Dans le cadre des préparatifs de la Table ronde Tchad Connexion 2030 à Abou Dhabi, un déjeuner d'échanges a été organisé ce dimanche 5 octobre 2025 dans un grand hôtel de la capitale avec le secteur privé.
Le déjeuner d'échanges a démarré avec la présentation du portefeuille de projets du Secteur privé aligné au PND. Le comité a expliqué la démarche d'évaluation et les critères retenus des projets (Transparence et Crédibilité). « Ce sont des projets structurants et des opportunités d'investissement. Il faut cadrer les prochaines étapes en amont de la Table ronde », dit un haut fonctionnaire.
Pour le Président de la Chambre de commerce, d'industrie, d'Agriculture, des Mines et de l’Artisanat M. Ali Adji Mahamat Seid, Tchad Connexion 2030 est la boussole de notre action collective pour bâtir une économie forte, résilience, inclusive et relever tout le potentiel de notre pays. « Cette rencontre d'échange marque une étape décisive vers une participation forte, unie et crédible du secteur privé à la Table ronde du PND », dit-il.
Le ministre d'État, ministre de finances, de l’économie, du Budget, du plan et de la coopération Tahir Hamid Nguilin affirme, « avec le PND, une réforme économique avec la digitalisation numérique va créer des emplois. La voie à l'industrialisation sera ouverte, l'emploi va être local, l'économie va être locale. On va s'asseoir pour voir nos forces et nos faiblesses dans la vérité et la transparence avant d'aller à Abou Dhabi ».
Ousmane Bello Daoudou
Tahir Hamid Nguilin ministre d’État des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale par ailleurs président du comité d’organisation de la Table Ronde a tenu hier une rencontre de travail, en présence de ses collègues du Commerce et de l’Élevage, avec le Groupe Laham Tchad.
Cette réunion avait pour objectif de mettre en place des unités de transformation, de renforcer des capacités dans ce secteur et de créer des emplois. Il s’agit selon les organisateurs de la table ronde un partenariat stratégique qui vise à industrialiser le pays et à réduire drastiquement les importations.
Au cours d'une conférence de presse animée hier en après-midi dans la salle de conférence de l’ONAMA, le ministre d'État ministre de finances, du Budget, d'économie, du Plan et de la Coopération internationale M. Tahir Nguilin et président du comité d'organisation de la future table ronde du Programme national de développement (PND) à annoncer la date de la rencontre. Elle aura lieu du 08 au 09 Novembre 2025 à Abou Dabi aux Émirats arabe unie. « Il y aura 268 projets pour transformer le Tchad », dit le ministre .
Toujours selon le ministre c’est 30 000 millions de USD d'investissement à mobiliser. Ils sont repartis comme suit: 60%d'électrification d'ici 2030,80% d'enfants scolarités et 7000km de routes en construction. De plus, 11 millions de Tchadiens auront accès à l'eau potable.
M. Nguilin affirme que le Tchad a des atouts exceptionnels et de potentiels immenses d’attractivité dans une dynamique bien organisée. « Cela représente le vrai visage du Tchad ».
La rencontre était tellement importante que le ministre des Finances était accompagné par cinq autres ministres: celui de l'élevage, de l'aménagement du territoire, du Commerce, de l'énergie et de la communication Porte-parole du Gouvernement.
Ousmane Bello Daoudou
Tous les chemins mènent toujours à Pékin. Le pays de Xi Jinping demeure « l’atelier du monde », le pourvoyeur de notre planète en biens de consommation les plus divers, depuis la pacotille jusqu’aux produits de haute technologie.
L’excellence et le dynamisme de la Chine ont rendu le pays du Soleil levant incontournable pour toutes les économies, sans exception.
En Afrique notamment, la vitalité et l’expansion économique de la Chine ont été d’autant plus favorablement accueillies que de nombreuses économies des pays du continent, au moment de la montée en puissance de Pékin, étaient soumises à des restrictions budgétaires imposées notamment par les institutions de Brettons Woods – référence au Fonds monétaire international (FMI) et à la Banque mondiale (BM), créés lors de la Conférence de Bretton Woods en 1944 pour établir un système monétaire international stable et favoriser le développement économique mondial après la Seconde Guerre mondiale –, afin de parvenir à un redressement de leurs finances publiques.
