jeudi 22 octobre 2026

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J’ai choisi la métaphore de la voiture et du garage pour mieux illustrer l’expression « révision technique ».

La nouvelle ancienne voiture du pays (la constitution) si tôt adoptée en décembre 2023 avec le score de 86% est si tôt envoyée au garage pour révision technique en à peine 2 ans.  

Pourquoi une révision technique à ce moment?

Pour rien. Il n’y a pas de vice caché dans la voiture. Comme il n’y a pas, il faut en trouver quoiqu’il en coûte. Pourtant l’odomètre du tableau de bord indiquait presque 0 kilomètre de distance parcouru. Mais les mécanos (députés et Sénateurs) de deux garages (Sénat et Assemblée nationale) ont procédé au remplacement de quelques pièces maîtresses. Certains d’entre eux disent que c’est à la demande du grand chauffeur du grand garage (la Présidence). D’autres affirment que c’est l’œuvre d’un des chefs mécaniciens de l’un de deux garages (Assemblée nationale ou Sénat).

La révision technique est achevée. 236 apprentis mécaniciens (députés) sur 239 ont mis la main dans les huiles du moteur, détaché des boulons, attaché des écrous, etc. Un d’entre-deux a même dit que la révision technique s’impose aux Tchadiens parce que c’est une volonté divine. Une obligation du Ciel en sommes. Pas le choix. C’est ainsi. Pas de referendum pour demander l’avis des Tchadiens malgré que la voiture soit une propriété appartenant à la communauté nationale. Pourtant la voiture est neuve. Elle pouvait circuler sans tomber en panne pendant 5 ans. Sans même remplacer aucune pièce, mais les mécanos ont tenu à faire plaisir au chef, sans grande gêne.

Révision emphytéotique?

La plus maîtresse des pièces maîtresses est l’article numéro 67. Elle disait « Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans. Il est  rééligible  une seule fois pour un mandat consécutif. ». Donc il ne pouvait conduire la voiture Tchad que durant 10 ans. Ils ont remplacé cette pièce numéro 67 par une nouvelle pièce avec le même numéro, le 67  qui dit maintenant que « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour mandat de 7 ans. Il est rééligible ».

Révision emphytéotique? Oui c’est exact. La preuve : à la fin de la pièce 67, on peut y lire « …Il est rééligible ». Cette petite phrase autorise désormais le grand chauffeur à rouler avec la voiture autant des fois qu’il voudra. Sur autant des kilomètres jusqu’à exploser l’odomètre, défoncer le tableau de bord.  Et cela durant toute sa vie jusqu’à ce que mort s’en suive. Les mécanos partisans n’ont que cette phrase à la bouche « le pouvoir c’est Dieu qui donne » sous-entendu c’est à vie. Comme si Dieu leur a dicté cela. La République n’a rien à voir avec Dieu. Ils sont simplement pressés. Trop pressés. Ils pouvaient attendre la fin du contrat dans 5 ans pour changer les pièces. Et le faire par voie référendaire. Pas dans le coin du garage. Pas seulement entre eux. Sans référendum, ni l’onction des Tchadiens. Ils pouvaient mettre un peu de la forme, un peu de la classe et de la manière. Mais non, pourquoi y faire? De toute façon, les Tchadiens sont ailleurs et ne sentent pas, ne pensent pas que la voiture Tchad est un bien commun.

Bello Bakary Mana

Dans le cadre des préparatifs du Programme Nationale de Développement (PND) « Tchad Connexion 2030 », une émission spéciale a été organisée hier mardi en fin d’après-midi dans la salle de conférence de l’Office National des Médias Audiovisuels (ONAMA). Elle était animée et présentée par les journalistes Fidel Komono et Achta Ramadan en présence de plusieurs journalistes des médias partenaires de groupe Thématique communication de Tchad Connexion 2030.

Quatre invités était sur le plateau. Il s’agit du professeur Reonodji Frédéric, Secrétaire général du ministère de l'Enseignement Supérieur, de l'Innovation et de la Recherche scientifique. De Hisseini Bahar Tadjadine, directeur général de la Planification et des projets et Dr Ousmane Yoskoye Sougoumi.

