vendredi 23 octobre 2026

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Lors d’un point de presse animé ce hier 9 octobre, le Cadre des jeunes leaders pour le maintien de la paix et de la stabilité au Tchad (CJLPST) se dit satisfait de la tournée du Président de Transition (PT) Mahamat Idriss Deby dans les 23 provinces du pays.

Pour Keinodji Carmel Ndilmaye, président de cette association, la tournée du Président Mahamat Idriss Deby entamée en mai 2023 et terminée samedi dernier par la rencontre des forces vives dans la capitale, N’Djamena, a permis à ce dernier de toucher du doigt les réalités et le quotidien des Tchadiens pour mieux répondre à leur préoccupation, dit-il. Il affirme que le chef de l'État lors de sa tournée multipliée des promesses de développement pour l'amélioration des conditions de vie de la population. « Nous l’encourageons à tout mettre en œuvre pour la concrétisation de ses promesses pour le bien-être de la population », a-t-il affirmé. M. Carmel a tenu à saluer la population, pour sa mobilisation lors de toutes les tournées du président de transition. « C’est la preuve de l'adhésion du peuple à la politique de réconciliation portée par le Président de transition », dit-il. Selon lui, ces tournées n'ont été plausible que grâce à l'apport du président de l'Assemblée nationale, M. Haroun Kabadi, du ministre directeur de cabinet civil de la présidence Idriss Youssouf Boy et tant d'autres personnalités qu'il a tenu à saluer au passage leur pragmatisme et leur détermination au service de leur pays. « Le Tchad est inéluctablement en route vers sa refondation grâce au leadership du PT. Nous, jeunes du CJLPST, l'accompagnons jusqu'à réalisation de cette mission », conclut-il.

Abderamane Moussa Amadaye

J’écris cette chronique pour m’interroger sur l’état de la transition. Où en sommes-nous ? Vers où allons-nous ? 

Je vous rassure que je ne possède pas une boule de cristal. Je ne consulte ni marabouts, ni les oracles. J’esquisse des prédictions hasardeuses sur ce qui pourrait arriver en m’inspirant des faits d’actualité.

Alors on est rendu là, dans une transition de campagne permanente. En prétextant de vouloir toucher du doigt « le vrai vécu des Tchadiens », la mission de la transition est jetée aux oubliettes. L’envie à peine dissimulable du principal acteur de la transition Mahamat Idriss Deby de demeurer président.

Un exemple factuel parlant...

Hier samedi, le président de transition (PT) a bouclé sa tournée de 23 régions en grande pompe lors d’une rencontre politique dans la capitale tchadienne, N’Djamena. Il a d’abord dressé les succès de la première phase : révision du fichier électoral, le futur referendum, a présenté la transition comme une chance historique pour refonder le pays. Il a fait une tonne de promesses : l’électricité vert, l’électricité thermique, des lampadaires, des kilomètres de bitume, des collecteurs d’eau, des avenues à réhabiliter, deux nouveaux hôpitaux, etc. C’est père Noël, les bras pleins de cadeaux, qui rend visite avant l’heure, aux millions de Tchadiens qui en arrache tellement leur vie est de plus en plus difficile.

Entre temps, les Tchadiens sont interdits de manifestation, le travail de la presse est entravé, un mandat d’arrêt est lancé contre le principal opposant, plusieurs membres de son parti sont arrêtés, les groupes rebelles sont sur les pieds de guerre quelque part dans le sud-libyen, les politico-militaires rentrés au bercail sont mécontents, le programme Désarmement démobilisation et réintégration (DDR) tarde à démarrer, etc. Les Tchadiens sont épuisés, dépités, découragés par toutes ces péripéties.

A la question vers où allons-nous ? Vers le néant, enfin, peut-être…

Je n’exagère pas. On m’a raconté qu’un célèbre journal avait titré, il y a des décennies, en Une : Tchad, État néant à cause de la guerre civile entre Tchadiens. Je ne souhaite pas une autre guerre pour mon pays mais inexorablement il s’achemine, une nouvelle fois, vers le néant.

Bello Bakary Mana

Samedi 7 octobre, une cérémonie de présentation du livre « Afrique: vers la voix du salut » de Ismaïl Baradine Ardja Hamdallah a eu lieu au Centre d'Études pour la Formation et le Développement (CEFOD). C’est un essai de 161 pages paru aux éditions colibri au Cameroun.

C’est dans une ambiance chaleureuse que le public amoureux des livres, membres de la famille et amis ont répondu présent à la cérémonie de dédicace du livre scindé en 2 parties.

Dans la première partie, l'auteur souligne plusieurs chapitres sur les défis d'ordre sécuritaire, socioéconomique, politique et culturel. Il s’interroge sur l'intégration de l’Afrique, la fuite des cerveaux africains, etc.

