vendredi 23 octobre 2026

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Le Parti Émergence pour le Développement du Tchad (EDT) fait son entrée politique en lançant ses activités sous le thème « Femmes osons ensemble pour la cohésion sociale et le développement » cet après-midi 02 novembre 2023 aux palais des arts et de la culture.

Demba Tatiana présidente Nationale du Parti, affirme que depuis l'indépendance du pays et même avec l'avènement de la démocratie, la scène politique tchadienne est dominée par les hommes.

Pour elle, l’échiquier politique dominé par les hommes ne veut pas dire que les femmes sont incapables de créer des partis politique pour conquérir le pouvoir. Elle soutient que l'animation de la scène politique nécessite l'implication de toutes et de tous.

Elle dit que le Parti Émergence pour le Développement du Tchad entend développer le concept de la ruralité pour promouvoir à la base les valeurs de la démocratie, de Leadership politique en mettant des pools stratégiques de réflexion multi-acteur dans les cantons, villages, etc. Selon la présidente Nationale, cette approche permet la participation des femmes et des jeunes à tous les niveaux.

Elle poursuit, l’EDT place les femmes et les jeunes au cœur des enjeux de l'émergence du Tchad afin de lutter contre le chômage. Elle encourage également la population tchadienne à prendre part massivement au processus électoraux en cours pour se prononcer sur la forme de l'Etat et les autres consultations à venir.

Sur le plan de la forme de l’Etat, le parti EDT estime que pour sauvegarder la souveraineté et l'intégration territoriale, la forme fédérale fragilise davantage le pays et créera l'instabilité, il faut un État fortement décentralisé en vue de consolider la cohésion nationale, le vivre ensemble qui donnera un État laïc, social et démocratique.

Ousmane Bello Daoudou

Le facilitateur de la crise tchadienne désigné par la communauté économique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) après les tragiques événements du 20 octobre 2022 a annoncé par un communiqué de presse trouvé un accord entre le leader des Transformateurs et le gouvernement de transition.

Par un communiqué rendu public ce 31 octobre 2023, Le Facilitateur désigné par la CEEAC, Félix Antoine Tshisekedi indique qu'il s'est tenu en date du 31 octobre 2023, à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, la cérémonie relative à la signature d'un Accord de principe entre le Gouvernement de la Transition de la République du Tchad, représenté par le Ministre de la Réconciliation et de la Cohésion Sociale, et le parti politique « Les Transformateurs », représenté par son Président, le Dr. Succès Masra. « Cet accord est conclu pour permettre le retour au Tchad du Président du parti politique Les Transformateurs et de tous ceux qui avaient eu à quitter le territoire tchadien, à la suite des évènements malheureux du 20 octobre 2022 », indique le communiqué.

Toutefois, la mission de Facilitation de la CEEAC pour le processus de transition au Tchad dit compter sur la bonne foi des parties à cet accord pour sa mise en œuvre effective. « La mission de facilitation de la CEEAC réitère son engagement à accompagner le peuple tchadien pour la décrispation du climat politique, en vue de l'organisation d'élections démocratiques, libres, transparentes et apaisées », précise le communiqué signé par le facilitateur de la CEEAC, Félix Antoine Tshisekedi.

Abderamane Moussa Amadaye

L’organisation des Nations Unies et le Ministère des Affaires Étrangères, des Tchadiens de l'Étranger et de la Coopération Internationale ont célébré le 78ème anniversaire des Nations Unies ce Mardi 31 Octobre 2023 sous le thème « Ensemble pour accélérer les objectifs de développement durable au Tchad ».

Pour la coordinatrice résidente du système des nations unies au Tchad Violette Kakyomya, au moment où le 78ème anniversaire est en train d'être célébré le monde fait face à des importantes séries de catastrophe endogènes et anthropiques causant des souffrances à des nombreuses personnes effaçant de décennies de développement et progrès.

Elle a par ailleurs souligné la bonne marche de la transition déclenchée en 2021 et la coopération forte et dynamique entre le Tchad et le système des Nations Unies.