Pour M. Reonodji Frédéric, « Tchad Connexion 2030 » est une vision pour changer le Tchad. « Ce PND a lieu dans un contexte particulier avec un programme très ambitieux pour transformer le Tchad », a-t-il dit.

Selon le Secrétaire général M. Hisseine Bahar Tadjadine, il est prévu quelques projets « la construction des universités, des bibliothèques numériques, mais aussi accélérer les réformes de l'enseignement supérieur tout en renforçant des capacités du capital humain ».

Enfin, Dr Ousmane Yoskoye Sougoumi affirme que le PND est axé sur un partenariat gagnant-gagnant, un partenariat public privé sur l’innovation, la modernisation et la transformation. Le Tchad dispose 39 millions d'hectares des terres arables et 30 millions de zones de pâturage. Dans ce PND il y aura, dit M. Sougoumi, la construction des abattoirs, des infrastructures pour le monde rural et agropastoral, etc. De plus, « la création de périmètres pastorale, l’installation des sites agricoles, l'augmentation des parcs de vaccination et des couloirs de transhumance. Bref, produire l'essentiel, le transformer et le consommer », a-t-il dit.  

Ousmane Bello Daoudou

Dans un communiqué publié hier mardi, le Bureau syndical des ex-travailleurs des bases militaires françaises Adji Kossei, à N’Djamena capitale tchadienne, à Abéché capitale régionale de l’Est et Faya capitale du nord affirment que leur situation est grave. « Comme anciens agents nous traversons des moments difficiles, nous sommes abandonnés, laissés sans perspectives concrètes depuis la fermeture des bases le 31 janvier 2025 », disent-ils.

Ils accusent le gouvernement que depuis le départ des forces françaises, aucun dispositif réel de réinsertion n’a été mis en œuvre. « L’attente prolongée et le manque de suivi ont plongé plusieurs familles dans la précarité, générant détresse, incertitude et frustrations », affirme Mbaitoubam Bruno Secrétaire Général de la cellule syndicale  et Point focal des ex-travailleurs de la Base Adji Kossei auprès de l’Office Nationale pour la Promotion de l’Emploi (ONAPE).

Dans le communiqué, ils affirment avoir déjà perdu 4 collègues. Et dénonce qu’aucun des ex-travailleurs n’a été placé à ce jour, malgré les nombreuses démarches entamées, que ce soit pour l’auto-emploi ou le salariat.

Enfin, les ex-travailleurs appellent à une réaction rapide et responsable de l’ONAPE et des autorités compétentes afin de débloquer le processus de réinsertion.

Une réunion interministérielle s'est tenue à Ndjamena sous la coprésidente de Fatima Goukouni Weddeye, ministre des Transports, de l'Aviation civile et de la Météorologie nationale et de Mme NDolenodji Alice Naimbaye, ministre du Pétrole, des Mines et de la Géologie.

L'objectif de la rencontre est d'examiner les difficultés liées à la disponibilité et à la régulation du carburant JET  A1 essentiel pour l’aviation. Les échanges ont mis en évidence le rôle central du Transport aérien dans le désenclavement des régions et le développement économique du Tchad.

Ensuite, les deux ministres ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération intersectorielle afin de mettre en place un mécanisme efficace de contrôle des prix du JET A1. Et de garantir une meilleure disponibilité du carburant dans le pays.

Ousmane Bello Daoudou

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, la Direction générale des Douanes et Droits Indirects (DGDDI) dénonce publiquement qu’une fausse page Facebook circule allègrement sur les réseaux sociaux, « utilisant abusivement son nom, son logo et ses visuels officiels. Attention : cette page n’a aucun lien avec notre institution », dit le communiqué.

Plus loin dans le communiqué, on peut lire, « elle (la page) est animée par des individus malintentionnés, qui cherchent à escroquer les citoyens en se faisant passer pour la DGDDI ».

Ces fraudeurs proposent par exemple de fausses ventes aux enchères, des prestations ou services administratifs contre rémunération, etc. Le but de cette opération frauduleuse est de soutirer de l'argent au public. « Nous appelons à la plus grande vigilance : ne répondez à aucune sollicitation provenant de cette page usurpée », affirme le communiqué.

