Le président de la Ligue Tchadienne de Lutte Contre le Cancer (LTCC) Dr. Manikassé Palouma Jean a animé un point de presse hier samedi 30 septembre relatif à la célébration d'octobre rose dédié à la prévention contre le cancer.
M. Palouma affirme que ce mois permet de mener des campagnes d'information et de sensibilisation et d'affiner les stratégies d'actions de lutte contre ce fléau afin de faire le dépistage de cancer du sein. Les recherches ont démontré que le cancer du sein est très répandu dans le monde.
Au Tchad, selon lui, les données sont parcellaires par manque de registre du cancer. En 2020, l'Unité d'anatomie et cytologie pathologique du Centre Hospitalier Universitaire de Référence Nationale a recensé, « sur 367 cas de diagnostics histopathologiques, 108 étaient des cancers, tout organe et tous âges confondus, soit une proportion de 29,42%. Le cancer du sein vient en tête avec 10,18% ». Le manque de sensibilisation pour le dépistage et le manque du plateau technique pour la prise en charge des victimes de cancer sont autant d'écueils à la mise en place du registre, un élément fondamental pour le profil épidémiologique. Ces chiffres montrent l'ampleur que prend cette maladie et la nécessité de s'unir pour lutter efficacement, a-t-il déclaré.
La LTCC invite les Tchadiens à mener une forte campagne de sensibilisation sur les signes et les facteurs de risque du cancer du sein et à faire comprendre l'importance d'un dépistage précoce pour un traitement efficace.
Les activités de la 5eme édition d'Octobre rose se dérouleront à N'Djamena et dans les provinces. Elles seront axées sur l'information su sujet de certains facteurs de risque et le dépistage en fonction des moyens. La LTCC mènera également des séances de sensibilisation dans les institutions publiques, puis des débats radiophoniques et télévisuels. La LTCC estime que la consommation abusive des matières grasses comme la viande, l'alcoolisme, le tabagisme, la sédentarité, l'utilisation des hormones après la ménopause sont autant des facteurs de risques de cancers.
Noël Adoum
La Fédération Tchadienne de mini-football a procédé ce 30 septembre au lancement officiel de ses activités dans la salle multimédia de Centre d'Études pour la Formation et le Développement (CEFOD). Cette cérémonie a été lancée en présence du Secrétaire Général de la confédération africaine de mini-football Sami Bouzid.
Le 1er vice-président de la fédération tchadienne de mini-football Nadjilem Reouteloum affirme que la création de cette discipline sportive est aussi l'œuvre inlassable d'une équipe dynamique et chevronnée dans le seul but de « rendre notre discipline praticable à tous et compétitif au-delà de nos frontières », a-t-il dit. Il a exhorté les dirigeants des équipes à la pratique de cette discipline, à la bonne gestion, au respect des autorités et toutes les parties prenantes. Leur objectif, c'est d'œuvrer pour une vision commune, a-t-il dit.
Pour le secrétaire général de la confédération africaine de mini-football Sami Bouzid, ce sport est régi par la fédération de confédération africaine de mini-football et par la fédération internationale de mini-football. Un football qui se joue à 5 contre 5 ouvert aux joueurs amateurs. « C’est le sport le plus répandu dans le monde », a-t-il affirmé.
Le Secrétaire Général (SG) du ministère de la Jeunesse, des Sports, des Loisirs et du Leadership Entrepreneurial Passalet Lazaki soutient que le développement du sport passe par l'implication de tous les acteurs : publics, privés ou associatifs pour proposer des solutions aux problèmes liées à la gouvernance, aux infrastructures, à la formation, au financement, etc.
Le ministère des Sports est instruit pour organiser les états généraux des sports qui se tiendront en novembre prochain.
Noël Adoum
Dans un communiqué de presse rendu public le 28 septembre demandé intitulé « Débout, ensemble pour notre souveraineté, nous le pouvons! », plusieurs leaders de partis politiques, d’associations et d’intellectuels Tchadiens de l’intérieur et de la diaspora exigent le départ des troupes françaises du Tchad.