Cette situation a eu pour conséquence une réduction drastique du pouvoir d’achat dans de larges couches de la population et une progression de la pauvreté qui était de nature à mettre à mal la cohésion sociale et la stabilité dans de nombreux pays africains.
La Chine prend pied en Afrique
Les exportations chinoises sont donc arrivées à point nommé. D’une part, elles ont cet avantage de répondre aux besoins vitaux de la majorité des consommateurs africains, d’autre part, les prix des biens de grande consommation exportés par les industries chinoises en Afrique sont à la portée des bourses africaines les plus modestes.
Pour accroître leurs avantages comparatifs et maximiser leurs profits, les entreprises chinoises ont estimé à raison qu’elles doivent prendre pied en Afrique. En raison de la diminution mécanique des coûts de production qu’entraînent ces implantations en terre africaine et des facilités douanières et fiscales qui leur sont accordées par les États africains, les produits de fabrication chinoise en viennent même à supplanter les produits des industries locales, en étant nettement moins chers.
Toutefois, dans cet intervalle de temps, « l’atelier du monde » n’est pas seulement devenu par ricochet « l’atelier de l’Afrique » ; il est aussi devenu le cimetière du droit du travail en Afrique, comme en témoigne une actualité récente au Tchad.
Dégradation des conditions des travailleurs tchadiens
Le 9 août 2025, le personnel tchadien de la China National Petroleum Corporation International Chad (CNPCIC) a tenu un point de presse qui tenait lieu d’alerte pour les autorités de tutelle et l’opinion nationale, au sujet de la dégradation de leurs conditions de travail. Au-delà des conditions infamantes dans lesquelles ces travailleurs tchadiens exercent leurs activités professionnelles, ils déplorent le peu de cas que font leurs employeurs chinois du dispositif législatif qui régit le droit du travail au pays de Toumaï, notamment les conventions collectives.
Il convient de s’appesantir sur ce conflit professionnel en attente de règlement, et ce, d’autant plus que, récemment, le 21 septembre 2025, à l’issue de deux années de négociations, le Gouvernement du Tchad et la même entreprise, la CNPCIC, ont signé un protocole d’entente pour la vente du pétrole brut.
Il est important, y compris pour l’État du Tchad qui attend de substantiels dividendes de ce nouvel accord, que non seulement les employés tchadiens de cette entreprise puissent être rémunérés décemment, mais aussi et surtout qu’ils soient traités par leurs employeurs avec dignité, comme le requiert le droit du travail au Tchad.
Cet impératif doit d’autant plus être encadré par le gouvernement qu’il y va de la paix sociale. Plus grave, au-delà du non-respect du Code du travail par certains investisseurs chinois, d’autres seraient bien tentés de considérer les États africains où ils s’établissent comme des espaces de non-droit.
Maltraitance des employés chinois
Combien de fois n’a-t-on pas vu sur les réseaux sociaux ou dans certaines dépêches de presse un employeur chinois se rendre ostensiblement coupable, et sans gêne, de maltraitance sur un employé africain ? Dans nombre de ces cas, ces travailleurs africains, dans une sorte de légitime défense, sont obligés de se faire justice pour se faire respecter. Dans certains cas dramatiques, certains employeurs chinois ont perdu la vie, victimes de réactions d’exaspération de leurs employés.
Il s’agit aussi pour les États africains de défendre leur propre dignité. De tels écarts pris avec la loi dans les pays africains et au détriment des nationaux sont impensables sur d’autres continents.
Certes, il est notoirement connu que l’un des leviers de la croissance et de la compétitivité de l’économie chinoise repose sur les bas salaires et la précarité des conditions de travail de nombreux employés. Or, le droit du travail en vigueur dans les pays africains est en grande partie calqué sur les lois sur le travail en Occident, notamment en Europe, pour ne pas dire en France.