Enfin, la Direction des Douanes appelle les citoyens à contacter directement ses services officiels. Et rappelle son engagement pour la transparence, la sécurité des usagers et la lutte contre toute forme de fraudes liée à son image.

À Washington, le Président de la Banque africaine de développement (BAD), M. Sidi Ould Tah, a reçu ce lundi 13 octobre 2025, en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, le ministre d’État, M. Tahir Hamid Nguilin et sa délégation. M. Sidi a affirmé que sa Banque participera à la Table ronde de financement prévue à Abou Dhabi les 10 et 11 novembre 2025.

Le ministre d’État tchadien a profité de l’occasion pour féliciter M. Sidi Ould Tah pour son élection avant et salué la bonne coopération entre la BAD et le Tchad, en citant en exemple l’éligibilité du Tchad au guichet de financement et le soutien à l’organisation du Forum sur l’eau.

C’est un événement qui a visiblement échappé à nombre de médias africains, hormis quelques-uns de la diaspora africaine de France​ (MansA). Le 4 octobre 2025, à Paris, a été inaugurée, au cœur de la capitale française, La Maison des mondes africains. ​ À quoi sert-elle ?

Situé dans le 10e arrondissement de Paris, ce lieu de rayonnement des cultures des peuples d’ascendance africaine est aussi un espace de brassage des cultures entre les apports culturels africains et ceux du vaste monde.​ ​MansA ​​« est une institution culturelle française dédiée aux créations et cultures issues des mondes africains et afrodiasporiques ».

À la fois lieu de programmation artistique, plateforme média et réseau d’acteurs, MansA « se donne pour mission de promouvoir les expressions artistiques et les récits portés par l’Afrique d’aujourd’hui et ses diasporas.​ Elle se ​veut un lieu d'expression des cultures afrodescendantes​ »​. 

Un projet porté par Emmanuel Macron

La Maison des mondes africains ​(MansA)​ est la réalisation d’un projet du chef de l’État français, dans le sillage du Sommet Afrique-France de Montpellier ​ (du 8 octobre 2021), lors duquel Emmanuel Macron avait mis un accent particulier sur l’importance d’un dialogue renforcé entre la France et les sociétés civiles africaines. Il s’agissait alors, pour le chef de l’État français, de rapprocher son pays de l’Afrique des peuples, notamment la jeunesse.

Il faut d’emblée souligner que cette institution dédiée au dialogue des cultures et des civilisations entre l’Afrique et l’Europe arrive à point nommé. Le contexte de sa création est celui d’un repli identitaire et d’une résurgence des discours nationalistes que l’on croyait typiques d’un passé révolu. La Maison des mondes africains devient réalité dans une France où les cultures et les peuples n’ont jamais été aussi nombreux à coexister ; mais dans laquelle, paradoxalement, la méconnaissance de l’autre, la multiplication des poncifs et des préjugés, les difficultés d'intégration dans la République n’ont jamais autant mis en péril le vivre ensemble.

​La France, bastion des mouvements de réappropriation culturelle

Il faut néanmoins rappeler que la présence culturelle des peuples appartenant aux mondes noirs ou ​afrodescendants​ en France, plus précisément à Paris, n’est pas nouvelle, tant s’en faut. Bien au contraire, Paris a été, dans la première moitié du XXe siècle et jusqu’au début des années 1980, l’un des bastions des mouvements de réappropriation culturelle et de libération des peuples colonisés d’Afrique.

C’est à Paris que s’est tenu, ​ à la Sorbonne, ​le ​premier Congrès international des écrivains et artistes noirs​ (du 19 au 22 septembre 1956​), à l’initiative d’Alioune Diop, le charismatique fondateur des éditions Présence africaine. Ce grand rendez-vous des créateurs du monde noir venus d’Afrique, des Amériques et des Caraïbes aura bénéficié de l’appui intellectuel, moral, voire matériel des hommes de culture de renom, européens, tels que Pablo Picasso, Jean-Paul Sartre ou Michel Leiris.