Ils sont au total 21 signataires à demander le départ de l'armée française du Tchad. Ils soutiennent avoir fait une analyse du contexte actuel marqué par le recul des forces néo-impérialistes face à la volonté des patriotes nigériens, burkinabé, maliens et d’autres contrées africaines. Ces leaders appellent les Tchadiens de tout horizon à se lever dans un élan patriotique pour exiger le départ des troupes françaises. « Nous notons que les puissances impérialistes, fidèles à leur logique de survie et de recherche effrénée d’intérêt égoïste n’ont pas cédé à la tentation de poursuivre leur domination de l’Afrique au lieu de s’engager sur la voie des intérêts communs », ont-ils souligné.
Loin de tirer les enseignements de leurs contradictions internes, les valeurs, les lois et la part de perfidie de l’élite politique et économique, la France semble décidée à s’accrocher à l’Afrique, telle une sangsue, contre la volonté populaire et contre le maintien contre vents et marrées des pouvoirs servant ses intérêts, ont-ils écrit.
Ils accusent la France d’être l’autrice de multiples coups d’État, des grands bouleversements, de génocides en Afrique, allant du renversement des autorités traditionnelles durant la période coloniale jusqu’aux coups d’État militaires, constitutionnels, ainsi qu’à des révolutions de palais comme on l’a observé récemment en Afrique centrale.
Les signataires appellent à la vigilance afin de faire obstacle à toutes manœuvres qui viseraient à prolonger cette domination et demandent au peuple tchadien de poursuivre son engagement pour une rupture totale avec le passé de domination, de misère, de division des peuples.
Ces leaders clament le droit à l’autodétermination. Ils s’opposent catégoriquement à la relocalisation au Tchad des forces françaises chassées du Niger et appellent les forces de défense et de sécurité à un élan patriotique afin de refuser que leur sol soit utilisé pour agresser les peuples frères en lutte pour leur dignité et pour loger des forces colonialistes.
Enfin, les signataires de ce pamphlet exigent le démantèlement des bases militaires françaises au Tchad dans un délai de 3 mois, l’annulation de tous les accords coloniaux et l’arrêt immédiat de toutes les manœuvres et intimidations de la diplomatie française à l’égard des membres de l’opposition libre.
Noël Adoum
Une soi-disant association informé le président des Moto-taximen de Pala interdit aux « filles et femmes de sa communauté de prendre la moto taxi ». Et menace tout conducteur de mototaxi qui ira à l'encontre de cette décision. La justice tchadienne a réagi.
Le procureur de tribunal de la grande instance de Pala Mahamat Abdou Issa dans une sortie médiatique estime que,« la lettre est irréfléchie, incongrue, divisionniste, nulle et de nul effet». Il ajoute, qu’il serait sage et responsable pour les signataires de cette correspondance d'avoir une emprise sur leurs enfants, que de menacer les jeunes qui offrent leurs services, en toute responsabilité, à toutes et à tous de façon indistincte, a-t-il indiqué. Après avoir appelé les membres de différentes associations de moto-taxis de vaquer sereinement à leurs activités, le parquet a mis en garde les auteurs de cette correspondance qu'en cas d'agression d'un seul clando-man par un de leurs, ils seront tous arrêtés et jugés sans complaisance.
Le parquet a procédé à l'arrestation de certains signataires dont Rozi Adoum, Mahamat Hamid, Younous Hamid, et les autres le seront instamment. Le président de l'association Outo-Kiki des motos-taxis de Pala Kenda M'brao Djaffri et le président de l'association de motos-taxis du département de Mayo- Dallah Toula Luc rappellent que, l'activité de moto taxi est réglementée comme toute les autres activités commerciales, elle n'établit aucune distinction entre ses clients sur la base de leur appartenance ethnique, culturelle, religieuse, sociale, politique, sexuelle ou autres. « Nos associations continueront avec professionnalisme.
Enfin, le parquet rappelle que nul n'est au-dessus de la loi et force est à la loi.