Mahamat Saleh Annadif Ministre d'état, Ministre des Affaires Étrangères, des Tchadiens de l'Étranger et de la Coopération Internationale a rappelé que le Tchad a intégré cette grande organisation le 21 septembre 1960. Pour lui, c’est 63 ans d'accompagnement au service de la paix, de la sécurité et du développement.

 Pour le Ministre, la mise en œuvre du plan cadre des nations unies pour l'aide au développement formulé en cohérence vise l'émergence du Tchad à travers les plans nationaux de développement. Il ajoute, pour atteindre ces résultats promoteurs de ce cadre de coopération, il faut la contribution du secteur privé, de la société civile, des médias ainsi que et des partenaires.

Pour finir, Ministre a exhorté les organisations des nations unies d'accompagner le Tchad pour réussir sa transition gage de la paix, de la sécurité, de la réconciliation et de la stabilité en vue d'assoir les bases d'un développement économique et social durable.

Ousmane Bello Daoudou

La communauté chrétienne catholique du Tchad célèbre chaque 1er novembre la fête de Toussaint appelée communément « la fête des saints ». Cette fête est célébrée le premier dimanche après la Pentecôte dans l'Église orthodoxe.  L'équipe d'ialtchad a échangé avec le curé Abbé Madou de la paroisse Saint-Isidore de Bakandja de Walia Goré dans le 9e arrondissement de N'djamena. Reportage.

La Toussaint est une fête catholique, en l'honneur de tous les saints du panthéon catholique. Au IVe siècle, l'église grecque décide de fêter les martyrs chrétiens. À l'origine, les premiers saints, après les apôtres, étaient des martyrs, morts pour leur foi. Le curé de l'église catholique de Walia Goré Abbé Madou, souligne que l'historique de Toussaint se trouve dans la Bible notamment sur l'apocalypse chapitre 7 et Mathieu chapitre 5 qui parle de la vie après la mort.

Après avoir fait la différence entre la Toussaint qui est la fête de tous ceux qui morts reconnus saints par l'humanité et déclarés saints par l'église catholique, les fidèles sont en communion avec eux parce qu'ils ont eu la grâce d'être avec Dieu et vivent auprès de Dieu. A l'exemple des saints, le curé a cité Saint Jean-Paul II qui a été le seul au monde à avoir réconcilié le monde et la Sainte Mère Theresa de Calcutta qui s'est occupée des malades abandonnés car l'homme doit mourir en dignité. Par contre, la commémoration de tous les fidèles défunts est célébrée le 2 novembre chaque année, ceux qui sont chrétiens catholiques et seul Dieu connait leur foi a-t-il expliqué.

Cette année, le contexte au Tchad est différent car une année après le massacre de 20 octobre, beaucoup ont été tués, les fidèles doivent leur demander pardon. Le deuxième contexte est que, « les morts ne sont pas morts car ils sont morts dans leur pays et ils doivent intercéder pour que le Tchad qu'ils ont laissé dans la douleur retrouve la paix », a-t-il souligné. Il ajoute, l'église catholique est en pèlerinage sur la terre avec les vivants, l'église de tous ceux qui sont morts qui attendent la résurrection de la chaire et l'église céleste, tous les saints avec les anges qui sont autour de Dieu Raison pour laquelle, « l'église est en communion avec les morts, avec les saints et avec les vivants ce qui résume la célébration des deux fêtes ».

Après la prière du matin, tous les chrétiens catholiques se rendront le 2 novembre aux cimetières de Farcha et de Toukra pour la commémoration des fidèles défunts.

Noël Adoum

Erratum

Oct 23, 2026

Chers lecteurs, nous avons ce matin par inattention publié une photo de Monsieur Abdoulaye Mbotaingar avec une correspondance commerciale. L’incident est survenu lors d’une session de formation en administration web de nos journalistes. Nous sommes désolés. Au nom de la Direction générale Ialtchad Presse, nous vous adressons nos excuses les plus sincères, plus particulièrement à Monsieur Abdoulaye Mbotaingar.

La Rédaction.