Dans la deuxième partie, il aborde la question politique avec les récents putschs et la vague de protestations populaires notamment le Tchad, le Burkina Faso, le Mali. Il souligne la gestion des transitions dans certains pays d'Afrique, le retour de la Russie, le panafricanisme et le rôle de la diaspora.

En résumé, l'auteur affirme que l'humanité a connu une cruauté abominable : la traite négrière et la colonisation.  

Selon lui, plus de trois siècles d'esclavage, 70 ans de colonisation et 63 ans de néocolonialisme, une nouvelle Afrique commence à émerger. « L’Afrique de nos aïeux avait été une Afrique traitée de tous les noms d'oiseau, mais celle d'aujourd'hui s'avère porteuse d'un avenir radieux de toute l’humanité », a-t-il dit.

M. Ardja Haldallah souligne que, toutes les mains du monde sont tendues vers ce continent. La cérémonie de dédicaces a pris fin par des témoignages d'encouragement envers l'auteur, suivi d'une photo de famille.

Noël Adoum

A moins de deux semaines avant le retour de Succès Masra, président du parti Les Transformateurs au bercail, plusieurs de ses militants ont été interpellés ce matin 8 octobre 2023 à Habbena dans le 7e arrondissement.

Le Président des transformateurs a indiqué via ses plateformes numériques l'arrestation de ses 200 militants non loin de son siège, « tôt ce matin, 200 de nos membres de sécurité arrêtés par l’armée ». Il a également annoncé le retrait de la plaque du parti sur l'axe principale, « la plaque du Parti remise en place il y a quelques jours, enlevée », affirme-t-il. Il ajoute aussi que les jeunes qui nettoyaient le siège ont été arrêtés et d'autres chassés.

Quelques heures plus tard, la police nationale tchadienne a réagi sur sa plateforme Facebook. Elle relève qu'elle a constatée, des regroupements illégaux des militants des transformateurs, qui selon la police « avait pour but de mener des actions dîtes "des généraux" visant à troubler l'ordre public à la veille de l'anniversaire de l'insurrection du 20 octobre 2022 », souligne la police. Elle affirme que dans le souci de préserver le climat de tranquillité et de paix sur l'ensemble du territoire national, « une cinquantaine de personnes ont été interpellées pour nécessité d'enquête conformément aux dispositions de la loi », précise le communiqué de la police nationale tchadienne.

Abderamane Moussa Amadaye

A l'occasion de la Journée mondiale pour le travail décent (JMTD) édition 2023, le Secrétaire Général (SG) de la Confédération Libre des Travailleurs du Tchad (CLTT) a dénoncé, dans un point de presse à la bourse la vie chère.

Pour le Secrétaire Général de Confédération Libre des Travailleurs du Tchad (CLTT) Brahim Ben Saïd dénonce la cherté de vie qui va des consultations médicales dans les hôpitaux, dans les cliniques, l'absence d’eau, d'électricité, la hausse des prix des loyers, des transports urbains et interurbains qui vont du simple au double, les pensions des retraités non revalorisées et payées irrégulièrement, etc. C’est dans ce contexte que certains employeurs licencient abusivement et arbitrairement. D’autres payent en dessous du SMIG sans déclarer leurs employés à la CNPS. Toutes les catégories des Travailleurs, quel que soit leur salaire et même les retraités quel que soit leurs pensions, sont confrontés à la vie chère. « L’habitude de trois repas par jour est perdue, c'est un seul ou rien », souligne la CLTT.

La CLTT affirme que le travail décent est une revendication démocratique fondamentale, une priorité à travers le monde. Lorsqu’on est satisfait de son travail, on est heureux, a-t-il indiqué. Selon l’organisation syndicale les 4 piliers du travail décent sont : un salaire décent, un logement décent, une protection sociale et une liberté syndicale. Aujourd'hui plus qu’hier, les Tchadiens en général, les travailleurs et les retraités croupissent dans la misère. Ils vivent dans la pauvreté sans à manger à leur faim, a-t-il souligné. Les travailleurs s'habillent mal, n'ont pas des logements décents, ni de protection sociale dans certaines entreprises,

La CLTT déplore l'inertie du gouvernement de transition face à cette situation. Elle demande l'intervention personnelle du Président de Transition de trouver une solution à cette vie chère afin de garantir l'autosuffisance alimentaire à la population en général et aux travailleurs en particulier.

Noël Adoum

Association jeunesse Active au cours d’un point de presse ce samedi 7 octobre à la maison des jeunes de Walia au sujet de la rénovation de la digue dans leur

Selon Minnamou Djobsou Ezéchiel Chargé de Communication son association dénonce la rénovation de la digue parce qu’elle a coûté 22 milliards de franc CFA. « C’est exorbitant pour une digue en terre battue », disent les jeunes.

