vendredi 23 octobre 2026

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Alliance pour le Oui au référendum constitutionnel a clôturé son séminaire sur le contenu du projet de constitution hier dans l’après-midi du 5 novembre au palais des arts et de la culture au quartier Ndjari.

Lors de la rencontre, un panel a expliqué le projet de la nouvelle construction sur les deux formes de l'État.

La forme de l'État unitaire décentralisé qui repose sur les collectivités autonomes est, disent les organisateurs, pour un Tchad uni et prospère. Par contre, ajoutent-ils, la fédération est un danger pour le Tchad parce qu’il comporte de nombreux risques.

Lors de son intervention M. Haroun Kabadi secrétaire général du parti le Mouvement patriotique du salut (MPS), chef de file de l'Alliance, dit « ce n'est pas la première fois que le Tchad organise un référendum constitutionnel, mais celui-ci a un caractère particulier qui engage le destin du pays ».

Selon lui, ce n'est pas un moment ordinaire dans la vie politique. « Il est temps de se mobiliser dans l'unité et la fraternité pour défendre ce que le Tchad a de plus sacré à savoir la République ».

Il attaque les partisans du fédéralisme en soutenant que malgré leur posture les partisans de l'État fédéral ne sont pas des ennemis,  « c’est sont des compatriotes, ils sont nos frères et sœurs. Ce qui nous oppose relève du combat des idées et d’ une vision différente de la gestion du pays » .

Pour Me Bernard Padaré, Secrétaire général 2e adjoint du MPS, ce séminaire d'appropriation du projet de loi constitutionnelle regroupe tous les partis politiques, que soit pour ceux qui appelleront à voter Oui ou ceux qui appelleront pour le Non. « Ce séminaire a permis à nos concitoyens de comprendre le contenu de cette nouvelle constitution », a-t-il dit.

Ousmane Bello Daoudou

Surprise sur prise. La défaite de Succès. Le succès de Mahamat. Voilà comment je résume en 8 mots le retour au pays du principal opposant Succès Masra, la signature d’un accord dit « de principe » qui a fini par être l’accord.

Accord surprise sur prise

La surprise : Ce sont les conditions dans lesquelles se sont déroulées les modalités et la signature de cet accord qui ressemble fort bien à un accord précipité. Pas le temps ni le recul nécessaire n’a été donné au président des Transformateurs de peser, de se poser et d’apposer sa signature. Selon plusieurs sources, des choses se sont passées, des téléphones ont sonné entre 3 capitales africaines, entre 2 aéroports, entre 2 avions pour dénouer une situation sur fond de mandat d’arrêt international. Masra s’est-il rendu de son gré à Kinshasa? Avait-il le choix de refuser de s’y rendre? Lui a-t-on forcé la main pour signer? Flous, mystères et pressions ont entouré les retrouvailles de Kinshasa...

La prise : C’est évident, la personne de Succès Masra (SM) est une grosse prise. L’homme politique qui a défrayé la chronique s’est finalement rendu à main nue. La prise a été belle. Elle est bien symbolisée par la prière de l’opposant à sa descente de l’avion lorsqu’il embrassa la terre tchadienne. Un retour sans tambour, ni trompette. Une rentrée à la sauvette en Terre Promise.

La défaite, la victoire

J’ai lu et relu l’accord pour me faire mon avis. J’ai cherché les détails, les exceptions, etc. Rien. Ils n’existent pas. J’ai fini par faire mien l’avis d’un ami et éminent juriste, après lecture, il m’écrit : « C’est une simple déclaration d’intention dépourvue de toutes obligations, d’objectifs et de chronogramme ». Succès et ses militants n’ont rien obtenus de concret. Ils ont capitulé. Pour parler vulgairement comme un camerounais,  ils sont dans la sauce longue, le « Tankoull ». Il sera difficile pour eux de s’en sortir parce qu’ils se sont engagés à dialoguer de façon permanente, à faciliter le retour à l’ordre constitutionnel dans le délai imparti (à souligner), etc.

Dès son atterrissage, SM a décrété 40 jours de deuil pour les morts du 20 octobre. Entre temps, un important rendez-vous politique aura lieu : la campagne référendaire et le vote. Donc, Succès et ses amis ne se prononceront pas. Ils ne feront pas campagne. Les Tchadiens ne sauront pas de quel côté, ils voteront. Bref, la transition est validée par Les Transformateurs. Les chicanes, les contestations, le débat sur la transition font partie du passé.