Dans un point de presse animé ce 30 octobre 2023 dans la salle de conférence de la radio Fm Liberté, le collectif des organisations des jeunes du Chari-Baguirmi (COJCB) dit ne pas se reconnaitre dans la réconciliation des filles et fils du Chari-Baguirmi organisé à Bousso le 21 octobre dernier par le sultan Mbang Hadji Woli. Reportage.

Pour le coordonnateur du collectif des organisations des jeunes du Chari-Baguirmi Abdelkadre Djibia, « il est regrettable de constater que les 5% des revenus pétroliers du Chari-Baguirmi, destiné à notre province, n'a jamais touché notre population. Malgré plus d'une décennie de ressources pétrolières coulant sous nos pieds, nos citoyens souffrent encore du manque d'eau, d'écoles, des centres de santé adéquats et autres nécessités de base ». Le COJBC, qui lutte pour la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion des revenus pétroliers du Chari-Baguirmi ne se reconnait pas dans ce simulacre de réconciliation et regrette que le Comité déchu du 5%, au lieu de se soucier du bien-être de la province, ait gaspillé sans vergogne des millions pour organiser cette mascarade de cérémonie qu'ils appellent réconciliation, a-t-il ajouté.

Contrairement à ce qui a été rapporté dans la presse nationale que le chari-Baguirmi à enterré la hache de guerre, le Coordonnateur relève que, ce qui s'est passé à Bousso en date du 21 octobre 2023 est un tissu de mensonge pure et simple et que toute personne responsable doit prendre ce cirque et scénario avec beaucoup de légèreté et réserve. Car « tout ça, n'est qu'une illusion », dit-il. Le collectif estime de continuer avec la lutte jusqu'à ce que le président du Comité déchu, Mbang Hadji et son équipe cèdent leur place à une autre équipe des hommes de probité et d'engagement afin d'envisager un avenir où la population du Chari-Baguirmi sentira réellement les retombées des revenus pétroliers qui leur revient de droit.

Le COJBC appelle tous les cadres du Chari-Baguirmi en général et ceux du Loug-Chari à prendre conscience de cette situation qui urge et met en garde ceux qui visent des intérêts personnels en soutenant aveuglement Mbang Hadji et son Comité. « Nous sommes déterminés, sans pitié, à poursuivre notre lutte pour le bien du Chari-Baguirmi et de notre nation. Il est temps que les intérêts personnels cèdent la place à l'intérêt général », a indiqué M. Abdelkader Djibia.

Par ailleurs, le collectif exhorte le gouvernement de transition à entendre son appel, de joindre l'acte à la parole pour assouplir la souffrance de la population. Car, « il est temps de mettre fin à cette injustice financière qui pèse sur les épaules de la population du Chari-Baguirmi depuis bien trop longtemps», a-t-il conclu.

Noël Adoum

La nouvelle du limogeage du ministre du pétrole Djerassem Le Bemadjiel semble une surprise mais au fond ce n’est pas une surprise en soi. Ce sont les raisons avancées qui m’intrique. Le Bemadjiel est-il le génie de l’arbre qui cache la forêt des malversations ? Est-il victime d’une cabale ?

L’ex-ministre n’est pas un enfant de chœur dans le « Golgotha politique » tchadien.

D’abord, il a fait son entrée en politique grâce, dit-on, à son « génie ». Surnommé en boutade « le génie gambaye », il est, disent ses admirateurs, l’inventeur d’une formule et d’un système d’énergie interne sans apport d’énergie externe. Rien de moins. L’invention s’est révélée être fausse, selon ses détracteurs. Trop tard le génie était déjà hors de son laboratoire. L’entreprise Schlumberger l’a recruté comme Technicien supérieur, il s’est formé pour passer ingénieur. Il est récupéré par le défunt Maréchal Deby père par l’intermédiaire de son oncle l’ex-Premier ministre Emmanuel Nadingar. Il est nommé directeur général de la raffinerie de Djermaya. Il est cajolé et propulsé ministre du Pétrole.