Les entreprises contractantes ont mal effectué le travail. Malgré tout, le ministre de l’Aménagement du territoire, de l'habitat et de l'urbanisme a fait une déclaration affirmant que la digue de Walia est garantie pour 15 ans et a une durée de vie de 50 ans, dit l’association.

Enfin Jeunesse Active déplore la qualité de cette digue et appelle le gouvernement à imposer aux entreprises de respecter le cahier de charges pour l’exécution d’une telle infrastructure.

Ousmane Bello Daoudou

L’association Awine Tchad Tech (AATT) a lancé ce samedi 7 octobre ses activités dans la salle bleue l’Office National des Médias Audiovisuels (ONAMA).

Pour le président du comité d'organisation Ayoub Mahamat, l'AATT est née de la volonté d'une jeunesse engagée qui croit fermement en la capacité des femmes et des filles à exceller dans le domaine des technologies de l'information et de la communication. « Notre association vise à éduquer, à former et à inspirer la prochaine génération de femmes leaders dans ce secteur essentiel », a-t-il déclaré. Les objectifs, c'est de contribuer aux 17 objectifs de développement durable des Nations Unies, à promouvoir l'économie numérique, à soutenir l'Agenda 2063 de l'Union Africaine et à lutter contre la violence fondée sur le genre dans le cyberespace, de promouvoir la parité hommes-femmes dans les domaines scientifiques et technologiques, tout en encourageant le bilinguisme au Tchad dans le domaine des TIC.

La présidente de l'AATT Herdeï Haroun Guet estime que les nouvelles technologies du numérique et du mobile et l'Internet ont un potentiel énorme pour l'émancipation des femmes car ils fournissent aux femmes des opportunités de trouver et de partager de l'information, d'avoir accès à des services d'éducation et de santé, de générer des revenus, d'interagir, de collaborer, de communiquer, et de faire entendre leur voix. Elle relève ensuite que le manque d'accès aux technologies, de connaissances techniques, d'autonomie et d'infrastructures adéquates souvent en conjonction avec le coût élevé de la connexion conjugué à la piètre qualité du débit de connexion empêchent de nombreuses femmes de tirer un plein bénéfice de l'utilisation des technologies numériques et mobiles et de l'Internet.

Grâce aux TIC, de plus en plus de femmes sont connectées ce qui peut générer d'énormes bénéfices pour le développement social et économique, a indiqué Mme Herdeï Haroun Guet. Pour tirer tout le bénéfice des nouvelles technologies pour les femmes et les filles, il faut d'abord leur ouvrir l'accès aux outils numériques les plus récents en augmentant leur pénétration et en diminuant leur coût, en équipant des bibliothèques scolaires en ordinateurs connectés à Internet. Ensuite, il faut les former à utiliser efficacement ces technologies afin qu'elles puissent en ressentir les effets transformateurs

Elle invite tous les genres féminins à participer à cette œuvre qui donne une nouvelle ère qui tend à donner une nouvelle image de la femme tchadienne en générale et adopter cette association comme un enfant qui a de l'avenir et qui ambitionne faire bonheur à travers ses stratégies des synergies d'action. La cérémonie a été clôturé par la remise des attestations aux leaders des associations sœurs.

Noël Adoum

Par un communiqué conjoint, les organisations faîtières des médias privés ont annoncé la levée de la suspension de la couverture médiatique des activités de la présidence de transition.

C'est à l'issue et d'un échange franc et sans filtre qui a eu lieu le 6 octobre avec le ministre directeur de cabinet civil à la présidence, que les différents responsables des organisations des médias du Tchad ont annoncé la levée de la suspension de couverture médiatique des activités de la présidence lancée depuis plusieurs semaines.

Les organes faîtières affirment que la démarche de dialogue entreprise par les autorités est un pas significatif qui a abouti à la levée de leur mesure. Toutefois, elles émettent de réserves, « nous tenons à souligner que cette levée du mot d'ordre ne signifie pas que nos préoccupations ont été entièrement résolues. Nous restons vigilants et nous nous réservons le droit de prendre d'autres mesures si les engagements pris ne sont pas respectés ou si de nouvelles difficultés surviennent », ont-elles indiqué à l'opinion.

Pour finir, les responsables des organisations des médias affirment qu'une évaluation de suivi de la situation sera effectuée dans un délai très proche pour s'assurer de la mise en œuvre des engagements pris et pour continuer à travailler en vue de garantir un environnement favorable à la presse indépendante et à la liberté d'expression au Tchad, disent-ils.

Abderamane Moussa Amadaye

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