Le coup administré par Mahamat est mortel. Il est dans ce point de l’accord qui dit « Dans le même esprit d’apaisement de l’accord de Doha et en cohésion avec l’engagement du Président de Transition, à initier, au courant du mois de novembre 2023, une loi d’amnistie générale pour tous les acteurs civils et militaires impliqués dans les événements du 20 octobre 2022 ». L’opposant n’a rien obtenu en retour. Pas d’enquête indépendante sur les morts et les disparus du 20 octobre. Rien. Fini. Terminé. Pour amnistier, il faut d’abord juger. Ils sont où ses militaires qui ont tiré sur les manifestants? La victoire du général président Mahamat Idriss Deby est totale. Sur tous les fronts. Sur toute la ligne. Le 20 octobre est passé en pertes pour l’opposant Succès et en profits pour le président Mahamat.

Bello Bakary Mana

Suite à la journée du fédéralisme au Tchad, le Bloc Fédéral (BF) a organisé une conférence-débat ce samedi 4 novembre sur le thème, « deuxième anniversaire de la conférence internationale sur la forme de l'État au Tchad: Rétrospective et perspectives pour le fédéralisme à l'aube du référendum constitutionnel. La rencontre a eu lieu dans la salle multimédia du Centre d'Étude de la Formation pour le Développement ( CEFOD). Reportage.

Le panel de cette conférence-débat est composé de Banyara Yoyana, Bédaou Caman et Dr. Évariste Ngarlem Toldé,  le modérateur de ce débat passionné dans un contexte préréférendaire. Le porte-parole du Bloc Fédéral Banyara Yoyana, après avoir souligné l'historique, affirme que le bloc Fédéral est composé d’une quinzaine de partis politiques, des organisations de la société civile et des personnes ressources. « Tout le Sahel tant vers le fédéralisme », a-t-il dit. Pour apporter le changement au Tchad, il faut le fédéralisme, disent les tenants de l’option fédérale.

Dr.Koulsy Lamko a fait la présentation du livre, en soutenant que l'État tchadien est un État failli, la violence systémique et la carence structurelle gagnent du terrain.

M. Bedaou Caman souligne que le Tchad souffre de plusieurs problèmes parmi lesquels la justice, l'armée, les finances publiques, l'énergie, l'éducation, la santé etc. Mais ces problèmes se regroupent en deux plus grands problèmes notamment un problème structurel et un problème de gouvernance.

Sur le premier problème, il affirme que le Tchad est divisé en 23 provinces, 115 départements, 422 sous-préfectures dont le seul lubrifiant capable de remettre la machine du pays en marche est la fédération, a-t-il dit. Il ajoute, « le gouvernement actuel est incapable de gérer la capitale. Nous avons plusieurs crises parmi lesquelles la crise énergétique, l'incivisme, les violences tous azimuts et l'injustice ».

Au sujet de la gouvernance, M. Caman dit que le régime au pouvoir et son parti depuis plus de 30 ans ne laisseront qu’un héritage d'abus fondé sur l'injustice, le népotisme, la corruption, la médiocrité, l'incompétence et le mépris. « Le pays n’a aujourd'hui que des responsables analphabètes, des corrompus vieillissant à leurs postes. Le fonctionnaire tchadien travaille 2h par jour avec un niveau de la classe de 5e. Le pays aujourd'hui est devenu une plaque tournante des trafics d'armes et de véhicules cambriolés. Exposé à la misère, le tchadien lambda est étranger dans son propre pays », a-t-il conclu.

Noël Adoum

African. International Consulting & Marada (AICM) et le Centre de Formation, de la Recherche et de l'Emploi (CEFORE) ont organisé une formation aux jeunes de la société civile dans l’élaboration des termes de termes de références (TDR), de note conceptuelle de projet, de concrétisation des idées en projet et intelligence économique et veille stratégique. Cette formation s'est tenue à N'Djaména au siège du CEFORE dans la commune du 4e arrondissement.

Dr Manga Marada Maina, Président de conseil d'administration explique que l'objectif de cet atelier est d'offrir des outils aux cadres et jeunes leaders pour faire face aux défis de la vie professionnelle, du monde des affaires et de la gestion de l'information et de l'intelligence économique. « Cette formation est articulée autour de 4 modules : la technique de rédaction des TDR, la technique de rédaction de note conceptuelle, la concrétisation des idées en projets et l'intelligence économique et la veille stratégique », a-t-il dit. Il a ajouté également que cette formation  participative a été dispensée gratuitement. Les sessions de formation ont été animées par le Dr Marada Maina Manga, M. Dianka Toumane, consultant au Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud), et M. Nguele Dok-Dambi, directeur général de l'AICM.

