme, le grand banditisme et l’émigration clandestine ne se gagne pas seulement sur-le-champ de bataille, mais aussi dans les écoles, dans les campagnes, etc.

Pour le PND, le président soutient que le pays a besoin de partenariat. « Nous y allons proposer un partenariat. Un partenariat qui rompt avec le vieux paradigme de l’assistanat. Un partenariat mutuellement bénéfique. À notre avis, le développement est le seul rempart efficace et durable au terrorisme », a-t-il dit.

Rappelons que la Table ronde « Tchad Connexion 2030 », se tiendra du 10 au 11 novembre prochain à Abu Dhabi, aux Émirats. Le président Mahamat Idriss Deby a lancé un appel à tous ceux qui croient encore que prévenir vaut mieux que guérir à se joindre à cette dynamique.

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