La revue Alternatives Sud, dès 2011, a mené une étude fouillée sur les libertés que prennent les entreprises chinoises en Afrique avec le droit du travail, contrairement aux autres entreprises étrangères, occidentales par exemple : « Davantage que leurs consœurs étrangères ou locales, les compagnies chinoises méconnaissent les droits élémentaires des travailleurs africains et font preuve d’une franche hostilité vis-à-vis des syndicats. Affaiblis par vingt années de restructuration économique, ces derniers peinent à contenir les assauts de ces employeurs "émergents". »
Cette situation ne doit pas perdurer.
Eric Topona Mocnga, journaliste à la Deutsche Welle, à Bonn (Allemagne).
Partout dans le monde y compris au Tchad, le mois d’octobre, appelé Octobre Rose, est devenu une date incontournable pour sensibiliser, dialoguer, se faire dépister et prévenir les cancers gynécologiques qui continuent à faire des victimes.
Au Tchad, comme dans de nombreux pays africains, le cancer du col de l’utérus et le cancer du sein comptent parmi les maladies les plus fréquentes et les plus redoutées chez les femmes. Selon le Registre populationnel du cancer de N’Djamena, en 2022, sur 1 173 nouveaux cas recensés dans la capitale, 12 % concernaient le sein et 10,3 % le col de l’utérus.
Ces chiffres rappellent que ces maladies ne sont pas une fatalité lointaine : elles nous concernent ici et maintenant. Pourtant, elles peuvent être prévenues, détectées tôt et soignées.
Le dépistage est un geste simple, indolore et non invasif, mais qui peut sauver des vies. Pour le cancer du col de l’utérus, il est conseillé de commencer dès l’âge de 25 ans ou après le mariage, puis de renouveler régulièrement ce contrôle auprès d’un professionnel de santé. Pour le cancer du sein, il est essentiel d’apprendre à pratiquer l’auto-examen chaque mois, surtout après les règles, et de compléter cette vigilance par un examen clinique ou une mammographie à partir de 40 ans.
Faites-vous dépister au Complexe Hospitalo-Universitaire Le Bon Samaritain et dans les autres hôpitaux du pays.
Mesdames, prenez soin de vous. Faites-le pour vous-mêmes, pour vos enfants, vos familles et pour tous ceux qui vous aiment. Ensemble, nous pouvons faire reculer les cancers féminins au Tchad.
Chers maris, accompagner vos épouses au dépistage n’est pas seulement un acte de santé, c’est aussi un geste d’amour, de protection et de solidarité. Soutenir une femme dans cette démarche, c’est lui donner la force de prévenir la maladie et, peut-être, de sauver sa vie. Ensemble, couples et familles peuvent faire reculer les cancers gynécologiques.
Rédaction
Il y a quelques jours deux activistes tchadiens, Makaila N’Guébla ex-conseiller aux droits de l’Homme à la présidence du Tchad et Charfadine Galmaye animateur de la page Tchadone, proche de la principale rébellion armée le Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad (FACT), ont été déchus de leur nationalité tchadienne.
À la lecture de cette décision, je me suis précité pour fouiller, pour lire, pour interroger le droit. Je me suis ensuite tourné pour consulter les juristes sur la légalité et la légitimité d’un tel acte. Peut-on refuser à un Tchadien née tchadien d’être tchadien pour quelques raisons que ça soit? Que dit le code? Est-ce légal? Est-ce légitime?
Le Code de nationalité, une ordonnance datant de 1962, en son titre 3 et chapitre 2 aborde la question de la déchéance de nationalité. Il est écrit à l’article 27, je vous le résume en vrac et en gros que « ..par décret pris sur rapport motivé du ministre de l’Intérieur, actuellement dénommé ministre de l’Administration du Territoire, les individus qui peuvent être déchus de leur nationalité sont : ceux ont obtenu leur naturalisation par fraude. Ceux qui sont condamnés pour acte de crime ou délit contre la sûreté intérieure de l’État. Ceux des citoyens qui travaillent au service d’un État étranger, dans une armée étrangère. Et enfin, les Tchadiens qui pratiquent des activités incompatibles avec la qualité de citoyen tchadien et préjudiciable aux intérêts de la République ». Les deux activistes sont frappés par l’une de ces mesures mais la décision n’a malheureusement pas été publiquement motivée et signifiée aux intéressés.