Notons qu'à la fin de l'atelier, 21 participants ont reçu des certificats de formation.

Abderamane Moussa Amadaye

Le 4 novembre, le Parti Réformiste (PR) a installé ses bureaux, celui des femmes et des jeunes. Le thème de la cérémonie était : « Femmes et jeunes, acteurs principaux de la réforme d'une nation ». La rencontre s'est déroulée dans la salle 400 du palais des arts et de la culture en présence du président du Parti Réformiste Yacine Abdramane Sakine.

C’est dans une ambiance de retrouvailles que les militants du PR ont marqué cette cérémonie d'installation. Ils ont installé le bureau de femmes composé de 30 membres et celui de jeunes composé de 40 membres.  Pour le président du Parti Réformiste Yacine Abdramane Sakine, le parti met toujours un accent particulier sur les femmes et les jeunes. « Les femmes constituent aujourd'hui un maillon incontournable du développement durable de la nation. Cette adhésion prouve que le parti réformiste est le seul parti qui se soucie de leurs problèmes et qui peut le résoudre », dit-il.

Selon lui, les Tchadiens sont dans un contexte où ils n'arrivent pas à manger à leur faim, à se soigner convenablement,  à envoyer leurs enfants à l'école et ne peuvent même pas se promener tranquillement à cause de l'insécurité. Le parti affirme que, les partis politiques et les médias exercent difficilement leurs activités en appelant le gouvernement de transition de faciliter la tâche aux partis politiques et aux médias. Les autorités de la transition doivent comprendre que, la transition ne signifie pas empêcher les uns et les autres de jouir de leurs droits, elle ne doit s’ériger en dictature, ni le règlement de compte. «La transition signifie, tous, travaillons main dans la main, pour le retour à l'ordre constitutionnel», dit M. Sakine.

Le PR dit travailler sans relâche pour expliquer aux uns et aux autres les objectifs et la vision du parti. « Un réformiste ne joue pas avec l'intérêt supérieur de la nation, il doit dénoncer constamment l'injustice, le gaspillage des ressources publiques, la corruption et le désordre».

Noël Adoum

Le président du parti les Transformateurs Succès Masra est rentré ce vendredi 3 novembre 2023 à Ndjaména, suite à l’accord signé entre son parti Les Transformateurs et le gouvernement tchadien grâce à la médiation du facilitateur de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC) Félix Antoine Tshisekedi. Succès Masra a donné ses impressions sur son arrivée. Reportage.

Après avoir quitté le pays depuis les évènements douloureux de 20 octobre 2022, le président du parti les Transformateurs Succès Masra viens de fouler le sol tchadien cet après-midi. Il est accueilli à l'aéroport international Hassan Djamous par le ministre de la réconciliation nationale Abderrahmane Koulamallah.

Succès Masra affirme avoir rentré avec une ferme volonté de contribuer à réconcilier les cœurs, à panser les plaies, à unir le Tchad pour que, «la justice, l'égalité et la fraternité triomphe sur ce grand et beau pays que Dieu nous a donné à transformer ensemble ». Il poursuit, « c’est également l'occasion avec ma délégation de pouvoir faire leur deuil dans les jours à venir dont 40 jours de recueillement, d'écoute et de solidarité avec les uns et les autres pour qu’ensemble nous pouvons panser les plaies afin d’avancer ».

Succès Masra relève qu'il faut être deux pour faire la réconciliation sinon cela n'aura pas été possible si les transformateurs n'avaient fait le premier pas et le chef de la transition n'avait pas fait le pas. Ça n'aurait pas été possible s'il y a pas des chevilles ouvrières en occurrence l'envoyer spécial du facilitateur le président de la République Démocratique du Congo Félix Tshisekedi mais aussi la délégation gouvernementale. Il renchérit que cet accord à une dimension globale notamment le retour de tous ceux qui ont quitté le Tchad depuis le 20 octobre. Le président du parti les transformateurs termine avec un proverbe, « quand il pleut et on vous donne le parapluie, vous n'allez pas le refuser », a-t-il laissé entendre.

De l'autre côté du siège des transformateurs, le balcon de l'espoir, l'ambiance des militants est grandiose, arrivés sur place l'on remarque la photo du président des transformateurs accrochés sur le siège accompagnée des tricolores tchadiens, c’était l’euphorie totale des militants de ce parti avec plusieurs banderoles, pancartes et des affiches mentionnés « les militants des transformateurs vous souhaitent la bienvenue président ». Le militant du parti les transformateurs, Mbaïnassem Fabrice déclare, « le Tchad appartient à tous les tchadiens et le retour de Succès Masra est un ouf de soulagement pour nous ses militants. Cet accord de principe permettra également au parti de mener toujours la lutte pour la justice et l’égalité ».