Noël Adoum
Le ministère des Transports et de la Sécurité routière à travers l'Office national de la sécurité routière(ONASER)a commencé a vulgariser le nouveau code de la route du Tchad ce 29 septembre lors d'une cérémonie solennelle organisée dans un hôtel de la capitale, N'Djamena.
Pour Fatimé Goukouny Weddeye, ministre des Transports et de la Sécurité routière, l'entrée en vigueur du nouveau code est une priorité absolue. « Nous étions convaincus que la sécurité routière en 2023 passe par l’adaptation de nos instruments juridiques vieux de plus de 50 ans aux mutât », dit-elle. Dans son allocution, la ministre a relevé que les textes instituant le nouveau code ont introduit de grandes innovations qui tiennent compte à la fois de l’augmentation sans cesse du parc automobile du Tchad, de l’accroissement de villes et populations, des causes récurrentes des accidents de la route. Elle indique 10 innovations sur la nouvelle réglementation routière. «Les nouvelles dispositions du permis de conduire, le sens giratoire au niveau des ronds-points , l'interdiction du téléphone au volant et au guidon, l'interdiction de conduire sous l'emprise de l'alcool, de stupéfiants et de médicaments, le port obligatoire de la ceinture de sécurité, le port obligatoire du casque de sécurité, la limitation de vitesse en agglomérations et hors agglomérations, les arrêts obligatoires aux aires de repos, la protection du domaine public routier et de l'environnement, les infractions et enfin sanctions (amendes)», explique-t-elle. Elle invite la population au respect du nouveau code. « Comme vous le savez, la lutte contre l’insécurité routière est une lutte multisectorielle et plurifactorielle qui appelle à votre constante mobilisation. Je sais pouvoir compter sur vous pour relever ensemble ce défi qui ne nous laisse pas le choix », a-t-elle déclaré à la masse.
Le premier ministre de transition a déclaré que le gouvernement est résolu à jouer pleinement son rôle dans cette lutte, en mobilisant au profit des ministères sectoriels impliqués dans le processus, des ressources nécessaires en vue de la réforme du permis de conduire, la construction des centres de contrôle technique automobile modernes et progressivement installer des radars sur les principales routes afin de limiter les accidents. Il a aussi invité la population à une prise de conscience collective.
Pour rappel le nouveau code de la route vulgarisé ce 29 septembre va entrer en vigueur dès le 20 octobre prochain.
Abderamane Moussa Amadaye
Le Ministre d'État, ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l'Innovation Dr.Tom Erdimi a animé un point de presse ce 28 septembre 2023 à la rentrée académique 2023-2024 prévue pour le lundi 02 octobre 2023 dans toutes les institutions d'enseignement supérieur. Reportage.
A travers sa déclaration, le Ministre de l'enseignement supérieur de la recherche scientifique et de l'innovation Dr. Tom Erdimi a instruit les acteurs de l'enseignement supérieur à bien gérer cette nouvelle rentrée académique qui se pointe à l'horizon avec le plus grand soin afin d’éviter les années élastiques ou blanches.
Après avoir rendu hommage aux enseignants des universités et aux étudiants pour le sacrifice consenti durant l'année académique qui vient d'être achevée sans pause quelconque, Dr. Tom Erdimi a déclaré que ce sacrifice a été salué au plus haut sommet de l'État en l'occurrence par le Président de Transition Mahamat Idriss Deby Itno.
« La refondation de l'enseignement supérieur nécessite la conjugaison d'efforts de tous », a souligné le Ministre de l'enseignement supérieur. Au cours de cette nouvelle année académique, Dr. Erdimi a fait des observations à l'endroit des acteurs concernés notamment au gouvernement de revoir un peu à la hausse le budget du ministère afin de juguler les difficultés rencontrées, au Centre National des Œuvres Universitaires de mieux organiser la restauration et le transport qualitativement et quantitativement, à l'Union Nationale des Étudiants Tchadiens d'œuvrer dans le sens de la stabilité et de la paix sociale etc.