S’agissant de la diffusion des idées et des savoirs, Paris a été et demeure, et ce depuis fort longtemps, l’une des plaques tournantes de la diffusion des travaux des intellectuels et des créateurs originaires d’Afrique noire. Dans cette dynamique, les éditions Présence africaine, toujours sous le leadership intellectuel éclairé du Sénégalais Alioune Diop, ont joué un rôle irremplaçable.

Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire, Cheikh Anta Diop, Léon Gontran Damas, Wolé Soyinka, pour ne citer que ceux-là, ont reçu au sein de Présence africaine une écoute et un accompagnement attentifs.

​La FEANF, un moule qui a formé les premières élites africaines

S’agissant des mouvements de libération politique, impossible d’évoquer cet âge d’or de la présence africaine dans la capitale française sans mentionner l’emblématique FEANF (Fédération des étudiants d’Afrique noire de France).

En effet, la FEANF ne fut pas seulement une association estudiantine militante et revendicatrice pour le droit des peuples africains à l’autodétermination, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ; elle aura également été, à travers le monde occidental, l’un des moules dans lequel ont été formées les premières élites africaines francophones qui se retrouveront plus tard aux responsabilités les plus éminentes dans leurs pays respectifs.

Le rappel de ce passé prestigieux est important à plus d’un titre pour ceux-là, Africains comme Européens, qui découvriront La Maison des mondes africains​ (MansA​). Il s’agit davantage de la réhabilitation dans l’espace public français d’une présence africaine, réduite malheureusement à l’oubli depuis quelques décennies. Il s’agit aussi de rappeler aux peuples européens d'aujourd'hui, notamment français, qu’entre l’Afrique et l’Europe ont été construits, à travers le temps et au-delà des drames de l’histoire, des ponts qu’il convient de rappeler aux générations présentes et futures qui appartiennent aux deux espaces de civilisation. Il sera intéressant pour les mois et les années à venir, comme le fait déjà depuis des décennies le musée du quai Branly - Jacques Chirac, de convier dans cette vitrine des cultures afrodescendantes, des jeunes des collèges et lycées, y compris des universités françaises, à travers des voyages d’études et de classes, afin de faire reculer le plus loin possible les murs de la division, de la haine, voire de l’incompréhension.

Pour y parvenir, la nouvelle Maison des mondes africains​ (MansA​) devra s’investir dans une stratégie de communication imaginative et s’ouvrir aux talents de la création – nombreux en Afrique –, comme le font depuis belle lurette les instituts français ou les alliances françaises qui sont devenus, ​au fil des ans, des vitrines de l’innovation culturelle en Afrique, mais aussi de son patrimoine immémorial.

 Éric Topona, journaliste à la Deutsche Welle (Allemagne)

Les Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale ont officiellement démarré ce lundi à Washington. Le Ministre d’État, Ministre des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, M. Tahir Hamid Nguilin, accompagné de celui du Commerce et de l’Industrie, M. Guibolo Fanga Mathieu, de la ministre déléguée Mme Fatima Haram Acyl, ainsi que des membres de la délégation tchadienne y sont. Ils ont eu des rencontres de travail avec les partenaires traditionnels du pays le Fonds monétaire international (FMI), la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Banque Mondiale (BM).


Avec le FMI, les échanges ont porté sur la coopération entre l’institution de Breton Woods et le Tchad sur le suivi du programme en cours et le réformes économiques et financières engagés par le Gouvernement tchadien. De plus, ça été une opportunité saisi par le ministre d’État M. Nguillin pour informer le FMI du Programme national de Développement (PND) « Tchad Connexion 2030 » et annoncer à ce partenaire la tenue prochaine de la Table ronde de financement, prévue les 10 et 11 novembre 2025 à Abu Dhabi dans les Émirats arabe unis.


Avec les administrateurs de la BAD pour le Tchad, le ministre Tahir Hamid Nguilin, a reçu les félicitations de ces derniers pour l’organisation de ce PND. Le ministre a présenté les axes majeurs de ce PND en mettant en avant l’initiative M300 et les opportunités d’investissement dans les infrastructures et l’agro-industrie. Les discussions ont aussi porté sur le renforcement du partenariat entre le Tchad et la BAD, la revue du portefeuille des projets en cours.


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