Donc, cette décision est-elle légale? En lisant le Code de nationalité de 1962, toujours en vigueur, je me suis aussi interrogé : est-il acceptable vu son ancienneté? Vu qu’il n’a jamais été toiletté depuis lors. Est-il en phase avec les réalités d’aujourd’hui? Le débat est ouvert. J’ai ma petite idée, mais avant cela, je voudrais examiner…
D’abord, la question de la légalité. C’est quoi la légalité? C’est ce qui est conforme à la loi écrite, ou ce qui est prévu et institué par la loi. C’est le droit positif comme disent les juristes qui se réfère aux règles et aux normes établies. Un acte légal est celui qui respecte le cadre juridique. Donc la décision de déchoir de la nationalité tchadienne Makaila et Charfadine est tout à fait légale.
Ensuite, cet acte est-il légitime? Qu’est-ce que la légitimité? C’est ce qui fondé sur la raison et conforme à celle-ci. Elle est juste et acceptable. C’est une notion qui va plus loin. Qui ratisse plus large que la simple légalité. Une chose peut-être légale, mais pas légitime ou légitime, mais pas légale. Donc cette décision qui frappe les deux activistes n’est pas légitime. Pourquoi? Parce qu’aucun Tchadien, né Tchadien qui qu’il soit ne peut pour des raisons politiques déchoir ses compatriotes, eux-mêmes nés Tchadiens, de la nationalité du pays qui les a vus naître.
Enfin, de manière pratico-pratique, cette décision est doublement contre-productive.
Un, parce que, depuis sa publication elle n’a fait que donner de la visibilité, de la popularité aux deux activistes. Elle a même sorti des « boulamites » l’ex-conseiller des droits de l’Homme.
Deux, parce que ces activistes vivent en exil. Cette décision n’aura donc aucun effet dissuasif sur eux. Elle ne les rendra pas apatrides parce qu’ils sont des réfugiés en France. Elle sera, comme disent les juristes, d’aucun effet. Ni politique. Ni juridique. Les blablas et les justificatifs des uns et des autres ne servent qu’à amuser la galerie. Bref, cette décision est certes légale, mais elle est illégitime.
Bello Bakary Mana
Dans un communiqué publié le 29 septembre dernier l’Union des Télévisions Privées du Tchad (UTPT) dénonce l’iniquité et le manque de pluralisme dont sont victimes les autres télévisions membres de cette nouvelle organisation.
Le communiqué précise qu’à l’occasion du déplacement à Miski (localité à l’extrême nord du Tchad) organisé par le ministère de la Communication seulement 3 télévisions (Manara Tv, Tchadinfo Tv et Onama Tv) ont été invitées à couvrir l’évènement sans concertation alors que l’UTPT compte 8 membres.
Joint au téléphone, son président Jansé Urbain Adoum dénonce cette façon de faire, « c’est une démarche arbitraire. L’UTPT est le seul guichet légal à qui le ministère doit s’adresser. Toute autre démarche ne créera que de la frustration et risque de semer la zizanie dans notre jeune organisation. Personne n’a intérêt à ce que cela arrive ».
Pour finir, l’UTPT demande les autorités du ministère de la Communication de mettre toutes les télévisions sur les mêmes pieds d’égalité et de les traiter dorénavant équitablement pour l’intérêt national sur des couvertures médiatiques comme Miski.
La Rédaction
Le lancement de la 8eme édition de la campagne nationale « Ma fille va à l'école » sous le thème « une fille à l'école, une nation qui avance », a eu lieu le 29 septembre dernier au ministère des affaires étrangères.
Cette campagne vise à garantir l'accès et le maintien à l'école de 100 000 filles vulnérables majeurs. Elles sont le symbole d’un engagement collectif pour une éducation inclusive et équitable. Cette initiative consiste également à encourager la scolarisation des filles et à promouvoir l'égalité des chances.
La cérémonie a été rehausser par la présence des plusieurs autorités de la république parmi lesquelles le Premier ministre Allah Maye Halina
Ousmane Bello Daoudou