Ensuite, il subit la colère du Maréchal. Il est accusé de détournements des revenus pétroliers et incarcéré dans la retentissante affaire Glencore ou des fonds vautours ont mis leur grappin sur le pétrole du pays. Il a même été accusé, emprisonné, pour être à la fin blanchit. Double surprise, il a été libéré et nommé ministre des Hydrocarbures et de l’Énergie.   Le « génie » a-t-il agit seul ? Jamais. Impossible. Il a été un important maillon du système Deby père et Deby fils. Son limogeage ressemble plus à une punition pour l’exemple, pour l’excuse.

J’ai de la difficulté à croire qu’il ait bidouillé seul, dans son coin, des malversations. Les raisons sont ailleurs. Selon plusieurs sources, la président de transition cherche le coupable des délestages, du manque d’énergie pour justifier l’échec de ses multiples promesses sur le triplement de l’augmentation de la production énergétique. Qui peut mieux porter le chapeau que le ministre Le Bemadjiel. Le « génie » a le profil parfait, son passé, le même poste. Il est de nouveau remis dans sa bouteille. Certaines sources parlent même de son retour à la case prison, dans les jours à venir, son laboratoire. Ceux qui le connaisse disent qu’il dénonce une cabale montée par un groupe d’intérêt, contre sa personne. Il affirme détenir les preuves de son innocence.

Enfin, le génie cache la forêt des malversations. Il risque d’être relâché dans cette forêt sans être inquiété. Et même espéré rebondir sur la branche d’un autre arbre.

Bello Bakary Mana

L'écrivaine Khadidja Djimet a présenté son livre ce samedi 28 octobre 2023 à la grande salle de la bibliothèque nationale, un roman intitulé « De la détresse à la mort », parue aux Éditions toumaï. Ce livre compte au total 96 pages. Reportage.

C’est dans une ambiance chaleureuse que certains responsables administratifs et membres de la famille ont brillé par leur présence à cette cérémonie de dédicace du livre.  Dans le livre " De la détresse à la mort”, l'auteur dénonce la maltraitance et le viol de mineure.

Dans le résumé de ce roman, l'auteure souligne l'histoire d'un couple qui a été laminé par une pauvreté et décide de faire de leur fille de huit ans une source de revenu, en lui faisant vendre des patates dans la rue.  Ayant l'obligation de finir toute sa marchandise, de rentrer à temps pour continuer à vaquer aux travaux domestiques, la petite Innocente se voit supplier les passagers pour acheter ses patates, a affirmé l'auteure. Ainsi, « un certain Hawane la rencontre, achète tout son plateau et lui promet de faire pareil si elle revenait souvent », à laisser entendre l'auteure.

Contente d'avoir trouvé quelqu'un qui achète toutes ses patates, Innocente ne manque pas le rendez-vous qui se termine presque toujours par des bonbons. « Un jour, Hawane profite de sa naïveté, la viole et la jette dans une poubelle, toute sanguinolente ». Il sera pris sur les faits par Merveille, la voisine d'Innocente mais il sera acquitté car ce Hawane n'est autre que l'oncle d'Innocente, a-t-elle rapporté.  Son grand-père décida d'étouffer l'affaire en faisant payer une somme de cent mille francs à Hawane, au profit du frère de ce dernier, le père d'Innocente. « Ainsi, l'honneur familial est sauvegardé », dit-elle.

Elle poursuit, l'état d'Innocente devient critique et sa mère, avec l'aide de sa voisine l'hospitalise. Elle décède à l'hôpital. Ayant été aussi violée par son père. Merveille convainc la mère d'Innocente de poursuivre son beau-frère en justice, chose qu'elle accepte malgré les menaces qui pèsent sur elle. Qui de la tradition et de la justice triomphera dans cette affaire ? S'interroge l'auteure.

L'auteur déplore dans ce livre de 96 pages, les cas de viol devenus monnaies courantes. « Nous nous sommes dit, cela doit nécessité l'intervention de tout le monde que ça soit victimes ou pas, nous devons lutter ensemble pour éradiquer ce crime », a-t-elle alerté. Étant passionnée de l'écriture, Mme Khadidja dit avoir choisi cette voie pour mener sa lutte contre les maux qui minent la société.

Noël Adoum

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