Noël Adoum

Au cours d'une conférence de presse animée ce vendredi 03, après le retour surprise de l’opposant Succès Masra, le ministre de la Réconciliation Nationale et de la Cohésion Abderrahmane Koulamallah a expliqué les engagements de deux parties.

Côté parti Les Transformateurs : L’accord dit que le président des Transformateurs et son parti s'engagent à continuer à dialoguer avec le gouvernement de transition après leur retour au Tchad. Objectif : trouver une solution globale pacifique impliquant les acteurs non inclus dans le processus de transition actuelle.

Selon l’accord, le président du parti Les Transformateurs s’engage à ce que ses actions facilitent le retour à l'ordre constitutionnel. Ensuite,  « à respecter les lois et les libertés fondamentales garanties par l'ordonnancement juridique du Tchad aux citoyens et partis politiques afin d'avoir un climat politique apaisé à la justice et à l'égalité en évitant toute forme d'action violente. Enfin prendre en compte la charte révisée et les efforts du gouvernement de transition notamment le calendrier de retour à l'ordre constitutionnel ».

En ce qui concerne le gouvernement de transition : Il s’engage à assurer la sécurité juridique et physique en garantissant le libre exercice de ses activités politiques dans le respect de la loi en vigueur du parti Les Transformateurs et de son leader. Il s'engage aussi « à plaider en faveur de la suspension du mandat d'arrêt émis contre Dr Succès Masra et ses partisans en vue d'une amnistie générale au bénéfice de toutes parties impliquées, et aussi à respecter les libertés fondamentales des citoyens et partis politiques ». Déjà, avant que l’opposant n’atterrisse, le Procureur de la République a annoncé le retrait du mandat d’arrêt international émis il y a quelques jours à l’encontre de M. Masra.

Enfin, il est écrit dans l’accord que le facilitateur s'engage à rendre disponible son rapport de facilitation suite aux événements du 20 octobre 2022 y compris ses conclusions et recommandations pour faciliter un déroulement plus inclusif de la transition et une réconciliation entre toutes les parties prenantes.

Ousmane Bello Daoudou

Ce jeudi 2 novembre 2023 l'Union des Journalistes Tchadiens (UJT) a commémoré la Journée Internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes. Cette Journée a pour thème, « la violence exercée contre les journalistes, l’intégrité des processus électoraux et le rôle du leadership public ». Reportage

Le président de l'Union des Journalistes Tchadiens (UJT) Abbas Mahmoud Tahir souligne que, selon l'observatoire des journalistes tués de l'UNESCO, entre 2006 et 2023, plus de 1 600 journalistes ont été tués dans le monde, et près de neuf cas sur dix de ces assassinats restent non résolus judiciairement. L'impunité mène à un plus grand nombre d'assassinats et représente souvent un symptôme d'aggravation des conflits et d'effondrement des systèmes de droit et de justice, a-t-il déclaré.

Il relève que dans la marche vers le retour à l’ordre constitutionnel, le Tchad connaitra toutes les élections référendaires, présidentielles, législatives etc. pendant les mois à venir. Il ajoute, pour une plus grande intégrité de ces élections, le rôle des professionnels des médias est crucial. Seulement, si les journalistes parviennent à exercer librement leur rôle, sans entraves, sans violence exercée contre leur personne et leurs matériels de travail, dans un contexte économique idoine et avec des lois qui les protègent ainsi que les pouvoirs qui les sécurisent.

L’Union des Journalistes Tchadiens s’est recueillie à la mémoire des journalistes assassinés, disparus et victimes de diverses formes de la barbarie humaine. Parmi les journalistes assassinés figurent Narcisse Oredje, Evariste Djaï-Loramadji, Service Ngardjelaï ainsi que Noubadoum Sotina porté disparu depuis 2013 sans que lumière ne soit faite sur son cas dix ans après et plusieurs autres qui ont été la cible des forces de défense et de sécurité et ont été brutalisés, torturés et soumis à des traitements dégradants et inhumains aussi bien à N’Djaména que dans les provinces du pays. Chaque jour qui passe apporte son lot de crimes divers commis contre un professionnel des médias quelque part, dans un coin du Tchad, a déploré le président de l'UJT.

L'UJT avec les organes de presse compte unir leurs efforts pour exiger que les nouvelles lois de la République en cours d’élaboration puissent intégrer la dimension sécurité et de protection des professionnels des médias.

Noël Adoum

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