Le ministre a évoqué, sur 38 dossiers déposés en vue de l’obtention d'autorisation, d’habilitation de nouvelles filières ou d’ouverture d’établissements, 21 établissements ont obtenu un avis favorable à l’issue de la session ordinaire de la Commission nationale pour l’Enseignement Supérieur Privé (CNESP) dont 5 établissements fermés et 11 autres, mis en demeure, verront leur habilitation de former en licence ou en master retirée.
Évoquant la question de l'élasticité de l'année aux universités du Tchad, Dr. Tom Erdimi estime que, « la fuite des étudiants tchadiens pour l'étranger au détriment des universités tchadiennes est due à l'élasticité de l'année académique, à la grève répétitive et à la faible capacité d'accueil ». Le ministre informe que plus de 100 diplômés ont été recrutés au niveau du département de l’enseignement supérieur et un plan de formation de ces enseignants est en cours d’élaboration.
Noël Adoum
Le Fond National d'Appui à la Formation Professionnelle (FONAP) en partenariat avec le centre d'apprentissage Oxford ont procédé ce 28 septembre 2023 à la remise des attestations à 233 jeunes vacanciers formés en électricité, bâtiments, bureautique, conduite automobile et installation solaire.
Cette cérémonie a vu la présence des autorités administratives et cadres des institutions étatiques. Elle a démarré par une démonstration extraordinaire des initiés en électricité et installation de panneau solaire.
Pour Hamid Yamouda Djorbo, Directeur Général du FONAP, cette formation vise à outiller les jeunes des techniques appropriées dans des métiers porteurs et actifs qui leur permettront facilement d'intégrer le marché de l'emploi ou de monter leur propre entreprise. Il estime que ce programme de formation par apprentissage de 3 mois initié par le FONAP traduit la volonté du gouvernement et en premier du président de transition à lutter directement ou de façon indirecte contre le chômage et créer de l'emploi. Quand à Adam Charfadine, DG du centre Oxford, cette formation par apprentissage de plus de 200 vacanciers n'a été plausible que grâce au FONAP qui a financé, suivi et appuyé sans faille le centre ainsi que les apprenants, dit-il. Il a rappelé aussi aux apprenants de mettre en pratique les connaissances acquises lors de formation.
Abderamane Moussa Amadaye
Ce jeudi 28 septembre 2023 a eu lieu la cérémonie d'ouverture de l'atelier de validation des résultats de l'étude pour la mise en place d'un mécanisme de financement compétitif durable de la recherche agricole et du conseil agricole au Tchad à l'hôtel Radisson Blu. Reportage.
Pour le coordonnateur national Allakere Arthomas, le ProPAD a appuyé l'élaboration de quatre reformes sectorielles qui concernent le troisième Plan à Moyen terme de la Recherche Agricole (PMTRAIII), réalisée l'étude de faisabilité pour la relance de la filière semencière au Tchad, réalisée la Stratégie nationale de vulgarisation agricole assortie d'un plan d'action opérationnel ainsi que la politique agricole du Tchad, en cours de réalisation.
Il relève que pour renforcer la réalisation de ces réformes, le ProPAD revient en appui à cet évènement de portée nationale, qui concerne la mise en place d'un fonds de financement de la recherche et du conseil agricoles au Tchad. « La promotion de l'adoption des technologies améliorées à l'échelle nationale passe nécessairement par l'appui-conseil », a-t-il dit.
Selon lui, ce fonds permettra au système de la recherche nationale et au système de conseil agricole au Tchad de palier aux difficultés de concrétisation des bonnes idées de recherches et de dissémination des résultats de recherche. C'est alors que se remarquera de manière plus nette l'amélioration de la productivité. Ils ont procédé aux échanges fructueux de la présentation des résultats de l'Étude par le consultant.
Il soulève que cet atelier est été organisé pour permettre une restitution complète de ses résultats et permettre à cet atelier de faire des choix appropriés d'un modèle approprié pour le Tchad en matière de financement de sa recherche et de son conseil agricole. Cet atelier aura également à faire le choix d'une structure appropriée pour abriter l'Organe en charge de la gestion du Fonds et accompagner le Consultant dans la préparation d'un manuel approprié pour la gestion de ce Fonds, a-t-il conclu.
Noël Adoum







